Johann Sebastian Bach (parfois écrit en français Jean-Sébastien Bach) est un compositeur et organiste allemand, (21 mars 1685, à Eisenach - 28 juillet 1750, à Leipzig).
Compositeur de l'époque baroque dont il symbolise et personnifie l'apogée, il eut une influence majeure et durable...
Artiste principal :
Sergio Fiorentino
Genre : Classique
Disponible en
En savoir plus
Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
11.99€
Qualité Standard (320 kpbs)
9.99€
- 1 Prélude
- 2 Fugue
- 3 Allemande
- 4 Courante
- 5 Sarabande
- 6 Gavotte
- 7 Bourée
- 8 Loure
- 9 Gigue
- 10 Prélude
- 11 Gavotte
- 12 Gigue
- 13 Choral "Jésus, que ma joie demeure" de la cantate BWV 147 (Trans. Fiorentino)
- 14 Prélude
- 15 Fugue
prélude et fugue en ré majeur, BWV 532 (trans. Busoni - arr. Fiorentino) (Johann Sebastian Bach)
Suite française n° 5 en sol majeur, BWV 816
Suite de la Partita n° 3 en mi bémol majeur pour violon seul, BWV 1006 (trans. Rachmaninov)
Choral "Jésus, que ma joie demeure" de la cantate BWV 147 (Trans. Fiorentino)
Prélude et Fugue en mi bémol majeur, BWV 552 (trans. Busoni - arr. Fiorentino)
À propos
Suite Française n° 5 BWV 816 - Préludes et fugue BWV532 et BWV 552 - Suite de la Parita n° 3 BWV 1006 (Trans. Rachmaninov) - Choral "Jésus, que ma joie demeure" (Trans. Fiorentino) / Sergio Fiorentino, piano
Distinctions
10 de Répertoire (novembre 2001)
Détails de l'enregistrement original :
65:39 - DDD - Enregistré les 14 & 15 octobre 1995 et 19 octobre 1996 à la Konzertsaal Siemensvilla de Berlin - Notes en français
Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Préludes et Fugues en ré majeur BWV 532 et en mi bémol majeur BWV 552
(Trans. F. Busoni / Arr. S. Fiorentino)
Suite Française n° 5 en sol majeur, BWV 816
Suite de la Partita n° 3 en mi bémol majeur pour violon seul, BWV 1006
(Prélude - Gavotte - Gigue / Trans. S. Rachmaninov)
Choral "Jésus, que ma joie demeure" de la cantate BWV 147 (Trans. S. Fiorentino) Sergio Fiorentino (1927-1998), piano
Préludes et Fugues en ré majeur BWV 532 et en mi bémol majeur BWV 552
(Trans. F. Busoni / Arr. S. Fiorentino)
Suite Française n° 5 en sol majeur, BWV 816
Suite de la Partita n° 3 en mi bémol majeur pour violon seul, BWV 1006
(Prélude - Gavotte - Gigue / Trans. S. Rachmaninov)
Choral "Jésus, que ma joie demeure" de la cantate BWV 147 (Trans. S. Fiorentino) Sergio Fiorentino (1927-1998), piano
Ce programme est révélateur de la tradition pianistique à laquelle appartenait Sergio Fiorentino. Né le 22 décembre 1927, Fiorentino faisait partie de la génération qui fut
témoin du retour de Bach dans le répertoire, dont l'initiative au début du siècle revient à des pionniers tels que Wanda Landowska, Pablo Casals, Edwin Fischer, et poursuivi par Glenn Gould et
Sviatoslav Richter. Il n'en demeurait pas moins attaché à une école pianistique qui non seulement jouait les transcriptions mais les envisageait comme un moyen de propagation de la musique du
Cantor tout en l’adaptant aux instruments modernes. Toutefois, on pourrait s'étonner de la présence indiscutée des œuvres de Bach dans le répertoire pianistique actuel lorsque l'on considère que
celles-ci furent composées avant l'invention du pianoforte. Bien entendu, Bach, déjà reconnu comme le plus grand organiste de son époque et comme un claveciniste hors pair, s'était vu présenter,
dès 1736, un instrument à marteaux construit par Silbermann mais qui n’avait qu’un lointain rapport avec les pianos tels que nous les connaissons depuis la fin du dix-neuvième siècle. Il restait
encore beaucoup à faire pour réintroduire le répertoire baroque dans les salles de concert. Au cours de l’époque romantique, l’interprète s’est vu obliger d’accommoder
l’œuvre de Bach composée à la gloire de Dieu avec une vision de la musique qui plaçait désormais l’interprète-compositeur ainsi que l’expression d’émotions plus individuelles au centre du
concert. Si le piano était désormais devenu l’instrument du récital par excellence, une tradition interprétative restait à inventer dans un siècle où la préoccupation instrumentale, en général, et
le souci de la virtuosité, en particulier, prédominaient. Alors que les compositeurs et interprètes romantiques parmi lesquels Chopin, Liszt, Alkan, Mendelssohn, Schumann connaissaient bien les
œuvres de Bach, les transcriptions et arrangements apparurent comme le moyen idéal de promouvoir sa musique. Ainsi, Schumann arrangea pour violon et piano, les six Sonates et Partitas pour
violon seul ; Brahms publia une transcription pour la main gauche de la fameuse Chaconne. Ce fut surtout Franz Liszt qui ouvrit la voie qui permit à Ferruccio Busoni, Sergei Rachmaninov,
Myra Hess, Wilhelm Kempff et Sergio Fiorentino d’adapter la musique de Bach à leurs besoins au cours du vingtième siècle. La transcription par Busoni du Prélude et
