Artiste principal :
Daniel Yvinec
Genre : Jazz
Disponible en
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
11.99€
Qualité Standard (320 kpbs)
9.99€
- 1 The End Of A Love Affair (Edward Redding)
- 2 I Sould care (Sammy Cahn, Axel Stordahl & Paul Weston)
- 3 Skylark (Johnny Mercer & Hoagy Carmichael)
- 4 Once I Loved (Antonio Carlos Jobim)
- 5 Everything Happens to me (Tom Adair & Matt Dennis)
- 6 I Fall in love too easily (Sammy Cahn & Jule Styne)
- 7 I’ll be seing you (Sammy Fain & Irving Kahal)
- 8 If I should loose you (Ralph Rainger & Leo Robin)
- 9 03/09/2007 (Daniel Yvinec, Nelson Veras & Stéphane Galland)
- 10 Smile (Charlie Chaplin)
- 11 Alone together (Howard Deitz & Arthur Schwartz)
- 12 Wave (Antonio Carlos Jobim)
- 13 Moon and Sand (Alec Wilder, Morty Palitz & William Engvick)
- 14 Moon River (Henry Mancini)
- 15 Valentine’s day (Daniel Yvinec, Nelson Veras & Stéphane Galland)
- 16 Goodbye (Gordon Jenkins)
- 17 Improvisations - exclusivité numérique (D. Yvinec, N. Veras, S. Galland, M. Collignon)
À propos
Daniel Yvinec, contrebasse - Nelson Veras, guitare - Stéphane Galland, batterie - Invités : Benoit Delbecq, piano - Médéric Collignon, cornet de poche, voix
Détails de l'enregistrement original :
59'42 - Enregistré par Gérard de Haro au Studio La Buissonne en juillet 2007 - Notes en français et en anglais
The end of a love affair
Should care
Skylark
Once i loved
Everything happens to me
I fall in love too easily
I’ll be seing you
If i should loose you
03/09/2007 16:23
Smile
Alone together
Wave
Moon and sand
Moon river
Valentine’s day
Goodbye
Daniel Yvinec, contrebasse
Nelson Veras, guitare
Stéphane Galland, batterieInvités :
Benoit Delbecq, piano
Mederic Collignon, cornet de poche, voix
Should care
Skylark
Once i loved
Everything happens to me
I fall in love too easily
I’ll be seing you
If i should loose you
03/09/2007 16:23
Smile
Alone together
Wave
Moon and sand
Moon river
Valentine’s day
Goodbye
Daniel Yvinec, contrebasse
Nelson Veras, guitare
Stéphane Galland, batterieInvités :
Benoit Delbecq, piano
Mederic Collignon, cornet de poche, voix
Après avoir exploré avec bonheur et élégance les mondes de l’électronique, de la pop à travers des albums plébiscités par le public et la critique, le contrebassiste mutli-instrumentiste hors
format – dont les aventures duettistes sont encore dans les mémoires – avance à découvert avec un premier album de jazz miroir de ses obsessions du son, de l’espace, des couleurs et qui impose la
force d’une personnalité hors normes. Daniel Yvinec a joué et enregistré avec Brisa Roché, Tania Maria, Mark Murphy, Susanne Vega, Ryuichi Sakamoto, John Cale, Macéo Parker, Salif Keïta, Cheb Mami,
Mark Turner, David Linx, Magic Malik, André Minvielle …
A mesure qu’approchait la date d’enregistrement de cet album, le choix délibéré de ne rien prévoir ni répéter me donnait un certain vertige qui bientôt laissa la place à cette forte dose d’émotion
qui précède le beau silence des retrouvailles.
Deux ou trois jours avant l’enregistrement, j’avais pris le temps de retranscrire à partir de versions de Sinatra, Mel Tormé, Judy Garland, Dean Martin, Julie London, de Chet aussi, quelques-uns de ces trésors de chevet que pour la plupart jamais encore je n’avais joués et dont je connaissais pourtant chaque mot.
Je savais, pour l’avoir vécu maintes fois, la force émanant de Nelson Veras et Stéphane Galland lorsqu’ils sont face à l’inconnu, leur immense concentration et cette humilité que nous aurions tous trois face à la grandeur de certaines mélodies dont les dessins seraient à chaque instant le guide de nos détours.
