Artiste principal :
Richard Hickox
Genre : Classique > Musique vocale profane
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
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Qualité Standard (320 kpbs)
9.99€
- 1 Fantasia on Christmas Carols
- 2 Prélude. God rest you merry – Allegro agitato
- 3 Marley’s Ghost. Allegro moderato e pesante
- 4 The Spirit of Christmas. Lento
- 5 Fezziwig’s Christmas Party. Molto moderato
- 6 Fezziwig’s Parlour: Scene II. Allegro
- 7 Morris jig. Allegro molto
- 8 The Triumph. Allegro moderato
- 9 Roger de Coverley
- 10 Midnight. Lento
- 11 A procession. Lento
- 12 Victorian Drawing Room. Andante sostenuto
- 13 Bob Cratchit’s Christmas Party
- 14 Bob Cratchit’s Toast. Lento
- 15 Black Nag. Allegro
- 16 Procession of the Nativity. Lento
- 17 Prélude - God rest you merry and The truth from above
- 18 Angelus ad Virginem
- 19 The Salutation Carol
- 20 The Cherry Tree Carol: Part One
- 21 The Cherry Tree Carol: Part Two
- 22 Joseph and Mary
- 23 "In Bethlehem City" (A Virgin most pure)
- 24 The Sussex Carol
- 25 " Tidings true there be come new" (The Salutation Carol)
- 26 How brightly shone the morning star
- 27 Interlude
- 28 The First Nowell
Fantasia on Christmas Carols (Ralph Vaughan Williams)
On Christmas Night
The First Nowell
À propos
Fantasia on Christmas Carols - On Christmas Night - The First Nowell / Joseph Cullen, orgue - Sarah Fox, sop.- Roderick Williams, baryton - Joyful Company of Singers - City of London Sinfonia, dir. Richard Hickox
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
69:36 - DDD - Enregistré à St-Jude-on-the-Hill, Hampstead, Londres en décembre 2005 - Notes en français, anglais & allemand. Textes chantés donnés en anglais
Ralph Vaughan-Williams 1872-1958)
Fantasia on Christmas Carols (1912) *
(Premier enregistrement de l'arrangement pour cordes & orgue)
On Christmas Night (1924), masque adapté de A Christmas Carol de Charles Dickens, pour orchestre
(Premier enregistrement)
The First Nowell (1958), un mystère de la Nativité pour soli, chœur & orchestre * * Joseph Cullen, orgue
** Sarah Fox, soprano - Roderick Williams, baryton - Joyful Company of Singers
City of London Sinfonia
Direction Richard Hickox (1948-2008)
Fantasia on Christmas Carols (1912) *
(Premier enregistrement de l'arrangement pour cordes & orgue)
On Christmas Night (1924), masque adapté de A Christmas Carol de Charles Dickens, pour orchestre
(Premier enregistrement)
The First Nowell (1958), un mystère de la Nativité pour soli, chœur & orchestre * * Joseph Cullen, orgue
** Sarah Fox, soprano - Roderick Williams, baryton - Joyful Company of Singers
City of London Sinfonia
Direction Richard Hickox (1948-2008)
Voilà trois merveilleuses œuvres de Noël de Vaughan Williams, que l’on peut écouter à n’importe quelle époque de l’année ! Quarante-six ans séparent la composition de Fantasia on Christmas
Carols (1912) de The First Nowell (1958, écrit quelques semaines avant sa mort) : l’auditeur mesurera le parcours extraordinaire de ce grand génie de la musique anglaise, le plus grand
de son siècle s’il n’y avait eu Britten pour le surpasser…
Fantasia n’est pas sans évoquer, dans son écriture de cordes, la fabuleuse Fantaisie Tallis écrite également au début de sa carrière. Chandos nous la livre en première discographique.
Mais déjà le ballet On Christmas Night, d’après A Christmas Carol de Dickens, permet de découvrir un Vaughan Williams plus incisif, extraordinaire orchestrateur, et fin dessinateur des caractères des personnages : l’épouvantable vieux radin Scrooge (qui a servi de modèle à Disney pour Picsou), les fantômes, minuit, et la Procession de la Nativité. Voilà un superbe chef-d’œuvre, également en première discographique, que quelques orchestres, en mal de musique de Noël, devraient illico mettre à leur répertoire !
Enfin, The First Nowell fut composé par Vaughan Williams trois semaines avant sa mort – quelques parties, largement esquissées, furent terminées par son ami Roy Douglas ; le résultat est une œuvre superbe, d’un recueillement infini, un véritable adieu à la vie du vieux compositeur qui a toujours adoré l’atmosphère de Noël et ses cantiques. D’ailleurs, les plus facétieux d’entre vous reconnaîtront l’hymne qui a servi à l’inénarrable Mister Bean pour son époustouflant sketch du chef de fanfare : Vaughan Williams le donne dans son intégralité.
Fantasia n’est pas sans évoquer, dans son écriture de cordes, la fabuleuse Fantaisie Tallis écrite également au début de sa carrière. Chandos nous la livre en première discographique.
