Artiste principal :
Juliette Gréco
Genre : Chanson française > Interprètes
Disponible en
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
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Qualité Standard (320 kpbs)
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- 1 Je me souviens de tout
- 2 Madame Rosa
- 3 Bérénice
- 4 C'est le moment
- 5 Dans ma chambre de dame
- 6 Le solitaire
- 7 Un petit matin de printemps
- 8 Testament rose
- 9 Tout ira bien
- 10 Un art assez difficile
- 11 L'ombre du vent
- 12 Ha! Le temps
- 13 Je n'ai jamais été
- 14 Je me souviens de tout
À propos
Juliette Gréco interprète des textes d'Abd Al Malik, Orly Chap, Adrienne Pauly, Olivia Ruiz, Brigitte Fontaine, Maxime Le Forestier...
Distinctions
Qobuz Référence (janvier 2012)
Inclus
1 Livret numérique
Copyright :
(C) 2009 Classics Jazz France
(P) 2009 Classics Jazz France
(P) 2009 Classics Jazz France
Je me souviens de tout (Par. Orly Chap - Mus. Gérard Jouannest)
Madame Rosa (Par. Régis Fayette-Mikano - Mus. Gérard Jouannest)
Bérénice (Par. Maxime Le Forestier - Mus. Gérard Jouannest)
C'est le moment (Par. Christophe Miossec - Mus. Gérard Jouannest)
Dans ma chambre de dame (Par. Olivia Ruiz - Mus. Gérard Jouannest)
Le solitaire (Par. Brigitte Fontaine - Mus. Areski Belkacem)
Un petit matin de printemps (Par. Valérie Véga - Mus. Gérard Jouannest)
Testament rose (Par. Marc Estève / Marie Nimier - Mus. Gérard Jouannest)
Tout ira bien (Par. Régis Fayette-Mikano - Mus. Gérard Jouannest)
Un art assez difficile (Par. Christophe Miossec - Mus. Gérard Jouannest)
L'ombre du vent (Par. Olivia Ruiz - Mus. Gérard Jouannest)
Ha ! Le temps (Par. Adrienne Pauly - Mus. Gérard Jouannest)
Je n'ai jamais été (Par. Marie Nimier / Thierry Illouz - Mus. Gérard Jouannest)
Je me souviens de tout
Juliette Gréco, voix
Gérard Jouannest, piano
Jean-Louis Matinier, accordéon
Madame Rosa (Par. Régis Fayette-Mikano - Mus. Gérard Jouannest)
Bérénice (Par. Maxime Le Forestier - Mus. Gérard Jouannest)
C'est le moment (Par. Christophe Miossec - Mus. Gérard Jouannest)
Dans ma chambre de dame (Par. Olivia Ruiz - Mus. Gérard Jouannest)
Le solitaire (Par. Brigitte Fontaine - Mus. Areski Belkacem)
Un petit matin de printemps (Par. Valérie Véga - Mus. Gérard Jouannest)
Testament rose (Par. Marc Estève / Marie Nimier - Mus. Gérard Jouannest)
Tout ira bien (Par. Régis Fayette-Mikano - Mus. Gérard Jouannest)
Un art assez difficile (Par. Christophe Miossec - Mus. Gérard Jouannest)
L'ombre du vent (Par. Olivia Ruiz - Mus. Gérard Jouannest)
Ha ! Le temps (Par. Adrienne Pauly - Mus. Gérard Jouannest)
Je n'ai jamais été (Par. Marie Nimier / Thierry Illouz - Mus. Gérard Jouannest)
Je me souviens de tout
Juliette Gréco, voix
Gérard Jouannest, piano
Jean-Louis Matinier, accordéon
Salman Rushdie publiait l'année dernière une œuvre s'intitulant l'enchanteresse de Florence. Or, tout comme Florence, Paris a son enchanteresse, et elle se prénomme
Juliette Gréco. Celle qui fut Aglaonice dans «Orphée», le mythe cinématographique de Cocteau, enchante toujours aussi sûrement qu'elle chante. À 82 ans et 60 ans de carrière, elle sort un
nouvel album, Je me souviens de tout, ce qui laisse à croire que tout comme pour l'enchanteresse de Florence le temps n'a pas de prise sur l'enchanteresse de Paris.
