Artiste principal :
Jean-Claude Malgoire
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
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Qualité Standard (320 kpbs)
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- 1 I. Allegro
- 2 II. Andante con spirito
- 3 III. Presto
- 4 Ouverture
- 5 Prologue : "Odi profanum vulgus"
- 6 Partie I : "Spiritum Phoebus mihi"
- 7 Partie I : "Deliae tutela Deae fugaces"
- 8 Partie I : "Nupta iam dices"
- 9 Partie II: "Dive, quem proles Niobea magnae"
- 10 Partie II : "Ceteris maior, tibi miles impar"
- 11 Partie II : "Ille, mordaci velu icta ferro"
- 12 Partie II : "Ni tuis flexus Venerisque gratae"
- 13 Partie II : "Doctor argutae fidicen Thaliae"
- 14 Partie III : "Dianam tenerae dicite virgines"
- 15 Partie III : "Vos laetam fluviis et nemorum coma"
- 16 Partie III : "Hic bellum lacrimosum"
- 1 Partie IV : "Phoebe silvarumque potens Diana"
- 2 Partie IV : "Alme Sol, curru nitido diem"
- 3 Partie IV : "Rite maturos aperire partus"
- 4 Partie IV : "Certus undenos decies per annos"
- 5 Partie IV : "Vosque veraces cecinisse, Parcae"
- 6 Partie IV : "Fertilis frugum pecorisque Tellus"
- 7 Partie IV : "Conditio mitis placidusque"
- 8 Partie IV : "Roma si vestrum est opus"
- 9 Partie IV : "Di probos mores docili iuventae"
- 10 Partie IV : "Quaeque vos bobus veneratur albis"
- 11 Partie IV : "Iam mari terraque manus potentes"
- 12 Partie IV : "Iam Fides et Pax et Honos Pudorque"
- 13 Partie IV : "Augur et fulgente decorus arcu"
- 14 Partie IV : "Quaeque Aventinum tenet Algidumque"
- 15 Partie IV : "Haec Iovem sentire Deosque cunctos"
- 16 Ouverture
- 17 Ouverture
DISQUE 1
Symphonie n° 27 en sol majeur (Le Maréchal ferrant : Ouverture) (François André Danican Philidor)
Carmen Saeculare
DISQUE 2
Le Sorcier
Tom Jones
À propos
Ouvertures : le Maréchal Ferrant - Le Sorcier - Tom Jones - Carmen Saeculare, oratorio profane / Veronica Cangemi, sop. - Nora Gubisch, mezzo-sop. - Donald Litaker, tén. - Antonio Abete, b. - Chœur & Orch. de la Radio Suisse Italienne, dir. Jean-Claude Malgoire - Orchestre de Chambre de Prague, dir. Christian Benda
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
54:42 - 55:16 - DDD - Enregistré au Studio Domovina de Prague le 19 avril 2005 (ouvertures) et à l'Auditorium de la Radio Suisse Italienne à Lugano en Suisse en janvier 1998 - Notes en anglais & allemand
Francois-André Danican Philidor (1726-1795)
Le maréchal ferrant, opéra-comique en un acte : Ouverture (Symphonie n° 27 en sol majeur) **
Carmen saeculare, oratorio profane sur le poème éponyme d'Horace *
Le sorcier, comédie lyrique en deux actes : Ouverture en sol majeur **
Tom Jones, comédie lyrique en trois actes : Ouverture en si bémol majeur ** * Veronica Cangemi, soprano
* Nora Gubisch, mezzo-soprano
* Donald Litaker, ténor
* Antonio Abete, basse
* Chœur & Orchestre de la Radio Suisse Italienne
* Direction Jean-Claude Malgoire
** Orchestre de Chambre de Prague
Direction Christian Benda
Le maréchal ferrant, opéra-comique en un acte : Ouverture (Symphonie n° 27 en sol majeur) **
Carmen saeculare, oratorio profane sur le poème éponyme d'Horace *
Le sorcier, comédie lyrique en deux actes : Ouverture en sol majeur **
Tom Jones, comédie lyrique en trois actes : Ouverture en si bémol majeur ** * Veronica Cangemi, soprano
* Nora Gubisch, mezzo-soprano
* Donald Litaker, ténor
