Artiste principal :
Gert Mortensen
Genre : Classique > Musique concertante
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
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A Light Hour (Per Norgard)
À propos
Percurama - Gert Mortensen, direction
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
59:34 - DDD - Enregistré en février 2009 à l'Académie Royale de Musique du Danemark - Notes en anglais, allemand et danois
Per Norgard (né en 1932)
A Light Hour pour ensemble de percussions (2008)
Dédié à Percurama Percussion Ensemble et Gert Mortensen
Percurama Percussion Ensemble
Direction Gert Mortensen
Une heure, voilà la durée précise – à quelques secondes près – de A Light Hour pour un minimum de dix percussionnistes, concocté par le Danois Per Nørgård en 2008. Chaque musicien utilise
deux sources de son, l’une claire, l’autre sombre, même si certains passages exigent également des instruments à hauteurs définies tels que vibraphone, xylophone, marimba, gamelan, glockenspiel,
steel drums jamaïcains etc., mais ces hauteurs elles-mêmes sont mises en relief dans un jeu de « sombre » et « clair ». Quant au principe d’écriture, il procède des « séries infinies » développées par le compositeur, un avatar du modèle mathématique de la fractale, qui procède de « l’autosimilaire » : chaque motif contient le même motif en réduction, qui contient le même motif en réduction (tandis que le motif initial peut, lui-même, être contenu dans un motif similaire
de taille supérieure). Les poupées russes, le chou-fleur romanesco, certaines formes de plumes d’oiseau ou de coquillages, épousent ce principe. En musique, c’est dans le domaine du rythme que l’on
peut créer des fractales, par resserrement ou extension des figures rythmiques. La forme elle-même est fractale, puisque la première minute (composée de quatre notes) contient le matériau des
quatre premières minutes, qui contient le matériau pour les seize premières minutes, qui contient le matériau récurrent de l’heure. Chaque segment est suivi d’une sorte d’interlude : le premier de
quelques secondes puis un silence, le second d’une minute puis d’un silence plus long, le troisième de quatre minutes suivi d’un silence qui n’est autre que la fin de
l’œuvre. Naturellement, afin de ne pas créer de lassitude, les instrumentistes changent de sonorités, de vitesses, d’appuis : c’est leur liberté d’improvisation. Il leur
échoit également de ménager des « trous » dans le discours afin que, selon les exigences de Nørgård, les sons clairs sonnent toujours
ensemble, et les sons sombres toujours ensemble, ce qui ne serait pas possible en suivant la ligne mathématique. Pour la présente lecture, ce sont rien moins que vingt-deux
percussionnistes qui se sont rassemblés, autour d’un invraisemblable arsenal dont l’énumération aurait ravi Georges Perec. Pensez : kendang, ago-go, ching-ching, xiao luo, pai gu, darabuka, cajón,
peng ling, gangsa, nao bo, dabachi, vibraslap, reong, shaker, rototoms, kempli, et encore, on ne vous dit pas tout.
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