Durant les deux journées d’enregistrement, après avoir pris le temps de l’installation, envahi d’encens le bel espace de La Buissonne, nous avons enregistré chaque miette de musique en prenant le parti de ne rien réécouter… Prise après prise (une par chanson, rarement plus), dans une atmosphère où cohabitaient paradoxalement intense concentration et total relâchement, nous avons accumulé presque sans le vouloir quelque sept heures de musique.
A Benoît Belbecq, qui nous offrit son écoute précieuse, je demandais parce qu’il rôdait sans arrière pensée dans les parages du piano si nous rejoindre le tenterait…Nous enregistrâmes spontanément deux chansons en trio qui, par la force de cet instant inattendu se devaient de figurer dans la sélection finale.
Les quelques heures en duo avec Médéric Collignon furent elles aussi d’une grande fluidité, sans effort, peut-être un avant goût de ce lâcher prise et d’une certaine maturité, récompense des heures de travail …
J’ai pris conscience au terme de l’enregistrement que nous avions privilégié les formes courtes et que les solos de contrebasse n’étaient pas légion, confirmant ma satisfaction au poste d’arrière mais aussi de pivot que génère la fonction du contrebassiste.
Faire un disque de Jazz sous mon nom n’excitait en rien l’envie d’exister comme un instrumentiste de «premier plan», mais plutôt le plaisir d’habiter un espace sonore et de créer une petite terre d’accueil pour le timbre de chacun, d’inviter le silence, l’économie, et de goûter ce bonheur de servir de point d’ancrage pendant qu’autour se tissent de complexes arabesques.
Certains disques de Jazz, ceux qui me sont le plus cher, ont une couleur qui nous envahit d’emblée et nous emmène haut, nous fait oublier l’instrumentiste pour révéler un son, une manière de temps suspendu… Approcher cette sensation fut la quête inconsciente et évidente de cet enregistrement. Daniel Yvinec
Deux ou trois jours avant l’enregistrement, j’avais pris le temps de retranscrire à partir de versions de Sinatra, Mel Tormé, Judy Garland, Dean Martin, Julie London, de Chet aussi, quelques-uns de ces trésors de chevet que pour la plupart jamais encore je n’avais joués et dont je connaissais pourtant chaque mot.
Je savais, pour l’avoir vécu maintes fois, la force émanant de Nelson Veras et Stéphane Galland lorsqu’ils sont face à l’inconnu, leur immense concentration et cette humilité que nous aurions tous trois face à la grandeur de certaines mélodies dont les dessins seraient à chaque instant le guide de nos détours.
Durant les deux journées d’enregistrement, après avoir pris le temps de l’installation, envahi d’encens le bel espace de La Buissonne, nous avons enregistré chaque miette de musique en prenant le parti de ne rien réécouter… Prise après prise (une par chanson, rarement plus), dans une atmosphère où cohabitaient paradoxalement intense concentration et total relâchement, nous avons accumulé presque sans le vouloir quelque sept heures de musique.
A Benoît Belbecq, qui nous offrit son écoute précieuse, je demandais parce qu’il rôdait sans arrière pensée dans les parages du piano si nous rejoindre le tenterait…Nous enregistrâmes spontanément deux chansons en trio qui, par la force de cet instant inattendu se devaient de figurer dans la sélection finale.
Les quelques heures en duo avec Médéric Collignon furent elles aussi d’une grande fluidité, sans effort, peut-être un avant goût de ce lâcher prise et d’une certaine maturité, récompense des heures de travail …
J’ai pris conscience au terme de l’enregistrement que nous avions privilégié les formes courtes et que les solos de contrebasse n’étaient pas légion, confirmant ma satisfaction au poste d’arrière mais aussi de pivot que génère la fonction du contrebassiste.
Faire un disque de Jazz sous mon nom n’excitait en rien l’envie d’exister comme un instrumentiste de «premier plan», mais plutôt le plaisir d’habiter un espace sonore et de créer une petite terre d’accueil pour le timbre de chacun, d’inviter le silence, l’économie, et de goûter ce bonheur de servir de point d’ancrage pendant qu’autour se tissent de complexes arabesques.
Certains disques de Jazz, ceux qui me sont le plus cher, ont une couleur qui nous envahit d’emblée et nous emmène haut, nous fait oublier l’instrumentiste pour révéler un son, une manière de temps suspendu… Approcher cette sensation fut la quête inconsciente et évidente de cet enregistrement. Daniel Yvinec
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