Alessandro Scarlatti (2 mai 1660 – 24 octobre 1725) était un compositeur de musique baroque particulièrement connu pour ses opéras. Il est considéré comme le fondateur de l'école napolitaine d'opéra. Il était le père de Domenico Scarlatti.
La musique de Scarlatti forme un lien...
Artiste principal :
Teodoro Anzelotti
Genre : Classique
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- 1 Sonate K 248 en si b majeur (Allegro)
- 2 Sonate K. 39 en la majeur (Presto)
- 3 Sonate K. 101 en la majeur (Allegro)
- 4 Sonate K. 283 en sol majeur (Andante - Allegro)
- 5 Sonate K. 284 en sol majeur (Allegro)
- 6 Sonate K. 146 sol majeur
- 7 Sonate K. 6 en fa majeur (Allegro)
- 8 Sonate K. 206 en mi majeur (Andante)
- 9 Sonate K. 371 mi bémol majeur (Allegro)
- 10 Sonate K. 193 mi bémol majeur (Allegro)
- 11 Sonate K. 359 ré majeur (Allegrissimo)
- 12 Sonate K. 173 si mineur (Allegro)
- 13 Sonate K. 255 en ut majeur (Allegro)
- 14 Sonate K. 544 si bémol majeur (Cantabile)
- 15 Sonate K. 545 si bémol majeur (Prestissimo)
Sonate K 248 en si b majeur (Allegro) (Alessandro Scarlatti)
Sonate K. 39 en la majeur (Presto)
Sonate K. 101 en la majeur (Allegro)
Sonate K. 283 en sol majeur (Andante - Allegro)
Sonate K. 284 en sol majeur (Allegro)
Sonate K. 146 sol majeur
Sonate K. 6 en fa majeur (Allegro)
Sonate K. 206 en mi majeur (Andante)
Sonate K. 371 mi bémol majeur (Allegro)
Sonate K. 193 mi bémol majeur (Allegro)
Sonate K. 359 ré majeur (Allegrissimo)
Sonate K. 173 si mineur (Allegro)
Sonate K. 255 en ut majeur (Allegro)
Sonate K. 544 si bémol majeur (Cantabile)
Sonate K. 545 si bémol majeur (Prestissimo)
À propos
K248 Allegro - K.39 Presto - K.101 Allegro - K.283 Andante Allegro - K.284 Allegro - K.146 - K.6 Allegro - K.206 Andante - K.371 Allegro - K.193 Allegro - K.359 Allegrissimo - K.173 Allegro - K.255 Allegro - K.544 Cantabile - K.545 Prestissimo / Teodoro Anzellotti, accordéon
TEODORO ANZELLOTTI - Domenico Scarlatti - Vivi felice!
Domenico Scarlatti (1685-1757) : Un Italien à Madrid.
Le domaine de prédilection de Domenico Scarlatti était clairement celui de la musique pour clavecin; elle le rendit célèbre à travers l'Europe. L'univers sonore dans lequel évoluait le fils du grand Alessandro Scarlatti paraît bien ordonné, bien défini, bien circonscrit.
Cependant, les apparences sont trompeuses. Si l'on tend l'oreille, on remarque, sous sa modernité virtuose et d'une franchise surprenante, sous une exécution téméraire et frénétique, le langage musical d'un tout autre monde. S'y conjuguent la grâce, le raffinement, la brillance caractéristiques de la nouvelle simplicité des Lumières avec les mélodies plaintives, sombres, obsessives, du cante jondo, la musique tzigane andalouse.
L'univers de la cour, avec ses musiques et ses danses élégantes, est soudainement envahi par le monde rustique des danzas cantadas ibériques, qui évoquent les castagnettes, les tapements de pieds, ainsi que les accords crus et les figures typiques de la musique pour guitare espagnole. Des gammes dépouillées, aux sonorités inconnues et exotiques, parcourent hardiment le clavier, avant de céder la place à un style plus " convenable ".
