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Christian Cannabich Symphonies - Collection Contemporains de Mozart
Note des internautes :
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Paru le 11 septembre 2006 chez Chandos Records
Artiste principal : Matthias Bamert
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz) 11.99€
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ALBUM : 1 disque - 16 pistes - Durée totale : 01:06:45
    Symphonie en sol majeur (Christian Cannabich)
  1. 1 Allegro London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  2. 2 Andantino London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  3. 3 Minuet & Trio London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  4. 4 Presto assai London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  5. Symphonie en la majeur
  6. 5 Allegro London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  7. 6 Andante London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  8. 7 Allegro ma non tanto London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  9. Symphonie en mi bémol majeur, n° 57
  10. 8 Allegro London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  11. 9 Andante London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  12. 10 Allegro London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  13. Symphonie en ut majeur, n° 22
  14. 11 Allegro moderato London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  15. 12 Andante con brio London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  16. 13 Un poco presto London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  17. Symphonie en ré majeur
  18. 14 Allegro con spirito London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  19. 15 Andante grazioso London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
  20. 16 Presto assai London Mozart Players - Matthias Bamert, direction

À propos

Symphonies en sol majeur, la majeur, mi bémol majeur n°57, ut majeur n°22 & ré majeur / London Mozart Players - Matthias Bamert, direction
Note des internautes : 1 2 3 4 5
Inclus 1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original : 66:49 - DDD - Enregistré à St Jude-on-the-Hill, Hampstead (Londres) en octobre 2005 - Notes en français, anglais, allemand
Christian Cannabich (1731–1798)

Symphonies
Sol majeur
La majeur *
Mi bémol majeur, n° 57 *
Ut majeur, n° 22 *
Ré majeur

