Artiste principal :
Philip Spratley
Genre : Classique
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
11.99€
Qualité Standard (320 kpbs)
9.99€
- 1 Pezzo poco serioso
- 2 Arioso
- 3 Scherzo
- 4 Pezzo meno serioso
- 5 Cadenza – Andante pastorale
- 6 Larghetto e desolato
- 7 Allegro non troppo
- 8 Alla Giga
- 9 Alla Pavan
- 10 Corante
- 11 Lamentoso
- 12 Ostinato
- 13 Alla Valse
- 14 Rigadoon
- 15 Preludio
- 16 Notturno
- 17 Scherzo
- 18 Lullaby
- 19 Finale
Sinfonietta, Op. 6 (Philip Spratley)
Clarinet Concertino, Op. 27 "Byard's Leap"
Recorder Concertino, Op. 26 "A Gallery of Cats"
Suite, Op. 12b "In Outlaw Country"
À propos
Linda Merrick, clarinette - John Turner, flûte à bec - Tracey Redfern, trompette - Eira Lynn Jones, harpe - Royal Ballet Sinfonia - Manchester Sinfonia - Barry Wordsworth & Philip Spratley, directions
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
71:11 - DDD - Enregistré le 16 mars 2007 aux Studios Angel à Londres (Sinfonietta) et le 15 septembre 2008 en l'église Saint Thomas, Hillgate, Stockport (autres œuvres) - Notes en anglais
Philip Spratley (né en 1942)
Premier enregistrement
Sinfonietta pour orchestre à cordes, op. 6
Concertino pour clarinette & orchestre à cordes, op. 27 "Byard's Leap"
Concertino pour flûte à bec & orchestre à cordes, op. 26 "A Gallery of Cats"
Suite pour orchestre à cordes, op. 12b "In Outlaw Country"
Linda Merrick, clarinette
John Turner, flûte à bec
Tracey Redfern, trompette
Eira Lynn Jones, harpe
Manchester Sinfonia
Royal Ballet Sinfonia
Direction Barry Wordsworth & Philip Spratley
Hohooo, un compositeur britannique de la seconde moitié du XXe siècle, qui n’a pas été influencé par Britten ! Rareté, rareté ! Et pourtant, il existe, le voici, c’est Philip Spratley (* 1942), qui
semble plutôt avoir accepté l’influence de Holst, Vaughan-Williams, Chostakovitch et de Tippett, ainsi que celle, très visible, de la musique folklorique des Iles Britanniques. Mais attention, ce
n’est pas du folklorisme folkloristiquement folkloristique : Spratley emprunte des rythmes, des tournures, des mélismes, qu’il incorpore à une musique personnelle, puissamment modale, sur laquelle
voici quelques coups d’œil. Il est à noter que le compositeur n’a composé qu’une cinquantaine d’œuvres, souvent assez courtes, et qu’il ne cherche pas particulièrement la gloire intergalactique,
heureux – comme le fut Holst en son temps – de dispenser son enseignement et de vivre à la campagne. La Sinfonietta de 1987 évoque avec humour les années de Spratley
aux chemins de fer britanniques, plus proche sans doute du tendre Petit train de Villa-Lobos que de l’infernale machine de Honegger : délicieux amusement pour cordes et timbales, à mettre
entre les mains de tous les orchestres à cordes de France et de Navarre. Ensuite, un concerto pour clarinette évoquant, avec humour et profondeur pourtant, un cheval mythique du Lincolnshire qui
aurait échappé à une horrible sorcière en faisant des bonds de kangourou. Mais ledit cheval, représenté par une clarinette (le fait que les archets soient tendus de crin de bourrin, apparemment, ne
l’intéresse guère), semble plutôt sorti de l’imagination onirique d’un doux rêveur que des récits héroïques des chevaliers de légende. Toujours aussi délicieux, dans un esprit qui n’est pas sans
évoquer la grande musique légère britannique, qui n’a de léger que le nom et le propos, tandis que la facture en est tirée à quatre épingles. Plus léger encore, le Concertino
pour flûte à bec dépeint les divers chats de gouttière et de grange qui se sont installés chez Spratley. On trouve donc des minettes soprano, d’entreprenants matous ténor, de profondes chattes alto
et des miniminettes sopranino, chaque flûte à bec racontant sa propre histoire. Sans s’imposer à l’auditeur, d’ailleurs, qui devra se figurer ses images personnelles, puisqu’il n’est pas question
ici de description naturaliste. L’orchestre à cordes joue d’ailleurs sur des cordes de nylon et pas du boyau de chat, qui – soit dit en passant – n’a jamais été utilisé : on prend du boyau de
mouton. Enfin, In Outlaw Country fut écrit à l’origine pour grand orchestre, puis rangé pendant trente ans sans être joué. Plutôt que de laisser la partition se faire
bouffer par les charançons, Spratley a préféré la remanier : format pour cordes, harpe et trompette, et deux mouvements remplacés par des nouveaux. Voilà une fort belle œuvre, d’une grande
originalité dans tout son classicisme, qui ferait un parfait pendant au Nocturne de Britten, par exemple, ou à la Fantaisie Tallis de Vaughan-Williams. Avis aux programmateurs.
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