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Anna Vinnitskaya, piano Rachmaninov, Goubaïdoulina, Medtner, Prokofiev
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Paru le 20 avril 2009 chez Naïve
Artiste principal : Anna Vinnitskaya
Genre : Classique
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz) 11.99€
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ALBUM : 1 disque - 8 pistes - Durée totale : 01:01:43
    Piano Sonata No. 2 in B flat minor, Op. 36 (Serge Rachmaninov)
  1. 1 Allegro Agitato Anna Vinnitskaya, Piano
  2. 2 Non allegro Anna Vinnitskaya, Piano
  3. 3 Allegro molto Anna Vinnitskaya, Piano
  4. Chaconne (Sofia Gubaidulina)
  5. 4 Chaconne Anna Vinnitskaya, Piano
  6. Sonata reminiscenza in A minor, Op. 38 No. 1 (Nicolaï Medtner)
  7. 5 Sonata Reminiscenza in A minor, Op. 28 No. 1 Anna Vinnitskaya, Piano
  8. Piano Sonata No. 7 in B flat major, Op. 83 (Serge Prokofiev)
  9. 6 Allegro inquieto Anna Vinnitskaya, Piano
  10. 7 Andante caloroso Anna Vinnitskaya, Piano
  11. 8 Precipitato Anna Vinnitskaya, Piano

À propos

Rachmaninov: Sonate pour piano n° 2 - Goubaïdoulina: Chaconne - Medtner: Sonata reminiscenza - Prokofiev: Sonate pour piano n° 7 / Anna Vinnitskaya, piano
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Détails de l'enregistrement original : Enregistré en juin 2008 au studio de la fondation Tibor Varga, Sion, Suisse
Serge Rachmaninov (1873-1943
Sonate pour piano n° 2 en si bémol majeur, op. 36

Sofia Goubaïdoulina (Née en 1931)
Chaconne

Nikolaï Medtner (1880-1951)
Sonata reminiscenza en la mineur, op. 38 n° 1

Serge Prokofiev (1891-1953)
Sonate pour piano n° 7 en si bémol majeur, op. 83

Anna Vinnitskaya, piano

    C’est un lieu commun courant que de considérer que les deux petites phrases de l’Ariette de la Sonate Op. 111 de Beethoven signent à la fois l’apogée et la fin de la forme sonate – même les critiques les plus autorisés, tels Thomas Mann, s’en faisaient l’écho. Les tentatives postérieures en ce domaine sont tantôt tenues pour des massifs isolés (Liszt) ou pour des appropriations subjectives manquant de solidité organique (Chopin et Schumann). Dans tous les cas, ces quelques exceptions confirmaient la règle qui voulaient qu’il n’y ait plus aucune tradition musicale autour de la sonate après la disparition du dernier classique viennois. C’est justement cette règle que vient contredire ce disque d’Anna Vinnitskaya. Lauréate du Concours Reine Elisabeth en 2007, cette jeune pianiste russe s’attache ici à mettre en évidence une véritable renaissance de la sonate en Russie, au tournant du XIXe et du XXe siècle.     Assez peu connue, la Deuxième Sonate de Rachmaninov vaut assurément le détour. L’Allegro agitato demeure certes un peu trop emprunt d’affectation romantique, encore qu’est perceptible de temps à autre l’influence salutaire de Beethoven. Le romantisme demeure dans le Non allegro, mais toute affectation disparaît, pour laisser place à un thème aussi ému que sincère, rapidement entraîné dans un tourbillon de dissonances très début de siècle. L’Allegro molto prend, quant à lui, la forme d’une valse entraînante.     Intermède assez surprenant, la Chaconne de la compositrice soviétique Sofia Goubaïdoulina déploie un thème dodécaphonique d’une grande puissance.     Bien oublié, Nikolaï Medtner attend toujours sa redécouverte. Aussi la mise en avant d’une de ses sonates constitue déjà en soi un « événement ». Emprunte d’un subtil dosage entre romantisme discret et classicisme mozartien, sa Sonate n°1 dite « Reminiscenza » propose un délicat voyage musical, où les thèmes sont autant d’occasions de réminiscences.     La Septième Sonate de Prokofiev constitue la clé de voûte des sonates de guerre du compositeur russe, les Sonates 6, 7 et 8 formant une triade composée en 1942. Ce qui transparaît en premier lieu dans cette sonate, c’est l’inquiétude de l’homme quant à l’avenir en cette époque difficile : d’où un Allegro inquieto hésitant, où les staccatos angoissants se conjuguent aux incertains chromatismes. L’Andante caleroso, très lyrique, fait rare dans l’œuvre de Prokofiev, apporte un répit, ainsi qu’un climat de paix et de serénité. Une chausse-trappe que le Precipato : dans cette page justement célèbre pour sa virtuosité, l’interprète doit faire face à une succession continue d’accords dans le cadre d’un rythme à sept temps assez déstabilisant.     Aussi souple que rigoureux, le jeu d’Anna Vinnitskaya nous mène adroitement au travers du dédale peu connu de la sonate russe. Son toucher à la fois sensible et réfléchi semble promis à un bel avenir.

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