Artiste principal :
Thomas Dausgaard
Genre : Classique > Musique orchestrale
Disponible en
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
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Qualité Standard (320 kpbs)
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- 1 I. Allegro con energia
- 2 II. Adagio maestoso
- 3 III. Stretto
- 4 IV. Finale : Adagio – Allegro molto
- 5 Souvenir des Alpes norvégiennes
- 6 I. Allegro
- 7 II. Andante
- 8 III. Finale : Allegro assai
- 1 I. Allegro fuocoso
- 2 II. Adagio - Scherzo : Allegro assai - Adagio
- 3 III. Finale : Presto
- 4 Jeu d'elfes
- 5 I. Allegro risoluto
- 6 II. Adagio
- 7 III. Scherzo : Allegro molto
- 8 IV. Finale : Allegro vivace
DISQUE 1
Symphonie n° 1 en sol mineur "Sinfonie sérieuse" (Franz Berwald)
Souvenir des Alpes norvégiennes
Symphonie n° 2 en ré majeur "Sinfonie capricieuse"
DISQUE 2
Symphonie n° 3 en ut majeur "Sinfonie singulière"
Jeu d'elfes
Symphonie n° 4 en mi bémol majeur "Sinfonie naïve"
À propos
Symphonies n°1 à 4 / Orchestre Symphonique de la Radio Nationale Danoise - Thomas Dausgaard, direction
Distinctions
9 de Classica-Répertoire (juillet 2008)
Détails de l'enregistrement original :
DDD - 66:17 - 66:25 - Enregistré à la Salle de concert de la Radio danoise à Copenhague entre 2002 et 2004 - Notes en anglais
Franz Berwald (1976-1868)
Symphonies
N° 1 en sol mineur "Sinfonie sérieuse"
N° 2 en ré majeur "Sinfonie capricieuse"
N° 3 en ut majeur "Sinfonie singulière"
N° 4 en mi bémol majeur "Sinfonie naïve"
Souvenir des Alpes norvégiennes
Jeu d'elfes
Orchestre Symphonique de la Radio Nationale danoise
Direction Thomas Dausgaard
Quel ophtalmologiste, puis industriel verrier, puis exploitant forestier, en avait-il une sérieuse, une capricieuse, une singulière et une naïve ? Franz Berwald… Compositeur à ses heures perdues,
et dont les quatre symphonies portent ces amusants sous-titres. Mais quel malheur humain derrière ces noms quelque peu insouciants !
Rejeté de toutes parts, la musique de Berwald ne connut pratiquement que des insuccès, des doutes, des sourires agacés ou des incompréhensions totales. Car être à la fois Suédois et avant-gardiste, cela tient de la véritable gageure. Notre malheureux bonhomme dut embrasser des métiers totalement amusicaux pour survivre et lorsque le Conservatoire de Stockholm lui offrit enfin le poste de professeur de composition, avec moult commandes et honneurs à la clef, Berwald ne trouva rien de mieux à faire que de mourir quelques mois après. En fin de compte, il ne put entendre que sa Première symphonie de son vivant ; la partition de la Seconde fut détruite ou volée peu après la mort du compositeur, et la version que l’on joue de nos jours a été reconstituée d’après le « particell » complet.
La Troisième, Singulière, fut sérieusement « remaniée » lors de sa création en 1905 – soixante ans après sa composition – et ce n’est qu’au cours des années 70 que l’on put enfin l’entendre dans sa version originale. Sans doute est-ce sa symphonie la plus étonnante, la plus… bah, singulière, et celle qui aurait le plus dérouté ses contemporains qui se seraient demandé quelle nuée de moustiques nordiques aurait piqué le pauvre Berwald. Car entre Mendelssohn, Berlioz, Schumann, l’œuvre ne pouvait qu’être vue comme une insulte ou une insolence vis-à-vis d’un public hélas trop habitué à des robinets d’eau tiède.
Enfin, la Quatrième – Naïve, un titre suggéré par le compositeur mais pas de manière réellement définitive – retrouve un faux langage simple et classique, mais dans un classicisme aussi peu orthodoxe que ne l’est celui de Prokofiev dans sa propre Symphonie classique !
On l’aura compris, Berwald mérite mille fois de figurer dans le panthéon musical aux côtés de Mendelssohn, de Liszt, de Weber : un génial découvreur, expérimentateur, dont les œuvres exercèrent une influence déterminante sur toute la musique nordique du 20ème siècle.
Rejeté de toutes parts, la musique de Berwald ne connut pratiquement que des insuccès, des doutes, des sourires agacés ou des incompréhensions totales. Car être à la fois Suédois et avant-gardiste, cela tient de la véritable gageure. Notre malheureux bonhomme dut embrasser des métiers totalement amusicaux pour survivre et lorsque le Conservatoire de Stockholm lui offrit enfin le poste de professeur de composition, avec moult commandes et honneurs à la clef, Berwald ne trouva rien de mieux à faire que de mourir quelques mois après. En fin de compte, il ne put entendre que sa Première symphonie de son vivant ; la partition de la Seconde fut détruite ou volée peu après la mort du compositeur, et la version que l’on joue de nos jours a été reconstituée d’après le « particell » complet.
La Troisième, Singulière, fut sérieusement « remaniée » lors de sa création en 1905 – soixante ans après sa composition – et ce n’est qu’au cours des années 70 que l’on put enfin l’entendre dans sa version originale. Sans doute est-ce sa symphonie la plus étonnante, la plus… bah, singulière, et celle qui aurait le plus dérouté ses contemporains qui se seraient demandé quelle nuée de moustiques nordiques aurait piqué le pauvre Berwald. Car entre Mendelssohn, Berlioz, Schumann, l’œuvre ne pouvait qu’être vue comme une insulte ou une insolence vis-à-vis d’un public hélas trop habitué à des robinets d’eau tiède.
Enfin, la Quatrième – Naïve, un titre suggéré par le compositeur mais pas de manière réellement définitive – retrouve un faux langage simple et classique, mais dans un classicisme aussi peu orthodoxe que ne l’est celui de Prokofiev dans sa propre Symphonie classique !
On l’aura compris, Berwald mérite mille fois de figurer dans le panthéon musical aux côtés de Mendelssohn, de Liszt, de Weber : un génial découvreur, expérimentateur, dont les œuvres exercèrent une influence déterminante sur toute la musique nordique du 20ème siècle.
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