Un peu de clarté, svp : ce CD n’explique pas grand-chose, voire quasiment rien – et encore –, voici donc quelques explications. Horrox, c’est le nom de l’astronome britannique qui avait, en 1636,
prédit avec exactitude le transit de Vénus devant le soleil en 1639. Il avait alors vingt ans et venait de porter un coup fatal aux observations astronomiques réalisées jusque là ! Mais peu
importe… le titre Vénus en Transit s’explique donc de lui-même. Quant au compositeur, c’est Frédéric Bousquet, grand prêtre des « Structures Sonores », ces instruments nouveaux de la firme Bachet, faits de pièces de cristal, de tiges métalliques, de résonateurs et
d’amplificateurs en tout genre. Rien que des pièces uniques conçues à la demande, selon les spécifications des musiciens, de sorte que chacun possède son registre sonore spécifique. Disons, pour
résumer, que les sonorités de ces instruments se situent (très largement parlant) entre la scie musicale, les steel drums jamaïcains, le vibraphone, le gong, le didgeridoo et le thérémine même, le
tout avec une forte tendance aux résonances longues et rêveuses, lunaires, doucement saturées et insaisissables. Ouf ! Pas facile à décrire, ainsi que vous pouvez
l’imaginer. Quoi qu’il en soit, la musique de Bousquet joue de ces échos dans un monde musical simple, inspiré de tout ce que l’on peut imaginer de Bach aux chansons
populaires japonaises, en passant par la musique de films de science-fiction et même par la variété « classique », si l’on veut bien me
permettre cet oxymore. Inclassable.