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Gabriel Fauré Quintettes avec pianoPromotion
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Caractéristiques techniques :
24 bits / 96.0 kHz - Stereo
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ALBUM : 1 disque - 7 pistes - Durée totale : 01:00:54
    Piano Quintet No. 1 in D minor, Op. 89 (Gabriel Fauré)
  1. 1 I. Molto moderato Schubert Ensemble - Simon Blendis, violin - Maya Koch, violin - Douglas Paterson, viola - Jane Salmon, cello - William Howard, piano
  2. 2 II. Adagio Schubert Ensemble - Simon Blendis, violin - Maya Koch, violin - Douglas Paterson, viola - Jane Salmon, cello - William Howard, piano
  3. 3 III. Allegretto moderato – Un poco più mosso – Tempo I Schubert Ensemble - Simon Blendis, violin - Maya Koch, violin - Douglas Paterson, viola - Jane Salmon, cello - William Howard, piano
  4. Piano Quintet No. 2 in C minor, Op. 115
  5. 4 I. Allegro moderato Schubert Ensemble - Simon Blendis, violin - Maya Koch, violin - Douglas Paterson, viola - Jane Salmon, cello - William Howard, piano
  6. 5 II. Allegro vivo Schubert Ensemble - Simon Blendis, violin - Maya Koch, violin - Douglas Paterson, viola - Jane Salmon, cello - William Howard, piano
  7. 6 III. Andante moderato Schubert Ensemble - Simon Blendis, violin - Maya Koch, violin - Douglas Paterson, viola - Jane Salmon, cello - William Howard, piano
  8. 7 IV. Allegro molto – Poco a poco accelerando Schubert Ensemble - Simon Blendis, violin - Maya Koch, violin - Douglas Paterson, viola - Jane Salmon, cello - William Howard, piano

À propos

Ensemble Schubert
Note des internautes : 1 2 3 4 5
Inclus 1 Livret numérique
Studio Masters 24 bits / 96.0 kHz
Détails de l'enregistrement original : 61:01 - DDD - Enregistré du 16 au 18 mars 2009 au Potton Hall, Dunwich, Suffolk - Notes en français, anglais et allemand

Gabriel Fauré (1845–1924)

Quintettes pour 2 violons, alto, violoncelle & piano
N° 1 en ré mineur, op. 89 (1887–95, rév. 1903–05) À Eugène Ysaÿe
N° 2 en ut mineur, op. 115 (1919–21) À Paul Dukas

Ensemble Schubert
(Simon Blendis & Maya Koch, violon - Douglas Paterson, alto - Jane Salmon, violoncelle - William Howard, piano)

Le Premier quintette de Fauré est rien moins qu’une œuvre troublante : perpétuellement inquiète, toujours sur la brèche, éternellement en mouvement, presque sans un moment de répit, comme si le compositeur craignait de perdre l’attention de l’auditeur. Peu d’œuvres de cette formation présentent une telle densité d’écriture ; on pense naturellement aux trois grands modèles du genre qui furent les quintettes avec piano de Schumann, Brahms et Franck.     S’il semble évident que Fauré s'est inscrit dans la continuité de ces trois immortels piliers, il s’éloigne sérieusement du modèle en termes d’écriture : le piano reste souvent cantonné à un rôle d’accompagnement, de soutien, tandis que les cordes, quatre véritables solistes, s’arrogent la part du lion thématique. Cette œuvre, écrite au cours d’une vingtaine d’années (entre 1887 et 1905, créée en 1906), trahit une longue gestation, dans la diversité de ses idiomes ; on y retrouve le Fauré des premières grandes œuvres, mais aussi le Fauré de la pleine maturité, mélange assez complexe qui exige sans doute de l’auditeur un certain effort d’adaptation. Ce chef-d’œuvre s’écoute plusieurs fois avant de dévoiler tous ses infinis chatoiements.    Plus ensoleillé malgré sa tonalité tout aussi mineure que le Premier, le Second quintette date de l’ultime période du grand maître, écrit entre 1919 et 21. Son chant est plus subtil sans doute, moins compact, mais d’autant plus puissant que Fauré distribue le discours avec plus d’équité, en recourant souvent à des moments à deux ou trois musiciens – plutôt que de les faire jouer tous les cinq sans répit, comme dans le Premier quintette. Le Scherzo, un grand moment d’écriture, aborde les rives extrêmes de la tonalité – voire les premières rives de l’atonalité, car il n’est pas deux secondes où l’on ne fuie vers d’autres couleurs, d’autres modes, d’autres tons, sans jamais s’arrêter un seul instant. Epoustouflante épreuve pour les instrumentistes, sollicités bien au-delà du raisonnable !    Selon toute évidence, ce sont là deux des plus grandes œuvres de Fauré ; sous les doigts du très britannique Schubert Ensemble, fondé en 1983, cette musique resplendit de tous ses feux.

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