Artiste principal :
Dimitri Yablonsky
Genre : Classique > Musique orchestrale
Disponible en
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
7.19€
Qualité Standard (320 kpbs)
5.99€
- 1 I. Allegro
- 2 II. Andante quasi adagio
- 3 III. Quasi presto
- 4 I. Andante - allegro
- 5 II. a) Air pour cor anglais et orchestre
- 6 II. b) Toccata I pour violon et orchestre
- 7 II. c) Air II pour 2 clarinettes en si bémol et orchestre
- 8 II. d) Toccata II pour 4 instruments et orchestre
- 9 III. Capriccio alla rondo
Concerto pour piano n° 2 (Hisato Ohzawa)
Symphonie n° 2
À propos
Concerto pour piano n° 2 - Symphonie n° 2 / Ekaterina Saranceva, piano - Orchestre Philharmonique de Russie - Dmitry Yablonsky, direction
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
62:53 - DDD - Enregistré au Studio 5 de la Société d'Etat Kultura de la Radio & Télévision Russe à Moscou en mars 2006 - Notes en anglais & allemand
Hisato Ohzawa (1909-1953)
Premières mondiales
Concerto pour piano & orchestre n° 2 (1935)
Symphonie n° 2 (1934)
Ekaterina Saranceva, piano
Orchestrae Philharmonique de Russie
Direction Dimitri Yablonsky
Premières mondiales
Concerto pour piano & orchestre n° 2 (1935)
Symphonie n° 2 (1934)
Ekaterina Saranceva, piano
Orchestrae Philharmonique de Russie
Direction Dimitri Yablonsky
Le compositeur Hisato Ohzawa fut l’un des plus importants compositeurs japonais de la première moitié du 20e siècle. Après avoir étudié au Japon, il partit pour Boston où il suivit les conseils de
Schönberg ; puis à Paris où Nadia Boulanger lui recommanda de ne jamais oublier qu’il était Japonais, tandis que Paul Dukas le mettait en garde contre le modernisme. Ohzawa fut le premier Japonais
à diriger à Paris ses propres œuvres en cette année 1935 ; il s’agissait des deux œuvres ici présentes, d’ailleurs écrites en France et qu’il créa à la Salle Gaveau.
Si, à Paris, personne ne trouva à redire à ces compositions qui maintenaient un excellent équilibre entre tradition et modernisme, entre orientalisme (très modéré) et langage résolument européen, le public japonais d’alors, très conservateur, fut totalement dérouté par cette musique franchement trop moderne. En 1936, en effet, le pays s’abreuvait encore de Beethoven et de Tchaïkovski, et il n’est pas certain que les orchestres japonais de l'époque fussent en mesure de surmonter les difficultés des partitions. Toujours est-il que, de retour au Japon, Ohzawa se trouva coincé sur place par la Seconde guerre : il se tourna alors vers la composition pour jazz band, la musique légère et pour le cinéma. Lorsqu’il disparut en 1953, à l’âge de 47 ans, personne ne se souvenait plus de sa courte mais brillante carrière en Europe ; ce n’est que de nos jours que l’on se penche enfin sur sa production qui avait brièvement fait les délices des élites parisiennes de l’Entre-deux-guerres !
Le langage de Ohzawa rassemble de nombreuses influences : Roussel, Ravel, Bartók, Prokofiev, le jazz d’alors, et quelques rares incursions dans le pentatonisme oriental qui ne sert ici que de coloration et jamais d’argument fondateur. Ohzawa reste, malgré le conseil de Nadia Boulanger, un compositeur d’obédience occidentale. Voilà un univers à découvrir dans l’excellente interprétation de l’Orchestre Philharmonique russe sous la direction de Dimitri Yablonski.
Si, à Paris, personne ne trouva à redire à ces compositions qui maintenaient un excellent équilibre entre tradition et modernisme, entre orientalisme (très modéré) et langage résolument européen, le public japonais d’alors, très conservateur, fut totalement dérouté par cette musique franchement trop moderne. En 1936, en effet, le pays s’abreuvait encore de Beethoven et de Tchaïkovski, et il n’est pas certain que les orchestres japonais de l'époque fussent en mesure de surmonter les difficultés des partitions. Toujours est-il que, de retour au Japon, Ohzawa se trouva coincé sur place par la Seconde guerre : il se tourna alors vers la composition pour jazz band, la musique légère et pour le cinéma. Lorsqu’il disparut en 1953, à l’âge de 47 ans, personne ne se souvenait plus de sa courte mais brillante carrière en Europe ; ce n’est que de nos jours que l’on se penche enfin sur sa production qui avait brièvement fait les délices des élites parisiennes de l’Entre-deux-guerres !
Le langage de Ohzawa rassemble de nombreuses influences : Roussel, Ravel, Bartók, Prokofiev, le jazz d’alors, et quelques rares incursions dans le pentatonisme oriental qui ne sert ici que de coloration et jamais d’argument fondateur. Ohzawa reste, malgré le conseil de Nadia Boulanger, un compositeur d’obédience occidentale. Voilà un univers à découvrir dans l’excellente interprétation de l’Orchestre Philharmonique russe sous la direction de Dimitri Yablonski.
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