Sviatoslav RICHTER (20 mars 1915 - 1er août 1997)
piano
"Idiosyncratique, peu sophistiqué, héroïque, réservé, virtuose et avant tout profondément énigmatique, Sviatoslav Richter est l'un des artistes récréatifs les plus géniaux de tous les temps." BRYCE MORRISON
Sviatoslav...
Artiste principal :
Sviatoslav Richter
Genre : Classique
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- 1 I. Allegro ma non troppo e molto maestoso
- 2 II. Andantino semplice
- 3 III. Finale. Allegro con fuoco
- 4 Piano Concerto No. 1 in D flat major, Op. 10
- 5 I. Allegro
- 6 II. Adagio
- 7 III. Allegro
Piano Concerto No. 1 in B flat minor, Op. 23 (Piotr Ilyich Tchaikovsky)
Piano Concerto No. 1 in D flat major, Op. 10 (Serge Prokofiev)
Keyboard Concerto No. 1 in D Minor, BWV 1052 (Johann Sebastian Bach)
À propos
Œuvres de Tchaïkovski, Prokofiev & Bach / Sviatoslav Richter, piano - Orchestre Philharmonique Tchèque - Orchestre Symphonique de Prague - Karel Ancerl & Václav Talich, direction
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
71:31 - AAD Mono - Enregistré en mai et juin 1954 au Rudolfinum de Prague - Notes en français, anglais, alelmand et tchèque
Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840-1893)
Concerto pour piano & orchestre n° 1 en si bémol mineur, op. 23 (1875, révisé en 1879 et 1889)
Serge Prokofiev (1891–1953)
Concerto pour piano & orchestre n° 1 en ré bémol majeur, op. 10 (1911)
Johann Sebastian Bach (1685–1750)
Concerto pour clavecin (piano) & cordes n° 1 en ré mineur, BWV 1052
Sviatoslav Richter (1915-1997), piano
Orchestre Philharmonique Tchèque (Tchaïkovski & Bach)
Orchestre Symphonique de Prague (Prokofiev)
Direction Karel Ancerl (Tchaïkovski & Prokofiev) & Vaclav Talich (Bach)
Concerto pour piano & orchestre n° 1 en si bémol mineur, op. 23 (1875, révisé en 1879 et 1889)
Serge Prokofiev (1891–1953)
Concerto pour piano & orchestre n° 1 en ré bémol majeur, op. 10 (1911)
Johann Sebastian Bach (1685–1750)
Concerto pour clavecin (piano) & cordes n° 1 en ré mineur, BWV 1052
Sviatoslav Richter (1915-1997), piano
Orchestre Philharmonique Tchèque (Tchaïkovski & Bach)
Orchestre Symphonique de Prague (Prokofiev)
Direction Karel Ancerl (Tchaïkovski & Prokofiev) & Vaclav Talich (Bach)
Personne n’ira vous affirmer que dans cet enregistrement du Premier concerto de Tchaïkovski, le piano est magnifiquement accordé – il ne n’est pas, mais alors vraiment pas – et la prise de son est
exceptionnelle – légèrement casserole, il faut bien le dire. L’intérêt principal de cette rencontre en juin 1954 entre Sviatoslav Richter et Karel Ančerl réside dans la grande modernité de leur
lecture, une vraie osmose entre chef et pianiste qui s’entendent sur la transparence, la rectitude, le respect de la partition, de sorte que l’on assiste à un grand moment de pur Tchaïkovski, sans
pathos ajouté, sans romantisme en cinémascope, sans ce goût parfois douteux qui a entaché tant d’interprétations de cette époque. Quant à l’enregistrement du Premier concerto
de Prokofiev, votre malheureux serviteur est quelque peu dans l’embarras : c’est précisément le vinyle qu’il écoutait quand il était petit, alors cette interprétation lui est presque trop familière
et évidente pour qu’il ait du recul ! Cela dit, on avouera volontiers que Richter et Ančerl s’en donnent à cœur joie dans cette partition iconoclaste, féroce, irrésistible, génial tour de force
moderniste de 1911 d’un jeune Prokofiev de vingt ans qui se rit tout à la fois des élans mystiques russes à la Scriabine, des brumes impressionnistes d’un Debussy et de l’introspection XXL des
postromantiques allemands. Un néoclassicisme robuste, sans complexes, logique jusqu’à la dernière note, ajoutez une forte dose de piment et voilà ce génial Premier concerto de
Prokofiev. En retournant ledit vinyle que le Prokofiev, votre serviteur tombait sur le même Concerto en ré mineur de Bach que voici ;
même remarque donc. Mais en le réécoutant quelque… aaaargh… trente-cinq ans plus tard, la magie reste la même : Richter nous joue un piano aussi transparent qu’un clavecin, sans aucun effet
pianistique romantique hors de propos. De là à dire que c’est parfait, il n’y a qu’un pas, que nous franchirons allègrement, allez hop. NB : la remarque quant au piano mal
accordé ne s’applique ni au Prokofiev, ni au Bach ; autre séance, autre directeur artistique, et sans doute autre accordeur.
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