Artiste principal :
Vasily Petrenko
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- 1 I. Moderato / Allegro non troppo
- 2 II. Allegretto
- 3 III. Largo
- 4 IV. Allegro non troppo
- 5 I. Allegro
- 6 II. Moderato
- 7 III. Presto –
- 8 IV. Largo –
- 9 V. Allegretto – Allegro
Symphonie n° 5 en ré mineur, op. 47 (Dimitri Chostakovitch)
Symphonie n° 9 en mi bémol majeur, op. 70
À propos
Symphonies n° 5 & n°9 / Liverpool Philharmonic Orchestra - Vasily Petrenko, direction
Distinctions
5 de Diapason (janvier 2010)
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
78:07 - DDD - Enregistré en juillet 2008 au Philharmonic Hall, Liverpool (Angleterre) - Notes en anglais
Dimitri Chostakovitch (1906-1975)
Symphonies
N° 5 en ré mineur, op. 47 (1937)
N° 9 en mi bémol majeur, op. 70 (1945)
Royal Liverpool Philharmonic Orchestra
Direction Vasily Petrenko
Toutes les planètes étaient alignées pour la grande syzygie musicale de l’époque : la fin de la Seconde guerre mondiale, le triomphe (selon les soviétiques) du soviétisme, la numérotation qui
faisait de cette symphonie la Neuvième, et même la grande triangulation qui y voyait la troisième et ultime des symphonies de guerre de Chostakovitch ! Il avait donc été question d’en faire un
immense hymne à la gloire, plus ou moins de Staline, avec chœurs, solistes, orchestre surdimensionné, dans la droite lignée de l’autre Neuvième, celle de Beethoven. Et
patatras, voilà-t’y pas que Chostakovitch en fait une symphonie courte en cinq mouvements, sans chœur ni soliste, effectif orchestral quasi-schubertien, et dans un langage à la fois sobre, amusé
voire comique, ultra-transparent… Le compositeur semble évidemment plutôt célébrer la fin d’un cataclysme humain et la renaissance de la nature et des sentiments d’humanité, même si le Largo
rappelle que des millions d’existences y ont été déchirées. A l’époque de la création, les sicaires du dictateur soviétique virent la chose d’un trrrrès mauvais œil
et le compositeur faillit bien y laisser la vie ; en fin de compte, l’ouvrage fut mis à l’index de 1948 à 1955 par la censure. Même certains journaux occidentaux
critiquèrent le ton de Chostakovitch à l’issue de la Guerre : « Le compositeur russe n’aurait pas dû exprimer ses sentiments quant à la défaite du nazisme en des
termes si infantiles ». Infantiles ? Quel crétin, ce chroniqueur du New York World-Telegram du 27 juillet 1946 ! C’est là une œuvre merveilleuse, inventive,
neuve, fraîche, aérienne, qui tranche nettement avec la sombre et imposante Huitième. Quant à la Cinquième, elle appartient à la veine plus noire du compositeur ; en cette année 1937, Chostakovitch tentait de se dépêtrer des dangereuses accusations générées par la Quatrième – qui fut autocensurée pendant des années – avec un ouvrage
plus conforme aux attentes des autorités, qui lui trouvèrent l’éclat de rigueur, dûment soviétique. Même si cela ne veut strictement rien dire, en termes musicaux !
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