Artiste principal :
Elke Völker
Genre : Classique
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- 1 Livre I (Avent, Noël) - Ach bleib mit deiner Gnade
- 2 Livre I (Avent, Noël) - Aus meines Herzens Grunde
- 3 Livre I (Avent, Noël) - Alles ist an Gottes Segen
- 4 Livre I (Avent, Noël) - Es ist das Heil uns kommen her
- 5 Livre I (Avent, Noël) - Freu dich sehr, o meine Seele
- 6 Livre I (Avent, Noël) - Gelobet seist du, Jesu Christ
- 7 Livre I (Avent, Noël) - Lobt Gott, ihr Christen allzu gleich
- 8 Livre I (Avent, Noël) - Macht hoch die Tür
- 9 Livre I (Avent, Noël) - Mit Ernst, o Menschenkinder
- 10 Livre I (Avent, Noël) - Vom Himmel hoch
- 11 Livre I (Avent, Noël) - Valet will ich dir geben
- 12 Livre II (Passion) - An Wasserflüssen Babylon
- 13 Livre II (Passion) - An Wasserflüssen Babylon
- 14 Livre II (Passion) - Herr und Ältster deiner Kreuzgemeinde
- 15 Livre II (Passion) - Herzlich lieb hab ich dich, o Herr
- 16 Livre II (Passion) -
- 17 Livre II (Passion) - Herzlich tut mich verlangen
- 18 Livre II (Passion) - Herzliebster Jesu, was hast du verbrochen
- 19 Livre II (Passion) - Ich dank dir schon durch deinen Sohn
- 20 Livre II (Passion) - O Lamm Gottes, unschuldig
- 21 Livre II (Passion) - O Welt, ich muß dich lassen
- 22 Livre II (Passion) - Sollt ich meinem Gott nicht singen?
Choral-Improvisations, op. 65 (Sigfrid Karg-Elert)
À propos
"Choral-Improvisations", op.65 / Elke Völker, orgue de San Ignacio de Loyola à San Sebastián (Espagne)
Distinctions
9 de Classica-Répertoire (février 2007)
Détails de l'enregistrement original :
64:52 - DDD & Stéréo, muticanal. Peut être lu sur n'importe quel lecteur CD - Enregistré en la paroisse San Ignacio de Loyola à San Sebastián en Espagne en octobre 2005 - Notes en français, anglais, allemand
Sigfrid Karg-Elert (1877-1933)
Choral-Improvisations, op. 65
Livre I - Avent, Noël
Ach bleib mit deiner Gnade
Aus meines Herzens Grunde
Alles ist an Gottes Segen
Es ist das Heil uns kommen her
Freu dich sehr, o meine Seele
Gelobet seist du, Jesu Christ
Lobt Gott, ihr Christen allzu gleich
Macht hoch die Tür
Mit Ernst, o Menschenkinder
Vom Himmel hoch
Valet will ich dir geben
Livre II - Passion
An Wasserflüssen Babylon
Herr Jesu Christ, dich zu uns wend
Herr und Ältster deiner Kreuzgemeinde
Herzlich lieb hab ich dich, o Herr
Herzlich tut mich verlangen
Herzliebster Jesu, was hast du verbrochen
Ich will dich lieben, meine Stärke
Ich dank dir schon durch deinen Sohn
O Lamm Gottes, unschuldig
O Welt, ich muß dich lassen
Sollt ich meinem Gott nicht singen? Elke Völker, orgue Walcker (1914) de San Ignacio de Loyola, San Sebastián
Choral-Improvisations, op. 65
Livre I - Avent, Noël
Ach bleib mit deiner Gnade
Aus meines Herzens Grunde
Alles ist an Gottes Segen
Es ist das Heil uns kommen her
Freu dich sehr, o meine Seele
Gelobet seist du, Jesu Christ
Lobt Gott, ihr Christen allzu gleich
Macht hoch die Tür
Mit Ernst, o Menschenkinder
Vom Himmel hoch
Valet will ich dir geben
Livre II - Passion
An Wasserflüssen Babylon
Herr Jesu Christ, dich zu uns wend
Herr und Ältster deiner Kreuzgemeinde
Herzlich lieb hab ich dich, o Herr
Herzlich tut mich verlangen
Herzliebster Jesu, was hast du verbrochen
Ich will dich lieben, meine Stärke
Ich dank dir schon durch deinen Sohn
O Lamm Gottes, unschuldig
O Welt, ich muß dich lassen
Sollt ich meinem Gott nicht singen? Elke Völker, orgue Walcker (1914) de San Ignacio de Loyola, San Sebastián
On vous en a déjà dit assez long sur ce rigolo personnage que fut Karg-Elert dans trois précédentes présentations (AE10121 - AE10171 - AE10431), jetez-y un coup d’œil) pour ne pas nous répéter. Bouffi d’orgueil, mégalomane, fielleux
avec les copains (surtout Reger qu’il semble avoir vomi de toutes ses tripes), il n’hésitait pas à écrire de superbes articles à sa propre gloire sous des noms d’emprunt.
