Musique des Gardiens de la Paix
La tradition historique d’un grand orchestre.
La naissance officielle de la Musique des gardiens de la paix remonte au 31 mars 1929, à l'occasion du centenaire du corps des Gardiens de la Paix. Depuis, ses activités sont nombreuses : elle
prête son concours lors des grandes cérémonies protocolaires de son institution de tutelle, la Préfecture de Police, ainsi qu’à celles de la Ville de Paris.Elle participe également à de grandes
manifestations musicales dans différents lieux de la capitale (Théâtre National de l’Opéra-comique, Théâtre du Châtelet, Théâtre des Champs Elysées, Salle Pleyel, Cathédrale Notre-Dame, l'UNESCO,
le Palais des Congrès, le Cirque d'Hiver, les églises Saint-Roch, Saint-Merri, Saint-Médard, Saint-Marcel, La Madeleine, Saint-Germain-des-Prés, Saint-Louis des Invalides), anime les parcs et
jardins de la Ville de Paris (Bagatelle, Montsouris, Luxembourg…), donne des concerts prestigieux tant en France (Festival Berlioz à la Côte Saint André; Festival du Havre) qu'à l'étranger
(Festival de Basse-Saxe, Festival de Ludwigshafen; Vienne;Luxembourg; Italie; Pays-Bas; Japon ; Chine), participe également à des animations musicales régulières en milieu scolaire. Son vaste
répertoire, riche de plusieurs siècles de musique, s'ouvre également à la création d'oeuvres contemporaines. La Musique des Gardiens de la Paix peut s'enorgueillir de compter plus de 150
prestations enregistrées au disque, à la radio et à la télévision. Elle a reçu de multiples prix dont ceux de l'Académie Charles Cros et de l'Académie du Disque Français. Ses enregistrements sont
diffusés dans le monde entier et certains disques ont été réalisés spécifiquement pour les Etats-Unis et le Japon. La Musique des Gardiens de la Paix est actuellement dirigée par Pierre WALTER,
assisté de Pascale JEANDROZ, chef adjointe et de Jean-Jacques CHARLES, tambourmajor.Les compositeurs
Ida GOTKOVSKY
De nationalité française, Ida Gotkovsky a vécu dans une famille de musiciens. Après ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, couronnées par tous les prix d'Ecriture et de
Composition, Ida Gotkovsky se fait connaître grâce à un nombre considérable de travaux parmi lesquels, musique de chambre, musique symphonique, musique instrumentale, musique vocale et oeuvres
lyriques sont largement représentées. Dès le début de sa carrière, le caractère et la forme de ses oeuvres lui valent de nombreux prix, parmi lesquels on peut notamment citer le Prix Lili
Boulanger, le Prix Blumenthal, le Grand Prix musical de la Ville de Paris, le Golden Rose (Etats-Unis) ou encore le Prix de la SACEM. Très vite, sa notoriété dépassant les frontières, Ida Gotkovsky
est sollicitée pour participer, et ensuite présider, des jurys internationaux ; parallèlement ses oeuvres sont interprétées en Europe, aux Etats-Unis, au Japon, en U.R.S.S, où elles sont reçues
comme les ambassadrices de la culture française. Résultant de commandes d'Etat et de pays étrangers, l'oeuvre entière d'Ida Gotkovsky est marquée par la force créatrice et la rigueur qu'elle
consacre à l'évolution du patrimoine musical. Son oeuvre est aussi bien représentée dans le domaine de la musique pour harmonie, que dans le domaine symphonique et lyrique. La notion d'infini
qu’Ida Gotkovsky recherche dans toute oeuvre d'art est exprimée dans sa profession de foi musicale : "CREER UNE OEUVRE UNIVERSELLE ET ASSURER PAR UN LANGAGE CONTEMPORAIN, AUX STRUCTURES
VIGOUREUSES, L'UNITE DE L'EXPRESSION MUSICALE A TRAVERS TOUS LES TEMPS."Lili BOULANGER
Lili Boulanger voit le jour en 1893 dans une famille de musiciens. Son père, Ernest Boulanger, est compositeur, Premier Grand prix de Rome en 1835, et professeur de chant au Conservatoire de Paris.
