J.J. Cale Experience, l'événement du Disquaire Day

Le 13 avril, J.J. Cale redescendra sur terre grâce à Qobuz et Because Music lors d’un événement parisien, au Café A, préfigurant la sortie de "Stay Around", magnifique album posthume attendu le 26 avril.

Par Marc Zisman | Actualité | 2 avril 2019
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Qobuz

Presque 6 ans après sa mort le 26 juillet 2013, impossible de ne pas se ressourcer régulièrement auprès de la musique de J.J. Cale. Avec son alliage atypique de blues, folk, country et jazz, celui que vénérait Eric Clapton et qui passa une partie de sa vie dans un mobil-home reste encore aujourd’hui l’un des ermites les plus influents du rock. Un ermite ayant la bonne idée de nous envoyer de tout là-haut un album rempli d’inédits.

Intitulé Stay Around, ce disque posthume qui paraîtra le 26 avril 2019 chez Because Music (pré-commandable dès aujourd'hui sur Qobuz en Hi-Res 24Bit), réunit 15 titres inédits mixés et produits par J.J. Cale et compilés par sa veuve, Christine Lakeland Cale, et son vieux complice et manager Mike Kappus. « Je voulais trouver des trucs jamais entendu pour maximiser le ‘facteur Cale’, précise LakelandEn utilisant autant que possible ce qui sortait des oreilles et des doigts de John ainsi que ses choix, donc je me suis contenté des mix qu’il avait fait. Vous pouvez rendre les choses tellement stériles qu’à la fin vous enlevez le côté humain. Mais John a laissé une grande partie de cette sensation humaine. Il a laissé énormément de place à l'interprétation. »

Pour célébrer la parution de Stay Around, Qobuz s’associe à Because Music et proposera un événement au Café A, à Paris, samedi 13 avril, de 14h à 2h du matin : J.J. Cale Expérience. A l'occasion du Disquaire Day, le Café A accueillera une série de temps forts autour de l’auteur de Cocaine : exposition dédiée Cale par Stéphane Sednaoui, DJ sets, animations, concert tribute (avec notamment Axel Bauer et Steve Forward, célèbre producteur britannique ayant travaillé notamment avec Paul McCartney, Ray Charles et Stevie Wonder) et plein d'autres surprises.



Pas de drogue, ni de sexe, de prison, de dérapages ou d’anecdotes croustillantes. Rien ! Zéro ! Nada ! La vie comme la carrière de John Weldon Cale alias J.J. Cale fut un quasi long fleuve tranquille… 74 années de sérénité pour une influence maousse sur ses contemporains. Même sur disque, cette sorte d’ermite mal rasé ne fera pas dans l’incontinence, laissant seulement une grosse dizaine d’albums studio derrière lui. Mais si J.J. Cale reste aussi essentiel cinq ans après avoir passé l’arme à gauche, c’est qu’il fut bien plus qu’un énième bluesman attachant. Et peut-on d’ailleurs parler de blues…

J.J. Cale était un style à lui seul. Une sensation. Douceur, langueur, tranquillité, relaxation, paresse, laid back comme disent les Américains et pas d’affolement lorsqu’il s’agit d’évoquer sa musique. Musique identifiable par cette nonchalance revendiquée, pour ne pas dire brandie comme l’étendard d’un mode de vie, loin de ses contemporains. Reconnaissable aussi par ce chant susurré, chuchoté, murmuré au creux de l’oreille. Une voix plus proche de la caresse d’un Mississippi John Hurt que du coup de griffe d’un Howlin’ Wolf. Enfin il y a cette batterie électronique utilisée çà et là, elle aussi composante majeure de ce son J.J. Cale. Entre 1972 et 1979, il gravera cinq merveilles qui ont façonné cette patte à la cool : Naturally (1972), Really (1973), Okie (1974), Troubadour (1976) et 5 (1979), sur les pochettes desquels il prendra soin de ne jamais placarder sa trombine. Sunlights, tapis rouges et panthéons, pas le genre de la maison…



Café A – Couvent des Récollets – 148 rue du Faubourg Saint Martin – 75010 Paris – Métro : Gare de l'Est.

Retrouvez l'événement J.J. CALE EXPERIENCE sur Facebook

Lisez notre Grand Angle consacré à J.J. Cale

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