Artiste principal :
Christoph Ehrsam
Genre : Classique
Disponible en
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
8.39€
Qualité Standard (320 kpbs)
6.99€
- 1 Largo e nobile
- 2 Allegro
- 3 Largo
- 4 Allegro
- 5 Largo
- 6 Allegro
- 7 Largo
- 8 Allegro
- 9 Largo
- 10 Allegro
- 11 Largo
- 12 Allegro
- 13 Largo e nobile
- 14 Siciliano, larghetto
- 15 Largo
- 16 Allegro
- 17 Largo
- 18 Allegro
- 19 Largo
- 20 Allegro
- 21 Largo
- 22 Allegro
- 23 Allegro
Sonata prima (Francesco Maria Veracini)
Sonata Seconda
Sonata terza
Sonata Quarta
Sonata quinta
Sonata sesta
À propos
Sonates : Prima, Seconda, Terza, Quarta, Quinta & Sesta / Christoph Ehrsam, flûte - Attilio Cremonesi, clavecin - Eunice Brandão, viole de gambe
Inclus
1 Livret numérique - 1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
66:24 - DDD - Enregistré en juin 1991 à Santa Maria, Bressanoro (Italie) - Notes en français, anglais et allemand
Francesco Maria Veracini (1690–1768)
Sonata prima
Sonata seconda
Sonata terza
Sonata quarta
Sonata quinta
Sonata sesta
Christoph Ehrsam, flûte à bec
Attilio Cremonesi, clavecin
Eunice Brandão, viole de gambe
Votre infortuné serviteur se préparait déjà à tirer un parallèle entre les dates de naissance et de mort de Bach et de Veracini, marqué « 1690-1750 » sur la couverture de ce CD, quand du coin de l’œil il s’aperçut qu’il y avait là coquille de la part de l’éditeur : Veracini est mort en 1768 seulement, même s’il eut maintes
occasions de retourner ad patres bien avant cette date. En sautant par la fenêtre d’un palais à Dresde en 1722, ou en traversant la Manche sur un navire qui fit naufrage en 1738, et sans
doute plusieurs fois en s’énervant outre mesure – on le surnommait « tête folle » en raison de son caractère fantasque, orgueilleux et
excentrique. Sa musique elle-même reproduit ce caractère lunatique et imprévisible, à en juger par ces six Sonates pour flûte à bec et continuo de 1716, une époque de grand remue-ménage pour
Veracini qui enchaîna des saisons à Londres, Düsseldorf et Venise. C’est justement dans cette dernière ville qu’il fit publier les Sonates, les dédiant au prince Frédéric
Auguste de Saxe, venu là faire son shopping de musiciens. Il va sans dire que Veracini fit partie du prochain caddie : il fut engagé à la cour de Dresde entre 1717 et 1723. Ces œuvres représentent
tout le caractère du compositeur, enflammé, indomptable, fantaisiste, bouillonnant, de sorte que l’on peut juger du flair du prince Frédéric Auguste qui sut déceler le génie du bonhomme derrière
ces quasi-insolences musicales. Cela dit, Veracini semble y avoir fait les quatre cents coups, avec son lot d’intrigues, de jalousies, de coups de couteau dans le dos, bref, la vie musicale
d’alors. Il se vengea d’ailleurs en écrivant un brillant essai, Il trionfo della pratica musicale dans laquelle sont égratignés tous les mauvais musiciens de son temps, ainsi que les travers
des musiciens d’orchestre, compositeurs, chanteurs, instrumentistes, élèves et professeurs de l’époque. Soit dit en passant, ces remarques assassines gardent toute leur validité de nos jours…
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