
So In Love André Manoukian
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Télécharger et écouter
- 1 So In Love (Avec China Moses) André Manoukian, Main Artist - China Moses, Artist - Cole Porter, Writer
- 2 Cheek To Cheek (Avec Anaïs) André Manoukian, Main Artist - Anaïs, Artist - Irving Berlin, Writer
- 3 I Fall In Love Too Easily (Avec Benjamin Siksou) André Manoukian, Main Artist - Benjamin Siksou, Artist - Cahn, Writer
- 4 Give Him The Ooh-La-La (Avec Helena Noguerra) André Manoukian, Main Artist - Helena Noguera, Artist - Cole Porter, Writer
- 5 Tea For Two (Avec Emily Loizeau) André Manoukian, Main Artist - Emily Loizeau, Artist - Youmans, Writer
- 6 What A Wonderfull World (Avec Camélia Jordana) André Manoukian, Main Artist - Camélia Jordana, Artist - B. Thiele, Writer
- 7 Trains And Boats And Planes (Avec Cocoon) André Manoukian, Main Artist - Cocoon, Artist - Burt Bacharach, Writer
- 8 I've Got You Under My Skin (Avec China Moses) André Manoukian, Main Artist - China Moses, Artist - Cole Porter, Writer
- 9 My Funny Valentine (Avec Tété) André Manoukian, Main Artist - Tete, Artist - Hart, Writer - Rodgers, Writer
- 10 Don't Let Me Be Misunderstood (Avec Emily Loizeau) André Manoukian, Main Artist - Emily Loizeau, Artist - Bennie Benjamin, Writer - Sol Marcus, Writer - Gloria Caldwell, Writer
- 11 Lullaby Of Birdland (Avec China Moses & Benjamin Siksou) André Manoukian, Main Artist - China Moses, Artist - Benjamin Siksou, Artist - George Shearing, Writer
- 12 This Guy's In Love With You (Avec Cocoon) André Manoukian, Main Artist - Cocoon, Artist - Burt Bacharach, Writer
- 13 Crazy (Avec Anaïs) André Manoukian, Main Artist - Anaïs, Artist - Wille Nelson, Writer
- 14 Everytime Time We Say Goodbye (Avec Loane) André Manoukian, Main Artist - Loane, Artist - Debbie Gibson, Writer
Programme
Les avis de la communauté
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fairstamps il y a environ 1 an |
2 messages |
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michou76 il y a environ 1 an
sympa
André a fait appel à une brochette de jeunes talents pour reprendre qques standards incontournables : c'est frais, c'est le printemps, j'aime |
1 message |
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navman il y a environ 1 an
J'adore ! C'est soft, cool, bien interprété. André Manoukian a manifestement du goût et du talent. Le jazz manque cruellement en France. Allons-y !
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1 message |


La liberté du format de téléchargement




Ici, il emmène dans son naufrage quelques lauréats de son télé crochet.
Et pourtant il y a une magnifique surprise : Anaïs. Dans un répertoire assez éloigné du sien, elle nous livre des interprétations pleines de fraîcheur, à la mise en place parfaite et en tirant le maximum de sa voix. Mieux, dans "Cheek to Cheek", elle arrive à s'approprier un standard vieux de 75 ans, dont il existe une fantastique version vocale avec Ella FITZGERALD et Louis ARMSTRONG (excusez du peu) sans le dénaturer. Elle le fait sien car elle met sa belle voix et son grand talent (et pourtant je suis loin d'être intéressé par sa production habituelle) au service de la mélodie. En résumé, Anaïs chantant du jazz, à écouter les yeux fermés pour mieux savourer.
Seulement on ne fait pas un album avec deux plages, même si l'interprétation par Loane de "Everytime we say goodbye" aurait pu être superbe sans l'accompagnement trop présent et peu subtil d'André MANOUKIAN.