Sa mère, Raïssa Mychetski est une cantatrice russe, originaire de Saint-Pétersbourg. La jeune Lili démontre très tôt d’étonnantes dispositions. Dès six ans, avant de savoir lire, elle sait
déchiffrer les partitions et étudie l'harmonie. Gabriel Fauré, ami de la famille, est émerveillé par sa précocité et lui donne ses premières leçons de piano. De santé fragile, l'enfant reçoit à
domicile l'enseignement d'éminents professeurs, notamment Georges Caussade pour la fugue et le contrepoint. Elle étudie, outre le piano, le violon, le violoncelle, la harpe — elle a pour professeur
le célèbre harpiste Alphonse Hasselmans —, l’orgue. Elle s'essaie à la composition, encouragée par sa soeur Nadia, mais ne subsiste de ces oeuvres de jeunesse qu'une Valse en mi majeur, composée en
1906.
En 1909, Lili Boulanger entre au Conservatoire de Paris dans la classe de composition musicale de Paul Vidal. Elle concourt une première fois pour le Prix de Rome en 1912 mais la maladie l'oblige à
se retirer de la compétition. Elle se présente l'année suivante et devient, en 1913, la première femme à remporter le Premier Grand prix de Rome de composition musicale pour sa cantate Faust et
Hélène (prix qu'elle partage néanmoins avec Claude Delvincourt). Une première audition publique de l'oeuvre est donnée le 16 novembre 1913 par les Concerts Colonne au Théâtre du Châtelet et
rencontre un vif succès, tant public que critique. Le 24 novembre, elle est reçue à l'Élysée par le président Raymond Poincaré. En 1914, Lili Boulanger part pour l'Italie rejoindre les lauréats du
Prix de Rome à la Villa Médicis. Durant ce premier séjour de quatre mois — écourté par l'éclatement de la Première Guerre mondiale —, elle entame la rédaction de ses trois Psaumes XXIV, CXXIX, CXXX
et Vieille prière bouddhique, et « d’un matin de printemps » pour violon et piano, oeuvres qui ne seront complétées qu'en 1917. En 1918, elle dicte à sa soeur Nadia, sur son lit de mort, son ultime
oeuvre, le Pie Jesu. Atteinte de tuberculose intestinale, Lili Boulanger décède prématurément à l'âge de vingt-quatre ans. Elle est inhumée au cimetière de Montmartre.Germaine
TAILLEFER
Titulaire des plus hautes récompenses du Conservatoire de Paris, fidèlement liée à ses camarades Darius Milhaud et Arthur Honneger, elle est appelée par Erik Satie et Jean Cocteau à faire partie
(avec Poulenc, Auric et Durey) du «Groupe des Six ». Amie de Stravinsky, Diaghilev, Ravel, Chaplin, Picasso, collaboratrice des plus grands écrivains de son temps, notamment de Claudel, Valéry,
Cocteau, Ionesco, Soupault, Tardieu, Marguerite Duras, elle a, par sa musique très française, séduit les plus illustres interprètes tels que Ricardo Vinès, Marguerite Long , Arthur Rubinstein,
Jacques Thibaud, Alfred Cortot, Lily Laskine, Nicanor Zabaleta, et des chefs aussi prestigieux que Pierre Monteux, Thomas Beecham, Leopold Stokowski, Serge Koussevitsky ou encore Willem Mengelberg.
