Artiste principal :
Vassily Savenko
Genre : Classique > Mélodies & Lieder
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
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- 1 No. 1: ‘Davno li tsvel zeleniy dol’ (‘The burgeoning dale was lately green’: ‘The Winter of Life’)
- 2 No. 2: ‘Vozvrashcheniye soldata’ (‘The Return of the Soldier’: ‘The Sodger’s Return’)
- 3 No. 3: ‘John Anderson’ (‘John Anderson, my Jo’)
- 4 No. 4: ‘Robin’ (‘Rantin’, Rovin’ Robin’)
- 5 No. 5: ‘Gorsky paren’ (‘Highland Laddie’)
- 6 No. 6: ‘Findlay’ (‘Wha Is That At My Bower-Door?’)
- 7 No. 7: ‘Vsiu zemliu tmoy zavoloklo’ (‘There Is Darkness Over All the Land’)
- 8 No. 8: ‘Proshchay’ (‘Farewell’: ‘A Red, Red Rose’)
- 9 No. 9: ‘Chestnaya bednost’ (‘Honest Poverty’: ‘A Man’s A Man For A’ That’)
- 10 No. 1: Malen’kaya ballada (‘A Little Ballad’: ‘There Was a Bonnie Lass’)
- 11 No. 2: ‘Jenny’ (‘Comin thro’ the Rye’)
- 12 No. 2: ‘V polyakh, pod snegom i dozhdyom’ (‘In Snow-girt Fields’)
- 13 No. 3: ‘McPherson pered kazn’yu’ (‘McPherson before his Execution)
- 14 No. 4: ‘Jenny’ (‘Comin thro’ the Rye’)
- 15 No. 1: ‘Lyubov’ (‘Love’: ‘A Red, Red Rose’)
- 16 No. 2: ‘John Anderson’ (‘John Anderson, my Jo’)
- 17 No. 3: ‘Shelagh O’Neil'
- 18 No. 4: ‘Gde-to v peshchere’ (‘Somewhere in a cave’: ‘Had I a Cave’)
- 19 No. 5: ‘Iz vsekh vetrov’ (‘Of all winds’: ‘Of A’ the Airts’)
- 20 No. 1: ‘Zastol’naya’ (‘A Toast’: ‘Auld Lang Syne’)
- 21 No. 2: ‘Luchshy paren’ (‘The Bonniest Lad’: ‘Highland Laddie’)
- 22 No. 5: ‘V polyakh, pod snegom i dozhdyom’ (‘In Snow-girt Fields’: ‘O, Wert Thou In The Cauld Blast’)
Songs to Verses by Robert Burns (Gueorgui Sviridov)
Two Songs to Verses by Robert Burns (Edison Denisov)
Six Romances for Bass, Op. 62 (Dmitri Shostakovich)
Song-Cycle to Verses by Robert Burns, Op. 51 (Youri Levitin)
Five Songs to Verses by Robert Burns (Tikhon Nikolaevich Khrennikov)
À propos
Œuvres de Gueorgui Sviridov, Edison Denisov, Dimitri Chostakovitch, Yuri Levitin, Tikhon Khrennikov / Vassily Savenko, baryton basse - Alexander Blok, piano
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
60:34 - DDD - Enregistré en septembre 2002 et septembre 2005 à la Grande Salle du Conservatoire de Moscou - Notes en anglais avec les textes chantés en russe et anglais
Gueorgui Sviridov (1915–1998)
Chansons sur des poèmes de Robert Burns (1955)
N° 1. Davno li tsvel zeleniy dol (The Winter of Life) - N° 2. Vozvrashcheniye soldata (The Sodger’s Return) - N° 3. John Anderson (John Anderson, my Jo) - N° 4. Robin (Rovin’ Robin) - N° 5. Gorsky paren (Highland Laddie) - N° 6. Findlay (Wha Is That At My Bower-Door?) - N° 7. Vsiu zemliu tmoy zavoloklo (Guidwife, Count the Lawin) - N° 8. Proshchay (A Red, Red Rose) - N° 9. Chestnaya bednost (A Man’s A Man For A’ That)
Edison Denisov (1929–1996)
Chansons sur des poèmes de Robert Burns (1951) *
N° 1. Malen’kaya ballada (There Was a Bonnie Lass) - N° 2. Jenny (Comin thro’ the Rye)
Dimitri Chostakovitch (1906-1975)
6 Romances pour basse, op. 62 (1942)
N° 2. V polyakh, pod snegom i dozhdyom (O, Wert Thou In The Cauld Blast) - N° 3. McPherson pered kazn’yu (McPherson’s Farewell) - N° 4. Jenny (Comin thro’ the Rye)
Youri Levitine (1912–1993)
Chansons sur des poèmes de Robert Burns, op. 51 (1956) *
N° 1. Lyubov (A Red, Red Rose) - N° 2. John Anderson (John Anderson, my Jo) - N° 3. Shelagh O’Neil - N° 4. Gde-to v peshchere (Had I a Cave) - N° 5. ‘Iz vsekh vetrov’ (Of A’ the Airts)
Tikhon Nikolaevich Khrennikov (1913-2007)
Chansons sur des poèmes de Robert Burns (1944) *
N° 1. Zastol’naya (Auld Lang Syne) - N° 2. Luchshy paren (Highland Laddie) - N° 5. V polyakh, pod snegom i dozhdyom (O, Wert Thou In The Cauld Blast)
* Premier enregistrement
Vassily Savenko, baryton-basse
Alexander Blok, piano
Chansons sur des poèmes de Robert Burns (1955)