D'où le compositeur tenait-il ces sons carrément inhabituels, ce style complètement nouveau ? Déjà, dans ses légendaires Essercizi per gravicembalo, recueil de sonates imprimé à Londres en 1738, Scarlatti avait commencé, bien que de façon sporadique, cet excitant va-et-vient entre les univers musicaux radicalement différents de la vieille Andalousie et de la nouvelle musique italienne. Il est fort probable qu'Anastasia Maxarti Ximenes, la seconde femme de Scarlatti, qu'il a épousée vers 1740-42, l'ait influencé considérablement. Elle était andalouse, originaire de la ville portuaire de Cadiz, ville de naissance du fandango et, avec Malaga et Séville, l'un des principaux centres des gitanos espagnols, dont la culture musicale puise dans les traditions maures et juives de la péninsule ibérique.
La singularité demeure : à partir de 1729 séjourna à la cour absolutiste d'Espagne un compositeur italien se revendiquant de la musique populaire espagnole, du langage musical des Tziganes et des paysans, sans tourner le dos un seul instant à la modernité musicale du début du 18e siècle. Pour ce cosmopolite des Lumières, il s'agissait d'une aventure, d'une expérimentation courageuse - rappelons-nous ce " Mercredi noir " de juillet 1749, lorsque le roi Ferdinand d'Espagne fit rassembler puis abattre comme du bétail les Tziganes de tout le royaume.
- Barbara Zuber (Traduction de Mélanie Rumpelmayr)
Domenico Scarlatti (1685-1757) : Un Italien à Madrid.
Le domaine de prédilection de Domenico Scarlatti était clairement celui de la musique pour clavecin; elle le rendit célèbre à travers l'Europe. L'univers sonore dans lequel évoluait le fils du grand Alessandro Scarlatti paraît bien ordonné, bien défini, bien circonscrit.
Cependant, les apparences sont trompeuses. Si l'on tend l'oreille, on remarque, sous sa modernité virtuose et d'une franchise surprenante, sous une exécution téméraire et frénétique, le langage musical d'un tout autre monde. S'y conjuguent la grâce, le raffinement, la brillance caractéristiques de la nouvelle simplicité des Lumières avec les mélodies plaintives, sombres, obsessives, du cante jondo, la musique tzigane andalouse.
L'univers de la cour, avec ses musiques et ses danses élégantes, est soudainement envahi par le monde rustique des danzas cantadas ibériques, qui évoquent les castagnettes, les tapements de pieds, ainsi que les accords crus et les figures typiques de la musique pour guitare espagnole. Des gammes dépouillées, aux sonorités inconnues et exotiques, parcourent hardiment le clavier, avant de céder la place à un style plus " convenable ".
D'où le compositeur tenait-il ces sons carrément inhabituels, ce style complètement nouveau ? Déjà, dans ses légendaires Essercizi per gravicembalo, recueil de sonates imprimé à Londres en 1738, Scarlatti avait commencé, bien que de façon sporadique, cet excitant va-et-vient entre les univers musicaux radicalement différents de la vieille Andalousie et de la nouvelle musique italienne. Il est fort probable qu'Anastasia Maxarti Ximenes, la seconde femme de Scarlatti, qu'il a épousée vers 1740-42, l'ait influencé considérablement. Elle était andalouse, originaire de la ville portuaire de Cadiz, ville de naissance du fandango et, avec Malaga et Séville, l'un des principaux centres des gitanos espagnols, dont la culture musicale puise dans les traditions maures et juives de la péninsule ibérique.
La singularité demeure : à partir de 1729 séjourna à la cour absolutiste d'Espagne un compositeur italien se revendiquant de la musique populaire espagnole, du langage musical des Tziganes et des paysans, sans tourner le dos un seul instant à la modernité musicale du début du 18e siècle. Pour ce cosmopolite des Lumières, il s'agissait d'une aventure, d'une expérimentation courageuse - rappelons-nous ce " Mercredi noir " de juillet 1749, lorsque le roi Ferdinand d'Espagne fit rassembler puis abattre comme du bétail les Tziganes de tout le royaume.
- Barbara Zuber (Traduction de Mélanie Rumpelmayr)
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