Artiste principal :
Boris Berezovsky
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- 1 I. Maestoso
- 2 II. Adagio sostenuto
- 3 III. Allegro scherzando
- 4 I. Allegro non tanto
- 5 II. Intermezzo
- 6 III. Alla breve
Concerto pour piano et orchestre No. 2 en ut mineur, Op. 18 (Serge Rachmaninov)
Concerto pour piano et orchestre No. 3 en ré mineur, Op. 30
À propos
Boris Berezovsky, piano - Orchestre Philharmonique de l'Oural - Dmitri Liss, direction
Serge Rachmaninov (1873-1943)
Concerto pour piano et orchestre n°2 en ut mineur, Op. 18
Concerto pour piano et orchestre n°3 en ré mineur, Op. 30
Boris Berezovsky, piano
Orchestre Philharmonique de l'Oural
Direction Dmitri Liss
Concerto pour piano et orchestre n°2 en ut mineur, Op. 18
Concerto pour piano et orchestre n°3 en ré mineur, Op. 30
Boris Berezovsky, piano
Orchestre Philharmonique de l'Oural
Direction Dmitri Liss
L’avantage d’être une Rolls- Royce, c’est que personne ne vous accusera de n’être qu’une petite cylindrée si vous décidez de rouler tranquillou, plutôt que de faire
dangereusement rugir le moteur de la mobylette débridée. C’est en quelque sorte cette impression que l’on pourrait retenir de cette vision que nous propose le colosse pianistique russe Boris
Berezovsky, Rollsky-Roysky du piano depuis sa victoire au Concours Tchaïkovski de 1990 : il choisit d’aborder Rachmaninov avec douceur, tendresse, réservant les éclats et les feux d’artifices pour
des moments soigneusement choisis, puisqu’il n’a strictement rien à prouver en termes techniques. Il cherche et trouve souvent l’esprit de cette musique, infiniment fine et délicate, se préoccupant
de rendre transparente l’écriture du compositeur, de clarifier les textures polyphoniques complexes, et de ne jamais trahir cette harmonie très riche, jamais surchargée, tout en équilibres subtils,
assez typique du compositeur. Contrairement aux Premier et Quatrième concertos, qui firent des demi-bides à telle enseigne que Rachmaninov les remania
sérieusement, les Second et Troisième furent des triomphes immédiats et permanents dès leur création, respectivement en 1901 et 1909. Au sujet de ce Troisième, Rachmaninov eut
l’immense bonheur d’être dirigé par rien moins que Gustav Mahler en 1910 ; il déclara à Horowitz que c’était la seule exécution dont il devait garder un bon souvenir. Car pendant des décennies,
aucun pianiste n’osa réellement s’y attaquer, hormis le compositeur lui-même et Horowitz… de nos jours, c’est l’un des grands chevaux de bataille des pianistes de tout poil, même si tous n’arrivent
pas à le maîtriser aussi brillamment que Berezovsky.
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