Mais déjà le ballet On Christmas Night, d’après A Christmas Carol de Dickens, permet de découvrir un Vaughan Williams plus incisif, extraordinaire orchestrateur, et fin dessinateur des caractères des personnages : l’épouvantable vieux radin Scrooge (qui a servi de modèle à Disney pour Picsou), les fantômes, minuit, et la Procession de la Nativité. Voilà un superbe chef-d’œuvre, également en première discographique, que quelques orchestres, en mal de musique de Noël, devraient illico mettre à leur répertoire !
Enfin, The First Nowell fut composé par Vaughan Williams trois semaines avant sa mort – quelques parties, largement esquissées, furent terminées par son ami Roy Douglas ; le résultat est une œuvre superbe, d’un recueillement infini, un véritable adieu à la vie du vieux compositeur qui a toujours adoré l’atmosphère de Noël et ses cantiques. D’ailleurs, les plus facétieux d’entre vous reconnaîtront l’hymne qui a servi à l’inénarrable Mister Bean pour son époustouflant sketch du chef de fanfare : Vaughan Williams le donne dans son intégralité.
Vaughan Williams : Musique de NoëlStephen Connock
Vaughan Williams adorait Noël et avait pour les carols (chants de Noël) une prédilection qui jamais ne le quitta. Dans ses premiers souvenirs de Noël à Leith Place, dans les années 1880, surgissaient des images de nombreuses visites de famille, de lectures à haute voix de A Christmas Carol de Dickens et des carols qu’il chantait et avait appris dans les éditions de Stainer & Bell. Plus tard le compositeur évoqua dans ses écrits le “sentiment d’intimité” qu’il éprouva en entendant pour la première fois The Cherry Tree Carol.
Vaughan Williams admirait la fraîcheur, la beauté et la noblesse des carols. Peu après avoir commencé à réunir des mélodies populaires, il avait été émerveillé d’entendre Harriet Verrall chanter The Sussex Carol dont les premiers mots étaient “On Christmas Night, all Christians sing”. Elle l’avait chanté devant lui à Monk’s Gate près de Horsham dans le West Sussex le 8 mai 1904. Un autre chant de Noël qui le marqua profondément fut The Truth from above que Vaughan Williams assortit de cette note : “from Mr W. Jenkins at King’s Pyon, in Herefordshire in July 1909”. Ce dernier carol et bien d’autres furent repris plus tard dans le Oxford Book of Carols coédité par Vaughan Williams en 1928.
Au cours de la Première Guerre mondiale, le compositeur saisit toutes les occasions de former des chœurs pour interpréter des carols ; une soirée mémorable eut lieu à Noël, en 1916, à l’ombre de l’Olympe. Près de quarante ans plus tard, Vaughan Williams dirigeait encore les carol parties qui, à cette époque, avaient lieu au 10 Hannover Terrace à Londres. Les carols chantés pendant ces singeries étaient presque toujours dans la tradition anglaise.
L’amour que portait Vaughan Williams à Noël et en particulier aux mélodies de Noël transparaît au travers de ses compositions de saison parmi lesquelles figurent Fantasia on Christmas Carols (1912), On Christmas Night (1926), Hodie (This day, 1954) et The First Nowell (1958). La Fantasia on Christmas Carols fut dédiée à Cecil Sharp, le compilateur de chants de Noël et fondateur de l’English Folk Dance Society. Elle est élaborée à partir de quatre carols anglais traditionnels : The Truth from above, Come all you worthy gentlemen, On Christmas Night (The Sussex Carol) et There is a fountain filled with blood (la mélodie seulement); il s’y ajoute des allusions à d’autres carols parmi lesquels The First Nowell. Lors de la composition de cette œuvre, Vaughan Williams fut peut-être influencé par Christmas Day, une pièce de son ami Gustav Holst datant de 1910. Cette Choral Fantasy on Old Carols pour chœur et orchestre comprend The First Nowell. Holst précisa que cette œuvre était “pour pianoforte et cordes ou tout autre combinaison [d’instruments]”. Vaughan Williams, dans sa Fantasia, autorisa aussi le recours à des combinaisons différentes d’instruments afin de faciliter des exécutions de plus grande envergure, et il y eut entre autres une version pour orchestre à cordes et orgue qui est celle reprise dans cet enregistrement.
L’œuvre commence par un solo de violoncelle improvisé qui, par ses accents très expressifs, évoque le Phantasy Quintet daté aussi de 1912. Le baryton entonne avec les mots “This is the truth sent from above”. Le chœur à quatre parties se joint à lui en fredonnant avant de prendre le relais du baryton dans le dernier couplet. C’est une introduction étonnante, tout en intimité et en beauté. Come all you worthy gentlemen est entonné par les ténors et les basses, et les sopranos et altos chantent le refrain “O we wish you the comfort and tidings of joy”.
