Genre : Jazz
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
14.39€
Qualité Standard (320 kpbs)
11.99€
- 1 Intro/I've Found a New Baby
- 2 Swanee River
- 3 Once In a While
- 4 Bouillabaisse Boogie
- 5 Frotti frotta
- 6 Blues en si b
- 7 Viper's Rag
- 8 Indian Summer
- 9 Undecided
- 10 My Heart Belongs To Daddy
- 11 Just One Of Those Things
- 12 I Can't Give You Anything But Love
- 13 Saint-Louis Blues
- 14 Just You Just Me
- 1 I Get a Kick Out Of You
- 2 Rue Dauphine
- 3 It Had To Be You
- 4 I'll Remember April
- 5 Blues
- 6 Oleo
- 7 Now the Time
- 8 Sait-on jamais ?
- 9 The Golden Striker
- 10 Broadway
- 11 Ghost of a chance
- 12 The Squirel
- 13 Sweet Lorraine
- 14 Night in Tunisia
DISQUE 1
DISQUE 2
À propos
Jazz classique : Sydney Bechet, Sammy Price, Claude Luter, Joe Turner, Coleman Hawkins, Ella Fitzgerald... - Jazz moderne : Donald Byrd & Bobby Jaspar, Michel Hauser Quartet, Zoot Sims, Dizzie Gillespie, Stan Getz...
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
76:55 + 77:45 - Enregistré au Palais des Festival de Cannes, en juillet 1958 - Notes en français et en anglais
CD 1 : JAZZ A CANNES 1958 JAZZ CLASSIQUE
Sydney Bechet : Introduction/I've found a new baby
Sydney Bechet : Swanee River
Sydney Bechet : Once In a While
Sammy Price trio : Bouillabaisse boogie
Claude Luter : Frotti-frotta
Joe Turner & Albert Nicholas : Blues en si bemol
Joe Turner : Viper's Rag
Coleman Hawkins : Indian summer
Coleman Hawkins & Roy Eldrige : Undecided
Ella Fitzgerald : My heart belongs to daddy
Ella Fitzgerald : Just one of those things
Ella Fitzgerald : I can't give you anything but love
Ella Fitzgerald : Saint-Louis blues
Trumpet contest : Just you just meCD 2 : JAZZ A CANNES 1958 JAZZ MODERNE
Donald byrd Bobby Jaspar Quintet : I get a kick out of you
Michel Hauser Quartet : Rue Dauphine
Zoot Sims Quartet : It had to be you
Zoot Sims Quartet : I'll remember april
Tete Montoliu Trio : Blues
Barney Willen/Sacha Distel Quintet : Oleo
Barney Willen/Sacha Distel Quintet : Now the Time Barney Willen
Modern Jazz Quartet : Sait-on jamais
Modern Jazz Quartet : The golden stricker
Stan Getz Quartet : Broadway
Stan Getz Quartet : Ghost of a chance
Martial Solal Trio : The Squirel
Dizzy Gillespie Quartet : Sweet Lorrain
Dizzy Gillespie Quartet : Night in Tunisia
Sydney Bechet : Introduction/I've found a new baby
Sydney Bechet : Swanee River
Sydney Bechet : Once In a While
Sammy Price trio : Bouillabaisse boogie
Claude Luter : Frotti-frotta
Joe Turner & Albert Nicholas : Blues en si bemol
Joe Turner : Viper's Rag
Coleman Hawkins : Indian summer
Coleman Hawkins & Roy Eldrige : Undecided
Ella Fitzgerald : My heart belongs to daddy
Ella Fitzgerald : Just one of those things
Ella Fitzgerald : I can't give you anything but love
Ella Fitzgerald : Saint-Louis blues
Trumpet contest : Just you just meCD 2 : JAZZ A CANNES 1958 JAZZ MODERNE
Donald byrd Bobby Jaspar Quintet : I get a kick out of you
Michel Hauser Quartet : Rue Dauphine
Zoot Sims Quartet : It had to be you
Zoot Sims Quartet : I'll remember april
Tete Montoliu Trio : Blues
Barney Willen/Sacha Distel Quintet : Oleo
Barney Willen/Sacha Distel Quintet : Now the Time Barney Willen
Modern Jazz Quartet : Sait-on jamais
Modern Jazz Quartet : The golden stricker
Stan Getz Quartet : Broadway
Stan Getz Quartet : Ghost of a chance
Martial Solal Trio : The Squirel
Dizzy Gillespie Quartet : Sweet Lorrain
Dizzy Gillespie Quartet : Night in Tunisia
Pour une belle semaine, ce fut une belle semaine ! En dix ans, depuis le Festival de Nice en février 1948, rien d’équivalent n’était survenu sur la Côte d’Azur. « Du 8 au 13 juillet, 20 orchestres,
100 vedettes animent le premier Festival de Jazz à Cannes » annonçait l’hebdomadaire « Arts ». Deux mois à peine après qu’un jury qui, une fois de plus se tirait une balle dans le pied, y ait
décerné la Palme d’Or au film soviétique « Quand passent les cigognes » au détriment de Jacques Tati, Ingmar Bergman et Vincente Minnelli, le Palais des Festivals et des Congrès allait à nouveau
friser l’implosion. Alors qu’à Nice le conservatisme le plus étroit avait dicté le choix des invités, Charles Delaunay, responsable de la programmation cannoise, entendait bien proposer un panorama
quasi exhaustif du jazz actuel. De Sidney Bechet à Dizzy Gillespie en passant par Coleman Hawkins, Albert Nicholas, Stan Getz, Zoot Sims, le Modern Jazz Quartet, Ella Fitzgerald, entourés des
