Le nouvel album Empreintes du Quartet d'Olivier Calmel est un album concept autour des musiques et des grandes figures qui ont marqué et influencé la personnalité du leader pianiste et compositeur
: Johannes Brahms, Anton Dvorak, Claude Debussy, Paul Dukas, Sergueï Prokofiev, Igor Stravinsky, John Coltrane ou encore Keith Jarrett, Bojan Z, Stéphan Oliva, le trio EST, Julien Lourau, et bien
sûr Roger Calmel, le père d’Olivier, dont la musique l’accompagne depuis toujours.Tour à tour mélodique, sérielle, loufoque, swing, dérangeante ou encore groovy, cette musique se construit sur la
durée, le développement, la richesse et la cohérence des pièces qui la composent et des musiciens qui lui apportent corps et âme. On y décèle une traduction musicale contemporaine dans les timbres
et les modes de jeu simple et savante à la fois.De nombreuses personnalités musicales ont prêté leurs talents à ce projet de bout en bout collectif : Frédéric Eymard, altiste brillant ayant joué
notamment avec Didier Lockwood et dans le quintet à cordes de Pierre Blanchard, les contrebassistes Bruno Schorp et Jean Wellers, musicien virtuose travaillant notamment avec Tuffic Faroukh, Guy
Marchand, Alexandre Cavalière, Benoît Sourisse et André Charlier, Karl Jannuska – batteur très demandé et ayant notamment travaillé avec Lee Konitz, Sheila Jordan, Brad Mehldau, Mark Turner, Kurt
Rosenwinkel, Michel Donato, David Linx, Stephane Belmondo, Laurent Coq, Jacky Terrason, Laurent de Wilde et bien d’autres -, le saxophoniste Christophe Panzani – membre du big band de Carla Bley
aux côtés d’Andy Sheppard, Julian Argüelles, Billy Drummond, Steve Swallow, .., Vincent Peirani, accordéoniste connu pour sa polyvalence et ses projets avec Renaud Garcia-Fons, François Jeanneau,
Denis Charolles, Youn Sun Nah…, Rémi Merlet percussionniste afro-cubain, et enfin Alvaro Martinez connu du milieu ‘flamenco-jazz’ ayant travaillé avec Jean Baptiste Marino ou encore Gabriel da
Rocha. Choisis pour leur musicalité et leur qualité humaine, ces musiciens s’investissent de la façon la plus sincère en dehors de toute rigidité ou conventionnalisme, apportant ainsi leur pierre à
l’édifice le plus simplement du monde.Le contexte musical de cet album met en valeur les immenses qualités de l'altiste Frédéric Eymard. L'utilisation du violon alto dans le jazz et la musique
improvisée est extrêmement rare, et Frédéric Eymard montre ici qu'il est le chef de file incontesté de cette spécialité.
Didier LOCKWOOD