The First Nowell est joué par l’orchestre à la fin du deuxième couplet. Il y a alors une mémorable reprise du solo de baryton avec On Christmas Night, auquel le chœur fait écho avec un autre fredonnement très évocateur. Après une citation orchestrale du Wassail Song (Yorkshire), le baryton chante “God bless the ruler of this house”, le dernier couplet de Come all you worthy gentlemen. Cette œuvre, imprégnée de chaleur et de noblesse, se termine par de délicats souhaits de bonheur, maintenant et à jamais. En même temps qu’il compilait des mélodies populaires, Vaughan Williams s’intéressait de près aux danses folkloriques. Il fut l’un des membres fondateurs de l’English Folk Dance Society et fut présent lors de sa première réunion le 6 décembre 1911. En 1924, après le décès de Cecil Sharp, il en devint le conseiller musical. Vaughan Williams déclara que les hommes “trouvaient dans la danse folklorique une exaltation spirituelle qu’ils ne trouvaient nulle part ailleurs”. Cette fascination pour la danse folklorique allait de pair avec un intérêt plus large pour le ballet. Le compositeur rencontra Diaghilev et Nijinski à Londres en 1911. Mais rien n’en résulta, pas plus que du projet de ballet choral pour Isadora Duncan cette même année. Le problème provenait en partie de l’aversion de Vaughan Williams pour la danse classique qui demandait que le corps soit posé en équilibre sur la pointe des pieds. La recherche de possibilités différentes amena tant Vaughan Williams que Holst à explorer un style nouveau de ballet anglais, stimulés en cela par la chorégraphie de Cecil Sharp pour A Midsummer Night’s Dream en 1914. Le ballet de Holst, The Lure, fut écrit en 1921 au départ de mélodies folkloriques du Northumberland et la musique de ballet de The Perfect Fool vit le jour en 1923. L’exécution en février 1922 à Cambridge de l’opéra The Two Sisters de Cyril Rootham qui incluait une scène de ballet inspirée de danses folkloriques eut elle aussi une influence. Quatre œuvres sont à considérer comme le produit immédiat de cette recherche d’un “ballet anglais”: Old King Cole (1923), On Christmas Night (1924), son chef-d’œuvre Job – A Masque for Dancing (1930) et The Bridal Day (1938). On Christmas Night s’intitulait originellement A Christmas Carol et fut créé à Chicago le 26 décembre 1926 par le Bolm Ballet. Adolf Bolm, qui imagina le premier scénario du ballet, fut l’un des danseurs étoiles de la troupe de Diaghilev dès 1909. Il eut un remarquable succès dans les Danses polovtsiennes en mai 1909. Il fit le tour des États-Unis avec Diaghilev en 191-1917. En 1920 il dansait au Coliseum à Londres et c’est sans doute à cette époque que sa collaboration avec Vaughan Williams débuta. Bolm commanda aussi un ballet à Holst en 1921. Après sa création par le Bolm Ballet en 1926, On Christmas Night fut représenté à Londres en 1929 avant d’être “remisé dans un tiroir” jusqu’au moment où la maison d’édition Oxford University Press s’enquit de l’œuvre en 1935. Le ballet fut ramené à la vie dans une chorégraphie nouvelle de Douglas Kennedy qui avait été directeur de la English Folk Dance Society après le décès de Sharp. Frederick Wilkinson, un ami de Holst, produisit l’œuvre à la Cecil Sharp House le 29 décembre 1935. Il y eut deux représentations le même soir (“comme le ballet est court”) sous la baguette d’Imogen Holst. L’œuvre était dédiée à Douglas Kennedy qui chantait le rôle du Watchman (veilleur). Les principaux rôles sont Scrooge, L’Esprit de Noël, Mr et Mrs Fezziwig, la famille Cratchit dont fait partie Tiny Tim, les Trois Rois et les personnages de la nativité. Il y a deux rôles chantés – tous deux en coulisse, l’un par un baryton (Watchman) et l’autre par une mezzo-soprano –, un chœur et un petit orchestre.
Le synopsis suivant peut être utile lors de l’audition du ballet :
2 (I) C’est la veille de Noël. Un bref prélude plein d’atmosphère (Lento) inspiré de The First Nowell ouvre l’œuvre. Des voix en coulisse chantent God rest you merry. Scrooge est assis en robe de chambre, avec une boisson et son brouet, et la colère le gagne tandis que progresse le carol. Dans la section Allegro agitato, Scrooge se lève d’un bond, clopine vers la fenêtre, l’ouvre avec violence et agite le poing.
3 (II) Le fantôme de Marley apparaît sur une musique distordue et grotesque. Le fantôme traîne Scrooge jusqu’à la fenêtre avant de disparaître. On entend de mystérieux gémissements pareils à ceux qui, des années plus tard, accompagneront Apollyon dans The Pilgrim’s Progress. Scrooge s’évanouit.
4 (III) L’Esprit de Noël apparaît sous les traits d’un jeune garçon. Sur les notes d’un Lento délicat inspiré de The First Nowell, il prend Scrooge par la main, le conduit à la porte et le fait sortir.
