Artiste principal :
Beijing New Music Ensemble
Genre : Classique
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
7.19€
Qualité Standard (320 kpbs)
5.99€
- 1 Su (Tracing Back), version pour flûte & guqin
- 2 Pianogongs pour piano & luo
- 3 Taiping Drum pour violon & piano
- 4 Monologue (Impression on "The True Story of Ah Q") pour clarinette
- 5 Romance of Hsiao and Ch' in (version pour violon & piano)
- 6 I. Ox Tail Dance
- 7 II. Hu Xuan Dance
- 8 Wild Grass pour narrateur & violoncelle
- 9 I. —
- 10 II. —
- 11 III. —
Su (Tracing Back), version pour flûte & guqin (Long Zhou)
Pianogongs pour piano & luo
Taiping Drum pour violon & piano
Monologue (Impression on "The True Story of Ah Q") pour clarinette (Yi Chen)
Romance of Hsiao and Ch' in (version pour violon & piano)
Chinese Ancient Dances pour clarinette & piano
Wild Grass pour narrateur & violoncelle (Long Zhou)
Taigu Rhyme pour clarinette, violon, violoncelle & percussion
À propos
Beijing New Music Ensemble
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
56:04 - DDD - Enregistré les 10, 14 et 15 septembre 2007 à la China Record Company à Pékin - Notes en anglais et chinois
Long Zhou (né en 1953)
Su (Tracing Back), version pour flûte & guqin
Pianogongs pour piano & luo
Taiping Drum pour violon & piano
Wild Grass pour narrateur & violoncelle
Taigu Rhyme pour clarinette, violon, violoncelle & percussion
Yi Chen (née en 1953)
Monologue (Impression on "The True Story of Ah Q") pour clarinette
Romance of Hsiao and Ch' in (version pour violon & piano)
Chinese Ancient Dances pour clarinette & piano
I. Ox Tail Dance - II. Hu Xuan Dance
Beijing New Music Ensemble
Su (Tracing Back), version pour flûte & guqin
Pianogongs pour piano & luo
Taiping Drum pour violon & piano
Wild Grass pour narrateur & violoncelle
Taigu Rhyme pour clarinette, violon, violoncelle & percussion
Yi Chen (née en 1953)
Monologue (Impression on "The True Story of Ah Q") pour clarinette
Romance of Hsiao and Ch' in (version pour violon & piano)
Chinese Ancient Dances pour clarinette & piano
I. Ox Tail Dance - II. Hu Xuan Dance
Beijing New Music Ensemble
La musique contemporaine chinoise, me direz-vous, n’emprunte-t-elle pas « trop » au fonds folklorique chinois ? Mais, vous
répondrai-je, pas plus que la musique contemporaine hongroise, tchèque, danoise, latino-américaine, inuit, n’emprunte au folklore hongrois, tchèque, danois, latino-américain ou inuit. Alors
pourquoi les Chinois n’y auraient-ils pas droit ? Sous seul prétexte que la gamme chinoise de base, pentatonique, manque de variété ? Mais il ne faut pas imaginer ces emprunts comme une
modernisation d’un système antique : c’est bel et bien une révolution culturelle que voilà, dans laquelle l’immuable tradition chinoise se trouve enfin – et subitement – confrontée à des décennies
de modernité occidentale. Le résultat est étonnant. Etonnant car les nouveaux compositeurs chinois ont su merveilleusement intégrer toutes les influences, toutes les
techniques, sans jamais se laisser terroriser par une certaine frange légèrement dictatoriale de l’avant-garde européenne (pas de noms, s.v.p.) qu’ils ont gentiment intégrée, elle aussi, comme une
des choses de l’existence, mais pas comme l’unique canal autorisé. Le résultat est là, dans les pièces de Zhou Long (* 1953), compositeur autant chinois – il est né à Pékin, et a subi les délires
de la Révolution culturelle au volant d’un tracteur pendant plusieurs années – qu’états-unien, puisqu’il s’est installé aux Etats-Unis dans les années 90, profitant de l’engouement pour la chose
chinoise pour proposer au public local la vraie musique populaire de son pays. Idem pour Chen Yi (* 1953 aussi), l’épouse et partenaire de Zhou Long, même si Chen Yi est plus influencée par les
idiomes chinoisisants. Tonalité contre atonalisme, chinoiseries contre occidentalismes, folklore contre science d’écriture, tout y est mêlé, digéré, transcendé. Leurs présentes œuvres sont donc une
fusion est-ouest particulièrement réussie, extraordinairement libre, qu’il convient de découvrir sans aucun a priori. Pour ceux d’entre vous qui auraient lu La Véritable
histoire de Ah Q de Lou Sin (ou Lu Xun selon l’orthographie pinyin officielle), cet extraordinaire écrivain chinois des années 20 - 30, écoutez en particulier le Monologue de Chen Yi
d’après cette nouvelle, mettant en scène un pathétique ringard qui transforme chacune de ses humiliations en une sorte de victoire personnelle. Ainsi, s’étant fait rosser d’importance par un noble
local, il pavane devant la foule en se vantant de ses contacts rapprochés avec les gens de la haute… cruelle métaphore de la Chine d’alors, obsédée de façade, de paraître, et de situation sociale.
Bref ; Chen Yi décrit le malheureux minable avec tendresse, comme une sorte de Don Quichotte monologuant avec sa propre nullité. Oui,
décidément, la musique contemporaine chinoise a de beaux jours devant elle.
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