* Antonio Abete, basse
* Chœur & Orchestre de la Radio Suisse Italienne
* Direction Jean-Claude Malgoire
** Orchestre de Chambre de Prague
Direction Christian Benda
François-André Danican Philidor fut l’un des plus grands virtuoses de son époque. Pas tant en musique, toutefois, qu’aux échecs : de nos jours encore, on parle de la « position Philidor » et de la
« défense Philidor », cette célèbre ouverture qu’il décrivit dans son ouvrage L’analyse du jeu d’échecs. C’est également lui qui énonça que « les pions sont l’âme du jeu d’échecs »,
peut-être en révérence au Tiers-état et des têtes qui commençaient allègrement à tomber sous les guillotines. Mais Philidor musicien mérite également le détour : Rameau l’accusa d’avoir dévoyé la
musique française avec des formes italiennes – Diderot le voyait, en effet, comme « l'inventeur de la musique italienne en France » – , mais Haendel lui témoigna son admiration lors de son séjour à
Londres vers 1750. Quant à Grétry, il le considérait comme « le plus allemand des musiciens français ».
C’est plutôt dans le domaine lyrique qu’il réussit à se faire une place au soleil, avec ses quelque seize opéras dont Le maréchal ferrant dont on nous propose l’ouverture (à l’italienne, donc en trois mouvements, comme une symphonie). Une étonnante écriture orchestrale que voilà, pleine de détails croustillants et d’inventions délicieuses ; les mêmes caractéristiques se retrouvent dans Carmen saeculare (aucun rapport avec Mérimée, Bizet ni rien du genre : le titre signifie « Chant des âges » et reprend le poème éponyme d’Horace) : après sa comédie lyrique Tom Jones et son opéra-comique Le Maréchal ferrant, Philidor fit un glorieux retour à la musique sacrée profane avec ce délicieux petit oratorio d’une invention folle, un vrai coup de maître.
Pourquoi donc ne joue-t-on pas plus souvent cette musique réellement très réussie, originale et inspirée ? Philidor et Rameau, en ce 18e siècle, ont chacun énormément à dire, chacun selon son style, et je vous assure qu’il n’y a aucune ressemblance entre l’un et l’autre. Philidor s’approche parfois dangereusement de Beethoven et du dernier Haydn : rendons-lui enfin justice.
C’est plutôt dans le domaine lyrique qu’il réussit à se faire une place au soleil, avec ses quelque seize opéras dont Le maréchal ferrant dont on nous propose l’ouverture (à l’italienne, donc en trois mouvements, comme une symphonie). Une étonnante écriture orchestrale que voilà, pleine de détails croustillants et d’inventions délicieuses ; les mêmes caractéristiques se retrouvent dans Carmen saeculare (aucun rapport avec Mérimée, Bizet ni rien du genre : le titre signifie « Chant des âges » et reprend le poème éponyme d’Horace) : après sa comédie lyrique Tom Jones et son opéra-comique Le Maréchal ferrant, Philidor fit un glorieux retour à la musique sacrée profane avec ce délicieux petit oratorio d’une invention folle, un vrai coup de maître.
Pourquoi donc ne joue-t-on pas plus souvent cette musique réellement très réussie, originale et inspirée ? Philidor et Rameau, en ce 18e siècle, ont chacun énormément à dire, chacun selon son style, et je vous assure qu’il n’y a aucune ressemblance entre l’un et l’autre. Philidor s’approche parfois dangereusement de Beethoven et du dernier Haydn : rendons-lui enfin justice.
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