Dead Kennedys not dead !

Le gang punk californien emmené par Jello Biafra publie un coffret de 3 concerts inédits des 80's...

Par Charlotte Saintoin | Vidéo du jour | 20 mai 2019
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San Francisco, 1978. Le turbulent Jello Biafra lit le journal et y trouve l’annonce du guitariste East Bay Ray. Se greffent ensuite le bassiste Klaus Flouride et D.H. Peligro fin 80.

Après une place de quatrième aux élections municipales de San Francisco en 79, Biafra et sa clique galvanisent la scène californienne avec Fresh Fruit for Rotting Vegetables, brûlot alliant punk, rockabilly et surf sorti sur leur label Alternative Tentacles, un an plus tard. Dedans, des standards : California Über Alles et Holiday in Cambodia.



Précurseurs du hardcore militant, les Dead Kennedys font dans l’activisme politique radical, à l’exact opposé des utopies hippies déclinantes. Suivront Plastic Surgery Disasters (1982), puis Frankenchrist (1985) dont le poster Penis Landscape, œuvre scandaleuse de H. R. Giger, leur vaut un procès et précipite leur fin. Il sera tout juste temps de sortir Bedtime for Democracy (1986). Plombés par des querelles internes et des conflits sur les royalties, les Dead Kennedys se reformeront vingt ans plus tard sans réel succès et sans Jello Biafra, resté dans l’activisme, son label et proche des Melvins.



A l’initiative de East Bay Ray, DK40 qui vient juste de paraître revient sur trois live : Paradiso Club d’Amsterdam, Alabama Halle de Munich en 82 et The Farm à San Francisco en 1985. Le guitariste confesse être passé au travers de plus d’une trentaine de bandes pour retrouver la quintessence des Dead Kennedys. Des enregistrements inédits qui permettent surtout de palper la fièvre rageuse de Biafra qui, quarante ans plus tard et dans une tout autre Amérique, porte une résonance singulière.

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