Artiste principal :
Bohumil Gregor
Genre : Classique > Musique orchestrale
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Qualité Studio Masters
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- 1 I. Adagio maestoso. Allegro molto
- 2 II. Adagio
- 3 III. Menuetto
- 4 IV. Finale. Vivace assai
- 5 I. Grave. Allegro assai
- 6 II. Adagio
- 7 III. Allegretto
- 8 IV. Presto
- 1 I. Adagio. Allegro molto
- 2 II. Russe. Allegretto
- 3 III. Polonese
- 4 IV. Finale. Largo. Rondo. Allegro
- 5 I. Adagio maestoso. Vivace assai
- 6 II. Larghetto con moto. Affetuoso
- 7 III. Finale. Allegro
DISQUE 1
Symphonie en ré majeur, op. 52 (Pavel Vranicky)
Symphonie en ut mineur, sans op.
DISQUE 2
Symphonie en ré majeur, op. 36
Symphonie en ut majeur, op. 11
À propos
Symphonies op.52, sans opus, op.36, op.11 / Orchestre de Chambre Dvorak, dir. Bohumil Gregor
Détails de l'enregistrement original :
55:48 - 56:31 - DDD - Enregistré au Rudolfinum de Prague en septembre 1988 & *au studio Domovina de Prague en mai 1990 - Notes en français, anglais, allemand, tchèque
Pavel Vranický (1756-1808)
Symphonies
Ré majeur, op. 52 (vers 1805)
Ut mineur, sans numéro d'opus (vers 1800)
Ré majeur, op. 36 (vers 1800) *
Ut majeur, op. 11 (vers 1790) Orchestre de Chambre Dvorak
Direction Bohumil Gregor
Symphonies
Ré majeur, op. 52 (vers 1805)
Ut mineur, sans numéro d'opus (vers 1800)
Ré majeur, op. 36 (vers 1800) *
Ut majeur, op. 11 (vers 1790) Orchestre de Chambre Dvorak
Direction Bohumil Gregor
L’Europe musicale est au tournant des XVIIIe et XIXe siècles comme un jardin de plantes en pleine floraison. Par la somptuosité de leurs fleurs, certaines attirent l’attention générale, d’autres se
recroquevillent modestement dans leur ombre, ou osent à peine se montrer à la lumière, mais elles forment pourtant le terreau d’où le reste de la végétation tire sa force.
La musique de toute époque historique a toujours eu plusieurs étages, les plus bas étaient formés par des musiciens le plus souvent anonymes, qui ne composaient que pour leur plaisir, sans ambition de gloire, mais le groupe le plus nombreux a toujours été celui des artistes de talent qui vivaient et créaient dans l’ombre des géants musicaux, qui disparaissaient une fois accomplie leur mission historique, mais qui ont laissé derrière eux, dans les recueils musicaux, des centaines de pages de partitions auxquelles on revient aujourd’hui, surpris de la richesse qu’elles recèlent. Nous les réunissons sous le vocable de « petits maîtres », pour les différencier de ces géants dont les œuvres forment la base de l’époque historique entière. Pavel Vranický fut l’un d’eux.
