Artiste principal :
Dimitri Kitaienko
Genre : Classique > Musique orchestrale
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
35.99€
Qualité Standard (320 kpbs)
29.99€
- 1 I. Allegro
- 2 II. Larghetto
- 3 III. Gavotte. Non troppo allegro
- 4 IV. Finale. Molto vivace
- 5 I. Moderato
- 6 II. Allegretto
- 7 III. Andante espressivo
- 8 IV. Vivace
- 1 Allegro
- 2 Thème
- 3 Variatin n° 1
- 4 Variatin n° 2
- 5 Variatin n° 3
- 6 Variatin n° 4
- 7 Variatin n° 5
- 8 Variatin n° 6 - Thème
- 9 I. Moderato
- 10 II. Andante
- 11 III. Allegro agitato
- 12 IV. Andante mosso - Allegro agitato
- 1 I. Andante assai - Allegro eroico
- 2 II. Andante tranquillo
- 3 III. Moderato
- 4 IV. Allegro risoluto
- 5 I. Andante - Allegro eroico - Allegretto
- 6 II. Andante tranquillo
- 7 III. Modearto quasi allegretto
- 8 IV. Allegro risoluto
- 1 I. Andante
- 2 II. Allegro marcato
- 3 III. Adagio
- 4 IV. Allegro giocoso
- 1 I. Allegro moderato
- 2 II. Largo
- 3 III. Vivace
DISQUE 1
Symphonie n° 1 en ré majeur, op. 25 "Classique" (Serge Prokofiev)
Symphonie n° 7 en ut dièse mineur, op. 131
DISQUE 2
Symphonie n° 2 en ré mineur, op. 40
Symphonie n° 3 en ut mineur, op. 44
DISQUE 3
Symphonie n° 4 en ut majeur, op. 47 (version originale de 1930)
Symphonie n° 4, op. 112 (version révisée de 1947)
DISQUE 4
Symphonie n° 5 en si bémol majeur, op. 100
DISQUE 5
Symphonie n° 6 en mi bémol mineur, op. 111
À propos
Symphonies n°1 à 7 / Gürzenich-Orchester Köln - Dimitri Kitaïenko, direction
Distinctions
4 étoiles du Monde de la Musique (décembre 2008)
Détails de l'enregistrement original :
48:35 - 76:36 - 67:16 - 45:21 - 45:08 - DDD - Enregistré en "live" en novembre 2005 (Symphonie n° 3), janvier 2007 (Symphonie n° 5) et décembre 2007 (Symphonie n° 6) à la Philharmonie de Cologne. Dates et lieux d'enregistrement pour les autres symphonies non précisés par le label. Notes pour chaque CD en français, anglais et allemand
Serge Prokofiev (1891-1953)
Symphonies
N° 1 en ré majeur, op. 25 "Classique"
N° 2 en ré mineur, op. 40
N° 3 en ut mineur, op. 44
N° 4 en ut majeur : version originale de 1930, op. 47 & version révisée de 1947, op. 112
N° 5 en si bémol majeur, op. 100
N° 6 en mi bémol mineur, op. 111
N° 7 en ut dièse mineur, op. 131
Orchestre du Gürzenich de Cologne
Direction Dimitri Kitaïenko
Si plus ou moins tout le monde connaît la Première symphonie de Prokofiev, dite Symphonie classique, si beaucoup d’auditeurs ont déjà entendu la Cinquième, les cinq autres symphonies… des
clous. Et pourtant, cela va de l’excellent au fabuleux.
La plus extraordinaire étant peut-être la Troisième (1928), écrite avec des matériaux directement repris de son opéra L’Ange de feu, un chef-d’œuvre d’hystérie orchestrale s’il en est. Mais ce serait ignorer la Seconde, un parfait exemplaire de Prokofiev « motorique », dans la lignée de la Fonderie d’acier de Mossolov ou de son propre Pas d’acier, des œuvres de la même époque – les années 1925 – ; ce serait oublier la Quatrième, ici présentée dans ses deux versions de 1930 et 1947 – des versions tellement différentes que l’on a peine à y voir une même œuvre retravaillée. La première version, en réalité, reprenait déjà le matériau de son ballet Le fils prodigue. La Sixième, de 1945-47, s’amuse à copier le modèle baroque, mais dans un langage sombre et profondément lyrique ; peut-être n’est-il pas inutile d’écouter cette œuvre étonnante plusieurs fois avant d’en goûter les nombreux détails, coins et recoins ; le compositeur écrivait au sujet de cette œuvre « Chacun de nous a des blessures qui ne peuvent guérir ; l’un d’entre nous a perdu des êtres chers, un autre a perdu sa santé », soulignant ainsi l’esprit assez mélancolique de la musique. Enfin, la Septième et dernière symphonie de 1951-52 fut ostensiblement écrite pour un public jeune, peu aguerri, dans un langage simple… résultat de l’ostracisme dont fut victime le pauvre compositeur, accusé de formalisme par ce sinistre crétin alcoolique de Jdanov : il ne lui restait plus (ainsi qu’à Chostakovitch et Khatchaturian) écrire des choses bien populaires et bien-pensantes. Mais cela reste du Prokofiev, quand même, et du très bon Prokofiev de la grande maturité ; et sans doute le ton assez sombre du début de l’ouvrage trahit-il un sérieux malaise, quand bien même un malaise populaire !
La plus extraordinaire étant peut-être la Troisième (1928), écrite avec des matériaux directement repris de son opéra L’Ange de feu, un chef-d’œuvre d’hystérie orchestrale s’il en est. Mais ce serait ignorer la Seconde, un parfait exemplaire de Prokofiev « motorique », dans la lignée de la Fonderie d’acier de Mossolov ou de son propre Pas d’acier, des œuvres de la même époque – les années 1925 – ; ce serait oublier la Quatrième, ici présentée dans ses deux versions de 1930 et 1947 – des versions tellement différentes que l’on a peine à y voir une même œuvre retravaillée. La première version, en réalité, reprenait déjà le matériau de son ballet Le fils prodigue. La Sixième, de 1945-47, s’amuse à copier le modèle baroque, mais dans un langage sombre et profondément lyrique ; peut-être n’est-il pas inutile d’écouter cette œuvre étonnante plusieurs fois avant d’en goûter les nombreux détails, coins et recoins ; le compositeur écrivait au sujet de cette œuvre « Chacun de nous a des blessures qui ne peuvent guérir ; l’un d’entre nous a perdu des êtres chers, un autre a perdu sa santé », soulignant ainsi l’esprit assez mélancolique de la musique. Enfin, la Septième et dernière symphonie de 1951-52 fut ostensiblement écrite pour un public jeune, peu aguerri, dans un langage simple… résultat de l’ostracisme dont fut victime le pauvre compositeur, accusé de formalisme par ce sinistre crétin alcoolique de Jdanov : il ne lui restait plus (ainsi qu’à Chostakovitch et Khatchaturian) écrire des choses bien populaires et bien-pensantes. Mais cela reste du Prokofiev, quand même, et du très bon Prokofiev de la grande maturité ; et sans doute le ton assez sombre du début de l’ouvrage trahit-il un sérieux malaise, quand bien même un malaise populaire !
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