FAURÉ Gabriel (1845 - 1924)
«La tonalité, les accords, les rythmes, les formes sont ceux que Gabriel Fauré a trouvés quand il a commencé de servir la musique ; entre ses mains, ces choses usuelles sont devenues précieuses.» NADIA BOULANGER
Gabriel Fauré, né à Pamiers le 12 mai...
Artiste principal :
Ensemble Schubert
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- 1 I. Molto moderato
- 2 II. Adagio
- 3 III. Allegretto moderato – Un poco più mosso – Tempo I
- 4 I. Allegro moderato
- 5 II. Allegro vivo
- 6 III. Andante moderato
- 7 IV. Allegro molto – Poco a poco accelerando
Piano Quintet No. 1 in D minor, Op. 89 (Gabriel Fauré)
Piano Quintet No. 2 in C minor, Op. 115
À propos
Ensemble Schubert
Inclus
1 Livret numérique
Studio Masters
24 bits / 96.0 kHz
Détails de l'enregistrement original :
61:01 - DDD - Enregistré du 16 au 18 mars 2009 au Potton Hall, Dunwich, Suffolk - Notes en français, anglais et allemand
Gabriel Fauré (1845–1924)
Quintettes pour 2 violons, alto, violoncelle & piano
N° 1 en ré mineur, op. 89 (1887–95, rév. 1903–05) À Eugène Ysaÿe
N° 2 en ut mineur, op. 115 (1919–21) À Paul Dukas
Ensemble Schubert
(Simon Blendis & Maya Koch, violon - Douglas Paterson, alto - Jane Salmon, violoncelle - William Howard, piano)
Le Premier quintette de Fauré est rien moins qu’une œuvre troublante : perpétuellement inquiète, toujours sur la brèche, éternellement en mouvement, presque sans un moment de répit, comme si le
compositeur craignait de perdre l’attention de l’auditeur. Peu d’œuvres de cette formation présentent une telle densité d’écriture ; on pense naturellement aux trois
grands modèles du genre qui furent les quintettes avec piano de Schumann, Brahms et Franck. S’il semble évident que Fauré s'est inscrit dans la continuité de ces trois
immortels piliers, il s’éloigne sérieusement du modèle en termes d’écriture : le piano reste souvent cantonné à un rôle d’accompagnement, de soutien, tandis que les cordes, quatre véritables
solistes, s’arrogent la part du lion thématique. Cette œuvre, écrite au cours d’une vingtaine d’années (entre 1887 et 1905, créée en 1906), trahit une longue gestation, dans la diversité de ses
idiomes ; on y retrouve le Fauré des premières grandes œuvres, mais aussi le Fauré de la pleine maturité, mélange assez complexe qui exige sans doute de l’auditeur un
certain effort d’adaptation. Ce chef-d’œuvre s’écoute plusieurs fois avant de dévoiler tous ses infinis chatoiements. Plus ensoleillé malgré sa tonalité tout aussi mineure
que le Premier, le Second quintette date de l’ultime période du grand maître, écrit entre 1919 et 21. Son chant est plus subtil sans doute, moins compact, mais d’autant plus puissant que Fauré
distribue le discours avec plus d’équité, en recourant souvent à des moments à deux ou trois musiciens – plutôt que de les faire jouer tous les cinq sans répit, comme dans le Premier quintette. Le
Scherzo, un grand moment d’écriture, aborde les rives extrêmes de la tonalité – voire les premières rives de l’atonalité, car il n’est pas deux secondes où l’on ne fuie vers d’autres couleurs,
d’autres modes, d’autres tons, sans jamais s’arrêter un seul instant. Epoustouflante épreuve pour les instrumentistes, sollicités bien au-delà du raisonnable ! Selon toute
évidence, ce sont là deux des plus grandes œuvres de Fauré ; sous les doigts du très britannique Schubert Ensemble, fondé en 1983, cette musique resplendit de tous
ses feux.
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