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Lorenzo Ghielmi, orgue
Note des internautes :
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Paru le 28 juin 2007 chez Winter & Winter
Artiste principal : Lorenzo Ghielmi
Genre : Classique
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz) 11.99€
Qualité Standard (320 kpbs) 9.99
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ALBUM : 1 disque - 18 pistes - Durée totale : 01:02:48
    Prélude, Fugue & Postludium en sol mineur (Georg Böhm)
  1. 1 Prélude, Fugue & Postludium en sol mineur Lorenzo Ghielmi, orgue
  2. Fantaisie pour piano en la mineur, Op. 922 (Johann Sebastian Bach)
  3. 2 Fantaisie pour piano en la mineur, Op. 922 Lorenzo Ghielmi, orgue
  4. Concerto pour clavecin en fa majeur, BWV 978 (trans. d'un Concerto pour violon de Vivaldi)
  5. 3 Allegro Lorenzo Ghielmi, orgue
  6. 4 Largo Lorenzo Ghielmi, orgue
  7. 5 Allegro Lorenzo Ghielmi, orgue
  8. Toccata en mi mineur, BWV 914
  9. 6 Toccata en mi mineur, BWV 914 Lorenzo Ghielmi, orgue
  10. Suite française n° 5 en sol majeur, BWV 816
  11. 7 Allemande Lorenzo Ghielmi, orgue
  12. 8 Courante Lorenzo Ghielmi, orgue
  13. 9 Sarabande Lorenzo Ghielmi, orgue
  14. 10 Gavotte Lorenzo Ghielmi, orgue
  15. 11 Bourrée Lorenzo Ghielmi, orgue
  16. 12 Loure Lorenzo Ghielmi, orgue
  17. 13 Gigue Lorenzo Ghielmi, orgue
  18. Livre premier, Pièces de clavecin (Louis Marchand)
  19. 14 Prélude N° 3 en sol majeur Lorenzo Ghielmi, orgue
  20. 15 Allemande Lorenzo Ghielmi, orgue
  21. 16 Courante Lorenzo Ghielmi, orgue
  22. 17 Chaconne Lorenzo Ghielmi, orgue
  23. L'Offrande Musicale BWV 1079 (Johann Sebastian Bach)
  24. 18 Ricercare à 3 Lorenzo Ghielmi, orgue

À propos

Œuvres de Johann Sebastian Bach, Goerg Böhm, Antonio Vivaldi, Louis Marchand / Lorenzo Ghielmi, orgue
Note des internautes : 1 2 3 4 5
Georg Bohm
Prélude, Fugue & Postludium en sol mineur
Johann Sebastian Bach
Fantaisie pour piano en la mineur, Op. 922
Concerto pour clavecin en fa majeur, BWV 978 (trans. d'un Concerto pour violon de Vivaldi)
Toccata en mi mineur, BWV 914
Suite française n° 5 en sol majeur, BWV 816
Louis Marchand
Livre premier, Pièces de clavecin
Johann Sebastian Bach
L'Offrande Musicale BWV 1079 Œuvres de Johann Sebastian Bach, Goerg Böhm, Antonio Vivaldi, Louis Marchand / Lorenzo Ghielmi, orgue
Lorenzo Ghielmi - Johann Nikolaus Forkel: A sujet de la vie, de l’art et des œuvres de Johann Sebastian Bach

"When you start to study Bach, you will sooner or later come across the name Johann Nikolaus Forkel. We thank him the preservation of many Bach manuscripts and his first biography of Bach should be in every musician's private library. I also kept Forkel's book for a very long time in my bookshelf and in the last few years I discovered how important and interesting this pioneering work is. What makes it so special are the detailed but easy to understand descriptions, so that it is not only a book for specialists but also for amateurs. Especially some of the anecdotes are so vividly told, that I got the idea to recite parts of the text like a comment on the music during some live concerts. How different is the impression of a Fantasia of the sixteen year old Johann Sebastian when you know Forkel's chapter about Bach's beginnings as a composer or the necessity of playing the Ricercare a 3 like an improvisation on a Silbermann piano-forte. And with the modern technical equipment it's now possible to hear Bach's and Marchand's music in comparison - and even on a German and a French harpsichord!" -Lorenzo Ghielmi

    Johann Nikolaus Forkel, né en 1749 à Meeder près de Cobourg, était une figure clé dans la présentation de la musicologie pratique et théorique au 18e siècle. Bien que déjà critiqué parfois violemment de son vivant, Forkel est parvenu à imposer sa méthode d’analyse musicale et à se distinguer ainsi nettement des écrits de la plupart de ses contemporains. D’un point de vue actuel, il est considéré comme l’un des fondateurs de la musicologie moderne.

    L’enfance de Forkel n’est qu’insuffisamment documentée. Son activité en tant que petit chanteur de chorale à Lunebourg à partir de 1766 permet cependant de supposer une solide formation musicale, d’autant plus qu’un an plus tard, Forkel était déjà nommé préfet de la chorale de la Cathédrale de Schwerin. Doté de nombreux intérêts et talents, Forkel se voit octroyer en 1769 une bourse pour des études de droit à l’Université de Göttingen, à laquelle il restera fidèle tout au long de sa vie en qualité de scientifique. Sa carrière universitaire, qui lui confère le titre de maître de concert académique et de directeur musical, ouvre à Forkel la voie vers le travail impressionnant que représentaient l’exploration et la publication de ses déductions en matière de musicologie.

