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Antonio Rosetti - Louis Spohr - Ludwig van Beethoven Harmonie und Janitscharenmusik
Note des internautes :
1 2 3 4 5
Paru le 5 mai 2009 chez Accent
Artiste principal : Paul Dombrecht
Genre : Classique
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz) 8.39€
Qualité Standard (320 kpbs) 6.99
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ALBUM : 1 disque - 12 pistes - Durée totale : 01:05:15
    Parthia in F (Antonio Rosetti)
  1. 1 Grave - Allegro molto Octophoros - Paul Dombrecht, conductor
  2. 2 Andante scherzante Octophoros - Paul Dombrecht, conductor
  3. 3 Menuet fresco ma Allegretto Octophoros - Paul Dombrecht, conductor
  4. 4 Allegro finale a la chasse Octophoros - Paul Dombrecht, conductor
  5. Notturno für Harmonie und Janistscharenmusik in C major, Op.34 (Louis Spohr)
  6. 5 Marcia - Moderato Octophoros - Paul Dombrecht, conductor
  7. 6 Menuetto - Allegro Octophoros - Paul Dombrecht, conductor
  8. 7 Andante con variazioni Octophoros - Paul Dombrecht, conductor
  9. 8 Polacca Octophoros - Paul Dombrecht, conductor
  10. 9 Adagio Octophoros - Paul Dombrecht, conductor
  11. 10 Finale - Vivace Octophoros - Paul Dombrecht, conductor
  12. Wellingtons Sieg oder die Schalcht bey Vittoria, Op. 91 (Ludwig van Beethoven)
  13. 11 Erster Theil: Die Schlacht Octophoros - Paul Dombrecht, conductor
  14. 12 Erster Theil: Die Schlacht Octophoros - Paul Dombrecht, conductor

À propos

Œuvres de Antonio Rosetti, Louis Spohr & Ludwig van Beethoven / Octophoros - Paul Dombrecht, direction
Note des internautes : 1 2 3 4 5
Détails de l'enregistrement original : 64:41 - DDD - Enregistré en 1988 - Notes en français, anglais et allemand
Antonio Rosetti (1746–1792)
Partita en fa majeur

Louis Spohr (1784–1859)
Nocturne pour harmonie et "musique de janissaires" en ut majeur, op. 34

Ludwig van Beethoven (1770–1827)
Victoire de Wellington ou La Bataille de Victoria, op. 91

Ensemble Octophoros
Direction Paul Dombrecht


Si Spohr n’est pas vraiment le génie que tout le monde attendait (surtout pas Beethoven, qui d’ailleurs n’attendait aucun génie autre que lui-même), il n’en est pas moins un musicien d’une épatante originalité. Si vous ne deviez écouter qu’un seul de ses morceaux, sautez sur le Menuet de son Notturno de 1815 : des rythmes décalés particulièrement hardis en font un moment d’une rare modernité. Mais ce qui fait l’originalité première de ce CD, c’est naturellement l’utilisation de la « musique de janissaires », à savoir les cymbales, triangles et grosses caisses immortalisées par Mozart dans L’Enlèvement au sérail, Beethoven dans sa Neuvième ainsi que dans les Ruines d’Athènes, et naturellement Haydn dans sa Symphonie « Militaire ». Le résultat est rien moins qu’explosif, car pour faire face à ce déluge percussif, mieux vaut sérieusement fournir les parties de vents ! D’accord, d’accord, la Bataille de Wellington de Beethoven n’est certes pas son grand chef-d’œuvre… mais ce fut longtemps son plus grand succès ! Voici donc cet extravagant saucisson, réécrit pour « Musique turque complète » ; réécrit, car la version originale était destinée à une sorte de monstre pneumatique, le Panharmonikon concocté par Mälzel, celui-là même qui inventa le métronome. Ce machin savait reproduire les sonorités des vents, ainsi que le son des canons, des fusils et tout un arsenal de percussion. Mais bientôt, on trouva sur le marché mille et une adaptations, dont celle-ci sans doute avalisée par Beethoven lui-même – un peu de sous, ça fait toujours plaisir. Pour cette musique grotesque, qui allie le plus invraisemblable mauvais goût et des trouvailles parfaitement géniales, il fallait rien moins qu’une musique de janissaires pour lui rendre pleinement hommage !Et il est clair qu’on sent que les musiciens s’en sont donnés à cœur joie. Et vas-y que je te canonne, que je te trompette, que je te tambourine, que je te cymbalise à tour de bras, vlan, boum, c’est les Pieds-Nickelés chez Franz I d’Autriche, en passant par Malbrough s’en va-t-en guerre, Rule Britannia et God save the King noyant l’armée napoléonienne expirante dans des bribes de Marseillaise en lambeaux. Poilant. Et pourtant, c’est bien du Beethoven, ainsi qu’on peut s’en rendre compte dans quelques moments assez géniaux, comme la fugue finale. Ce n’est plus une fugue, c’est un sauve-qui-peut !

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