Artiste principal :
Joan Rodgers
Genre : Classique
Disponible en
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
11.99€
Qualité Standard (320 kpbs)
9.99€
- 1 N° 1 : S nyaney, Avec nurse
- 2 N° 2 : V uglu, Dans le coin
- 3 N° 3 : Zhuk, La coccinelle
- 4 N° 4 : S kukloy, Avec la poupée
- 5 N° 5 : Na son gradushchiy, Prière du soir
- 6 N° 6 : Poyekhal na palochke, Sur le cheval à bascule
- 7 N° 7 : Kot Matros, Le chat marin
- 8 N° 1 : Solntse komnatu napolnilo, Le soleil a empli la chambre
- 9 N° 2 : nastoyashchuyu nezhnost, La véritable tendresse
- 10 N° 3 : Pamyat' o solntse, Souvenirs du soleil
- 11 N° 4 : Zdravstvuy!, Bonjour !
- 12 N° 5 : Seroglazïy korol Le roi aux yeux gris
- 13 N° 1 : Kritiku, Á la critique
- 14 N° 2 : Produzhdeniye vesnï, Réveil du printemps
- 15 N° 3 : Potomki, Les descendants
- 16 N° 4 : Nedorazumeniye, Incomprénhension
- 17 N° 5 : Kreytserova Sonate, La Sonate à Kreutzer
- 18 N° 1 : Ekha, Écho
- 19 N° 2 : Ya dumal, serdtse pozabïlo Mon cœur que j'ai aimé, c'était fini
- 20 N° 3 : Angel, Ange
- 21 N° 4 : Solovey i roza, Le rossignol & la rose
- 22 N° 5 : Epigramma, Épigramme
- 23 N° 6 : Stikhi, sochinennïye noch'yu vo vremya bessonnitsï, Lignes écrites durant la nuit
Detskaya, La nursery (Modeste Moussorgski)
5 Poèmes de Anna Akhmatova, op. 27 (Serge Prokofiev)
Satirï, Satires, op. 109 (Dimitri Chostakovitch)
The poet's echo, op. 76 (Benjamin Britten)
À propos
Modeste Moussorgski : Detskaja - Serge Prokofiev : 5 Poèmes de Anna Akhmatova, Op.27 - Dimitri Chostakovitch : Satirï (Satires) Op.109 - Benjamin Britten : The Poet's Echo Op.76 / Joan Rodgers, soprano - Roger Vignoles, piano
Détails de l'enregistrement original :
58:55 - DDD - Enregistré en juillet 2003 - Notes en français, anglais, allemand. Textes chantés en russe avec traduction anglaise
Modeste Moussorgski (1839-1881)
Detskaja (La nursery) sur des poèmes de Moussorgski
Serge Prokofiev (1891-1953)
Cinq Poèmes de Anna Akhmatova, op. 27
Dimitri Chostakovitch (1906-1975)
Satirï (Satires) sur des paroles de Sacha Chorni, op. 109
Benjamin Britten (1913-1976)
The Poet's Echo, op. 76 (sur des poèmes de Alexander Pouchkine) Joan Rodgers, soprano
Roger Vignoles, piano
Detskaja (La nursery) sur des poèmes de Moussorgski
Serge Prokofiev (1891-1953)
Cinq Poèmes de Anna Akhmatova, op. 27
Dimitri Chostakovitch (1906-1975)
Satirï (Satires) sur des paroles de Sacha Chorni, op. 109
Benjamin Britten (1913-1976)
The Poet's Echo, op. 76 (sur des poèmes de Alexander Pouchkine) Joan Rodgers, soprano
Roger Vignoles, piano
Voici quatre grands cycles de mélodies en russe, mais pas forcément mélodies russes, puisque le dernier cycle fut composé par Benjamin Britten. En vacances avec Rostropovitch et madame, il
s’attela à mettre en musique le poète Pouchkine, aidé par le violoncelliste qui lui récitait le texte en insistant sur la prosodie. Est-ce le fait que le compositeur fût alors en Russie ?
L’écriture est curieusement évocatrice de Chostakovitch – il faut dire que les deux hommes se vouaient une estime et une admiration réciproque parfaitement sincère, même s’ils ne se rencontrèrent
que lorsque Britten joua justement Ekho poeta, fraîchement écrit, pour Chostakovitch lors des vacances en question –, et on peut imaginer que ce n’est pas vraiment un hasard.
Chostakovitch, dans ses abominables Satires, semble véritablement toucher le fond. Il est tentant de mettre en parallèle sa vie au cours de ces années 55-60 avec la noirceur de son langage. Dans l’ordre chronologique : sa première épouse puis sa mère disparurent ; la dame à laquelle il proposa le mariage l’envoya bouler ; le second mariage se termina en divorce après trois ans ; la dame citée plus haut l’envoya à nouveau bouler ; il finit par joindre le Parti communiste, de lassitude ; sa polio exigeait traitement sur traitement ; il se cassa la bobine plusieurs fois, avec fractures à la clef. Et vous auriez voulu qu’il composât la Petite musique de nuit ? Une musique grinçante, sombre, désabusée, et si profondément touchante. Si vous zappez d’un numéro à l’autre, vous découvrirez qu’à chaque fois, le compositeur commence par une note obstinément répétée. L’effet est saisissant.
Chostakovitch, dans ses abominables Satires, semble véritablement toucher le fond. Il est tentant de mettre en parallèle sa vie au cours de ces années 55-60 avec la noirceur de son langage. Dans l’ordre chronologique : sa première épouse puis sa mère disparurent ; la dame à laquelle il proposa le mariage l’envoya bouler ; le second mariage se termina en divorce après trois ans ; la dame citée plus haut l’envoya à nouveau bouler ; il finit par joindre le Parti communiste, de lassitude ; sa polio exigeait traitement sur traitement ; il se cassa la bobine plusieurs fois, avec fractures à la clef. Et vous auriez voulu qu’il composât la Petite musique de nuit ? Une musique grinçante, sombre, désabusée, et si profondément touchante. Si vous zappez d’un numéro à l’autre, vous découvrirez qu’à chaque fois, le compositeur commence par une note obstinément répétée. L’effet est saisissant.
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