Artiste principal :
James O'Donnell
Genre : Classique > Musique vocale sacrée
Disponible en
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
11.99€
Qualité Standard (320 kpbs)
9.99€
- 1 Omnes gentes, plaudite manibus
- 2 Vox Patris caelestis
- 3 Videte miraculum
- 4 Libera nos, salva nos I
- 5 Magnificat
- 6 Nunc dimittis
- 7 Teach me, O Lord
- 8 Ne irascaris, Domine
- 9 O Lord, make thy servant Elizabeth
- 10 Exaudiat te Dominus
Omnes gentes, plaudite manibus (Christopher Tye)
Vox Patris caelestis (William Mundy)
Videte miraculum (Thomas Tallis)
Libera nos, salva nos I (John Sheppard)
The Second Service
Teach me, O Lord (William Byrd)
Ne irascaris, Domine
O Lord, make thy servant Elizabeth
Exaudiat te Dominus (Robert White)
À propos
Œuvres de Ch. Tye, W. Mundy, Th. Tallis, J. Sheppard, W. Byrd & R. White / The Choir of Westminster Abbey - James O’Donnell, direction
Détails de l'enregistrement original :
66:42 - DDD - Enregistré le 19 et 20 juin 2008 à All Hallows, Gospel Oak, Londres - Notes en anglais avec les textes chantés en anglais ou latin avec traduction anglaise
Christopher Tye (v.1505-av.1572)
Omnes gentes, plaudite manibus
William Mundy (v.1530-av.1591)
Vox Patris caelestis
Thomas Tallis (v.1505-1585)
Videte miraculum
John Sheppard (v.1515-1558)
Libera nos, salva nos I
The Second Service *
Magnificat - Nunc dimittis
William Byrd (1539/40-1623)
Teach me, O Lord *
Ne irascaris, Domine
O Lord, make thy servant Elizabeth
Robert White (v.1538-1574)
Exaudiat te Dominus
* Robert Quinney, orgue
The Choir of Westminster Abbey
Direction James O’Donnell
Omnes gentes, plaudite manibus
William Mundy (v.1530-av.1591)
Vox Patris caelestis
Thomas Tallis (v.1505-1585)
Videte miraculum
John Sheppard (v.1515-1558)
Libera nos, salva nos I
The Second Service *
Magnificat - Nunc dimittis
William Byrd (1539/40-1623)
Teach me, O Lord *
Ne irascaris, Domine
O Lord, make thy servant Elizabeth
Robert White (v.1538-1574)
Exaudiat te Dominus
* Robert Quinney, orgue
The Choir of Westminster Abbey
Direction James O’Donnell
La Mary en question, naturellement, est Mary Tudor, fille de Henry VIII et de son épouse archicatholique Catherine d'Aragon – son petit surnom de Bloody Mary en dit long sur son propre
fanatisme religieux catholique –, tandis que l’Elizabeth n’est autre qu’Elisabeth I, la reine vierge (elle ne l’était que sur le papier parce que sinon…), la très protestante demi-sœur de
Mary Tudor, fille d’Ann Boleyn et du même Henry. Les deux demi-sœurs se détestaient, pour des raisons religieuses sans doute, mais également par jalousies de pouvoir. Mary n’a-t-elle pas fait
emprisonner Elizabeth et failli la faire exécuter ? Dans ces conditions religieuses extrêmes – Henry VIII catholique puis schismatique, Edward VI roi-enfant manipulé par la faction protestante,
suivi de la protestante Jane Grey qui ne restera sur le trône que neuf jours, évincée puis exécutée à 17 ans par Mary la catholique devenue reine, cette dernière talonnée de près par Elizabeth qui,
une fois Mary morte, prendra le trône et imposera à nouveau l’anglicanisme – les compositeurs de musique religieuse ne savaient trop à quels saints se vouer, d’autant que la moindre déviation
risquait parfois de vous mener droit sur le bûcher ou, au mieux, au fond d’un cachot. Entre le répertoire latin des catholiques et les exigences de clarté du chant anglais imposées par les
anglicans, il convenait de naviguer au plus près.
La première moitié du CD contient donc des œuvres datables de l’époque de Mary, la seconde de l’époque d’Elizabeth, sachant que les compositeurs n’avaient pas nécessairement renié leur propre religion au passage de l’une à l’autre… Qui sait si la grande beauté de cette musique ne tient pas en partie au fait qu’elle ait été écrite selon un cahier de charges particulièrement restreint, autour duquel les musiciens tels que Tallis, Byrd, Shephard ou Mundy tentaient de tisser leurs convictions propres, et plutôt que de trop se conformer à des obligations précises, ouvraient la voie à un langage nouveau, éthéré, inclassable, réellement au-delà de toute considération confessionnelle.
La première moitié du CD contient donc des œuvres datables de l’époque de Mary, la seconde de l’époque d’Elizabeth, sachant que les compositeurs n’avaient pas nécessairement renié leur propre religion au passage de l’une à l’autre… Qui sait si la grande beauté de cette musique ne tient pas en partie au fait qu’elle ait été écrite selon un cahier de charges particulièrement restreint, autour duquel les musiciens tels que Tallis, Byrd, Shephard ou Mundy tentaient de tisser leurs convictions propres, et plutôt que de trop se conformer à des obligations précises, ouvraient la voie à un langage nouveau, éthéré, inclassable, réellement au-delà de toute considération confessionnelle.
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