* Premier enregistrement discographique London Mozart Players
Direction Matthias Bamert
Cannabich est un pur produit de Mannheim : il y est né, son père était flûtiste à l’orchestre, et lui-même en devint le directeur musical en 1774. Mozart séjourna chez lui en 1777 et 1778 et le prenait pour un meilleur compositeur que ce qu’en pensait Léopold, pour qui Cannabich était un « minable gribouilleur de symphonies » ; dans sa lettre annonçant le décès de Mme Mozart, il indiqua même que Cannabich était le meilleur chef d’orchestre qu’il eût connu. Plus tard, il loua même grandement l’un de ses ouvrages, et l’on sait combien Mozart avait la dent dure dans ses lettres privées ! En fin de compte, c’est même Cannabich qui dirigea la création d’Idoménée à Munich…
    Alors ne soyez pas plus "bégueule" que Mozart et essayez ce Cannabich qui n’est certes pas un "musichien" fumeux. Ces œuvres sont, en effet, délicieuses, typiques de ce style dit « de Mannheim ».
Cannabich : SymphoniesRichard Lawrence
    Au milieu du dix-huitième siècle, Mannheim était un des hauts lieux musicaux les plus réputés en Europe. La ville était la capitale du Palatinat depuis 1720 lorsque l’Électeur palatin Carl Philipp y installa sa cour, venant de Heidelberg. Son neveu Carl Theodor lui succéda au réveillon de l’an 1742 et c’est lui qui mit sur pied l’orchestre de Mannheim en ayant la chance de pouvoir faire appel à Johann Stamitz. Stamitz le dirigea de 1745 jusqu’à son décès douze ans plus tard et en fit un orchestre d’une qualité exceptionnelle : l’historien Charles Burney écrivit: “l’orchestre… était considéré comme le plus accompli et le plus discipliné d’Europe”.     Stamitz et ses collègues à la cour, y compris le Kapellmeister Ignaz Holzbauer et le violoncelliste Anton Filtz, cultivèrent ce qui bien plus tard fut qualifié de “style de Mannheim”: des effets du type crescendos sur une note de pédale (le “rouleau compresseur de Mannheim”) et des figures vigoureuses: phrases ascendantes (le Rakete de Mannheim) qui s’inspiraient des ouvertures de compositeurs italiens tels Niccolò Jommelli dont les opéras étaient exécutés à Mannheim et étaient très appréciés par l’Électeur.     Après le décès de Stamitz, la réputation de l’orchestre se maintint sous la direction de son élève, Christian Cannabich. Lorsque Burney se rendit à Mannheim en 1772, il exprima ainsi son avis : “il y a plus de solistes et de bons compositeurs dans cet orchestre que dans tout autre orchestre en Europe sans doute ; c’est une armée de généraux, aussi apte à dresser le plan d’une bataille qu’à mener le combat”. La seule imperfection était que les bois ne jouaient pas juste, comme partout ailleurs, un commentaire étonnant à propos d’un orchestre dont faisait partie Friedrich Ramm, le virtuose pour lequel Mozart composa plus tard son quatuor pour hautbois.     Burney évoqua Cannabich ainsi que Holzbauer et le violoniste Carl Tœschi en ces termes : “trois maîtres [qui] sont les auteurs de plusieurs excellentes symphonies dont certaines ont été publiées en Angleterre”. Cannabich naquit en 1731 à Mannheim où son père était flûtiste dans l’orchestre de la cour. Le talent musical de l’enfant fut perçu très tôt par l’Électeur qui l’envoya étudier à Rome avec Jommeli ; il y resta de 1750 à 1753.     À l’époque où il fut promu directeur de la musique instrumentale à Mannheim en 1774, Cannabich, comme nombre de ses collègues, s’était déjà rendu plusieurs fois à Paris et s’y était forgé une réputation d’interprète et de compositeur. Quand Carl Theodor devint Électeur de Bavière en 1778, la plupart de ses musiciens, dont Cannabich, s’établirent à Munich avec la cour. L’orchestre continua à y susciter l’admiration. Le compositeur et poète C.F.D. Schubart écrivit que sous la direction de Cannabich, “ses forte sont comme le tonnerre, ses crescendo comme une cataracte, ses diminuendo comme une rivière de cristal qui ruisselle et s’évanouit dans le lointain, ses piano comme un souffle de printemps”. Toutefois, en 1790, l’orchestre avait eu son heure de gloire. Le fils de Cannabich, Carl, également compositeur et violoniste, passa la plus grande partie de sa vie à la cour de Munich. Il fut pendant très peu de temps chef d’orchestre à Francfort et c’est là que décéda, en 1798, Christian Cannabich qui était venu y voir son fils.     Mozart évoqua plusieurs fois Cannabich dans ses lettres à son père. Wolfgang arriva à Mannheim en octobre 1777, accompagné de sa mère. Il espérait y trouver du travail en dépit des mises en garde de Léopold quant à la cherté de la ville et au peu de générosité de l’Électeur comme employeur. (Burney mentionne par contre les “bons accommodements” pour leur pension.) Mozart se heurta à un échec à Mannheim et, toujours accompagné de sa mère, il poursuivit sa route vers Paris en mars 1778. Il s’était très bien entendu avec Cannabich et son épouse, mais il les trouvait trop peu reconnaissants du temps qu’il avait consacré à donner des leçons de piano à leur fille Rosa. Léopold ne fut pas surpris que Cannabich n’ait pas réussi à assurer un emploi à son fils et il le qualifia de “minable plumitif de symphonies”. Wolfgang trouvait cependant qu’il s’était beaucoup amélioré comme compositeur, et dans la lettre qu’il écrivit à Léopold annonçant le décès de sa mère, il déclara que Cannabich était le meilleur chef d’orchestre qu’il eût connu.     En novembre 1778, Mozart était de nouveau à Mannheim; il logeait chez l’épouse de Cannabich et espérait toujours y trouver un emploi malgré la récente installation de la cour à Munich. Deux ans plus tard, Mozart se trouvait à Munich, car on lui avait commandé un opéra, Idomeneo, pour la saison du Carnaval. Dans sa première lettre à son père, Mozart évoqua une ouverture de Cannabich : “si tu l’avais entendue, tu aurais été aussi heureux et impressionné que je l’ai été ; et sans la connaître, tu n’aurais jamais cru que Cannabich en était le compositeur”. Mozart travailla en étroite collaboration avec Cannabich qui devait diriger Idomeneo et, quelques semaines plus tard, il supplia son père de lui écrire, ajoutant: “Quelle importance cela a-t-il… s’il ne te répond pas ? Il n’est pas volontairement comme il est. Il est pareil avec tout le monde – il faut tout simplement apprendre à le connaître.”     La Symphonie en sol majeur, composée en 1760, est orchestrée pour flûtes, cors et cordes. Le premier mouvement a une forme sonate embryonnaire, avec une exposition qui évolue vers la dominante et une réexposition abrégée dans la tonique. L’Andantino et le Trio du Menuet mettent les flûtes en évidence ; les cors, silencieux dans le Trio, ont ailleurs des notes d’une hauteur saisissante à négocier. Cette œuvre de jeunesse est en quatre mouvements ; dans ses symphonies ultérieures, Cannabich opte pour trois mouvements.     La Symphonie en la majeur commence par un premier coup d’archet, qui souvent attire l’attention, comme ici, sur les cordes à l’unisson. Le célèbre crescendo (“rouleau compresseur”), une autre marque de fabrique de Mannheim, apparaît dans le finale. L’Andante central, pour cordes seulement, fait grand cas d’un petit motif échangé entre les premier et second violons.     La Symphonie en mi bémol majeur n° 57 inclut clarinettes et bassons ainsi que les cors usuels. Les bassons ont des parties individuelles, mais n’ont aucun solo à jouer, tandis que beaucoup d’importance est donnée aux clarinettes. On trouvait ces instruments venus s’ajouter depuis peu à la famille des bois à Londres, à Paris et à Mannheim – mais pas à Salzbourg, ville natale de Mozart, et Wolfgang écrivit avec un peu de nostalgie à Léopold : “Ah, si seulement nous avions aussi des clarinettes! Tu ne peux imaginer l’effet grandiose d’une symphonie avec flûtes, hautbois et clarinettes.”     La Symphonie en ut majeur n° 22 est orchestrée pour l’ensemble plus courant d’instruments que sont les hautbois, les cors et les cordes. Les triolets dans le premier mouvement lui donnent davantage de dynamique, et d’autres exemples superbes illustrent la technique du “rouleau compresseur de Mannheim”. Après un délicat Andante con brio, les triolets réapparaissent pour de bon dans le finale, et Cannabich fait même vibrer sa fibre contrapuntique en écrivant quelques passages en canon.     Dans le premier mouvement de la Symphonie en ré majeur, un motif de deux notes rythmiquement taquin mène à un passage forte tout imprégné d’une vigueur martiale. Dans les deux mouvements suivants, les interprètes de Mannheim auraient saisi toutes les opportunités de montrer leur habileté à créer des contrastes dynamiques.     Cannabich n’était peut-être pas un compositeur de tout premier plan, mais ces cinq symphonies offrent un charmant aperçu du style galant annonciateur des chefs-d’œuvre de Haydn et de Mozart.

Richard Lawrence
Traduction : Marie-Françoise de Meeûs
© Chandos 2006 – Reproduction interdite

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