Mais c’est Guilmant qui s’exprime ici, alors écoutons-le un instant : « j’aime beaucoup la musique de ce compositeur, car il y a de la mélodie, une excellente écriture et un sentiment poétique, qui ne se trouve pas toujours dans la musique d’orgue. » Et voilà, c'est dit !
Nous vous présentons ici, pour la première fois au disque, l’Op. 65 en entier – il s’agit ici du premier volume, naturellement. À l’opposé d’un Reger, Karg-Elert allège ici le propos musical et raccourcit les formes. Cet opus, qui est à découvrir en France alors que l’Angleterre avait déjà son Festival Karg-Elert du vivant du compositeur, représente vraiment son chef-d’œuvre pour orgue : 66 préludes, fantaisies, postludes, trios ou toccatas pour orgue, dont il fit jouer un grand nombre pour son propre mariage, car on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.
Au pédalier la talentueuse Elke Völker dont nous avons précédemment loué l'intelligence musicale et le goût.
Mais c’est Guilmant qui s’exprime ici, alors écoutons-le un instant : « j’aime beaucoup la musique de ce compositeur, car il y a de la mélodie, une excellente écriture et un sentiment poétique, qui ne se trouve pas toujours dans la musique d’orgue. » Et voilà, c'est dit !
Nous vous présentons ici, pour la première fois au disque, l’Op. 65 en entier – il s’agit ici du premier volume, naturellement. À l’opposé d’un Reger, Karg-Elert allège ici le propos musical et raccourcit les formes. Cet opus, qui est à découvrir en France alors que l’Angleterre avait déjà son Festival Karg-Elert du vivant du compositeur, représente vraiment son chef-d’œuvre pour orgue : 66 préludes, fantaisies, postludes, trios ou toccatas pour orgue, dont il fit jouer un grand nombre pour son propre mariage, car on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.
Au pédalier la talentueuse Elke Völker dont nous avons précédemment loué l'intelligence musicale et le goût.
