Artiste principal :
Renaud Capucon
Genre : Classique > Musique concertante
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Qualité Studio Masters
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- 1 I. Allegro moderato
- 2 II. Adagio
- 3 III. Presto
- 4 I. Allegro
- 5 II. Adagio
- 6 III. Rondeau. Allegro
- 7 I. Allegro maestoso
- 8 II. Andante
- 9 III. Presto
Violin Concerto in B flat major No.1, K 207 (Wolfgang Amadeus Mozart)
Violin Concerto in G major No.3, K 206
Sinfonia concertante for Violin, Viola and Orchestra in E flat, K.364
À propos
Concertos pour violon en si bémol majeur n° 1 & en sol majeur n° 3 - Symphonie concertante n° 2 / Renaud Capucon, violon - Antoine Tamestit, alto - Scottish Chamber Orchestra - Louis Langrée, direction
Distinctions
5 de Diapason (mai 2009)
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Concerto pour violon en si bémol majeur n° 1, K 207
Concerto pour violon en sol majeur n° 3, K 206
Symphonie concertante n° 2 pour violon, alto & orchestre en mi bémol majeur, K 364
Renaud Capucon, violon
Antoine Tamestit, alto
Scottish Chamber Orchestra
Direction Louis Langrée
Concerto pour violon en si bémol majeur n° 1, K 207
Concerto pour violon en sol majeur n° 3, K 206
Symphonie concertante n° 2 pour violon, alto & orchestre en mi bémol majeur, K 364
Renaud Capucon, violon
Antoine Tamestit, alto
Scottish Chamber Orchestra
Direction Louis Langrée
L’intérêt de ce disque, très habilement charpenté, dépasse largement celui que l’on pourrait simplement éprouver pour l’œuvre de Mozart ou pour le répertoire pour violon. Il
vise en fait à se faire le reflet d’un moment clé dans l’histoire de la musique occidentale : le passage d’une sensibilité classique à une sensibilité romantique. La fin du
XVIIIe siècle est en effet, avec le mouvement du Sturm und Drang, une période de grande effervescence littéraire dans le monde germanique. Ce bouillonnement gagne rapidement la musique : on
développe de nouvelles manières de combiner les sons entre eux, de nouveaux modes d’expression musicale. L’un des principaux laboratoires de cette révolution étant l’orchestre de Mannheim qui, sous
la houlette de musiciens comme Cannabich, Stamitz, Richter ou Holzbauer, contribue au développement de l’art symphonique, ainsi qu’à la recherche de nouveaux rendus harmoniques.
Lorsque Mozart effectue, en octobre 1777, une halte à Mannheim dans l’optique d’un voyage à Paris, il se familiarise avec ces nouveaux procédés orchestraux et son langage
musical, dès lors, se transforme nettement. Evolution dont l’aboutissement sera, deux ans plus tard la Symphonie Concertante pour violon et alto en mi bémol majeur KV 364. Cette symphonie,
l’un des points d’orgue de l’œuvre mozartienne, est découpée en trois mouvements : un allegro maestoso d’une intensité exceptionnelle, un andante poignant qui anticipe sur le romantisme, et un
Presto chatoyant. Le parfait équilibre de cette symphonie admirable, a pu faire dire à Henri Blaze de Bury qu’elle « échappe aux classifications et appartient au genre humain par la grandeur
qu’elle respire ». Le mérite du programme n’est pas seulement celui de nous présenter cette œuvre remarquable, mais surtout de restituer un itinéraire musical, celui de
Mozart, comme de la plupart de ses contemporains, hésitant, en cette époque de transition, entre l’héritage classique, et les premiers assauts romantiques. L’éclosion, avant la symphonie
concertante de deux concertos pour violon s’avère ainsi une initiative très heureuse. Le Premier Concerto, achevé le 14 avril 1775, nous montre un Mozart encore jeune et influencé par ses
aînés contrastant avec le Troisième Concerto où celui-ci insuffle un esprit nouveau symbolisé par des mouvements plus amples et plus méditatifs ; ce dernier contrastant lui-même avec la
modernité de la symphonie concertante. La succession de ces trois œuvres constitue ainsi une excellente illustration de l’évolution du style mozartien, et de la révolution des mentalités musicales
au tournant des années 1770. L’idéale sobriété du jeu de Capuçon sert parfaitement la restitution de l’itinéraire musical. En n’appuyant que modérément les passages les plus
pré-romantiques, il évite cette faute de goût qu’aurait été l’anachronisme, et parvient, au contraire, à recréer pleinement l’état d’esprit hésitant de cette période de transition.
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