Pour l'occasion Gréco reprend une formule, assurément magique, initiée lors de ces concerts de 2007 au Châtelet : un piano, un accordéon et une chanteuse. Au piano, son mari, Gérard Jouannest, également compositeur des mélodies interprétées. À l'accordéon Jean-Louis Matinier, ancien élève de cette légende que fut Joë Roussi. Plusieurs personnalités ont été entraînées dans le sillage de ce trio envoûtant. En premier lieu ces petits nouveaux de la chanson française que l'enchanteresse qualifie de « jeunes démons » : Olivia Ruiz, dit la «Fée» et Orly Chap vu comme un « petit garçon perdu ». Viennent ensuite les aèdes, soit le parolier Christophe Miossec et la romancière Marie Nimier. L'enchanteresse ne prenant guère que des poèmes qui lui parlent : « Je choisis les textes comme je choisis les gens, c'est un mécanisme très bizarre. Lorsque j'entends un texte pour la première fois, ou j'entends ou je n'entends pas, c'est instinctif ».
Le titre éponyme, Je me souviens de tout, résonne comme une joyeuse bacchanale où aux arpèges exaltés du piano et à la ferveur chromatique de l'accordéon répond une voix doucereuse, marquée par une joie de vivre indélébile. On se rappelle avec bonheur les actes «insensés» commis avec les « frères de joie ». Du chant émerge le temple longtemps cru englouti de la jeunesse. À ces accents aussi charmants que pastoraux, l'on se surprend à susurrer la nostalgique épigramme de Goethe : « auch ich in Arkadien » (moi aussi en Arcadie). Le texte délicatement élégiaque de Madame Rosa, signé Abd Al Malik, est au mode mineur, ce que Je me souviens de tout était au mode majeur. Usant d'un phrasé monodique et parlando, la voix, à peine soutenue par une subtile instrumentation, se souvient avec nostalgie des choses d'antan. L'on retrouve ce même doublon majeur-mineur dans l'alternance entre l'épicurien C'est le moment et l'automnal Dans ma chambre de dame ou entre le vénéneux L'ombre du vent et le jouissif Ha ! Le temps. Avant-dernier titre, Je n'ai jamais été, est sans nul doute, avec Je me souviens de tout, la clé de voûte de cet album : portée par une instrumentation raffinée, la ligne mélodique déploie allègrement des chromatismes aussi entraînant que profonds.
Sans doute faudra-t-il fermer les oreilles bien fort pour résister en nouvel Ulysse, aux enchantements que procure la sirène Gréco.
Pour l'occasion Gréco reprend une formule, assurément magique, initiée lors de ces concerts de 2007 au Châtelet : un piano, un accordéon et une chanteuse. Au piano, son mari, Gérard Jouannest, également compositeur des mélodies interprétées. À l'accordéon Jean-Louis Matinier, ancien élève de cette légende que fut Joë Roussi. Plusieurs personnalités ont été entraînées dans le sillage de ce trio envoûtant. En premier lieu ces petits nouveaux de la chanson française que l'enchanteresse qualifie de « jeunes démons » : Olivia Ruiz, dit la «Fée» et Orly Chap vu comme un « petit garçon perdu ». Viennent ensuite les aèdes, soit le parolier Christophe Miossec et la romancière Marie Nimier. L'enchanteresse ne prenant guère que des poèmes qui lui parlent : « Je choisis les textes comme je choisis les gens, c'est un mécanisme très bizarre. Lorsque j'entends un texte pour la première fois, ou j'entends ou je n'entends pas, c'est instinctif ».
Le titre éponyme, Je me souviens de tout, résonne comme une joyeuse bacchanale où aux arpèges exaltés du piano et à la ferveur chromatique de l'accordéon répond une voix doucereuse, marquée par une joie de vivre indélébile. On se rappelle avec bonheur les actes «insensés» commis avec les « frères de joie ». Du chant émerge le temple longtemps cru englouti de la jeunesse. À ces accents aussi charmants que pastoraux, l'on se surprend à susurrer la nostalgique épigramme de Goethe : « auch ich in Arkadien » (moi aussi en Arcadie). Le texte délicatement élégiaque de Madame Rosa, signé Abd Al Malik, est au mode mineur, ce que Je me souviens de tout était au mode majeur. Usant d'un phrasé monodique et parlando, la voix, à peine soutenue par une subtile instrumentation, se souvient avec nostalgie des choses d'antan. L'on retrouve ce même doublon majeur-mineur dans l'alternance entre l'épicurien C'est le moment et l'automnal Dans ma chambre de dame ou entre le vénéneux L'ombre du vent et le jouissif Ha ! Le temps. Avant-dernier titre, Je n'ai jamais été, est sans nul doute, avec Je me souviens de tout, la clé de voûte de cet album : portée par une instrumentation raffinée, la ligne mélodique déploie allègrement des chromatismes aussi entraînant que profonds.
Sans doute faudra-t-il fermer les oreilles bien fort pour résister en nouvel Ulysse, aux enchantements que procure la sirène Gréco.
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