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Philip Spratley Musique pour orchestre à cordes
Note des internautes :
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Paru le 8 février 2010 chez Toccata Classics
Artiste principal : Philip Spratley
Genre : Classique
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz) 11.99€
Qualité Standard (320 kpbs) 9.99
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ALBUM : 1 disque - 19 pistes - Durée totale : 01:12:00
    Sinfonietta, Op. 6 (Philip Spratley)
  1. 1 Pezzo poco serioso Royal Ballet Sinfonia - Barry Wordsworth, conductor
  2. 2 Arioso Royal Ballet Sinfonia - Barry Wordsworth, conductor
  3. 3 Scherzo Royal Ballet Sinfonia - Barry Wordsworth, conductor
  4. 4 Pezzo meno serioso Royal Ballet Sinfonia - Barry Wordsworth, conductor
  5. Clarinet Concertino, Op. 27 "Byard's Leap"
  6. 5 Cadenza – Andante pastorale Linda Merrick, clarinet - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  7. 6 Larghetto e desolato Linda Merrick, clarinet - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  8. 7 Allegro non troppo Linda Merrick, clarinet - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  9. Recorder Concertino, Op. 26 "A Gallery of Cats"
  10. 8 Alla Giga John Turner, recorder - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  11. 9 Alla Pavan John Turner, recorder - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  12. 10 Corante John Turner, recorder - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  13. 11 Lamentoso John Turner, recorder - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  14. 12 Ostinato John Turner, recorder - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  15. 13 Alla Valse John Turner, recorder - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  16. 14 Rigadoon John Turner, recorder - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  17. Suite, Op. 12b "In Outlaw Country"
  18. 15 Preludio Tracey Redfern, trumpet - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  19. 16 Notturno Eira Lynn Jones, harp - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  20. 17 Scherzo Tracey Redfern, trumpet - Eira Lynn Jones, harp - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  21. 18 Lullaby Eira Lynn Jones, harp - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor
  22. 19 Finale Tracey Redfern, trumpet - Eira Lynn Jones, harp - Manchester Sinfonia - Philip Spratley, conductor

À propos

Linda Merrick, clarinette - John Turner, flûte à bec - Tracey Redfern, trompette - Eira Lynn Jones, harpe - Royal Ballet Sinfonia - Manchester Sinfonia - Barry Wordsworth & Philip Spratley, directions
Note des internautes : 1 2 3 4 5
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Détails de l'enregistrement original : 71:11 - DDD - Enregistré le 16 mars 2007 aux Studios Angel à Londres (Sinfonietta) et le 15 septembre 2008 en l'église Saint Thomas, Hillgate, Stockport (autres œuvres) - Notes en anglais

Philip Spratley (né en 1942)

Premier enregistrement

Sinfonietta pour orchestre à cordes, op. 6
Concertino pour clarinette & orchestre à cordes, op. 27 "Byard's Leap"
Concertino pour flûte à bec & orchestre à cordes, op. 26 "A Gallery of Cats"
Suite pour orchestre à cordes, op. 12b "In Outlaw Country"

Linda Merrick, clarinette
John Turner, flûte à bec
Tracey Redfern, trompette
Eira Lynn Jones, harpe
Manchester Sinfonia
Royal Ballet Sinfonia
Direction Barry Wordsworth & Philip Spratley

Hohooo, un compositeur britannique de la seconde moitié du XXe siècle, qui n’a pas été influencé par Britten ! Rareté, rareté ! Et pourtant, il existe, le voici, c’est Philip Spratley (* 1942), qui semble plutôt avoir accepté l’influence de Holst, Vaughan-Williams, Chostakovitch et de Tippett, ainsi que celle, très visible, de la musique folklorique des Iles Britanniques. Mais attention, ce n’est pas du folklorisme folkloristiquement folkloristique : Spratley emprunte des rythmes, des tournures, des mélismes, qu’il incorpore à une musique personnelle, puissamment modale, sur laquelle voici quelques coups d’œil. Il est à noter que le compositeur n’a composé qu’une cinquantaine d’œuvres, souvent assez courtes, et qu’il ne cherche pas particulièrement la gloire intergalactique, heureux – comme le fut Holst en son temps – de dispenser son enseignement et de vivre à la campagne.    La Sinfonietta de 1987 évoque avec humour les années de Spratley aux chemins de fer britanniques, plus proche sans doute du tendre Petit train de Villa-Lobos que de l’infernale machine de Honegger : délicieux amusement pour cordes et timbales, à mettre entre les mains de tous les orchestres à cordes de France et de Navarre. Ensuite, un concerto pour clarinette évoquant, avec humour et profondeur pourtant, un cheval mythique du Lincolnshire qui aurait échappé à une horrible sorcière en faisant des bonds de kangourou. Mais ledit cheval, représenté par une clarinette (le fait que les archets soient tendus de crin de bourrin, apparemment, ne l’intéresse guère), semble plutôt sorti de l’imagination onirique d’un doux rêveur que des récits héroïques des chevaliers de légende. Toujours aussi délicieux, dans un esprit qui n’est pas sans évoquer la grande musique légère britannique, qui n’a de léger que le nom et le propos, tandis que la facture en est tirée à quatre épingles.    Plus léger encore, le Concertino pour flûte à bec dépeint les divers chats de gouttière et de grange qui se sont installés chez Spratley. On trouve donc des minettes soprano, d’entreprenants matous ténor, de profondes chattes alto et des miniminettes sopranino, chaque flûte à bec racontant sa propre histoire. Sans s’imposer à l’auditeur, d’ailleurs, qui devra se figurer ses images personnelles, puisqu’il n’est pas question ici de description naturaliste. L’orchestre à cordes joue d’ailleurs sur des cordes de nylon et pas du boyau de chat, qui – soit dit en passant – n’a jamais été utilisé : on prend du boyau de mouton.    Enfin, In Outlaw Country fut écrit à l’origine pour grand orchestre, puis rangé pendant trente ans sans être joué. Plutôt que de laisser la partition se faire bouffer par les charançons, Spratley a préféré la remanier : format pour cordes, harpe et trompette, et deux mouvements remplacés par des nouveaux. Voilà une fort belle œuvre, d’une grande originalité dans tout son classicisme, qui ferait un parfait pendant au Nocturne de Britten, par exemple, ou à la Fantaisie Tallis de Vaughan-Williams. Avis aux programmateurs.

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