Artiste principal :
Lucie Skeaping
Genre : Classique
Disponible en
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
11.99€
Qualité Standard (320 kpbs)
9.99€
- 1 Quoth John to Joan
- 2 The Indian Queen
- 3 Prithee love turn to me
- 4 Walsingham
- 5 Jog On
- 6 Prince Rupert’s March
- 7 Greys Inn Mask
- 8 Heartsease
- 9 The Gelding of the Devil
- 10 Grim King of the Ghosts
- 11 Peg a Ramsey
- 12 The Merry Wooing of Robin and Joan
- 13 Blind Cupid hath made
- 14 There is a Royster at the door
- 15 The Bloody Battle at Billingsgate
- 16 The Friar and the Nun
- 17 Upon a Summers Day / Kemp’s Jig
- 18 The Friar and the Nun
- 19 Jack a Lent
- 20 The Carman’s Whistle
- 21 Stingo / Half Hanekin
- 22 The Gelding of the Devil
- 23 Argeers
- 24 Cavalilly Man
- 25 Upon a Summers Day
The Black Man ( Anonymous)
The Merry Wooing of Robin and Joan
Singing Simpkin (Will Kemp)
The Bloody Battle at Billingsgate ( Anonymous)
The Cheaters Cheated (Thomas Jordan)
À propos
The Black Man - The Merry Wooing of Robin and Joan - Singing Simpkin - The Bloody Battle at Billingsgate - The Cheaters Cheated / The City Waites - Lucie Skeaping, direction
Détails de l'enregistrement original :
78:17 - DDD - Enregistré en avril 2008 en l'église Sain Paul, New Southgate, Londres - Notes en anglais avec les textes chantés en anglais
Anonyme
The Black Man
The Merry Wooing of Robin and Joan
The Bloody Battle at Billingsgate
Will Kemp (mort en 1603?)
Singing Simpkin
Thomas Jordan (v.1614-1685)
The Cheaters Cheated
The City Waites
Direction Lucie Skeaping
The Black Man
The Merry Wooing of Robin and Joan
The Bloody Battle at Billingsgate
Will Kemp (mort en 1603?)
Singing Simpkin
Thomas Jordan (v.1614-1685)
The Cheaters Cheated
The City Waites
Direction Lucie Skeaping
De nos jours, le terme « gigue » s’applique uniquement à une danse, mais à la fin du XVIe siècle britannique, il s’agissait d’une farce musicale populaire incluant des chansons, des
danses et de l’humour tarte-à-la-crème – voire graveleux, scabreux, ou même obscène, une sorte de commedia dell’arte solidement rustique –. Il était d’usage à Londres, autour de 1590, de
donner ces Jigs au théâtre en postlude à des pièces plus sérieuses, au titre d’antidote subversif à la tragédie classique. Naturellement, ce genre de spectacle puise
ses origines dans le fonds populaire de tradition orale : tripots, carnavals, fêtes diverses, où les personnages proviennent de la vie de tous les jours – le soldat, la poissonnière, la
fille de joie, le cocu, le marchand de quatre saisons, l’oisif, et naturellement l’incontournable benêt de service, objet de toutes les railleries et toutes les cruautés. Si la majorité des farces
qui nous sont parvenues restent anonymes, certaines portent des noms, comme Singing Simpkin de Will Kempe. Will Kempe ? Vous ne connaissez pas ? Et pourtant, il fut le
clown attitré de la compagnie théâtrale de Shakespeare en personne. Il se rendit célèbre à son époque pour avoir dansé la « Morris dance » (une sorte de marche dansante, d’origine
mauresque, d’où le nom) pendant neuf jours – étalés sur plusieurs semaines –, de Londres à Norwich, pas loin de 200 bornes quand même ! Les présentes Jigs mêlent donc chant, déclamation pleine de
sous-entendus, ronflements, bourre-pifs, franches rigolades et musique du genre le plus populaire. Il est à noter que si les textes nous sont parvenus, on ne sait presque
rien des musiques qui devaient les accompagner, hormis dans de rares cas où il est indiqué telle ou telle mélodie connue de tous. Mais on peut également déduire bien des évidences, là où le texte
persifle des chansons présentes dans toutes les mémoires. Quant à l’instrumentarium, il rassemble tout ce qui s’utilisait alors et pouvait aisément se trimballer dans un sac
de toile de taverne en taverne : pipeaux, viole, guitare, percussions diverses, et naturellement la très-britannique cornemuse. Un tout à fait délicieux enregistrement donc, qui rappellera parfois
à certains les moments les plus inspirés des Monty Python. Livret avec tous les textes chantés, mais uniquement en anglais.
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