Artiste principal :
Esa Pekka Salonen
Genre : Classique > Mélodies & Lieder
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
17.99€
Qualité Standard (320 kpbs)
14.99€
- 1 Orchestral Prelude
- 2 Nun dampft die Dammerung jeden Ton
- 3 O, wenn des Mondes Strahlen leise gleiten
- 4 Ross! Mein Ross! Was schleichst de so trag
- 5 Stern jubeln, das Meer es leuchtet
- 6 So tanzen die Engel vor Gottes Thron nicht
- 7 Nun sag'ich dir zum ersten Mal
- 8 Es ist Mitternachts Zeit
- 9 Du sendest mir einen Liebesblick
- 10 Du wunderliche Tove!
- 11 Orchestral Prelude
- 12 Tauben von Gurre! Sorge qualt mich
- 1 Herrgott, weisst du, was du tatest
- 2 Erwacht, Konig Waldemars Mannen wert!
- 3 Deckel des Sarges klappert und klappt
- 4 Gegrusst, O Konig, an Gurres See Strand
- 5 Mit Toves Stimme flustert der Wald
- 6 Ein seltsamer Vogel ist so 'n Aal
- 7 Du strenger Richter droben
- 8 Der Hahn erhebt den zur Kraht
- 9 Herr Gansefuss, Frau Gansekraut
- 10 Seht, die Sonne
DISQUE 1
DISQUE 2
À propos
Une interprétation parfaitement fluide d’une des partitions les plus difficiles du post-romantisme. Merveilleux solistes (Soile Isokoski, Monica Groop, Stig Andersen, etc.) dirigés par le chef finlandais Esa-Pekka Salonen
Distinctions
4F de Télérama (décembre 2009)
Inclus
1 Livret numérique
Arnold Schoenberg (1874-1951)
Gurrelieder, pour cinq solistes, trois chœurs d’hommes à 4 voix, chœur mixte à 8 voix, et grand orchestre,
Sur un texte de Jens peter Jacobsen, dans une traduction allemande de Robert Franz Arnold
Stig Andersen, ténor (Waldemar)
Soile Isokoski, soprano (Tove)
Monica Groop, mezzo-soprano (Waldtaube – le Ramier)
Ralf Lukas, baryton (Bauer – le Paysan)
Andreas Conrad, ténor (Klaus-Narr – le Bouffon Klaus)
Barbara Sukowa, récitant
City of Birmingham Symphony Chorus (Chef de chœur : Simon Halsey)
Philharmonia Voices
Philharmonia Orchestra
Direction : Esa-Pekka Salonen
Enregistré au Royal Festival Hall, à Londres, le 28 février 2009
Si l’on ne donne que rarement les Gurre-Lieder (Chansons de Gur) de Schönberg en concert, cela ne tient pas à la musique, mais sans aucun doute à l’effectif délirant
qu’exige l’orchestration : huit flûtes, cinq hautbois, sept clarinettes, cinq bassons, dix cors (dont quatre doivent alterner avec des tubas wagnériens), sept trompettes, sept trombones, une
percussion invraisemblable, et les cordes à foison. En réalité, il faut presque réunir deux orchestres de bonne taille ! En plus des solistes et du chœur… de quoi faire exploser un
budget. Par contre, en termes musicaux, c’est l’une des quelques œuvres de Schönberg écrites en langage purement tonal, postromantique, dans la lignée de Wagner et de Mahler.
Commencé en 1900, l’ouvrage ne fut créé qu’en 1913, après donc Pierrot lunaire et les premières pièces purement atonales, et le triomphe des Gurre-Lieder ne manqua pas de provoquer
une réaction un peu mitigée de la part du compositeur : « Je fus plutôt indifférent, et même un peu irrité. Je pouvais prévoir que ce succès n’aurait aucune influence sur le sort de mes œuvres
ultérieures. Au cours de ces treize années, j’avais développé mon langage de telle manière que, aux oreilles du mélomane habituel, les Gurre-Lieder sembleraient n’avoir aucun rapport avec
les nouvelles œuvres déjà entendues. Je devais me battre pour chaque nouvelle pièce ; j’avais été outrageusement insulté par la critique ; j’avais perdu des amis et perdu toute confiance dans le
jugement de mes amis. Et je me dressais seul contre un monde composé d’ennemis. » Amère constatation. Car, en effet, en 1913, Schönberg avait déjà proposé au public
interloqué les Trois pièces pour piano Op. 11, les Cinq pièces pour orchestre Op. 16 et surtout Erwartung Op. 17… C’est comme si Boulez avait fait créer une symphonie
postromantique de jeunesse après avoir sorti Le Marteau sans maître ! Quoi qu’il en soit, les Gurre-Lieder restent l’une des créations les plus phénoménales de Schönberg, et nombreux
sont les mélomanes qui préfèrent cette œuvre, ainsi que La Nuit transfigurée, à ses pièces atonales puis dodécaphoniques – même si le compositeur y introduit déjà le « Sprechgesang », dans
la dernière partie, la plus tardive. Chacun décidera selon ses oreilles. La version de Salonen vient s’ajouter à une brochette déjà impressionnante d’interprétations discographiques, à
commencer par la première, enregistrée par Stokowski en 1932, jusqu’à la dernière de Rattle voici une demi-douzaine d’années, en passant par Kubelik et Boulez. Salonen privilégie les couleurs,
plutôt que de jouer le gigantisme facile ; heureuse décision. Notez qu’il s’agit d’une enregistrement réalisé en public.
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