Choral-Improvisations, op. 65
pour le concert et la liturgie, en vénération au grand Maître de l’orgue Alexandre Guilmant
Elke Völker
Le Cycle de Chorals, Op. 65 de Sigfrid Karg-Elert rassemble les premières compositions autonomes pour orgue de l’artiste et reflète son attachement profond au choral luthérien. Il marque également les débuts brillants d’un travail intensif sur le cantique, auquel il se consacrera jusqu’à la fin de sa vie. On relève aujourd’hui plus de 100 (!) chorals d’orgue dans liste de ses œuvres. Le compositeur a notamment pris modèle sur le « Petit livre d’orgue » de J. S. Bach (également construit selon le plan de l'année liturgique), sur les préludes de chorals composés près de deux siècles plus tard par les contemporains de Karg-Elert, Brahms et Reger (op. 67), mais aussi, du côté français, sur les recueils d’Alexandre Guilmant « L’Organiste liturgiste » et « Pièces d’orgue dans différents styles » pour explorer ce genre musical à caractère fonctionnel, destiné en premier lieu à accompagner les offices religieux. De cette confrontation créative avec ces sources d’inspiration, sont nées 66 compositions sous forme de choral au style à part, qui paraissent aujourd’hui encore extrêmement fraîches et entraînent l’auditeur dans un voyage passionnant de découverte musicale dans l’univers du sentiment religieux. En 1906, Karg-Elert envisage à l’origine un recueil de préludes comptant au total 40 pièces. Il écrit à son éditeur berlinois, Carl Simon, pour commenter les premiers résultats de son travail :
Dans une analyse schématique des Chorals-Improvisations, Op. 65 signée Hanns Avril (et reproduite dans les différents volumes), que l’on doit néanmoins très probablement aussi à Karg-Elert lui-même, on peut lire :
pour le concert et la liturgie, en vénération au grand Maître de l’orgue Alexandre Guilmant
Elke Völker
Le Cycle de Chorals, Op. 65 de Sigfrid Karg-Elert rassemble les premières compositions autonomes pour orgue de l’artiste et reflète son attachement profond au choral luthérien. Il marque également les débuts brillants d’un travail intensif sur le cantique, auquel il se consacrera jusqu’à la fin de sa vie. On relève aujourd’hui plus de 100 (!) chorals d’orgue dans liste de ses œuvres. Le compositeur a notamment pris modèle sur le « Petit livre d’orgue » de J. S. Bach (également construit selon le plan de l'année liturgique), sur les préludes de chorals composés près de deux siècles plus tard par les contemporains de Karg-Elert, Brahms et Reger (op. 67), mais aussi, du côté français, sur les recueils d’Alexandre Guilmant « L’Organiste liturgiste » et « Pièces d’orgue dans différents styles » pour explorer ce genre musical à caractère fonctionnel, destiné en premier lieu à accompagner les offices religieux. De cette confrontation créative avec ces sources d’inspiration, sont nées 66 compositions sous forme de choral au style à part, qui paraissent aujourd’hui encore extrêmement fraîches et entraînent l’auditeur dans un voyage passionnant de découverte musicale dans l’univers du sentiment religieux. En 1906, Karg-Elert envisage à l’origine un recueil de préludes comptant au total 40 pièces. Il écrit à son éditeur berlinois, Carl Simon, pour commenter les premiers résultats de son travail :
« J’ai enfin un certain nombre… de chorals-improvisations Op. 65, que je pense porter à une quarantaine environ. Ils sont conçus comme des pièces de concert des plus légères, des préludes de chorals tout à fait élégants, et des oeuvres fort précieuses pour l’enseignement dans les conservatoires et les groupes d’étude. Chaque pièce s’appuie sur un choral, dont la trace ne se retrouve parfois que sporadiquement. Le thème est tantôt à la basse, tantôt à la voix intermédiaire, tantôt augmenté, tantôt diminué, tantôt repris en motif d’accompagnement, etc. … L’esprit du cantique détermine complètement l'environnement général (contrairement aux ‘préludes de chorals’ empesés de ces innombrables donneurs de leçon qui voient leur salut dans Hesse, Krebs, Merkel, Palme, Fischer, etc.). Un soin particulier a été apporté au rendu acoustique, aux passages d’un clavier à un autre et à l’obtention d’une interprétation harmonique