Fugue en ré majeur, BWV 532 de Bach figurait régulièrement en ouverture des récitals de Fiorentino (un enregistrement en concert est disponible sur le CD APR 7036). Ces deux interprétations révèlent de légères modifications apportées par Fiorentino, sans aucun doute justifiées par son sens aigu des sonorités et son désir de
présenter l’œuvre telle qu’elle devrait sonner plutôt que de rester fidèle à tout prix à la partition. De cette transcription conçue par Busoni comme une pièce de virtuosité, Fiorentino fait une
«réminiscence pianistique» de la composition originale pour orgue. Sa maîtrise du son, soutenue par une attention constante au développement harmonique et contrapuntique, évoque la grandeur de
l’original de Bach. Telles qu’elles sont interprétées ici, les danses qui constituent la Suite Française en sol majeur, BWV 816 illustrent la capacité de Fiorentino à
maintenir l’unité d’une oeuvre tout en faisant la démonstration de la diversité de son interprétation. Le sentiment délicat et intense de l’Allemande qui inaugure l’œuvre contraste avec
l’aridité de certaines interprétations contemporaines. Dans le reste de l’œuvre, Fiorentino souligne la subtile invention polyphonique de Bach, ajoutant un soupçon de ritardendo aux ornements et
exécutant les reprises sotto voce comme un écho à leur première exposition. Dans la Courante de style italien qui s’étend sur tout le clavier, les doigts agiles et la fluidité du style de
Fiorentino conviennent parfaitement. Vient ensuite une vision particulièrement expressive et contemplative de la Sarabande, qui rappelle les œuvres des clavecinistes Couperin et Rameau.
C’est avec cette même extraordinaire aptitude à alterner les atmosphères que Fiorentino interprète la Gavotte, la Bourrée et la Loure, avant de conclure avec une Gigue
fuguée, irrésistiblement joyeuse. Bach n'hésita jamais à réutiliser ses propres compositions. Le Prélude de la Troisième Partita pour violon seul (qui fut sans doute
composé pour un autre instrument, probablement le luth) servit de sinfonia dans les Cantates BWV 29 et BWV 120 A. Puisant à la même source la Partita pour violon seul en mi majeur
Rachmaninov façonna une suite de pièces virtuoses révélant des textures harmoniques insoupçonnées. (On notera que Rachmaninov grava cet arrangement au cours de sa dernière séance d’enregistrement
en février 1942). Contrairement au pianiste russe qui met naturellement en avant son point de vue plutôt que celui de Bach, Fiorentino parvient à un remarquable équilibre entre le classicisme de
l’original et la mise en valeur d’un style moderne : un parfait mélange de retenue et de simplicité qui souligne l’apport de Rachmaninov sans jamais déformer le message de
Bach. Pour la plupart des mélomanes, Jésus, que ma joie demeure est associé au nom de Myra Hess ainsi qu’à celui de Dinu Lipatti qui fit également de cette
transcription (qui figure sur le CD APR 5509) son œuvre fétiche. On sera agréablement surpris par l’éclairage nouveau apporté sur cette
œuvre par Fiorentino, pianiste et arrangeur. À quelques exceptions près, Fiorentino conserve la même ligne mélodique, note pour note. Sa version se concentre davantage sur l’accompagnement
harmonique, redistribuant les notes entre les deux mains, augmentant et remplissant les accords d’une façon adaptée à ses moyens exceptionnels (illustrés notamment par l’utilisation d’une
succession d’accords de dixième à la main gauche), utilisant l’éventail complet des ressources du clavier. Le récital se conclut par la transcription par Busoni du Prélude
et Fugue en mi bémol majeur, BWV 552, tiré de la troisième partie de la Clavierübung de Bach. Cet arrangement est d’un esprit plus libre que celui qui ouvre le récital, réunissant la
première et dernière partie, connue sous le nom de «fugue de St Anne », de ce qui fut conçu comme une messe pour orgue. Avec intelligence, Fiorentino ne tente pas de recréer l’atmosphère sacrée de
l’original et préfère mettre en avant toutes les ressources de la transformation virtuose et quelque peu grandiloquente de Busoni. Les présents enregistrements furent
effectués en 1995 et 1996, au cours de "l’été indien" de Fiorentino, quelques années avant sa disparition le 22 août 1998. Fiorentino, soucieux que ses interprétations en studio conservent la
spontanéité propre au concert, laissa quelques fausses notes non corrigées.
Pierre-Martin Juban
© APR 2001 – Reproduction interdite
À découvrir
Dans la même thématique
Le compositeur principal
Johann Sebastian Bach
Johann Sebastian Bach (parfois écrit en français Jean-Sébastien Bach) est un compositeur et organiste allemand, (21 mars 1685, à Eisenach - 28 juillet 1750, à Leipzig).
Compositeur de l'époque baroque dont il symbolise et personnifie l'apogée, il eut une influence majeure et durable...
À lire dans le magazine
Le label
APR
À lire dans le magazine
L'instrument
Piano dans le magazine
L'époque
Musique Baroque dans le magazine
Le genre
Classique dans le magazine
Le genre
Classique dans le magazine