5 (IV) Dans la maison des Fezziwig, divers personnages (Laitier, Boulanger, Garçond’en face, etc.) arpentent la scène en dansant sur une mélodie champêtre. Scrooge reste dans l’obscurité.
6 (V) L’action se déplace vers le salon où une assemblée plus nombreuse danse Haste to the wedding. Personne ne remarque Scrooge qui les observe. Mr et Mrs Fezziwig entrent avec Scrooge sous l’apparence d’un jeune homme et, sur une musique d’un charme subtil, le jeune Scrooge accorde une attention particulière à une jeune fille dans l’assemblée. Putney Ferry est alors dansé Andante grazioso par les demoiselles Fezziwig et leurs admirateurs.
7 (VI) Le Garçon-d’en-face propose de danser une gigue folklorique – Bacca Pipes – sur un accompagnement de piccolo. Bientôt tous y participent.
8 (VII) Les danseurs sont interrompus par un violoniste qui accorde son instrument “like fifty stomach-aches” (comme cinquante crampes à l’estomac) avant de commencer à jouer The Triumph.
9 (VIII) Tandis que la danse progresse, Fezziwig change d’avis et demande Sir Roger de Coverley.
10 (IX) Au point culminant de la danse, les douze coups de minuit retentissent. La danse est interrompue et l’assemblée se disperse. L’épisode Lento réapparaît avec The First Nowell et God rest you merry joués par l’orchestre. Un veilleur (Watchman) en coulisse annonce l’heure :
11 (X) Une procession fait son entrée sous la conduite de L’Esprit de Noël. Suivent des bergers, les Trois Rois et d’autres personnages de la nativité. Les mélodies On Christmas Night, The First Nowell et The Cherry Tree Carol (partie 2) sont entendues à l’orchestre. Scrooge est dans l’obscurité et observe la scène.
12 (XI) Un salon du début de l’ère victorienne apparaît dans la lumière naissante. Un père et une mère sont assis paisiblement près du feu. Une jeune fille joue du piano (de la harpe dans cet enregistrement) aux côtés du jeune Scrooge. On entend une version du merveilleux Seeds of Love joué Andante sostenuto.
13 (XII) La scène change et l’on est dans le salon de Bob Cratchit à l’heure du dîner. Tiny Tim est assis sur sa chaise. Le pudding est apporté en grande cérémonie sous forme d’une danse gracieuse, Hunsdon House.
14 (XIII) Bob Cratchit propose de porter un toast à Scrooge ; Tiny Tim refuse d’y prendre part, au grand émoi de Scrooge.
15 (XIV) La table est reculée et les enfants dansent sur la mélodie animée de Black Nag avant de s’agenouiller pour la prière du soir, Molto adagio.
16 (XV) S’élevant d’un mystérieux Lento, une voix en coulisse chante The First Nowell, et bientôt le chœur s’y joint. En toile de fond apparaissent la Madone et l’enfant, comme dans un tableau italien, et la procession de la nativité fait son entrée. Tous s’agenouillent à l’exception de Scrooge qui reste à l’écart du groupe. Tiny Tim s’en aperçoit, se dirige vers lui, lui prend la main et l’amène vers l’assemblée. Scrooge s’agenouille aussi. Les cloches sonnent et tous chantent “Nowell, Nowell”, puis le ballet se termine paisiblement. The First Nowell, un mystère de la nativité pour solistes, chœur et orchestre réduit fut arrangé et adapté par Simona Pakenham à partir de spectacles médiévaux. Un certain nombre de mélodies traditionnelles sont reprises dans l’arrangement de Vaughan Williams telles On Christmas Night, The Cherry Tree Carol et God rest you merry. Vaughan Williams dit à Simona Pakenham et à son époux Noel Iliff qui allait assurer la mise en scène de la pièce : “Je trouve que toute pièce sur le thème de Noël devrait commencer par God rest you merry et se terminer par The First Nowell”. Simona Pakenham explique comment l’œuvre vit le jour :
17 (I) Un Prélude pour baryton solo et chœur commence par une mélodie plaintive pour cordes et bois. Elle est suivie – comme l’avait promis Vaughan Williams – par God rest you merry, chanté initialement par le ténor et les basses avant que le chœur tout entier continue à l’unisson. Le baryton chante alors “This is the truth sent from above” qui, par l’intimité et l’expressivité qui l’imprègnent, nous ramènent quarante-six ans en arrière à la Fantasia on Christmas Carols.
18 (II) Bois, harpe et cordes pizzicato introduisent la soprano solo dans l’Angelus ad Virginem. Ce carol est mentionné dans le Miller’s Tale de Chaucer.
19 (III) Un bref Allegretto introduit The Salutation Carol – “Nowell, Nowell… This is the salutation of the angel Gabriel”.