Elle laisse, après une longue vie, quelques trois cents oeuvres balayant tous les genres et toutes les formations : piano, musique de chambre, musique symphonique, ballets, opéras, musiques de
films, mélodies. Elle était officier de la Légion d’Honneur, grand-croix de l’ordre du mérite, Grand Prix musical de l’Académie des beaux arts, Grand Prix musical de la Ville de Paris. Présentée à
Désiré Dondeyne (chef de la Musique des gardiens de la paix de 1954 à 1978) par le musicologue Frédéric Robert, Germaine Tailleferre entame à partir de 1970 et jusqu’à sa disparition en 1983, une
fructueuse collaboration avec la Musique des Gardiens de la Paix. De nombreuses oeuvres nouvelles pour orchestre à vents seront transcrites et créées par Désiré Dondeyne.Les Solistes
Clément SAUNIER, Trompette
Clément Saunier est diplômé du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient ses 1er prix de trompette et musique de chambre à l’unanimité avec les félicitations du jury. Il
poursuit également un cycle de perfectionnement au CNSMDP, opportunité qui demeure ce jour exceptionnelle pour un trompettiste. Ses prestations aux concours internationaux de musique sont
récompensées par des prix prestigieux à Porcia (Italie), au Printemps de Prague, à Jeju (Corée du Sud), à Bruxelles et Paris. Clément Saunier est invité à donner de nombreux concerts et récitals en
France et à l'étranger (Festival de Deauville, Festival de Venise, La Folle Journée de Nantes, Festival de Cagliari, au Japon, en Corée du Sud, en Slovaquie, à Taiwan, en Ukraine, en Colombie....).
Sa version du second concerto pour trompette d’André Jolivet enregistrée en 2005 avec l’Orchestre des Gardiens de la paix de Paris, formation dont il fait partie depuis 2003, dirigé par Philippe
Ferro a été saluée par la critique Française et internationale.Julien CHABOD, Clarinette
Il commence la clarinette à l'âge de 12 ans à l'E.N.M. d'Evreux où il obtient ses médailles d'or à l'unanimité de clarinette et de musique de chambre. En 2003, il décroche également un premier prix
au C.N.R. de Paris dans la classe de Richard VIEILLE avant de rentrer au C.N.S.M. de Paris dans la classe de Michel ARRIGNON et Arnaud LEROY. Il y obtient en juin 2007 le Diplôme de Formation
Supérieure Mention Très Bien. Parallèlement, il est régulièrement invité dans de nombreux orchestres comme l'Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre de l’Opéra National de Paris
(clarinette solo), l'Orchestre National des Pays de Loire, l'Orchestre de l'Opéra de Rouen, l'Orchestre de Chambre d’Auvergne, l'Ensemble Inter contemporain de Paris, l'Orchestre de Bretagne. Il
fait aussi partie de la Compagnie des Brigands, de l'Orchestre Pelléas, de l'Ensemble à Ciel Ouvert, l'Orchestre Cinématographique de Paris, l'Ensemble Orchestral Prométhée, l'Ensemble à Vents de
Paris, l’Harmonie de Chambre de Paris… Julien Chabod est membre du Quatuor Vendôme, aux côtés de Nicolas Baldeyrou, Franck Amet et Alexandre Chabod. Avec son Quintette Cassiopée, il travaille sous
la direction de Maurice Bourgue, David Walter et Michel Moraguès, et remporte le 3e prix au Concours International de Quintette à Vent Henri Tomasi, le 1er prix du Concours International de Musique
de Chambre de Paris Léopold Bellan, ainsi que le Prix Spécial du public et le Prix de la meilleure interprétation de l'oeuvre de Thierry Escaich « instants fugitifs » au Concours International de
Musique de Chambre de Lyon. Il participe aussi à de nombreux festivals comme les Folles Journées de Nantes, le Festival d'Aix en Provence, le Festival de Lucerne, le Festival de la Roque
d’Anthéron, le Festival Mozart à Salzbourg, le Festival de Printemps à Budapest, le Festival de Chaillol, le Festival de Saint Riquier, le Festival des Monts de la Madeleine, les Nuits du Mont
Rome, le Festival Musica Nigella…Depuis janvier 2005, il est Clarinette Solo au sein de l’Orchestre d’Harmonie de la Musique des Gardiens de la Paix.