N° 1. Davno li tsvel zeleniy dol (The Winter of Life) - N° 2. Vozvrashcheniye soldata (The Sodger’s Return) - N° 3. John Anderson (John Anderson, my Jo) - N° 4. Robin (Rovin’ Robin) - N° 5. Gorsky paren (Highland Laddie) - N° 6. Findlay (Wha Is That At My Bower-Door?) - N° 7. Vsiu zemliu tmoy zavoloklo (Guidwife, Count the Lawin) - N° 8. Proshchay (A Red, Red Rose) - N° 9. Chestnaya bednost (A Man’s A Man For A’ That)
Edison Denisov (1929–1996)
Chansons sur des poèmes de Robert Burns (1951) *
N° 1. Malen’kaya ballada (There Was a Bonnie Lass) - N° 2. Jenny (Comin thro’ the Rye)
Dimitri Chostakovitch (1906-1975)
6 Romances pour basse, op. 62 (1942)
N° 2. V polyakh, pod snegom i dozhdyom (O, Wert Thou In The Cauld Blast) - N° 3. McPherson pered kazn’yu (McPherson’s Farewell) - N° 4. Jenny (Comin thro’ the Rye)
Youri Levitine (1912–1993)
Chansons sur des poèmes de Robert Burns, op. 51 (1956) *
N° 1. Lyubov (A Red, Red Rose) - N° 2. John Anderson (John Anderson, my Jo) - N° 3. Shelagh O’Neil - N° 4. Gde-to v peshchere (Had I a Cave) - N° 5. ‘Iz vsekh vetrov’ (Of A’ the Airts)
Tikhon Nikolaevich Khrennikov (1913-2007)
Chansons sur des poèmes de Robert Burns (1944) *
N° 1. Zastol’naya (Auld Lang Syne) - N° 2. Luchshy paren (Highland Laddie) - N° 5. V polyakh, pod snegom i dozhdyom (O, Wert Thou In The Cauld Blast)
* Premier enregistrement
Vassily Savenko, baryton-basse
Alexander Blok, piano
L’Ecossais Robert Burns a deux patries : son Ecosse natale, et la Russie. Et pourtant, il n’a jamais voyagé plus au sud que le sud… de l’Ecosse, même s’il a failli se retrouver comptable en
Jamaïque, ce qui aurait d’ailleurs sérieusement écorné sa réputation d’homme de l’égalité entre les peuples – les plantations jamaïcaines tournaient alors avec des esclaves –. Mais afin de payer
son voyage jusqu’aux Antilles, il publia quelques poèmes : succès, demande d’un second volume, et vlan, Burns resta sur place. Il faut dire qu’il avait largement à faire pour subvenir aux besoins
des divers gamins qu’il avait conçus avec les servantes, filles de ferme et autres belles Calédoniennes. Dès l’époque romantique, Burns devint la coqueluche de la noblesse
russe, et lors de l’arrivée des Soviets au pouvoir, il acquit la stature de « poète du peuple » ; vers
1950, au sommet de sa gloire soviétique, on avait vendu quelque 600.000 exemplaires de ses poèmes ! Il faut dire que bien des poètes soviétiques modernes avaient été rayés de la carte par les
purges staliniennes, alors que Burns était déjà mort depuis 150 ans ; le besoin d’un référent à la Robin des Bois se fit donc sentir, défenseur des masses opprimées,
et quoi de mieux qu’aller le chercher dans l’Ecosse éternellement opprimée par les vilains capitalistes et impérialistes Anglais ? Hypocrisie politique, naturellement,
puisque Burns était un féroce satiriste anti-politique et il aurait copieusement compissé le stalinisme s’il en avait eu l’occasion. On rappellera sa vision de l’annexion de la Pologne par
Catherine II : « La vielle Cathy a enfoncé ses griffes dans le pauvre Stanislas/Et la Pologne a été pliée comme un arc ;/Que le diable
lui carre une énorme bite d’airain dans le cul/Et la damne en enfer tout à la fois ». Remplacez Cathy, Stanislas et Pologne par Staline, Raczkiewicz et toujours
Pologne… Et voilà comment Burns se retrouva mis en musique par des dizaines de compositeurs de l’époque soviétique : Chostakovitch en premier, avec ses magnifiques Romances
de 1942, mais aussi des personnages moins connus ici, comme Sviridov, Denisov ou Khrennikov, de très dignes musiciens sans doute moins géniaux, mais parfaitement à l’aise dans le domaine de la
mélodie à la russe postromantique. D’aucuns estimeront que Khrennikov, lorsqu’il fut Secrétaire général de l’Union des compositeurs soviétiques, fit bien des misères à Chosta, Proko, Khatcha et
Schnittke, mais il se rattrapa en 1950 et distribua des Prix Staline. Et Denisov, d’entre tous, mérite sans doute une véritable redécouverte. P.S. : il est à noter que Burns
est pourtant un excellent poète ; et la Russie continue à l’adorer, même depuis la chute de la dictature communiste. Non mais des fois !
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