Artiste principal :
Philippe Pierlot
Genre : Classique
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- 1 Aus der Tieffen
- 2 So du willst
- 3 Ich harre des Herrn
- 4 Meine Seele wartet
- 5 Israel hoffe auf den Herrn
- 6 Sonata
- 7 Coro. Himmelskönig sei willkommen
- 8 Recitavo. Siehe, Ich komme
- 9 Aria. Starkes Lieben
- 10 Aria. Leget euch dem Heiland unter
- 11 Aria. Jesu lass durch Wohl und Weh
- 12 Coro. Jesu deine Passion
- 13 Coro. So lasset uns gehen
- 14 Sinfonia
- 15 Versus I. Christ lag in Todesbanden
- 16 Versus II. Den Tod niemand zwingen kunnt
- 17 Versus III. Jesus Christus, Gottes Sohn
- 18 Versus IV. Es war ein wunderlicher Krieg
- 19 Versus V. Hier ist das rechte Osterlamm
- 20 Versus VI. So feiern wir das hohe Fest
- 21 Versus VII. Wir essen und leben wohl
"Aus der Tieffen ruffe Ich zu Dir", BWV 131 (Johann Sebastian Bach)
"Himmelskönig sei willkommen", BWV 182
"Christ lag in Todesbanden", BWV 4
À propos
"Aus der Tieffen ruffe Ich zu Dir", BWV 131 - "Himmelskönig sei willkommen", BWV 182 - "Christ lag in Todesbanden", BWV 4 / Ricercar Consort - Philippe Pierlot, direction
Johann Sebastian Bach
"Aus der Tieffen ruffe Ich zu Dir", BWV 131
"Himmelskönig sei willkommen", BWV 182
"Christ lag in Todesbanden", BWV 4 Ricercar Consort Philippe Pierlot, conductor
"Aus der Tieffen ruffe Ich zu Dir", BWV 131
"Himmelskönig sei willkommen", BWV 182
"Christ lag in Todesbanden", BWV 4 Ricercar Consort Philippe Pierlot, conductor
Deux de ces trois cantates appartiennent à la première période créatrice (de cantates) de Bach ; il semble même que Aus der Tieffen ruff ich Herr zu dir est la toute
première tentative dans le genre, en cette année 1707, du jeune organiste de Mühlhausen. D’ailleurs, il n’a pas encore peaufiné la forme, de sorte que l’on croit voir là une sorte de motet, de
concert spirituel : cinq parties enchaînées, pas de récitatif, un discours sans faille qui explore l’âme humaine par le truchement du Psaume 130 – le fameux De profundis –, et un langage
encore teinté de Buxtehude ou Schütz. Cela n’enlève d’ailleurs rien au génie impérial de l’œuvre. Himmelskönig sei willkommen est la première cantate que le tout
nouveau Konzertmeister (premier violon) de la Chapelle du duc de Weimar fait jouer dans cette ville, le 25 mars 1714 : parmi ses attributions, il lui incombait de donner tous les mois une
œuvre nouvelle. Bach s’est déjà dégagé de l’influence des organistes et des madrigalistes d’Allemagne du Nord, pour développer le grand langage et la forme qui dorénavant seront les siens.
Alternance, donc, d’airs, de chœurs et de récitatifs, introduction orchestrale, choral final. Quant à Christ lag in Todesbanden, on n’en connaît pas la date de
composition précise, mais les présomptions tendent vers 1707 ou 08, Mühlhausen donc. Après une déchirante introduction instrumentale, courte mais violente, Bach part dans l’un de ses moments
polyphoniques les plus phénoménaux : la voix principale énonce, imperturbablement, le thème du choral luthérien, en valeurs longues, hiératiques, tandis que les trois autres brodent dans des
rythmes divers, hachés, inquiets, sur le même thème diversement transformé, retourné, accéléré… Bach, 32 ou 33 ans, y surpasse tous ses maîtres. Toute la première partie de la cantate baigne dans
une atmosphère sombre, chargée de figures mélodiques tombantes, d’intervalles déchirés, d’harmonies instables : la mort, la crucifixion, transparaissent à chaque instant. Puis, à un moment donné,
tout bascule : c’est la Résurrection. Considérez cette cantate comme une mini-passion en sept versets, sur un texte de Luther. Le Ricercar Consort fait valoir dans cet album
des forces vocales et instrumentales réduites : quatre voix, qui assurent également les chorals, et un petit ensemble de chambre. Atmosphère intime, évocatrice de la petite église Saint-Blaise de
Mühlhausen et de la Chapelle privée du Duc de Weimar.
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