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Patricia Kopatchinskaïa Beethoven: Intégrale de l'œuvre pour violon et orchestre
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Paru le 7 septembre 2009 chez Naïve
Artiste principal : Patricia Kopatchinskaja
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz) 11.99€
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ALBUM : 1 disque - 6 pistes - Durée totale : 01:02:03
  1. 1 Concerto in D Major: I. Allegro non troppo Patricia Kopatchinskaja, interprète - Ludwig Van Beethoven, compositeur
  2. 2 Concerto in D Major: II. Larghetto Patricia Kopatchinskaja, interprète - Ludwig Van Beethoven, compositeur
  3. 3 Concerto in D Major: III. Rondo Allegro Patricia Kopatchinskaja, interprète - Ludwig Van Beethoven, compositeur
  4. 4 Romance No. 2 for violin and orchestra in F Major Patricia Kopatchinskaja, interprète - Ludwig Van Beethoven, compositeur
  5. 5 Romance No. 1 for violin and orchestra in G Major Patricia Kopatchinskaja, interprète - Ludwig Van Beethoven, compositeur
  6. 6 Concerto in C Major, Woo 5, Fragment Patricia Kopatchinskaja, interprète - Ludwig Van Beethoven, compositeur

À propos

Ludwig van Beethoven : Concerto Op. 61 - Romance n°1 Op. 40 - Romance n°2 Op. 50 - Concerto (fragment) Woo 5 / Patricia Kopatchinskaïa, violon - Orchestre des Champs-Elysées - Philippe Herreweghe, direction
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Ludwig Van Beethoven (1770-1827)
Concerto en ré majeur Op. 61
Romance n°1 pour violon et orchestre en sol majeur Op. 40
Romance n°2 pour violon et orchestre en fa majeur Op. 50
Concerto en do majeur (fragment) Woo 5

Patricia Kopatchinskaïa, violon
Orchestre des Champs-Elysées
Philippe Herreweghe, direction

    Si vous êtes irrémédiablement habitués à votre version familiale du Concerto pour violon de Beethoven par Karajan ou Böhm, passez votre chemin : la vision imprimée par Patricia Kopatchinskaja et Philippe Herreweghe est rien moins que révolutionnaire. Enfin, révolutionnaire… disons plutôt que les deux interprètes souhaitent revenir à une vérité textuelle, texturale, sonore, dynamique, aussi proche que possible de ce que Beethoven aurait pu souhaiter. Car en vérité, on ne sait pas très exactement quelle est la version définitive, personne ne connaissant en détail l’évolution de l’œuvre dans l’esprit de Beethoven une fois qu’elle fut créée, en particulier quant aux variantes incluses dans l’autographe. Liberté donc, surtout dans les nombreux rubatos qu’encadre un tempo constamment allant, proche des indications métronomiques fournies par Czerny. Liberté également dans la fraîcheur des timbres, autrement plus clairs et aériens que ce à quoi nous ont habitué des orchestres de l’épaisse tradition viennoise.    Autre liberté, celle des cadences : Kopatchinskaja s’est emparé des cadences originales de la version pour piano de ce concerto. Pas une mince affaire, considérant que les écritures pianistique et violonistique n’ont pas grand-chose en commun. Qu’à cela ne tienne, la soliste recourt à un expédient totalement iconoclaste, le re-recording (!) pour nous donner au violon la quasi-intégralité de la version pour piano. Sacrilège, crieront les uns, hihihi, rigoleront les autres, peu importe, le résultat est là. D’autant que la cadence du premier mouvement intègre un stupéfiant dialogue entre violon(s) solo(s) et timbales !En guise de bonus, on retrouvera avec plaisir les deux Romances de jeunesse, qui n’ont certes rien de comparable avec le Concerto, mais ce sont d’aimables tremplins qui ont permis à Beethoven de s’essayer au format. Ici encore, Herreweghe & Kopatchinskaja jouent la transparence, en plus d’une grande légèreté qui convient bien mieux à ces deux bonbons que les lourdeurs « toutes germaniques » (selon la terminologie habituelle) des visions habituelles.Ultime bonus, le Fragment – sept minutes et trente secondes, quand même – du Concerto Woo5 en ut majeur, qui nous est parvenu sous forme de manuscrit autographe. L’époque ? 1790-92, à en juger par la graphie, le papier et le style. D’après le manuscrit, on peut déduire que l’œuvre était autrement plus avancée : il s’agit d’une copie au propre, le feuillet entier est utilisé, et la partie de solo « s’achève » sur une liaison… sans doute la suite a-t-elle été perdue lors des divers déménagements du jeune homme, qui n’était pas connu pour aimer ranger sa chambre, qui plus est. Bon, ce n’est pas là une perte cataclysmique, mais l’ouvrage permet de suivre l’évolution du musicien dans sa conception concertante et son écriture symphonique.NB : il s’agit ici uniquement de la version originale, inachevée ; car il existe également plusieurs tentatives d'achèvement, ce qui n’est pas le propos de cet enregistrement.

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