    Avec son « répertoire général de la musique », paru en 1792, Forkel réussit à se distancer des ouvrages imprimés courants de l’époque qui, à quelques exceptions près, étaient conçus sous forme de purs dictionnaires de définitions de la terminologie spécialisée ou d’ouvrages de référence sur des compositeurs.

    Dans des présentations soigneusement recherchées, on y trouve une vue d’ensemble du répertoire musical allemand et étranger et de son histoire. C’est le premier ouvrage du genre en Allemagne. L’importance de l’étude de la littérature scientifique secondaire ressort déjà dans le premier des trois volumes de son « Histoire générale de la musique », imprimée en 1788. Le second est finalement achevé en 1801 et présente la succession chronologique de la musique de l’antiquité, point de départ du premier volume jusqu’à la musique du début du 16e siècle. L’idée de base de tous les écrits du savant de Göttingen est la façon de considérer la musique et ses bases théoriques du point de vue d’une formation universelle. Omettre le savoir acoustique, mathématique, grammatical ou littéraire de la description et de l’exploration de la musique aurait été inconcevable pour Forkel.
Dans l’année de parution du deuxième volume de son histoire de la musique, il lui semble donc logique de se proposer en tant qu’éditeur de l’édition intégrale de Bach que l’on venait de commencer à Leipzig.
Grand connaisseur de Bach, il considère comme indispensable de mettre à disposition sa collection privée d’informations, provenant en grande partie de sa correspondance très personnelle avec Carl Philipp Emanuel Bach, mais aussi avec le frère de celui-ci, Wilhelm Friedemann, de 1773 à 1786.
L’amour de Forkel pour la musique de Bach se manifeste surtout dès le début de ses années à Göttingen, où il fait jouer et étudier presque exclusivement de la musique de Bach dans ses cours instrumentaux, stylisant même le compositeur de manière certainement exagérée, le plaçant à l’apogée de l’histoire de la musique. Le plus souvent, Forkel ne récolte, pour cette raison et pour son choix incompréhensible limité à des pièces musicales destinées à ses concerts de l’académie de Göttingen, que moquerie et critiques.
Les lettres reçues de Tieck et de Wackenroder, pourtant anciens élèves de Forkel, mais aussi les articles de Joseph Martin Kraus se montrent horrifiés de la qualité des représentations ; nous y lisons entre autres un passage sur une chorale Haendel « chantée d’une manière déplorablement mauvaise » (de Tieck à Wackenroder) ou encore Kraus qui qualifie les musiciens « …d’un tas de cancres et de massacreurs – des virtuoses contents d’eux... »
Même si Forkel ici en tant que personne concentrait un peu trop, c’est à lui que revient tout de même une grande partie de la reconnaissance pour avoir redonné vie à la culture de la musique de Bach en Allemagne. Le projet aussi ambitieux que coûteux de Leipzig – une édition intégrale – se serait probablement déroulé différemment sans l’engagement de Forkel dans la phase préliminaire.
Car c’est Forkel aussi qui eut l’idée de faire de ce projet prestigieux le centre des conversations en le complétant d’une biographie du maître, afin d’éveiller le plaisir d’acheter des intéressés et finalement de soutenir financièrement la progression de l’édition. « Car je crois que le moyen le plus judicieux de faire progresser toute l’entreprise et de faire connaître au grand public la valeur de celle-ci, serait de fournir à ce grand public, maintenant ou du moins bientôt, un petit écrit sur la vie et l’oeuvre de J. S. Bach. »
Mises à part les lettres des deux fils de Bach, Forkel dispose de nombreux manuscrits originaux, acquis ou hérités, devenus siens.
Il travaille de plus avec le « Ursprung der musikalisch-Bachischen Familie » (« Origines de la famille musicale de Bach ») écrit par Bach lui-même, complété ultérieurement par Carl Philipp Emanuel et remis à Forkel en 1776. L’agencement clairement structuré de la monographie de Bach en une préface et onze chapitres mènent le lecteur de l’origine et de l’histoire de la vie de Bach à sa carrière de pianiste et d’organiste, éclairant son travail de composition d’un point de vue harmonique et modulatoire, mais aussi mélodique et rythmique.
Il termine sur un hommage au grand maître Bach et à son génie. A la fin de son ouvrage, les déclarations de Forkel aboutissent à une fierté nationale non dissimulée, allant jusqu’à élever Bach au niveau de saint national. C’est surtout Karl Friedrich Zelter, malgré ses paroles tout d’abord élogieuses, qui se révèle ultérieurement comme l’un des critiques les plus impitoyables de Forkel ; ce certainement pas sans raison. La tendance de Forkel à interpréter l’œuvre vocale et précoce de Bach comme immature, voire négligeable, ne résiste et n’a résisté à aucun examen approfondi. La critique de Zelter se réfère également à l’absence chez Forkel de rechercher des témoins contemporains autres que les fils de Bach, et qu’il met tout à fait en doute le différend avec Marchand et à la visite à Frédéric II.
Le rejet personnel de Forkel par son entourage du fait de son comportement profondément bizarre (après sa mort, la bibliothèque musicale de Göttingen fut retrouvée dans un état de chaos inconcevable) mena à une solitude croissante. Forkel décéda à Göttingen en 1818, le troisième volume de son « Histoire générale de la musique » resta à l’état de fragment.

-Regine Vetter (Traduction de Micheline Wiechert)

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