moderne. La difficulté technique est certes moindre que dans mes autres pièces pour orgue, mais j’ai volontairement évité d’adopter l’écriture molle inhérente à l’harmonium (sans structure claire et polyphonique). Avec ces ‘Improvisations’, je veux conquérir la future génération d’organistes… »Sigfrid Karg-Elert compte sur l’Opus 65 pour servir son image de marque en tant que compositeur pour orgue. Il travaille frénétiquement à développer de nouvelles idées formelles et laisse ainsi s’épanouir tout un microcosme de la composition basée sur le cantus firmus, tout en gardant le texte du choral pour ligne directrice. Si Reger retravaille des mélodies intégrales, Karg-Elert se sent souvent attiré par la fragmentation du cantus firmus pour aboutir à une simple harmonisation de la ligne mélodique, qui devient presque imperceptible. Alors qu’il œuvre déjà depuis deux ans à son Opus 65, il se plaint à son éditeur Simon :
« C’est trop difficile !! 4 sonates pour piano représentent moins de travail que deux de ces cahiers de préludes classiques et formels !! Dieu sait qu’il est rare que j’aie tant de difficultés – mais ceci ? Même ma soeur le voit et l’entend désormais de ses yeux et de ses oreilles, tandis que je fais péniblement mon chemin de note à note ! Un tel travail attendrirait même une pierre ! … L’idée, l’inspiration ne doit pas ici s’exprimer dans une ‘bouillie sentimentale’… mais elle doit absolument aboutir à la création d’un motif minimaliste qui pourtant portera, concentré en lui, tout le contenu spirituel du texte du cantique… Par exemple quelque chose comme… la pièce N° 13 (cette petite insolente, dans laquelle deux lignes en deux tonalités – sol majeur et si bémol majeur – courent côte à côte en parallèle) ; je deviens fou pour fignoler proprement ne serait-ce qu’une mesure… et avant d’avoir terminé 6 morceaux, un mois est passé. »Le sixième volume est enfin livré à la maison d’édition en novembre 1909. Des tractations ont lieu a posteriori quant à la forme du finale (N° 66). Karg-Elert campe fermement sur sa position ; il souhaite « concevoir, pour clore une oeuvre aussi considérable, une conclusion tout aussi brillante, et ne pas traiter la dernière pièce comme un simple choral, simplement pour économiser quelques pages. Cette pièce fera intervenir bombardes et trompettes {3} et sera un morceau de concert et une pièce somptueuse. » C’est ainsi qu’il finit par rallier Simon à son idée de « bouquet final ». Plusieurs sous-titres ajoutés aux morceaux individuels, ainsi que la présentation des lignes de texte mises en musique fournissent à l’interprète des indications claires quant à l’intention du compositeur. A l’occasion de la publication de l’œuvre, Karg-Elert décrit son Cycle de Chorals dans le périodique « Orgel » en 1910, sous le nom de son ami Hanns Avril : « … Exception faite de quelques redites, chaque morceau présente un traitement technique différent… Dans ces chorals-improvisations,… Karg-Elert s’écarte, le plus souvent, très nettement de Reger. Lorsque les deux compositeurs se rejoignent presque, le grand Sebastian n’est jamais loin, lui qui les a tous deux enrichis de la même façon. »
Dans une analyse schématique des Chorals-Improvisations, Op. 65 signée Hanns Avril (et reproduite dans les différents volumes), que l’on doit néanmoins très probablement aussi à Karg-Elert lui-même, on peut lire :
« Le compositeur s’est acquitté de sa tâche en lui donnant un caractère sacré et sérieux. Les morceaux sont l’expression d’un sentiment religieux profond et sont inspirés par les richesses inestimables du livre de cantiques protestant… C’est véritablement l’esprit de Bach qui vit dans ces pièces, modernisé dans sa formulation. Chacune d’entre elles révèle un travail minutieux réalisé avec un art qui rappelle souvent celui des vieux maîtres Buxtehude et Pachelbel… »Karg-Elert semble décidément satisfait de ses Chorals-Improvisations, comme le montre la sélection musicale qu’il effectue pour son propre mariage : « … Pour la célébration à l’église, le chœur chantera le ‘Trauungsgesang’ (Chant nuptial) de l’Op. 82, dédié à mon épouse, et l’organiste jouera le somptueux ‘Symphonischer Choral’ (Choral Symphonique) Op. 