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Dimitri Chostakovitch Symphonies
Note des internautes :
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Paru le 27 octobre 2009 chez Naxos
Artiste principal : Vasily Petrenko
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz) 7.19€
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ALBUM : 1 disque - 9 pistes - Durée totale : 01:18:01
    Symphonie n° 5 en ré mineur, op. 47 (Dimitri Chostakovitch)
  1. 1 I. Moderato / Allegro non troppo Royal Liverpool Philharmonic Orchestra - Vasily Petrenko, direction
  2. 2 II. Allegretto Royal Liverpool Philharmonic Orchestra - Vasily Petrenko, direction
  3. 3 III. Largo Royal Liverpool Philharmonic Orchestra - Vasily Petrenko, direction
  4. 4 IV. Allegro non troppo Royal Liverpool Philharmonic Orchestra - Vasily Petrenko, direction
  5. Symphonie n° 9 en mi bémol majeur, op. 70
  6. 5 I. Allegro Royal Liverpool Philharmonic Orchestra - Vasily Petrenko, direction
  7. 6 II. Moderato Royal Liverpool Philharmonic Orchestra - Vasily Petrenko, direction
  8. 7 III. Presto – Royal Liverpool Philharmonic Orchestra - Vasily Petrenko, direction
  9. 8 IV. Largo – Royal Liverpool Philharmonic Orchestra - Vasily Petrenko, direction
  10. 9 V. Allegretto – Allegro Royal Liverpool Philharmonic Orchestra - Vasily Petrenko, direction

À propos

Symphonies n° 5 & n°9 / Liverpool Philharmonic Orchestra - Vasily Petrenko, direction
Note des internautes : 1 2 3 4 5
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Détails de l'enregistrement original : 78:07 - DDD - Enregistré en juillet 2008 au Philharmonic Hall, Liverpool (Angleterre) - Notes en anglais

Dimitri Chostakovitch (1906-1975)

Symphonies
N° 5 en ré mineur, op. 47 (1937)
N° 9 en mi bémol majeur, op. 70 (1945)

Royal Liverpool Philharmonic Orchestra
Direction Vasily Petrenko


Toutes les planètes étaient alignées pour la grande syzygie musicale de l’époque : la fin de la Seconde guerre mondiale, le triomphe (selon les soviétiques) du soviétisme, la numérotation qui faisait de cette symphonie la Neuvième, et même la grande triangulation qui y voyait la troisième et ultime des symphonies de guerre de Chostakovitch ! Il avait donc été question d’en faire un immense hymne à la gloire, plus ou moins de Staline, avec chœurs, solistes, orchestre surdimensionné, dans la droite lignée de l’autre Neuvième, celle de Beethoven.    Et patatras, voilà-t’y pas que Chostakovitch en fait une symphonie courte en cinq mouvements, sans chœur ni soliste, effectif orchestral quasi-schubertien, et dans un langage à la fois sobre, amusé voire comique, ultra-transparent… Le compositeur semble évidemment plutôt célébrer la fin d’un cataclysme humain et la renaissance de la nature et des sentiments d’humanité, même si le Largo rappelle que des millions d’existences y ont été déchirées.     A l’époque de la création, les sicaires du dictateur soviétique virent la chose d’un trrrrès mauvais œil et le compositeur faillit bien y laisser la vie ; en fin de compte, l’ouvrage fut mis à l’index de 1948 à 1955 par la censure. Même certains journaux occidentaux critiquèrent le ton de Chostakovitch à l’issue de la Guerre : « Le compositeur russe n’aurait pas dû exprimer ses sentiments quant à la défaite du nazisme en des termes si infantiles ». Infantiles ? Quel crétin, ce chroniqueur du New York World-Telegram du 27 juillet 1946 ! C’est là une œuvre merveilleuse, inventive, neuve, fraîche, aérienne, qui tranche nettement avec la sombre et imposante Huitième.    Quant à la Cinquième, elle appartient à la veine plus noire du compositeur ; en cette année 1937, Chostakovitch tentait de se dépêtrer des dangereuses accusations générées par la Quatrième – qui fut autocensurée pendant des années – avec un ouvrage plus conforme aux attentes des autorités, qui lui trouvèrent l’éclat de rigueur, dûment soviétique. Même si cela ne veut strictement rien dire, en termes musicaux !

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