Originaire de Nová Říše en Moravie, il étudia au monastère des prémontrés de cette ville, et plus tard à Jihlava, le chant, le violon et l’alto, tout comme l’orgue, qui était indispensable. Il y adjoignit une formation en théologie, à Olomouc, car il devait devenir prêtre. A vingt ans, déjà violoniste renommé, il partit pour le séminaire de Vienne. Vienne allait se révéler pour lui d’une importance bien plus grande, par les expériences qu’il y acquit au contact de Joseph Haydn et surtout de Joseph Martin Kraus, maître de chapelle de la Cour royale de Suède. Vranický entra au service du comte Johann Baptista Esterházy de Galántha ; en 1785 il devint directeur musical du Kärnthnerthor Theater, nouvellement fondé, et, deux ans plus tard, du théâtre de la Cour (Burgtheater). A l’époque de l’arrivée à Vienne de Beethoven, il était déjà une personnalité connue, y compris en tant que compositeur de symphonies. L’une d’entre elles fut même composée sur une commande de la Cour pour le couronnement de l’empereur François II (1792). Lors du couronnement de l’empereur Léopold II (1790), il clôtura la cérémonie, à Francfort, en présentant son Singspiel le plus connu, Oberon. Haydn et Beethoven le tenaient en haute estime : le premier lui confia l’exécution de son grand oratorio La Création (1799) ; Beethoven lui demanda en personne de diriger la création de sa Première Symphonie, le 2 avril 1800. Il correspondait avec Goethe, qui lui demanda de mettre en musique la suite de La Flûte enchantée. Avec son frère Antonín, il devint un acteur important de la vie musicale viennoise, ce qu’atteste Karl Czerny dans ses Mémoires, et il souligne les compétences de créateurs et d’interprètes des deux frères. Bien que, dans ses fonctions, Pavel Vranický fût très proche de la Cour impériale, il osa exprimer une opinion libérale par sa grande symphonie à programme « Pour la paix avec la République française », mais la police en interdit formellement l’exécution comme une provocation politique. A la fin de sa vie, avant que la maladie l’éloigne d´occupations actives, Pavel Vranický fut l’influent secrétaire de la Société viennoise des compositeurs. Ainsi, il fut l’un des musiciens tchèques qui s’étaient acquis une excellente situation sociale.
Le legs artistique de Pavel Vranický est très vaste. Du point de vue stylistique, il est bien sûr issu du classicisme viennois, tel que le représentaient Haydn, Mozart et le jeune Beethoven. Mais sa création ne manque pas de traits individuels. Ceux-ci se manifestent surtout dans ses symphonies, alors que nombre de ses compositions de chambre, pour des combinaisons instrumentales variées, évoluent tout à fait dans le cadre du bon goût de l’époque. La catalogue thématique des symphonies, établi par Milan Poštolka, mentionne 51 compositions, dont certaines parurent encore du vivant de l’auteur chez J. André à Offenbach-sur-le-Main. Elles sont très semblables du point de vue formel ; la symphonie la plus importante, en ré majeur op. 52 (Poštolka 21), éditée en 1805, nous en offre un bon modèle. Elle est en quatre mouvements et commence par une introduction lente pathétique, dont le rythme pointé accentue le caractère grave. Le thème principal ne brille pas par son originalité, mais l’auteur le traite de manière très inventive, nous l’entendons donc dans tout le mouvement même dans les voix intérieures et sous diverses transformations, ce qui unifie toute la composition. Le mouvement lent est un adagio tout de dignité, dont le thème chantant est orné d’arabesques de l’orchestre, dépouillé ici des cors, des trompettes et des timbales. Le menuet est bref, tout à fait dans l’esprit de la tradition. Le finale révèle quant à lui un intéressant travail de détails. Du point de vue thématique, il enchaîne sur le mouvement initial ; l’écriture présente en outre des similitudes (traitement séquentiel des thèmes, alternance de blocs de cordes et de vents, etc.). On peut en dire à peu près de même des autres symphonies sur ce disque.
La musique de toute époque historique a toujours eu plusieurs étages, les plus bas étaient formés par des musiciens le plus souvent anonymes, qui ne composaient que pour leur plaisir, sans ambition de gloire, mais le groupe le plus nombreux a toujours été celui des artistes de talent qui vivaient et créaient dans l’ombre des géants musicaux, qui disparaissaient une fois accomplie leur mission historique, mais qui ont laissé derrière eux, dans les recueils musicaux, des centaines de pages de partitions auxquelles on revient aujourd’hui, surpris de la richesse qu’elles recèlent. Nous les réunissons sous le vocable de « petits maîtres », pour les différencier de ces géants dont les œuvres forment la base de l’époque historique entière. Pavel Vranický fut l’un d’eux.