20 (IV) The Cherry Tree Carol (partie 1 – “Joseph was an old man”) suit, nous rappelant combine Vaughan Williams aimait ce carol qui remontait à son enfance.
21 (V) Sur un accompagnement de cordes, la soprano chante The Cherry Tree Carol (partie 2 – “As Joseph was a-walking”), Andante tranquillo.
22 (VI) Sur des arpèges à la harpe, le baryton chante “O Joseph being an old man truly” du carol intitulé Joseph and Mary. Les ténors chantent un couplet avec un accompagnement muet du chœur.
23 (VII) “In Bethlehem City” suit, pour chœur de femmes. Ce carol est une adaptation de A Virgin most pure, avec son refrain “Then let us be merry, cast sorrow aside”.
24 (VIII) The Sussex Carol pour baryton et chœur émerge d’une délicate introduction à la flûte.
25 (IX) Ténors et basses chantent une partie du Salutation Carol : “Tidings true there be come new, sent from the Trinity”.
26 (X) Ce choral de l’Épiphanie allemand How brightly shone the morning star fut traduit par Vaughan Williams et est joué Maestoso con moto. C’est une marche pour les Trois Rois.
27 (XI) Un interlude orchestral évoque l’Angelus ad Virginem.
28 (XII) La soprano entonne enfin The First Nowell. Puis sopranos et altos chantent à l’unisson avant que le chœur tout entier reprenne le carol. Dans cette version de concert, l’œuvre se termine par un passage Andante sostenuto qui est d’autant plus poignant que l’on sait que Vaughan Williams décéda au moment où il travaillait à l’arrangement de ce carol qu’il connaissait si bien et aimait tant. La musique de Noël de Vaughan Williams est touchante par sa fraîcheur et sa chaleur. C’est une musique à jouer et à apprécier à la veille de Noël, chez soi, au coin du feu, entouré d’enfants, dans une sereine quiétude.
Vaughan Williams adorait Noël et avait pour les carols (chants de Noël) une prédilection qui jamais ne le quitta. Dans ses premiers souvenirs de Noël à Leith Place, dans les années 1880, surgissaient des images de nombreuses visites de famille, de lectures à haute voix de A Christmas Carol de Dickens et des carols qu’il chantait et avait appris dans les éditions de Stainer & Bell. Plus tard le compositeur évoqua dans ses écrits le “sentiment d’intimité” qu’il éprouva en entendant pour la première fois The Cherry Tree Carol.
Vaughan Williams admirait la fraîcheur, la beauté et la noblesse des carols. Peu après avoir commencé à réunir des mélodies populaires, il avait été émerveillé d’entendre Harriet Verrall chanter The Sussex Carol dont les premiers mots étaient “On Christmas Night, all Christians sing”. Elle l’avait chanté devant lui à Monk’s Gate près de Horsham dans le West Sussex le 8 mai 1904. Un autre chant de Noël qui le marqua profondément fut The Truth from above que Vaughan Williams assortit de cette note : “from Mr W. Jenkins at King’s Pyon, in Herefordshire in July 1909”. Ce dernier carol et bien d’autres furent repris plus tard dans le Oxford Book of Carols coédité par Vaughan Williams en 1928.
Au cours de la Première Guerre mondiale, le compositeur saisit toutes les occasions de former des chœurs pour interpréter des carols ; une soirée mémorable eut lieu à Noël, en 1916, à l’ombre de l’Olympe. Près de quarante ans plus tard, Vaughan Williams dirigeait encore les carol parties qui, à cette époque, avaient lieu au 10 Hannover Terrace à Londres. Les carols chantés pendant ces singeries étaient presque toujours dans la tradition anglaise.
L’amour que portait Vaughan Williams à Noël et en particulier aux mélodies de Noël transparaît au travers de ses compositions de saison parmi lesquelles figurent Fantasia on Christmas Carols (1912), On Christmas Night (1926), Hodie (This day, 1954) et The First Nowell (1958). La Fantasia on Christmas Carols fut dédiée à Cecil Sharp, le compilateur de chants de Noël et fondateur de l’English Folk Dance Society. Elle est élaborée à partir de quatre carols anglais traditionnels : The Truth from above, Come all you worthy gentlemen, On Christmas Night (The Sussex Carol) et There is a fountain filled with blood (la mélodie seulement); il s’y ajoute des allusions à d’autres carols parmi lesquels The First Nowell. Lors de la composition de cette œuvre, Vaughan Williams fut peut-être influencé par Christmas Day, une pièce de son ami Gustav Holst datant de 1910. Cette Choral Fantasy on Old Carols pour chœur et orchestre comprend The First Nowell. Holst précisa que cette œuvre était “pour pianoforte et cordes ou tout autre combinaison [d’instruments]”. Vaughan Williams, dans sa Fantasia, autorisa aussi le recours à des combinaisons différentes d’instruments afin de faciliter des exécutions de plus grande envergure, et il y eut entre autres une version pour orchestre à cordes et orgue qui est celle reprise dans cet enregistrement.