La version de "Give Him The Ooh-La-La" par Helena Noguerra ? Pas grand chose à en dire, tempo beaucoup trop rapide (elle devait être pressée d'en finir), une articulation médiocre au point que les paroles du pont sont strictement incompréhensibles sauf "France". Sans le moindre intérêt.
China MOSES, avec sa voix nasillarde, alterne le passable ("I've got you under my skin") et le médiocre ("So in love") tant son manque de maîtrise du souffle est gênant.
Benjamin Siksou aurait pu être un semblant de crooner de bar s'il avait un peu plus travaillé sa voix mais manifestement, il s'est cru arrivé too easily et too fast.
Le reste ne contient que des plages désastreuses.
Celles de Cocoon n'ont rien à voir avec du jazz mais même abstraction faite de cet aspect, c'est pénible à écouter.
Emily LOIZEAU ne swingue absolument pas, trop lourde dans "Tea for Two", trop maniérée dans "Don't Let Me Be Misunderstood".
Il reste deux désastres :
Tété qui s'attaque à "My Funny Valentine" sans se démarquer de Chet BAKER et là ça ne marche pas du tout du tout et c'en est même ridicule et pénible de l'entendre se rattraper en allongeant la dernière consonne de la plupart des mots : aaaaaaaaaaaaaaaart, abovvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvve
Et le "plus pire" : Camélia Jordana dont le manque de talent jazzy éclate au grand jour sur "What a wonderful world", thème qu'André MANOUKIAN doit détester car il ne cesse de le faire massacrer (on se rappelle de son exécution sommaire par Siksou, déjà lui, et Amandine BOURGEOIS). Une diction désastreuse, une sorte de zézaiement (écouter la prononciation de "think"), aucun sens des nuances ni du rythme, des modulations artificielles et affectées. Mais cette "interprétation" est très révélatrice : que l'on la compare à celle, certe imparfaite, de Lica de Guzman (10 ans)et surtout les DEUX de Stacey Solomon (xfactor 2009, première audition et 3ème place, chanteuse à découvrir de toute urgence), on se dit que la jeune Camélia a encore beaucoup de chemin à parcourir et de travail à faire sur la voix. Dommage qu'elle n'en soit pas consciente et ne se remette pas en question.
A la décharge des interprètes, ce sont pour la plupart des débutants, dont le seul fait de gloire est d'avoir été lauréats d'un télé crochet dont Lio est membre du jury et que l'on fait chanter dans un univers musical qui semblé étranger à beaucoup d'entre eux (à l'exception, qui confirme la règle, de China MOSES). Leur potentiel
Il est évident qu'avec une chanteuse comme Carmen Maria VEGA, avec un chanteur comme Julien DORE dont, même si ça musique n'est pas ce que je préfère, je ne peux que reconnaître l'immense talent, le résultat aurai été tout autre (et si on ajoutait Stacey Solomon !!!!!), surtout si l'on avait aussi changé le pianiste : il en existe des centaines capable de bien mieux accompagner.
L'écoute de ce disque est, pour un amateur de jazz, un véritable cauchemar et il saura en acheter d'autres s'il veut du vrai et bon jazz vocal.
Par contre, il se vendra très bien auprès des amateurs de ce télé crochet car il est supposé donner une sorte de "légitimité musicale" (dont ils n'ont pas besoin) aux interprètes dont ils sont inconditionnels. Que ceux qui achèteront ce disque sachent seulement que ce n'est pas du Jazz, mais une compilation de standards de jazz plus ou moins massacré sous forme de musique pour quai de gare (à l'exception, bien sûr, de l'exceptionnelle Anaïs que je supplie de récidiver).
Il n'en reste pas moins que Nana MOUSKOURI leur est, à 68 ans, infiniment supérieur dans son disque "Nana swings" et les enterre tous dans "In New York", produit par Quincy Jones, et qui serait une sacrée révélation pour les vrais amateurs de jazz. C'est un élément de comparaison qui, quand on y réfléchit bien, a son poids.