65 N° 56 pendant la cérémonie. Enfin pour la sortie de l’église, retentiront les bombardes et les trompettes du finale puissant de l’Op. 65 N° 66 {8}. C’est ainsi que je veux entrer dans ma nouvelle vie. » De même, il joindra l’Opus 65 aux Opus 78 et 87 lorsqu’il constituera son dossier de candidature pour le poste d’organiste de la Cathédrale de Berlin. Le Français Alexandre Guilmant, à qui est dédié l’Opus 65, exprimera sa gratitude pour cette attention par le biais de Simon : « J’aime beaucoup la musique de ce compositeur, car il y a de la Mélodie, une écriture excellente et un sentiment poétique, qui ne se trouve pas toujours dans la musique d’orgue. » Alfred Sittard, organiste virtuose attaché à la Michaelkirche de Hambourg, s’empresse d’inclure ces nouveaux Chorals-Improvisations dans son programme de concert. Dès 1909, E. Schnorr von Carolsfeld décrit Karg-Elert comme « l’homme de l’avenir » : « Il se montre dans tout son être comme un compositeur mûr et affranchi, à la sensibilité moderne, s’exprimant dans une langue noble et convaincante […]. De judicieuses indications de phrasé et des commentaires quant au choix des jeux facilitent l’interprétation […]. » Ou, ailleurs : « L’auditeur a une compréhension immédiate de cette musique, contrairement à celle de Reger, qui cause de grosses difficultés à son auditoire. » Plus tard, en 1915, Gerard Bunk, organiste à l’église St. Reinoldi de Dortmund, écrira, tout aussi enthousiaste : « Chaque organiste […] devrait sans conteste posséder cet Opus […] – ces œuvres sont d’une grande valeur artistique. » En 1926, Karg-Elert fait à son ami organiste londonien Godfrey Sceats un récit extrêmement enjolivé de la genèse de l’œuvre – et il semble que sa mémoire lui joue quelques tours :
« Je vécus à l’époque les heures les plus exaltantes de mon existence, tandis que m’assaillaient la force colossale de l’indicible parole biblique et les versets imposants, et même écrasants de notre puissant livre de cantiques luthérien (Paul Gerhardt, Tersetegen, Silesius, Hermann, Luther entre autres). Quelle béatitude de reposer ainsi dans la main de Dieu. […] J’ignorais s’il était matin, midi, soir ou nuit, je lisais, lisais, lisais, l’Ancien et le Nouveau Testament et notre livre de cantiques et je composais incessamment, ce qui dura tout une année. Je n’ai pu en retranscrire que le vingtième […] Les mélodies allaient et venaient comme des oiseaux dans les cieux. Nombre d’entre elles disparurent pour toujours, comme un bonheur rêvé. Je ‘n’élaborais’ pas, ni ‘n’échafaudais’, mais me contentais de ‘capter’ ce que m’apportait l’inspiration. »En Angleterre, toutefois, la situation semble fort différente. Près de vingt ans plus tard, Sceats rapporte : « Dr. Harvey Grace [organiste de la Cathédrale de Chichester, en Angleterre] once said, when Reger’s Choral Preludes were published we took off our hats, but when Karg-Elert’s Choral-Improvisations were published we threw them into the air with delight. » (Dr. Harvey Grace déclara un jour que lorsque les Préludes de Chorals de Reger furent publiés, nous ôtâmes nos chapeaux, mais lorsque les Chorals-Improvisations de Karg-Elert parurent, nous les jetâmes en l’air de joie.) Il est grand temps, aujourd’hui, de réhabiliter l’intégralité de ces « merveilles de musique fonctionnelle destinée aux offices religieux » (Wolfgang Stockmeier), y compris dans le pays d’origine du compositeur. Le premier enregistrement intégral de l’Opus 65 commencé ici suit la chronologie des volumes individuels.
Et plus loin : « Ô quel bonheur puéril m’animait alors… Guilmant, Bossi, Straube, Widor m’écrivaient des lettres d’un enthousiasme fabuleux… et même le plus fanatique des apôtres de Reger [probablement Straube] reconnaissait en 1907 : ‘Sur le plan de la profondeur, de la minutie, du contenu et de la richesse de la forme, vous dépassez de loin les Préludes de Chorals de Reger.’ »
Non sans amertume, Karg-Elert ajoute néanmoins : « Mais ces voix se sont ensuite faites de plus en plus discrètes et aujourd’hui, pratiquement personne ne connaît cette œuvre, car il est de ‘bon ton’ de n’invoquer que Reger. »
Elke Völker
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