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Mary et Elizabeth à l'Abbaye de Westminster
Note des internautes :
1 2 3 4 5
Paru le 21 octobre 2008 chez Hyperion
Artiste principal : James O'Donnell
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz) 11.99€
Qualité Standard (320 kpbs) 9.99
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ALBUM : 1 disque - 10 pistes - Durée totale : 01:06:38
    Omnes gentes, plaudite manibus (Christopher Tye)
  1. 1 Omnes gentes, plaudite manibus The Choir of Westminster Abbey - James O’Donnell, conductor
  2. Vox Patris caelestis (William Mundy)
  3. 2 Vox Patris caelestis The Choir of Westminster Abbey - James O’Donnell, conductor
  4. Videte miraculum (Thomas Tallis)
  5. 3 Videte miraculum The Choir of Westminster Abbey - James O’Donnell, conductor
  6. Libera nos, salva nos I (John Sheppard)
  7. 4 Libera nos, salva nos I The Choir of Westminster Abbey - James O’Donnell, conductor
  8. The Second Service
  9. 5 Magnificat Robert Quinney, organ - The Choir of Westminster Abbey - James O’Donnell, conductor
  10. 6 Nunc dimittis Robert Quinney, organ - The Choir of Westminster Abbey - James O’Donnell, conductor
  11. Teach me, O Lord (William Byrd)
  12. 7 Teach me, O Lord Robert Quinney, organ - The Choir of Westminster Abbey - James O’Donnell, conductor
  13. Ne irascaris, Domine
  14. 8 Ne irascaris, Domine The Choir of Westminster Abbey - James O’Donnell, conductor
  15. O Lord, make thy servant Elizabeth
  16. 9 O Lord, make thy servant Elizabeth The Choir of Westminster Abbey - James O’Donnell, conductor
  17. Exaudiat te Dominus (Robert White)
  18. 10 Exaudiat te Dominus The Choir of Westminster Abbey - James O’Donnell, conductor

À propos

Œuvres de Ch. Tye, W. Mundy, Th. Tallis, J. Sheppard, W. Byrd & R. White / The Choir of Westminster Abbey - James O’Donnell, direction
Note des internautes : 1 2 3 4 5
Détails de l'enregistrement original : 66:42 - DDD - Enregistré le 19 et 20 juin 2008 à All Hallows, Gospel Oak, Londres - Notes en anglais avec les textes chantés en anglais ou latin avec traduction anglaise
Christopher Tye (v.1505-av.1572)
Omnes gentes, plaudite manibus

William Mundy (v.1530-av.1591)
Vox Patris caelestis

Thomas Tallis (v.1505-1585)
Videte miraculum

John Sheppard (v.1515-1558)
Libera nos, salva nos I
The Second Service
*
Magnificat - Nunc dimittis

William Byrd (1539/40-1623)
Teach me, O Lord *
Ne irascaris, Domine
O Lord, make thy servant Elizabeth


Robert White (v.1538-1574)
Exaudiat te Dominus
* Robert Quinney, orgue
The Choir of Westminster Abbey
Direction James O’Donnell

La Mary en question, naturellement, est Mary Tudor, fille de Henry VIII et de son épouse archicatholique Catherine d'Aragon – son petit surnom de Bloody Mary en dit long sur son propre fanatisme religieux catholique –, tandis que l’Elizabeth n’est autre qu’Elisabeth I, la reine vierge (elle ne l’était que sur le papier parce que sinon…), la très protestante demi-sœur de Mary Tudor, fille d’Ann Boleyn et du même Henry. Les deux demi-sœurs se détestaient, pour des raisons religieuses sans doute, mais également par jalousies de pouvoir. Mary n’a-t-elle pas fait emprisonner Elizabeth et failli la faire exécuter ? Dans ces conditions religieuses extrêmes – Henry VIII catholique puis schismatique, Edward VI roi-enfant manipulé par la faction protestante, suivi de la protestante Jane Grey qui ne restera sur le trône que neuf jours, évincée puis exécutée à 17 ans par Mary la catholique devenue reine, cette dernière talonnée de près par Elizabeth qui, une fois Mary morte, prendra le trône et imposera à nouveau l’anglicanisme – les compositeurs de musique religieuse ne savaient trop à quels saints se vouer, d’autant que la moindre déviation risquait parfois de vous mener droit sur le bûcher ou, au mieux, au fond d’un cachot. Entre le répertoire latin des catholiques et les exigences de clarté du chant anglais imposées par les anglicans, il convenait de naviguer au plus près.
    La première moitié du CD contient donc des œuvres datables de l’époque de Mary, la seconde de l’époque d’Elizabeth, sachant que les compositeurs n’avaient pas nécessairement renié leur propre religion au passage de l’une à l’autre… Qui sait si la grande beauté de cette musique ne tient pas en partie au fait qu’elle ait été écrite selon un cahier de charges particulièrement restreint, autour duquel les musiciens tels que Tallis, Byrd, Shephard ou Mundy tentaient de tisser leurs convictions propres, et plutôt que de trop se conformer à des obligations précises, ouvraient la voie à un langage nouveau, éthéré, inclassable, réellement au-delà de toute considération confessionnelle.

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