Artiste principal :
Andreas Kirpal
Genre : Classique > Musique de chambre
Disponible en
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Qualité Studio Masters
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- 1 I. Allegro tranquillo
- 2 II. Allegro energico e appassionato
- 3 III. Andante cantabile
- 4 IV. Tema con Variazioni
- 5 I. Allegro ma non troppo
- 6 II. Allegro vivace
- 7 III. Andante con moto
- 8 IV. Allegro con brio
Piano Quartet No. 3 in F, Op. 47 (Friedrich Gernsheim)
Piano Quartet No. 1 in E flat, Op. 6
À propos
Quatuors pour piano n°1 & 2 / Andreas Kirpal, piano - Diogenes Quartett
Distinctions
5 de Diapason (octobre 2010)
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
67:00 - DDD - Enregistré du 1 au 3 août 2007 à Burghausen - Notes en anglais et allemand
Friedrich Gernsheim (1839–1916)
Premier enregistrement
Quatuors pour piano, violon, alto & violoncelle
N° 1 en mi bémol majeur, op. 6
N° 3 en fa majeur, op. 47
Andreas Kirpal, piano
Membres de Diogenes Quartett
(Stefan Kirpal, violon - Stephanie Krauß, alto - Stephen Ristau, violoncelle)
Gernsheim ? Serait-ce le rejeton des coupables amours entre Gershwin et Bernstein, me demande-t-on ? Que nenni, facétieux interlocuteur : Friedrich Gernsheim n’avait rien d’un musicien états-unien,
et s’il s’est légèrement frotté au XXe siècle, ce n’est que par les seize premières années dudit siècle, puisqu’il est né en 1839 (à quelques mois près, donc, de Dvořák, Moussorgski, Tchaïkovski ou
Bizet), et mort en 1916, peu avant Debussy et Scott Joplin. Une vie qui a donc couvert une portion phénoménalement intéressante de l’ère musicale, du romantisme à la naissance de l’époque moderne :
il a pu assister, à Leipzig, à l’éclosion de Brahms, l’explosion de Wagner, puis rencontra Saint-Saëns et Liszt à Paris. Curieusement, il resta à l’écart du grand schisme entre la nouvelle école
allemande, les liszto-wagnériens, et la mouvance brahmsienne. La carrière de Gernsheim se développa surtout dans le domaine de la direction d’orchestre, sous l’impulsion de
Hermann Levi : Cologne, Rotterdam, puis Berlin. Berlin où le jeune Mahler lui demanda de prêter son concours à la création de sa Seconde ; en échange, Gernsheim
voyait sa propre Troisième donnée à Hambourg par Mahler, juste retour d’ascenseur. Le Premier quatuor avec piano, écrit à Paris aux alentours de 1859-1864, respire encore le
romantisme le plus échevelé, mais il ne fait aucun doute que si la texture harmonique porte l’empreinte de l’école de Leipzig, l’esprit mélodique appartient au Paris de Rossini. Quant au Second
quatuor avec piano, il date de son époque à Rotterdam, vers 1883. La profonde amitié de Gernsheim avec Brahms s’y voit comme le nez au milieu de la figure, même si le langage de Gernsheim semble
souvent plus sombre et, à la fois, plus scintillant dans l’écriture de cordes particulièrement libre, polyphonique. En réalité, il est impossible de confondre Brahms et Gernsheim, et encore plus
impossible de voir en l’un l’imitateur de l’autre. Sans doute est-il temps de renouer avec ce musicien qui, vers les années 1933, vit son nom gommé de la face de la Terre en même temps que celui de
tant d’autres artistes juifs allemands.
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