meilleurs jazzmen français Martial Solal, Claude Luter, Sacha Distel, Barney Wilen et bien d’autres encore. Une affiche inégalable (et inégalée) qu’un jumelage avec le Festival de Knokke-le-Zoute,
sis au bord de la mer du Nord, avait permis de réunir.La plupart des musiciens américains n’en étaient pas à leur première visite sur le Vieux Continent – quelques-uns y résidaient même - ,
cependant rares étaient ceux qui, comme Sidney Bechet ou Bill Coleman venu au « Sporting » de Monte-Carlo en 1933 dans l’orchestre de Lucky Millinder, connaissaient la Côte d’Azur. Une expérience
dont ils n’eurent qu’à se féliciter : ils y vécurent six jours de fête. « Un Festival qui fut surtout des vacances » titra Jazz Magazine. Même Ella Fitzgerald, arrivée à l’aéroport de Nice fatiguée
et d’humeur quelque peu chagrine, se dérida après une croisière côtière effectuée en compagnie de Gillespie à bord du chris-craft d’Eddie Barclay. Et, un peu plus tard, elle exhibait avec quelque
fierté le dessin original que lui avait offert Jean Cocteau, spectateur assidu du Festival qui proclamait que ce qui se jouait là « était aussi important qu’un concert de Bach et de Mozart » ; il
se soucia même d’organiser une visite de la chapelle Saint-Pierre dont il venait de terminer les fresques à Villefranche. Pour sa part, sans doute initié par Don Byas, terreur des poissons de la
baie de Saint Tropez, Dizzy découvrait les joies de la pêche sous-marine.Faut-il évoquer les nombreux à-côtés qui firent de ce Festival bien autre chose qu’un défilé de musiciens honorant leur
engagement ? Le cocktail offert par Eddie Barclay au Whisky à Gogo ? L’inoubliable bouillabaisse – le soir même, Sammy Price lui dédia une composition – servie à l’île Sainte-Marguerite, la musique
étant assurée pendant le trajet en bateau par Mowgli Jospin et ses Dixielanders ? L’occasion pour Roy Eldridge de montrer qu’il possédait dans ses bagages la tenue du parfait touriste, qu’en
sympathie avec la pianiste Yvonne Blanc instigatrice du Festival, le rosé de Provence ne le laissait pas indifférent non plus d’ailleurs que le fait d’être passé à proximité de l’île Saint-Ferreol
où avait reposé le corps de Niccolo Paganini. Si l’on mentionne également un concert hors programme donné à bord du porte-avion « Saratoga » ancré dans la baie, on comprend aisément pourquoi, à
Cannes, la musique fut exceptionnelle ; dans tous les sens du terme d’ailleurs puisque certains concerts s’étendirent sur quatre heures d’affilée. Qui aurait songé à se plaindre de se retrouver sur
la Croisette à deux heures du matin au cours d’une belle nuit de juillet ?Nombre de ces marathons jazzistiques furent enregistrés et certains filmés par Jean-Christophe Averty. Quelques-uns des
moments les plus chauds se trouvent réunis ici ; Sidney Bechet surgissant des coulisses en jouant American Rhythm avec le seul soutien du batteur Poumy Arnaud ; Hubert Rostaing et Michel de
Villers au coude à coude avec Coleman Hawkins et Roy Eldridge le temps d’Undecided ; Dizzy, Eldridge, Teddy Buckner et Bill Coleman croisant le fer sur Just You, Just Me. Des moments
d’exceptions qui ne peuvent faire d’ombre aux performances aussi bien orchestrales qu’individuelles : l’ellingtonien Frotti-frotta de Claude Luter qui donne à entendre un superbe Guy Longnon
à la trompette ; Zoot Sims inspiré par I’ll Remember April alors que son confrère Stan Getz glorifiait l’art de la ballade avec Ghost of a Chance ; le curieux Now’s the Time
signé de l’ensemble Barney Wilen / Sacha Distel qui, s’il fit les beaux jours du Club St Germain, ne fut jamais enregistré en studio. Comment faire l’impasse sur l’étourdissant The Squirrel
dû à Martial Solal, le Viper’s Drag de Joe Turner, Dizzy et son Night in Tunisia, Tete Montoliu, Michel Hausser, Albert Nicholas, le quintette Donald Byrd / Bobby Jaspar, le M.J.Q. et
surtout, surtout, Ella Fitzgerald dont le Saint Louis Blues devrait figurer dans toutes les anthologies de « scat » ?Difficile d’imaginer, après avoir constaté la qualité de la musique et le
succès qu’elle avait rencontré auprès du public, que le Festival de Jazz de Cannes n’aurait qu’une édition. Ce fut pourtant le cas. La leçon ne fut pas perdue pour tout le monde : deux ans plus
tard naissait celui d’Antibes-Juan-les-Pins…Alain Tercinet
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