L’œuvre commence par un solo de violoncelle improvisé qui, par ses accents très expressifs, évoque le Phantasy Quintet daté aussi de 1912. Le baryton entonne avec les mots “This is the truth sent from above”. Le chœur à quatre parties se joint à lui en fredonnant avant de prendre le relais du baryton dans le dernier couplet. C’est une introduction étonnante, tout en intimité et en beauté. Come all you worthy gentlemen est entonné par les ténors et les basses, et les sopranos et altos chantent le refrain “O we wish you the comfort and tidings of joy”.
The First Nowell est joué par l’orchestre à la fin du deuxième couplet. Il y a alors une mémorable reprise du solo de baryton avec On Christmas Night, auquel le chœur fait écho avec un autre fredonnement très évocateur. Après une citation orchestrale du Wassail Song (Yorkshire), le baryton chante “God bless the ruler of this house”, le dernier couplet de Come all you worthy gentlemen. Cette œuvre, imprégnée de chaleur et de noblesse, se termine par de délicats souhaits de bonheur, maintenant et à jamais. En même temps qu’il compilait des mélodies populaires, Vaughan Williams s’intéressait de près aux danses folkloriques. Il fut l’un des membres fondateurs de l’English Folk Dance Society et fut présent lors de sa première réunion le 6 décembre 1911. En 1924, après le décès de Cecil Sharp, il en devint le conseiller musical. Vaughan Williams déclara que les hommes “trouvaient dans la danse folklorique une exaltation spirituelle qu’ils ne trouvaient nulle part ailleurs”. Cette fascination pour la danse folklorique allait de pair avec un intérêt plus large pour le ballet. Le compositeur rencontra Diaghilev et Nijinski à Londres en 1911. Mais rien n’en résulta, pas plus que du projet de ballet choral pour Isadora Duncan cette même année. Le problème provenait en partie de l’aversion de Vaughan Williams pour la danse classique qui demandait que le corps soit posé en équilibre sur la pointe des pieds. La recherche de possibilités différentes amena tant Vaughan Williams que Holst à explorer un style nouveau de ballet anglais, stimulés en cela par la chorégraphie de Cecil Sharp pour A Midsummer Night’s Dream en 1914. Le ballet de Holst, The Lure, fut écrit en 1921 au départ de mélodies folkloriques du Northumberland et la musique de ballet de The Perfect Fool vit le jour en 1923. L’exécution en février 1922 à Cambridge de l’opéra The Two Sisters de Cyril Rootham qui incluait une scène de ballet inspirée de danses folkloriques eut elle aussi une influence. Quatre œuvres sont à considérer comme le produit immédiat de cette recherche d’un “ballet anglais”: Old King Cole (1923), On Christmas Night (1924), son chef-d’œuvre Job – A Masque for Dancing (1930) et The Bridal Day (1938). On Christmas Night s’intitulait originellement A Christmas Carol et fut créé à Chicago le 26 décembre 1926 par le Bolm Ballet. Adolf Bolm, qui imagina le premier scénario du ballet, fut l’un des danseurs étoiles de la troupe de Diaghilev dès 1909. Il eut un remarquable succès dans les Danses polovtsiennes en mai 1909. Il fit le tour des États-Unis avec Diaghilev en 191-1917. En 1920 il dansait au Coliseum à Londres et c’est sans doute à cette époque que sa collaboration avec Vaughan Williams débuta. Bolm commanda aussi un ballet à Holst en 1921. Après sa création par le Bolm Ballet en 1926, On Christmas Night fut représenté à Londres en 1929 avant d’être “remisé dans un tiroir” jusqu’au moment où la maison d’édition Oxford University Press s’enquit de l’œuvre en 1935. Le ballet fut ramené à la vie dans une chorégraphie nouvelle de Douglas Kennedy qui avait été directeur de la English Folk Dance Society après le décès de Sharp. Frederick Wilkinson, un ami de Holst, produisit l’œuvre à la Cecil Sharp House le 29 décembre 1935. Il y eut deux représentations le même soir (“comme le ballet est court”) sous la baguette d’Imogen Holst. L’œuvre était dédiée à Douglas Kennedy qui chantait le rôle du Watchman (veilleur). Les principaux rôles sont Scrooge, L’Esprit de Noël, Mr et Mrs Fezziwig, la famille Cratchit dont fait partie Tiny Tim, les Trois Rois et les personnages de la nativité. Il y a deux rôles chantés – tous deux en coulisse, l’un par un baryton (Watchman) et l’autre par une mezzo-soprano –, un chœur et un petit orchestre.
Le synopsis suivant peut être utile lors de l’audition du ballet :
2 (I) C’est la veille de Noël. Un bref prélude plein d’atmosphère (Lento) inspiré de The First Nowell ouvre l’œuvre. Des voix en coulisse chantent God rest you merry. Scrooge est assis en robe de chambre, avec une boisson et son brouet, et la colère le gagne tandis que progresse le carol. Dans la section Allegro agitato, Scrooge se lève d’un bond, clopine vers la fenêtre, l’ouvre avec violence et agite le poing.