Originaire de Nová Říše en Moravie, il étudia au monastère des prémontrés de cette ville, et plus tard à Jihlava, le chant, le violon et l’alto, tout comme l’orgue, qui était indispensable. Il y adjoignit une formation en théologie, à Olomouc, car il devait devenir prêtre. A vingt ans, déjà violoniste renommé, il partit pour le séminaire de Vienne. Vienne allait se révéler pour lui d’une importance bien plus grande, par les expériences qu’il y acquit au contact de Joseph Haydn et surtout de Joseph Martin Kraus, maître de chapelle de la Cour royale de Suède. Vranický entra au service du comte Johann Baptista Esterházy de Galántha ; en 1785 il devint directeur musical du Kärnthnerthor Theater, nouvellement fondé, et, deux ans plus tard, du théâtre de la Cour (Burgtheater). A l’époque de l’arrivée à Vienne de Beethoven, il était déjà une personnalité connue, y compris en tant que compositeur de symphonies. L’une d’entre elles fut même composée sur une commande de la Cour pour le couronnement de l’empereur François II (1792). Lors du couronnement de l’empereur Léopold II (1790), il clôtura la cérémonie, à Francfort, en présentant son Singspiel le plus connu, Oberon. Haydn et Beethoven le tenaient en haute estime : le premier lui confia l’exécution de son grand oratorio La Création (1799) ; Beethoven lui demanda en personne de diriger la création de sa Première Symphonie, le 2 avril 1800. Il correspondait avec Goethe, qui lui demanda de mettre en musique la suite de La Flûte enchantée. Avec son frère Antonín, il devint un acteur important de la vie musicale viennoise, ce qu’atteste Karl Czerny dans ses Mémoires, et il souligne les compétences de créateurs et d’interprètes des deux frères. Bien que, dans ses fonctions, Pavel Vranický fût très proche de la Cour impériale, il osa exprimer une opinion libérale par sa grande symphonie à programme « Pour la paix avec la République française », mais la police en interdit formellement l’exécution comme une provocation politique. A la fin de sa vie, avant que la maladie l’éloigne d´occupations actives, Pavel Vranický fut l’influent secrétaire de la Société viennoise des compositeurs. Ainsi, il fut l’un des musiciens tchèques qui s’étaient acquis une excellente situation sociale.
Le legs artistique de Pavel Vranický est très vaste. Du point de vue stylistique, il est bien sûr issu du classicisme viennois, tel que le représentaient Haydn, Mozart et le jeune Beethoven. Mais sa création ne manque pas de traits individuels. Ceux-ci se manifestent surtout dans ses symphonies, alors que nombre de ses compositions de chambre, pour des combinaisons instrumentales variées, évoluent tout à fait dans le cadre du bon goût de l’époque. La catalogue thématique des symphonies, établi par Milan Poštolka, mentionne 51 compositions, dont certaines parurent encore du vivant de l’auteur chez J. André à Offenbach-sur-le-Main. Elles sont très semblables du point de vue formel ; la symphonie la plus importante, en ré majeur op. 52 (Poštolka 21), éditée en 1805, nous en offre un bon modèle. Elle est en quatre mouvements et commence par une introduction lente pathétique, dont le rythme pointé accentue le caractère grave. Le thème principal ne brille pas par son originalité, mais l’auteur le traite de manière très inventive, nous l’entendons donc dans tout le mouvement même dans les voix intérieures et sous diverses transformations, ce qui unifie toute la composition. Le mouvement lent est un adagio tout de dignité, dont le thème chantant est orné d’arabesques de l’orchestre, dépouillé ici des cors, des trompettes et des timbales. Le menuet est bref, tout à fait dans l’esprit de la tradition. Le finale révèle quant à lui un intéressant travail de détails. Du point de vue thématique, il enchaîne sur le mouvement initial ; l’écriture présente en outre des similitudes (traitement séquentiel des thèmes, alternance de blocs de cordes et de vents, etc.). On peut en dire à peu près de même des autres symphonies sur ce disque.
Jaroslav Holeček
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