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Arnold Schönberg SCHOENBERG, A.: Chamber Symphony No. 2 / Die gluckliche Hand / Wind Quintet (Craft) (Schoenberg, Vol. 8)
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz) 14.39€
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ALBUM : 1 disque - 10 pistes - Durée totale : 01:18:14
    Symphonie de chambre n° 2, op. 38 (Arnold Schönberg)
  1. 1 I. Adagio Philharmonia Orchestra - Robert Craft, direction
  2. 2 II. Con fuoco Philharmonia Orchestra - Robert Craft, direction
  3. Die glückliche Hand (La main heureuse) pour basse, chœur & orchestre, op. 18
  4. 3 I. Bild Mark Beesley, basse - The Simon Joly Chorale - Philharmonia Orchestra - Robert Craft, direction
  5. 4 II. Bild Mark Beesley, basse - The Simon Joly Chorale - Philharmonia Orchestra - Robert Craft, direction
  6. 5 III. Bild Mark Beesley, basse - The Simon Joly Chorale - Philharmonia Orchestra - Robert Craft, direction
  7. 6 IV. Bild Mark Beesley, basse - The Simon Joly Chorale - Philharmonia Orchestra - Robert Craft, direction
  8. Quintette pour flûte, hautbois, clarinette, basson & cor, op. 26
  9. 7 I. Schwungvoll New York Woodwind Quintet - Carol Wincenc, flûte - Stephen Taylor, hautbois - Charles Neidich, clarinette - Donald MacCourt, basson - William Purvis, cor
  10. 8 II. Anmutig und heiter : Scherzando New York Woodwind Quintet - Carol Wincenc, flûte - Stephen Taylor, hautbois - Charles Neidich, clarinette - Donald MacCourt, basson - William Purvis, cor
  11. 9 III. Etwas langsam (Poco adagio) New York Woodwind Quintet - Carol Wincenc, flûte - Stephen Taylor, hautbois - Charles Neidich, clarinette - Donald MacCourt, basson - William Purvis, cor
  12. 10 IV. Rondo New York Woodwind Quintet - Carol Wincenc, flûte - Stephen Taylor, hautbois - Charles Neidich, clarinette - Donald MacCourt, basson - William Purvis, cor

À propos

Symphonie de chambre n°2 op.38 - Die glückliche Hand op.18 - Quintette pour vents op.26 / Mark Beesley, basse - Chorale Simon Joly - Quintette à vents de New York - Philharmonia Orchestra - Robert Craft, direction
Note des internautes : 1 2 3 4 5
Inclus 1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original : 78:21 - DDD - Enregistré au Studio n° 1 de Abbey Road à Londres en mai & juillet 2000, à l'Académie Américaine des Arts et Lettres à New York en janvier 2004 - Notes en anglais & allemand
Arnold Schönberg (1874-1951)

Symphonie de chambre n° 2, op. 38 (1906-16/1939)
Die gluckliche Hand (La main heureuse), drame musical pour basse, chœur & orchestre, op. 18 (1924)
Quintette pour vents, op. 26 (1924) Mark Beesley, basse
Chorale Simon Joly - Philharmonia Orchestra - Direction Robert Craft
Quintette à vents de New York
Il aura quand même fallu plusieurs décennies avant que les œuvres (hormis les quelques pièces postromantiques) de Schönberg finissent par s’intégrer au répertoire classique. Certes, les nourrisses ne chantent pas encore Die Glückliche Hand aux bébés entre deux biberons, et je n’ai entendu personne siffler la Symphonie de chambre dans le métro. Mais quand même : voilà une musique très lyrique, pénétrante, et si elle obéit à des logiques internes qui procèdent de tel ou tel système, cela ne concerne pas l’auditeur lambda à l’écoute de l’émotion pure qui s’en dégage.
    La géniale Seconde Symphonie de chambre fut commencée en 1906, mais achevée seulement après maintes révisions 30 ans plus tard, en 1936 ; est-ce une œuvre néoclassique à la Stravinski ? On pourrait l’imaginer à l’écoute du magnifique second mouvement, mais l’art contrapuntique de Schönberg dépasse largement les homophonies diatoniques de Stravinski pour s’épancher dans un monde à la fois vivant, fantaisiste et coloré, ni atonal ni tonal, plus proche de La Nuit Transfigurée que de Erwartung ; une véritable jubilation.
    Die Glückliche Hand, « drame avec musique », cruel et émouvant, date de 1912/1913, la même période que le Pierrot Lunaire ; il s’agit d’un ouvrage ramassé, dense, intense, obstiné, d’un lyrisme âpre et envoûtant, que l’on considère à tort comme dogmatique. En réalité, Die Glückliche Hand doit être joué sur scène, puisque c’est un pantomime avec très peu d’interventions vocales. À l’époque, Schönberg peignait énormément, dans le style de Kokoschka, et l’ouvrage comporte sans doute certaines couleurs crues et expressionnistes évoquant le grand peintre.
    Enfin, le Quintette à vents, op. 26 emprunte le langage dodécaphonique mais afin de ne pas risquer de lasser l’auditeur, Schönberg introduit une phénoménale dose de virtuosité instrumentale, dans une écriture toujours rigoureusement polyphonique héritée de Bach. Selon Robert Craft, l’œuvre était quasiment injouable à l’époque de sa création, de sorte qu’il fallut aux membres de la Philharmonie de Berlin rien moins que 60 minutes pour en venir à bout ; Craft, respectueux des tempi prescrits par le compositeur, arrive à 38 minutes !
    Voilà du Schönberg en dehors de tout dogme, lyrique et profond, mordant et généreux.

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