3 (II) Le fantôme de Marley apparaît sur une musique distordue et grotesque. Le fantôme traîne Scrooge jusqu’à la fenêtre avant de disparaître. On entend de mystérieux gémissements pareils à ceux qui, des années plus tard, accompagneront Apollyon dans The Pilgrim’s Progress. Scrooge s’évanouit.
4 (III) L’Esprit de Noël apparaît sous les traits d’un jeune garçon. Sur les notes d’un Lento délicat inspiré de The First Nowell, il prend Scrooge par la main, le conduit à la porte et le fait sortir.
5 (IV) Dans la maison des Fezziwig, divers personnages (Laitier, Boulanger, Garçond’en face, etc.) arpentent la scène en dansant sur une mélodie champêtre. Scrooge reste dans l’obscurité.
6 (V) L’action se déplace vers le salon où une assemblée plus nombreuse danse Haste to the wedding. Personne ne remarque Scrooge qui les observe. Mr et Mrs Fezziwig entrent avec Scrooge sous l’apparence d’un jeune homme et, sur une musique d’un charme subtil, le jeune Scrooge accorde une attention particulière à une jeune fille dans l’assemblée. Putney Ferry est alors dansé Andante grazioso par les demoiselles Fezziwig et leurs admirateurs.
7 (VI) Le Garçon-d’en-face propose de danser une gigue folklorique – Bacca Pipes – sur un accompagnement de piccolo. Bientôt tous y participent.
8 (VII) Les danseurs sont interrompus par un violoniste qui accorde son instrument “like fifty stomach-aches” (comme cinquante crampes à l’estomac) avant de commencer à jouer The Triumph.
9 (VIII) Tandis que la danse progresse, Fezziwig change d’avis et demande Sir Roger de Coverley.
10 (IX) Au point culminant de la danse, les douze coups de minuit retentissent. La danse est interrompue et l’assemblée se disperse. L’épisode Lento réapparaît avec The First Nowell et God rest you merry joués par l’orchestre. Un veilleur (Watchman) en coulisse annonce l’heure :
C’est un moment magique qui restitue parfaitement l’émerveillement de Vaughan Williams face à la scène de Noël au clair de lune.Past twelve o’clock, and a cold frosty morning,
Past twelve o’clock, good morrow masters all.
(Minuit passé, glaciale matinée,
Minuit passé, bonjour l’assemblée.)
11 (X) Une procession fait son entrée sous la conduite de L’Esprit de Noël. Suivent des bergers, les Trois Rois et d’autres personnages de la nativité. Les mélodies On Christmas Night, The First Nowell et The Cherry Tree Carol (partie 2) sont entendues à l’orchestre. Scrooge est dans l’obscurité et observe la scène.
12 (XI) Un salon du début de l’ère victorienne apparaît dans la lumière naissante. Un père et une mère sont assis paisiblement près du feu. Une jeune fille joue du piano (de la harpe dans cet enregistrement) aux côtés du jeune Scrooge. On entend une version du merveilleux Seeds of Love joué Andante sostenuto.
13 (XII) La scène change et l’on est dans le salon de Bob Cratchit à l’heure du dîner. Tiny Tim est assis sur sa chaise. Le pudding est apporté en grande cérémonie sous forme d’une danse gracieuse, Hunsdon House.
14 (XIII) Bob Cratchit propose de porter un toast à Scrooge ; Tiny Tim refuse d’y prendre part, au grand émoi de Scrooge.
15 (XIV) La table est reculée et les enfants dansent sur la mélodie animée de Black Nag avant de s’agenouiller pour la prière du soir, Molto adagio.
16 (XV) S’élevant d’un mystérieux Lento, une voix en coulisse chante The First Nowell, et bientôt le chœur s’y joint. En toile de fond apparaissent la Madone et l’enfant, comme dans un tableau italien, et la procession de la nativité fait son entrée. Tous s’agenouillent à l’exception de Scrooge qui reste à l’écart du groupe. Tiny Tim s’en aperçoit, se dirige vers lui, lui prend la main et l’amène vers l’assemblée. Scrooge s’agenouille aussi. Les cloches sonnent et tous chantent “Nowell, Nowell”, puis le ballet se termine paisiblement. The First Nowell, un mystère de la nativité pour solistes, chœur et orchestre réduit fut arrangé et adapté par Simona Pakenham à partir de spectacles médiévaux. Un certain nombre de mélodies traditionnelles sont reprises dans l’arrangement de Vaughan Williams telles On Christmas Night, The Cherry Tree Carol et God rest you merry. Vaughan Williams dit à Simona Pakenham et à son époux Noel Iliff qui allait assurer la mise en scène de la pièce : “Je trouve que toute pièce sur le thème de Noël devrait commencer par God rest you merry et se terminer par The First Nowell”. Simona Pakenham explique comment l’œuvre vit le jour :
Le scénario de Simona Pakenham est l’histoire de Noël, de l’Annonciation à l’Épiphanie. Son texte fut remis à la fi n du mois de juillet 1958 et, quatre semaines plus tard, le 26 août 1958, Vaughan Williams décéda dans la nuit. En dépit du temps étonnamment court dont il disposa, le compositeur orchestra environ deux tiers de la musique et choisit les carols pour le reste de la pièce. Certaines parties n’étaient qu’ébauchées et Roy Douglas acheva les arrangements et l’orchestration à temps pour la création au Drury Lane Theatre. Simona Pakenham ajoute :Au début de juillet, en 1958, le vicaire de St Martin-in-the-Fields me demanda de convaincre Vaughan Williams de collaborer avec moi à la création d’une pièce sur le thème de la nativité. Celle-ci devait être jouée en matinée au Drury Lane Theatre le 19 décembre au profit de l’Ockendon Venture – une oeuvre caritative qui construisait un village destiné à héberger des enfants réfugiés.
