- 1 No.1 in D minor
- 2 No.2 in D
- 3 No.3 in B minor
- 4 No.4 in B
- 5 Variations and Fugue on a Theme by Handel, Op.24
- 6 Variation I
- 7 Variation II
- 1 1. Allegro non troppo, ma energico
- 2 2. Andante con espressione
- 3 3. Scherzo. Allegro
- 4 4. Finale (Introduzione. Sostenuto - Allegro non troppo e rubato)
- 5 1. Allegro maestoso
- 6 2. Andante espressivo
- 7 3. Scherzo (Allegro energico)
- 8 4. Intermezzo (Andante molto)
- 9 5. Finale (Allegro moderato ma rubato)
- 10 Scherzo in E flat minor, Op.4
- 1 1. Maestoso - Poco più moderato
- 2 2. Adagio
- 3 3. Rondo (Allegro non troppo)
- 1 1. Allegro non troppo
- 2 2. Allegro appassionato
- 3 3. Andante - Più adagio
- 4 4. Allegretto grazioso - Un poco più presto
À propos
(P) 2003 Universal International Music B.V.
4 Ballades, Op.10
Variations & fugue sur un thème de Händel op.24
Variations sur un thème de Paganini, op.35
Sonate pour piano n°2 en fa dièse mineur, op.2
Sonate pour piano n°3 en fa mineur, op.5
Scherzo en mi bémol mineur, op.4
Concerto pour piano n°1 en ré mineur, op.15
Concerto pour piano n°2 en si bémol majeur, op.83
Claudio Arrau, piano
* Royal Concertgebouw Orchestra
Direction Bernard Haitink
Au début des années 1960, le pianiste chilien Claudio Arrau signa un contrat en exclusivité avec la maison de disques néerlandaise Philips. Avec le recul, on se rend compte que seul ce label pouvait traduire fidèlement ses intentions. Seul Philips pouvait capter aussi naturellement et sans dureté une sonorité d'une telle plénitude sonore. Dès le début, Claudio Arrau grava ce qui était devenu le centre de son répertoire, la musique du XIXe siècle : Beethoven, Brahms, Liszt, et puis plus tard Debussy, Mozart, etc. Après une première intégrale Beethoven, réalisée entre 1962 et 1966 (contenant une étonnante Sonate « Hammerklavier »), il se consacre surtout aux grandes ouvres pour piano de Brahms et de Liszt, des enregistrements qui restent depuis leur parution au firmament de la discographie. Concernant Brahms, il commence en 1969 par les deux Concertos avec le Concertgebouw d'Amsterdam sous la direction de Bernard Haitink - existe une première version chez Emi avec Giulini et le Philharmonia Orchestra, de 1961. Haitink et Arrau offrent une version insurpassable du Premier Concerto, en particulier le Largo, d'une poésie crépusculaire inouïe. Ecoutez ces couleurs initiales de cordes, ces moirures, ne saisissent-elles pas au plus près le climat du mouvement ? Arrau, lui, atteint un prodige de clarté polyphonique et de pureté expressive (thème mélodique, marches harmoniques.).
A notre connaissance, personne n'a reproduit ce miracle . comme aucun autre artiste n'a sans doute atteint son niveau dans les Variations sur un thème de Haendel ou les Ballades opus 10, où il déploie une palette de couleurs extrêmement diversifiée et un grand sens de la gradation architecturale. La fugue finale des Variations Haendel est vraiment une leçon de musique : c'est ici le toucher (le formidable équilibre entre poids de la main, attaque et qualité même de l'attaque) qui dicte les articulations de l'énoncé du thème, et permet le déploiement d'une longue ligne ininterrompue. Son mouvement lent de la Troisième Sonate est chez lui un chant d'amour, semblable au duo de l'Acte II de Tristan et Isolde.. Brahms, le Wagner du piano ? Peut-être...Le must. En toute objectivité, est-il possible de résister à ce piano infiniment expressif, tellement pétri dans le clavier qu'il s'apparente parfois à la pureté du marbre ? Il y a dans les Brahms d'Arrau une noblesse naturelle, une dignité qui impressionnent durablement.









