Arnold Schönberg est un compositeur et théoricien autrichien né le 13 septembre 1874 à Vienne, et mort le 13 juillet 1951 à Los Angeles (États-Unis). Son influence sur la musique du xxe siècle a été considérable.
L'orthographe de son nom a été anglicisée en Schoenberg, qui est...
Artiste principal :
Robert Craft
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- 1 I. Adagio
- 2 II. Con fuoco
- 3 I. Bild
- 4 II. Bild
- 5 III. Bild
- 6 IV. Bild
- 7 I. Schwungvoll
- 8 II. Anmutig und heiter : Scherzando
- 9 III. Etwas langsam (Poco adagio)
- 10 IV. Rondo
Symphonie de chambre n° 2, op. 38 (Arnold Schönberg)
Die glückliche Hand (La main heureuse) pour basse, chœur & orchestre, op. 18
Quintette pour flûte, hautbois, clarinette, basson & cor, op. 26
À propos
Symphonie de chambre n°2 op.38 - Die glückliche Hand op.18 - Quintette pour vents op.26 / Mark Beesley, basse - Chorale Simon Joly - Quintette à vents de New York - Philharmonia Orchestra - Robert Craft, direction
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
78:21 - DDD - Enregistré au Studio n° 1 de Abbey Road à Londres en mai & juillet 2000, à l'Académie Américaine des Arts et Lettres à New York en janvier 2004 - Notes en anglais & allemand
Arnold Schönberg (1874-1951)
Symphonie de chambre n° 2, op. 38 (1906-16/1939)
Die gluckliche Hand (La main heureuse), drame musical pour basse, chœur & orchestre, op. 18 (1924)
Quintette pour vents, op. 26 (1924) Mark Beesley, basse
Chorale Simon Joly - Philharmonia Orchestra - Direction Robert Craft
Quintette à vents de New York
Symphonie de chambre n° 2, op. 38 (1906-16/1939)
Die gluckliche Hand (La main heureuse), drame musical pour basse, chœur & orchestre, op. 18 (1924)
Quintette pour vents, op. 26 (1924) Mark Beesley, basse
Chorale Simon Joly - Philharmonia Orchestra - Direction Robert Craft
Quintette à vents de New York
Il aura quand même fallu plusieurs décennies avant que les œuvres (hormis les quelques pièces postromantiques) de Schönberg finissent par s’intégrer au répertoire classique. Certes, les nourrisses
ne chantent pas encore Die Glückliche Hand aux bébés entre deux biberons, et je n’ai entendu personne siffler la Symphonie de chambre dans le métro. Mais quand même : voilà une musique très
lyrique, pénétrante, et si elle obéit à des logiques internes qui procèdent de tel ou tel système, cela ne concerne pas l’auditeur lambda à l’écoute de l’émotion pure qui s’en dégage.
La géniale Seconde Symphonie de chambre fut commencée en 1906, mais achevée seulement après maintes révisions 30 ans plus tard, en 1936 ; est-ce une œuvre néoclassique à la Stravinski ? On pourrait l’imaginer à l’écoute du magnifique second mouvement, mais l’art contrapuntique de Schönberg dépasse largement les homophonies diatoniques de Stravinski pour s’épancher dans un monde à la fois vivant, fantaisiste et coloré, ni atonal ni tonal, plus proche de La Nuit Transfigurée que de Erwartung ; une véritable jubilation.
Die Glückliche Hand, « drame avec musique », cruel et émouvant, date de 1912/1913, la même période que le Pierrot Lunaire ; il s’agit d’un ouvrage ramassé, dense, intense, obstiné, d’un lyrisme âpre et envoûtant, que l’on considère à tort comme dogmatique. En réalité, Die Glückliche Hand doit être joué sur scène, puisque c’est un pantomime avec très peu d’interventions vocales. À l’époque, Schönberg peignait énormément, dans le style de Kokoschka, et l’ouvrage comporte sans doute certaines couleurs crues et expressionnistes évoquant le grand peintre.
Enfin, le Quintette à vents, op. 26 emprunte le langage dodécaphonique mais afin de ne pas risquer de lasser l’auditeur, Schönberg introduit une phénoménale dose de virtuosité instrumentale, dans une écriture toujours rigoureusement polyphonique héritée de Bach. Selon Robert Craft, l’œuvre était quasiment injouable à l’époque de sa création, de sorte qu’il fallut aux membres de la Philharmonie de Berlin rien moins que 60 minutes pour en venir à bout ; Craft, respectueux des tempi prescrits par le compositeur, arrive à 38 minutes !
Voilà du Schönberg en dehors de tout dogme, lyrique et profond, mordant et généreux.
La géniale Seconde Symphonie de chambre fut commencée en 1906, mais achevée seulement après maintes révisions 30 ans plus tard, en 1936 ; est-ce une œuvre néoclassique à la Stravinski ? On pourrait l’imaginer à l’écoute du magnifique second mouvement, mais l’art contrapuntique de Schönberg dépasse largement les homophonies diatoniques de Stravinski pour s’épancher dans un monde à la fois vivant, fantaisiste et coloré, ni atonal ni tonal, plus proche de La Nuit Transfigurée que de Erwartung ; une véritable jubilation.
Die Glückliche Hand, « drame avec musique », cruel et émouvant, date de 1912/1913, la même période que le Pierrot Lunaire ; il s’agit d’un ouvrage ramassé, dense, intense, obstiné, d’un lyrisme âpre et envoûtant, que l’on considère à tort comme dogmatique. En réalité, Die Glückliche Hand doit être joué sur scène, puisque c’est un pantomime avec très peu d’interventions vocales. À l’époque, Schönberg peignait énormément, dans le style de Kokoschka, et l’ouvrage comporte sans doute certaines couleurs crues et expressionnistes évoquant le grand peintre.
Enfin, le Quintette à vents, op. 26 emprunte le langage dodécaphonique mais afin de ne pas risquer de lasser l’auditeur, Schönberg introduit une phénoménale dose de virtuosité instrumentale, dans une écriture toujours rigoureusement polyphonique héritée de Bach. Selon Robert Craft, l’œuvre était quasiment injouable à l’époque de sa création, de sorte qu’il fallut aux membres de la Philharmonie de Berlin rien moins que 60 minutes pour en venir à bout ; Craft, respectueux des tempi prescrits par le compositeur, arrive à 38 minutes !
Voilà du Schönberg en dehors de tout dogme, lyrique et profond, mordant et généreux.
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