Artiste principal :
Laszlo Kovacs
Genre : Classique > Musique orchestrale
Disponible en
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
11.99€
Qualité Standard (320 kpbs)
9.99€
- 1 Sonata in B minor (arr. Leo Weiner)
- 2 Preludio
- 3 Notturno
- 4 Scherzo diabolico
- 5 Passacaglia
- 6 Toy Soldiers
Sonata in B minor (arr. Leo Weiner) (Franz Liszt)
Preludio, Notturno e Scherzo diabolico (Leo Weiner)
Passacaglia
Toy Soldiers
À propos
Weiner : Preludio, Notturno e Scherzo diabolico, Passacaglia & Toy Soldiers - Weiner-Liszt : Sonate en si mineur / Orchestre Symphonique de la Hongrie du Nord - Laszlo Kovacs, direction
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
52:01 - DDD - Enregistré du 1 au 5 septembre 2009 à la Maison des arts de Miskolc en Hongrie - Notes en français, anglais, allemand et hongrois
Premier enregistrement
Franz Liszt (1811–1866)
Sonate pour piano en si mineur (arrangement pour orchestre Leó Weiner)
Leó Weiner (1885–1960)
Prélude, notturno et scherzo diabolico
Passacaille
Jouer aux soldats
Orchestre Symphonique de la Hongrie du Nord
Direction László Kovács
Pourrait-on dire que Leó Weiner (1885 – 1960) est le compositeur hongrois oublié de la première moitié du XXe siècle ? La présence écrasante du couple Bartók-Kodály, les magyareries
quasi-imposées pour quiconque avait le moindre espoir de sortir la tête du Danube, un refus obstiné de se plier à la dictature des diverses avant-gardes – pire : Weiner embrassa, oh abomination, un
langage plutôt germanique alors que la nation hongroise se cherchait, et se cherchait encore plus assidûment après les catastrophiques accords du Trianon qui l’amputèrent de plus de la moitié de
son territoire –… voilà bien des éléments qui peuvent expliquer comment un excellentissime compositeur s’est retrouvé en position d’outsider pendant un
demi-siècle. Voici donc Weiner, dans trois grands exercices d’orchestration, deux de ses propres œuvres, en plus de la Sonate en si mineur de Liszt. La brillante et
très idiomatique transcription de Liszt date de 1955, donc de l’ultime maturité du compositeur, un magnifique tour de force qui permet de ranger cette œuvre du côté des grands poèmes symphoniques –
d’autant que l’écriture pianistique de Liszt évoque bien plus souvent l’orchestre que le piano, il faut bien l’avouer. Plus purement Weinerien, le Prélude, nocturne et
scherzo diabolique de 1911, initialement pour piano seul, fut orchestré en 1949. Le Prélude n’a rien de la forme codifiée baroque, mais épouse plutôt les rêveries debussystes, tandis que
le nocturne décrirait presque la nuit après le célèbre après-midi d’un certain faune. Enfin, le diabolique scherzo représente sans doute le moment le plus moderne, avec des étagements
stravinskiens en diable – tout en gardant à l’esprit que l’on est en 1911. Rien que pour ce moment, Weiner mérite d’accéder au grand firmament. A découvrir également, la
Passacaille, un ouvrage singulier dont la composition s’étala de 1904 à 1936 – pour la version de piano, l’orchestration datant de 1955. Puissamment contrapuntique, l’œuvre épouse le genre
postromantique sans aucun complexe, et elle a bien raison.
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