Artiste principal :
Evva Mizerska
Genre : Classique
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Qualité Studio Masters
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- 1 Misterioso
- 2 Furioso
- 3 Con moto
- 4 Canzona for cello and piano, Op. 56
- 5 Mesto
- 6 Delicato
- 7 Grave
- 8 Feroce
Sonata No. 1 for cello and piano, Op. 62 (Krzysztof Meyer)
Canzona for cello and piano, Op. 56
Sonata No. 2 for cello and piano, Op. 99
À propos
Evva Mizerska, violoncelle - Emma Abbate, piano - Katarzyna Glensk, piano
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
64:34 - DDD - Enregistré du 28 au 30 janvier 2008 au Studio de concert Witold Lutosławski de la Radio Polonaise à Varsovie - Notes en anglais, allemand & polonais
Krzysztof Meyer (né en 1943)
Sonates pour violoncelle & piano
N° 1, op. 62 (1983)
N° 2, op. 99 (2004) *
Canzona pour violoncelle & piano, op. 56 (1981)
* Premier enregistrement
Evva Mizerska, violoncelle
Emma Abbate & Katarzyna Glensk (Sonate n° 2), piano
Après avoir trempé un doigt ou deux dans le langage avant-gardiste de l’Ecole polonaise des années 60, Krzysztof Meyer (*1943) s’est écarté de cette voie – ainsi que la grande majorité des
protagonistes principaux, il faut bien l’avouer – pour se tourner vers des idiomes moins dogmatiques et, par conséquent, plus purement musicaux. Ses œuvres les plus récentes s’appellent d’ailleurs
tout bêtement Sonate, Symphonie, Quatuor, plutôt que Thréno-mégalomano-mélopée XXV,3 ou …auF deR deN diE daS a rose is a rose is a ro$e… ou autres titres ronflants, voire fumants.
Conséquence, il est maintenant l’un des tout premiers compositeurs polonais, européens, mondiaux, ses œuvres sont commandées et jouées par les musiciens les plus prestigieux tels que Peter Pears,
Heinz Holliger, Igor Markevitch, Dimitri Sikoïevski, Aurèle Nicolet, Boris Pergamentchikov et tant d’autres. Parmi les trois pièces de cette intégrale de musique pour violoncelle, deux furent
d’ailleurs écrites pour David Geringas : la Canzona de 1981 et la Première sonate de 1983. Meyer développe un langage dans lequel la mélodie occupe une place
prépondérante, non pas la cantilène postromantique, mais une conduite contemporaine, moins orientée par l’harmonie que par la continuité du discours et l’émotion qui se dégage de tel ou tel
enchaînement d’intervalles. Ni tonale, ni purement atonale, cette musique baigne dans une atmosphère de beauté pure. Notez que dans la Canzona, Meyer se sert du motif final de la symphonie
Jupiter de Mozart : do ré fa mi. Ici encore, c’est la ligne qui prédomine au violoncelle, tandis que le piano se charge plutôt de la partie plus verticale, l’accompagnement – comme
dans la Première sonate. Plus proche encore de nous, la Seconde sonate date de 2004 : les deux instruments y sont traités en égaux. Là où la Première sonate explosait de
vitalité entre furioso et con moto, la Seconde semble se replier dans des méandres plus contemplatifs, et même le feroce final reste férocement contemplatif. En tous les cas,
Meyer est sans doute le compositeur contemporain polonais à suivre, dans la lignée de ses maîtres Penderecki et Lutosławski.






