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Serge Prokofiev Cantate pour le 20e anniversaire de la Révolution d'Octobre
Note des internautes :
1 2 3 4 5
Paru le 25 août 2009 chez Chandos Records
Artiste principal : Neeme Järvi
Genre : Classique
Inclus 1 Livret numérique
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz) 8.39€
Qualité Standard (320 kpbs) 6.99
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ALBUM : 1 disque - 17 pistes - Durée totale : 01:12:35
    Cantata for the Twentieth Anniversary of the October Revolution, Op. 74 (Serge Prokofiev)
  1. 1 I. Prelude. Moderato – Allegro Gennady Rozhdestvensky, speaker - Philharmonia Chorus - Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  2. 2 II. The Philosophers. Andante assai Gennady Rozhdestvensky, speaker - Philharmonia Chorus - Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  3. 3 III. Interlude. Allegro – Andante – Adagio Gennady Rozhdestvensky, speaker - Philharmonia Chorus - Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  4. 4 IV. ‘A tight little band’. Allegretto Gennady Rozhdestvensky, speaker - Philharmonia Chorus - Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  5. 5 V. Interlude. Tempestoso Gennady Rozhdestvensky, speaker - Philharmonia Chorus - Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  6. 6 VI. Revolution. Andante non troppo – Più mosso – Allegro moderato – Precipitato – Adagio molto Gennady Rozhdestvensky, speaker - Philharmonia Chorus - Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  7. 7 VII. Victory. Andante Gennady Rozhdestvensky, speaker - Philharmonia Chorus - Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  8. 8 VIII. The Oath. Andante pesante Gennady Rozhdestvensky, speaker - Philharmonia Chorus - Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  9. 9 IX. Symphony. Allegro energico – Meno mosso Gennady Rozhdestvensky, speaker - Philharmonia Chorus - Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  10. 10 X. The Constitution. Andante assai – Andante molto Gennady Rozhdestvensky, speaker - Philharmonia Chorus - Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  11. The Tale of the Stone Flower, Ballet in 4 Acts, Op.118
  12. 11 Ural Rhapsody (Act III No. 29) Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  13. 12 Katerina sits by the fire (Act IV No. 39) Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  14. 13 Scene and Dance of Katerina (Act IV No. 40) Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  15. 14 Russian Dance (Act III No. 31) Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  16. 15 Gypsy Dance (Act III No. 32) Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  17. 16 Severyan’s Dance (Act III No. 33) Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor
  18. 17 Solo of the Gypsy Girl and Coda (Act III No. 34) Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, conductor

À propos

Gennady Rozhdestvensky, narrateur - Philharmonia Chorus - Philharmonia Orchestra - Neeme Järvi, direction
Note des internautes : 1 2 3 4 5
Inclus 1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original : 72:43 - DDD - Enregistré les 8 et 9 juin 1992 en l'église All Saints de Londres - Notes en françaisn anglais et allemand avec les textes chantés en russe (transcription phonétique) et traduction dans les trois langues

Serge Prokofiev (1891–1953)

Cantate pour le 20e anniversaire de la Révolution d'octobre pour récitant, chœur & orchestre, op. 74 (sur des textes de Marx, Lénine & Staline / 1937) *

La Légende de la Fleur de pierre, ballet d'après Le Coffret de malachite, conte d'Oural de Pavel Bajov, op. 118 (extraits / 1950)
Rapsodie de l'Oural (Acte III n° 29) - Katerina s'assoie près du feu (acte IV n° 39) - Scène et Danse de Katerina (Acte IV n° 40) - Danse russe (Acte III n° 31) - Danse gitane (Acte III n° 32) - Danse de Severian (Acte III n° 33) - Solo de la gitane et Coda (Acte III n° 34)

* Guennadi Rojdestvenski, récitant
Philharmonia Chorus & Orchestra
Direction Neeme Järvi

Alors que la cantate Alexandre Nevski de Prokofiev trône majestueusement au firmament des grandes cantates symphoniques les plus fréquemment jouées, on ne voit guère la Cantate pour le XXe anniversaire de la Révolution d’Octobre du même Prokofiev à l’affiche. Pourquoi diable ? Plusieurs raisons : en premier lieu, l’ouvrage ne fut créé qu’en 1966 – en version tronquée à la dernière minute, les discours de Staline mis en musique n’ayant plus trop la cote – et seulement en 1992 pour la version intégrale ! Second argument, les textes, signés Staline pour certains, un personnage légèrement détestable dont on n’a pas forcément envie d’entendre la provocatrice prose de propagande ; mais l’Histoire gomme les choses, et il convient d’entendre maintenant cela avec le recul nécessaire.     Enfin, l’effectif exigé par Prokofiev n’est pas pour rien dans l’hésitation que peut concevoir un programmateur : un orchestre surdimensionné à la Zarathustra, un chœur gigantesque, un ensemble militaire d’une vingtaine de têtes, et un orchestre d’accordéons en supplément, et le tour est joué : personne ne joue l’œuvre, d’autant qu’elle ne dure qu’une cinquantaine de minutes, pas assez pour justifier la dépense en musiciens supplémentaires !    Et pourtant, c’est du plus grand Prokofiev que voilà, celui du niveau de la Cinquième, de Roméo et Juliette, de Nevski, mais en dix fois plus énorme, cent fois plus dantesque, mille fois plus titanesque ; à côté, la Fonderie d’acier de Mossolov passerait presque pour une bluette – ce qui n’empêche pas Prokofiev de ménager de nombreux moments de calme, ou du moins de transparence en pianissimo, contrastant d’autant plus violemment avec les moments de tempête. Ensuite, on aime ou on n’aime pas le genre, tout le monde n’apprécie pas forcément les discours de Staline, mais il faut déjà comprendre le russe.    En bonus, quelques extraits du ballet Fleur de pierre, le dernier grand ballet de Prokofiev, écrit en 1948 à une époque où n’était pas en odeur de sainteté ; d’ailleurs, l’œuvre ne fut créée qu’après sa mort. Là encore, c’est le meilleur Prokofiev, mais sans doute le ballet n’est-il pas donné aussi souvent que les autres, eu égard au sujet légèrement folklorique, à la gloire des tailleurs de pierre de l’Oural.

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