Artiste principal :
Markus Becker
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- 1 Introduction quasi recitativo: Allegro appassionato — Andante
- 2 Adagio sostenuto —
- 3 Ballade: Allegro patetico — Molto più mosso
- 4 Allegro energico e passionato
- 5 Andantino quasi allegretto — Agitato — Allegro deciso — Andantino
- 6 Allegro appassionato
- 7 Allegro moderato
- 8 Adagio
- 9 Allegro molto vivace
Piano Concerto No. 1 in C minor, Op. 89 (Salomon Jadassohn)
Piano Concerto No. 2 in F minor, Op. 90
Piano Concerto in E flat major, Op. 36 (Félix Draeseke)
À propos
Markus Becker piano - Rundfunk-Sinfonieorchester - Michael Sanderling, direction
Distinctions
4 étoiles Classica (mai 2009)
Détails de l'enregistrement original :
69:59 - DDD - Enregistré du 28 au 31 janvier 2008 en l'église Jésus Christ à Berlin - Notes en français, anglais et allemand
Salomon Jadassohn (1831–1902)
Concertos pour piano & ochestre
N° 1 en ut mineur, op. 89 (1887)
N° 2 en fa mineur, op. 90 (1887)
Félix Draeseke (1835–1913)
Concero pour piano & orchestre en mi bémol majeur, op. 36 (1885–6)
Markus Becker, piano
Orchestre Symphonique de la Radiodiffusion de Berlin
Direction Michael Sanderling
Concertos pour piano & ochestre
N° 1 en ut mineur, op. 89 (1887)
N° 2 en fa mineur, op. 90 (1887)
Félix Draeseke (1835–1913)
Concero pour piano & orchestre en mi bémol majeur, op. 36 (1885–6)
Markus Becker, piano
Orchestre Symphonique de la Radiodiffusion de Berlin
Direction Michael Sanderling
Inutile de chipoter : la musique de Salomon Jadassohn, pas plus que celle de Felix Draseke, n’a rien de révolutionnaire. Jadassohn est surtout connu, de nos jours, comme le maître de Grieg, Delius
et Busoni, tandis que de son vivant Draeseke passait pour un sérieux rival de Brahms, d’autant qu’il appartenait à « l’autre » école, celle de Wagner et Liszt, la Nouvelle école
allemande. L’Histoire en a décidé autrement, reléguant ces deux musiciens au rang de moi-aussi. Draeseke, persiflé par Wagner, raillé par Liszt qui avait pourtant initialement loué sa grande
Sonate, se retrouva affublé de l’une de ces petites phrases qui tuent : « Il semble que notre lion se soit transformé en lapin », fut la dernière remarque de Liszt à son sujet. L’auditeur
jugera de lui-même de ces œuvres, conservatrices mais tout à fait dignes d’être écoutées. Jadassohn semble osciller entre Chopin, Schumann, Liszt, le premier Wagner, Brahms, Grieg (l’amusant
hybride que voilà !) tandis que Draeseke navigue entre Schumann, le premier Wagner, Grieg, Brahms, Chopin et Schumann.
Curieusement, le sort historique de l’un comme de l’autre fut scellé vers 1930 : Jadassohn rayé des tablettes et des mémoires au titre de juif, Draeseke portée aux nues de la germanitude pour sa pureté aryenne. Résultat, le premier fut bel et bien oublié, et le second honni dès 1945 – quand bien même le pauvre compositeur, mort en 1913, n’y pouvait rien s’il avait servi de fer de lance aux idéologues de la pureté teutonne !
Curieusement, le sort historique de l’un comme de l’autre fut scellé vers 1930 : Jadassohn rayé des tablettes et des mémoires au titre de juif, Draeseke portée aux nues de la germanitude pour sa pureté aryenne. Résultat, le premier fut bel et bien oublié, et le second honni dès 1945 – quand bien même le pauvre compositeur, mort en 1913, n’y pouvait rien s’il avait servi de fer de lance aux idéologues de la pureté teutonne !
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