J’hésitai à proposer cela à Vaughan Williams parce que je savais qu’il était toujours occupé par la composition du moment… Je pris le thé à Hanover Terrace le 6 juillet et fus étonnée de voir que l’idée suscitait son intérêt. La simple mention de Noël l’inspirait. Il adorait les carols.
La pièce de la nativité complète comprend huit parties récitées, et outre cela, Trois Bergers chantent et récitent à la fois. La version de concert reprise dans cet enregistrement est pour soprano et baryton solos, chœur et orchestre. L’œuvre comprend les douze sections suivantes :Le spectacle était un régal pour l’œil et pour l’oreille. Roy Douglas avait achevé la partition de manière superbe et si RVW avait été là, je doute qu’il aurait pu distinguer ce qu’il avait écrit de ce que Roy avait complété. Comme nous souhaitions tous qu’il pût être parmi nous ! Sur l’insistance de Roy Douglas, il est indiqué dans la partition vocale quelles sections sont “by R.D.” ou “completed by R.D.” afin que “mes manquements ne soient pas reprochés à Vaughan Williams”.
17 (I) Un Prélude pour baryton solo et chœur commence par une mélodie plaintive pour cordes et bois. Elle est suivie – comme l’avait promis Vaughan Williams – par God rest you merry, chanté initialement par le ténor et les basses avant que le chœur tout entier continue à l’unisson. Le baryton chante alors “This is the truth sent from above” qui, par l’intimité et l’expressivité qui l’imprègnent, nous ramènent quarante-six ans en arrière à la Fantasia on Christmas Carols.
18 (II) Bois, harpe et cordes pizzicato introduisent la soprano solo dans l’Angelus ad Virginem. Ce carol est mentionné dans le Miller’s Tale de Chaucer.
19 (III) Un bref Allegretto introduit The Salutation Carol – “Nowell, Nowell… This is the salutation of the angel Gabriel”.
20 (IV) The Cherry Tree Carol (partie 1 – “Joseph was an old man”) suit, nous rappelant combine Vaughan Williams aimait ce carol qui remontait à son enfance.
21 (V) Sur un accompagnement de cordes, la soprano chante The Cherry Tree Carol (partie 2 – “As Joseph was a-walking”), Andante tranquillo.
22 (VI) Sur des arpèges à la harpe, le baryton chante “O Joseph being an old man truly” du carol intitulé Joseph and Mary. Les ténors chantent un couplet avec un accompagnement muet du chœur.
23 (VII) “In Bethlehem City” suit, pour chœur de femmes. Ce carol est une adaptation de A Virgin most pure, avec son refrain “Then let us be merry, cast sorrow aside”.
24 (VIII) The Sussex Carol pour baryton et chœur émerge d’une délicate introduction à la flûte.
25 (IX) Ténors et basses chantent une partie du Salutation Carol : “Tidings true there be come new, sent from the Trinity”.
26 (X) Ce choral de l’Épiphanie allemand How brightly shone the morning star fut traduit par Vaughan Williams et est joué Maestoso con moto. C’est une marche pour les Trois Rois.
27 (XI) Un interlude orchestral évoque l’Angelus ad Virginem.
28 (XII) La soprano entonne enfin The First Nowell. Puis sopranos et altos chantent à l’unisson avant que le chœur tout entier reprenne le carol. Dans cette version de concert, l’œuvre se termine par un passage Andante sostenuto qui est d’autant plus poignant que l’on sait que Vaughan Williams décéda au moment où il travaillait à l’arrangement de ce carol qu’il connaissait si bien et aimait tant. La musique de Noël de Vaughan Williams est touchante par sa fraîcheur et sa chaleur. C’est une musique à jouer et à apprécier à la veille de Noël, chez soi, au coin du feu, entouré d’enfants, dans une sereine quiétude.
Stephen Connock
(Président de la Ralph Vaughan Williams Society)
Traduction française : Marie-Françoise de Meeûs
© Chandos Records 2006 – Reproduction interdite
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