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Octuor de France Reicha : Quintette pour clarinette
Note des internautes :
1 2 3 4 5
Paru le 21 janvier 2010 chez Calliope
Artiste principal : Octuor de France
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz) 11.99€
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ALBUM : 1 disque - 8 pistes - Durée totale : 01:10:56
    Octet in E flat jaor, Op.96 (Antonín Reicha)
  1. 1 Lento-Allegro Octuor de France
  2. 2 Adagio-Andante Octuor de France
  3. 3 Minuetto : allegro Octuor de France
  4. Quintet in B flat major, Op.89
  5. 4 Finale : allegro vivace Octuor de France
  6. 5 Allegro Octuor de France
  7. 6 Andante Octuor de France
  8. 7 Minuetto : allegro Octuor de France
  9. 8 Finale : allegretto Octuor de France

À propos

Né à Prague, Antonín Reicha, professeur réputé, fut un jalon indispensable entre le classicisme viennois et le romantisme. L’Octuor de France nous propose ici de redécouvrir deux pages de la maturité, l’Octuor op. 96 et le Quintette avec clarinette op. 89, de dimensions imposantes et étonnant de perfection architecturale.
Note des internautes : 1 2 3 4 5
Antonín Reicha
Octet in E flat jaor, Op.96
Quintet in B flat major, Op.89 Octuor de France
    « Peu joué, peu décidé à se battre pour faire représenter ses œuvres, de caractère apparemment froid et peu combatif, il écrivait tranquillement ce qui lui plaisait d’écrire. Sourd à la voix de la critique, peu sensible à l’éloge, il ne semblait attacher de prix qu’aux jeunes artistes qui lui étaient confiés au Conservatoire, et auxquels il donnait ses leçons avec tout le soin et l’attention imaginables », écrivit Berlioz en 1838 au sujet de Antonin Reicha. Par ailleurs, la vie musicale parisienne exigeait surtout des compositeurs qu’ils se fissent connaître par de grands opéras, la musique de chambre étant plutôt réservée à une élite et aux grands salons ; or, les quelques tentatives de Reicha dans ce domaines ne furent guère couronnées de succès, c’est le moins que l’on puisse dire, et il finit par se faire un nom (un nom particulièrement respecté et recherché, d’ailleurs) comme professeur ; parmi ses élèves, on peut citer Liszt, Berlioz, Gounod, Franck, Adam, et tous manifestèrent leur admiration pour l’audace de leur maître. Curieusement, cette audace ne transparaît pas vraiment dans sa musique, qui serre de près les usages de son époque – Reicha serait-il un avant-gardiste par procuration ?    Son délicieux Octuor en mi bémol Op. 96 résonne furieusement comme l’élément « Ländler » de Schubert… sauf que l’œuvre date de 1817, et qu’il est hautement improbable que Reicha ait eu le moindre vent des œuvres de Schubert, et encore moins de son octuor qui ne fut écrit qu’en 1824. Force est donc de constater que Reicha développe là un langage en avance sur son temps, mais il le fait avec tranquillité, douceur, sans prétention aucune, et surtout, sans jamais chercher à imiter Beethoven – ni personne d’autre, d’ailleurs. Et l’écoute de ce petit bijou d’écriture instrumentale, où sont judicieusement mêlés deux quatuors : cordes et bois, permet de découvrir d’insoupçonnables traits de génie de ce compositeur. Certes, il « manque » l’élément dramatique, voire tragique, qu’un Schubert oppose à ses propres accents de taverne viennoise. Mais ce « manque » n’existe que comparaison, pas dans l’absolu. C’est donc ainsi qu’il convient d’écouter cet octuor : comme l’œuvre d’un musicien tchèque, dans lequel transparaît souvent l’élément bohémien et viennois.    Tout autre chose : le Quintette en si bémol majeur pour clarinette et cordes, écrit au début de son séjour parisien aux alentours de 1808, se situe clairement à la charnière du classicisme viennois et du romantisme, avec des accents plus proches toutefois de Weber que de Mozart ; en aucun cas Reicha ne cherche-t-il ici à copier le Quintette de Mozart. Notez qu’ici encore, il est impossible que l’influence ait pu fonctionner dans le sens Weber =>Reicha, puisque Weber n’avait alors rien publié, très peu composé, et vivait dans un tout autre coin d’Europe.    En fait, force est de constater que Reicha est bien plus avant-gardiste qu’on ne le croit ! Mais, pour paraphraser je ne sais plus trop qui voici quelques 2000 ans, sans doute a-t-il trop placé sa lumière sous le boisseau ; car il est de ces personnages plutôt géniaux qui ont quasiment gâché leur immense talent par trop de modestie. Bon, ils sont largement équilibrés par la quantité titanesque de crétins qui se prennent pour d’inter-galactiques génies, qui le font largement savoir – et qui arrivent à être crus ! Je pense à… ainsi qu’à… et naturellement à… mais il ne faut pas le dire.

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