Le compositeur français Guillaume Dufay est né à Cambrai vers 1400 et mort à Cambrai le 27 novembre 1474.
Dufay chanta et étudia la musique à la cathédrale de Cambrai, ville alors renommée pour la musique sacrée et qui fournit des musiciens au Vatican. En 1419, à Constance, le Prince...
Artiste principal :
Andrew Kirkman
Genre : Classique > Musique vocale sacrée
Disponible en
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
8.39€
Qualité Standard (320 kpbs)
6.99€
- 1 Introit
- 2 Kyrie
- 3 Gloria
- 4 Alléluia
- 5 Credo
- 6 Offertoire
- 7 Sanctus
- 8 Agnus Dei
- 9 Communio
- 10 Rite majorem Jacobum canamus / Arcibus summis miseri reclusi
- 11 Balsamus et munda cera
- 12 Gloria
- 13 Credo
- 14 Apostolo glorioso
Messe pour Saint Jacques le Majeur (Guillaume Dufay)
Rite majorem Jacobum canamus / Arcibus summis miseri reclusi
Balsamus et munda cera
Gloria
Credo
Apostolo glorioso
À propos
Messe pour St Jean-le-Majeur & autres œuvres / The Binchois Consort - Andrew Kirkman, direction
Distinctions
Diapason d'or
Détails de l'enregistrement original :
66:53 - DDD - Enregistré en juillet 1997 en la chapelle de l'Église Maçonnique de Rickmansworth - Notes en français, anglais, allemand et textes chantés originaux en latin avec traduction anglaise
Guillaume Dufay (v.1400-1474)
Musique pour Saint Jacques le Majeur
Messe pour Saint Jacques le Majeur (Missa sancti Jacobi)
(Introït - Kyrie - Gloria - Alleluia - Credo - Offertoire - Sanctus - Agnus Dei - Communio)
Rite majorem Jacobum canamus (Triplum)
Arcibus summis miseri reclusi (Motet)
Balsamus et munda cera (Triplum & Motet)
Gloria
Credo
Apostolo glorioso (Triplum & Motet)
The Binchois Consort
(Mark Chambers & David Gould, alto I - Fergus McLusky & Robin Tyson, alto II - James Gilchrist & Chris Watson, ténor I - Andrew Carwood & Edwin Simpson, ténor II)
Direction Andrew Kirkman
Musique pour Saint Jacques le Majeur
Messe pour Saint Jacques le Majeur (Missa sancti Jacobi)
(Introït - Kyrie - Gloria - Alleluia - Credo - Offertoire - Sanctus - Agnus Dei - Communio)
Rite majorem Jacobum canamus (Triplum)
Arcibus summis miseri reclusi (Motet)
Balsamus et munda cera (Triplum & Motet)
Gloria
Credo
Apostolo glorioso (Triplum & Motet)
The Binchois Consort
(Mark Chambers & David Gould, alto I - Fergus McLusky & Robin Tyson, alto II - James Gilchrist & Chris Watson, ténor I - Andrew Carwood & Edwin Simpson, ténor II)
Direction Andrew Kirkman
Dufay, homme de grande culture, avait su, au cours de ses nombreux voyages à travers l’Europe (et on imagine ce que devait être un voyage trans-européen autour de 1450, entre les loups, les
bandits, les guerres, la peste et le choléra), assimiler les techniques française, anglaise et italienne pour en réaliser une synthèse étonnante. Il fut le créateur du modèle définitif de la messe
polyphonique sur un thème central.
C'est à la gloire de saint Jacques de Zébédée, Jacques le Majeur, l’un des douze apôtres du Christ, le Jacques de la célèbre coquille, que Dufay composa cette superbe messe. Sans doute date-t-elle des années 1430... À une époque où foisonnaient les miracles en tout genre, où – grâce à un solide soutien de l’establishment politico-économico-religieux – le pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle était un must pour tout dignitaire de l’Europe médiévale tardive, une messe dédiée à ce personnage représentait une offrande incontournable, et la garantie que l’œuvre connaîtrait un sérieux succès.
Voilà un ouvrage d’une grande unité de souffle, malgré les différences stylistiques d’un morceau à l’autre – du moins à nos oreilles du 21e siècle : qui sait comment ces divers mouvements devaient s’enchaîner lors d’une messe ? Il n’était pas question, quoi qu’il en soit, de les écouter à la suite comme de nos jours…. on a ici affaire au Dufay le plus « romantique », du moins celui capable de dégager la plus intense émotion musicale, en dehors de toute considération religieuse. Car les riches harmonies – certaines phénoménalement hardies –, les rythmes, les conduites mélodiques, témoignent d’une extraordinaire sensibilité purement musicale, peut-être alimentée par une véritable dévotion au saint personnage…
Pour compléter le CD, l’excellent Binchois Consort – huit solistes au service de la musique médiévale – nous propose une poignée d’œuvres du même Dufay, dont le motet Balsamus et munda cera dont on connaît – fait rarissime au Moyen-âge pour un événement « de tous les jours » – la date exacte de l’exécution : le 7 avril 1431 (un samedi, si vous voulez le savoir), en plein donc pendant le procès de Jeanne d’Arc.
Il faut admirer l'interprétation magistrale et irrésistible du Binchois Consort qui chante cette musique comme si elle venait d’être composée ; pas de propos didactique ici, la musique parle d’elle-même et devient subitement d’un modernisme éclatant.
C'est à la gloire de saint Jacques de Zébédée, Jacques le Majeur, l’un des douze apôtres du Christ, le Jacques de la célèbre coquille, que Dufay composa cette superbe messe. Sans doute date-t-elle des années 1430... À une époque où foisonnaient les miracles en tout genre, où – grâce à un solide soutien de l’establishment politico-économico-religieux – le pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle était un must pour tout dignitaire de l’Europe médiévale tardive, une messe dédiée à ce personnage représentait une offrande incontournable, et la garantie que l’œuvre connaîtrait un sérieux succès.
Voilà un ouvrage d’une grande unité de souffle, malgré les différences stylistiques d’un morceau à l’autre – du moins à nos oreilles du 21e siècle : qui sait comment ces divers mouvements devaient s’enchaîner lors d’une messe ? Il n’était pas question, quoi qu’il en soit, de les écouter à la suite comme de nos jours…. on a ici affaire au Dufay le plus « romantique », du moins celui capable de dégager la plus intense émotion musicale, en dehors de toute considération religieuse. Car les riches harmonies – certaines phénoménalement hardies –, les rythmes, les conduites mélodiques, témoignent d’une extraordinaire sensibilité purement musicale, peut-être alimentée par une véritable dévotion au saint personnage…
Pour compléter le CD, l’excellent Binchois Consort – huit solistes au service de la musique médiévale – nous propose une poignée d’œuvres du même Dufay, dont le motet Balsamus et munda cera dont on connaît – fait rarissime au Moyen-âge pour un événement « de tous les jours » – la date exacte de l’exécution : le 7 avril 1431 (un samedi, si vous voulez le savoir), en plein donc pendant le procès de Jeanne d’Arc.
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