Artiste principal :
Oleg Caetani
Genre : Classique > Musique orchestrale
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Qualité Studio Masters
Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
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- 1 I. Toccata. Allegro con moto – Un poco più lento – A tempo
- 2 II. Élégie. Grave – Più lento – Tempo I
- 3 III. Final (Fuga). Vivace – Allegro risoluto
- 4 I. Allegro assai – Uno poco più lento – Tempo I
- 5 II. Mazurka. Allegretto
- 6 III. Notturno. Lento – [Più mosso] – [Più mosso] – Più Lento –
- 7 IV. Fuga e Toccata. Allegro giusto – Presto (Toccata)
- 8 I. Introduzione e ‘L’estro armonico’. Lento – Un poco più mosso – Tempo I –
- 9 II. Scherzetto popolaresco. Allegro vivace – Meno mosso – Tempo I – Meno mosso – Tempo I –
- 10 III. Adagio quasi intermezzo. Molto sostenuto –
- 11 IV. Finale romantico. Allegro giocoso – Un poco meno mosso – Tempo I – Subito lento
- 12 I. Introduction et Allegro. Lento – Allegro molto deciso
- 13 II. Aria. Andante cantabile
- 14 III. Scherzo. Molto vivace – Un poco meno mosso – Molto vivace
- 15 IV. Finale. Allegro con moto – Molto più lento, cantabile – Tempo I
Symphonie de chambre for oboe, horn, string orchestra, piano & percussion (Alexandre Tansman)
Sinfonietta No. 1 for chamber orchestra
Sinfonietta No. 2 for chamber orchestra
Sinfonia piccola
À propos
Symphonie de chambre - Sinfoniettas n°1 & n°2 - Sinfonia piccolo / Radio Svizzera di lingua italiana - Oleg Caetani, direction
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
61:06 - DDD - Enregistré en janvier et mai 2009 à l'Auditorio Stelio Molo, Lugano - Notes en français, anglais et allemand
Alexandre Tansman (1897–1986)
Symphonie de chambre pour hautbois, cor, orchestre à cordes, piano & percussion (1960)
Sinfonietta n° 1 pour orchestre de chambre (1924)
Sinfonietta n° 2 pour orchestre de chambre (1978)
Sinfonia piccola (1951–52)
Orchestre de la Radio Suisse Italienne
Direction Oleg Caetani
On oublie que Chopin n’est pas l’unique compositeur polonais ayant fait carrière à Paris : Alexandre Tansman a suivi ses pas, quittant sa Pologne natale à l’âge de 23 ans pour y rejoindre la
lumière et la liberté de Stravinski, Ravel, Honegger, Milhaud et tant d’autres, loin du profond conservatisme de mise à Varsovie. Hormis quelques années passées aux Etats-Unis pour fuir la Seconde
guerre – il ne faisait alors pas bon être juif en France occupée, même marié à une Française –, Tansman fut un Parisien pur souche, quand bien même ses nombreux voyages le menèrent dans toutes les
parties du globe, où il collecta inlassablement les idiomes musicaux en tout genre, de l’Extrême-Orient jusqu’aux Amériques du Nord et du jazz. L’après-guerre fut, pour
Tansman, un dur retour à la réalité : alors qu’il appartenait à l’avant-garde jusque dans les années 40, il fut subitement considéré comme un chnoque par la nouvelle génération de blancs-becs à qui
l’insolence tenait trop souvent lieu de talent musical. Le présent CD permettra d’ailleurs de mettre en parallèle une œuvre d’avant-guerre, la Sinfonietta n° 1 de 1924, deux œuvres des premières
années d’après-guerre au cours desquelles se dégageait déjà la nouvelle avant-garde radicale (la Sinfonia piccola de 1951 et la Symphonie de chambre de 1960), enfin une pièce de la dernière
époque, la Sinfonietta n° 2 de 1976. Certes, Tansman a évolué entre 1924 et 76, mais le geste musical reste le même : profondément attaché à la tonalité, aux couleurs orchestrales foisonnantes et
luxuriantes, à la forme bien reconnaissable, aux sonorités empreintes de beauté pure, il refuse systématiquement de suivre l’école de la laideur et de la police religieuse
dodécaphonique. Mal lui en a pris, naturellement, puisqu’à partir des années 70 et jusqu’à sa mort en 1986, il tomba dans l’oubli le plus total ; retournant en Pologne en 1978 à l’occasion de la création de sa Sinfonietta n° 2 par la Radio polonaise, il se lamenta avec un certain humour qu’il n’existât dans le pays
qu’un seul et unique chef d’orchestre qui savait qu’il existait encore (ou même qu’il avait jamais existé), en l’occurrence Renard Czajkowski à qui le compositeur dédia donc l’œuvre. Triste fin
pour un magnifique compositeur, dont on commence à peine à redécouvrir les œuvres, qui appartiennent pourtant au grand répertoire français du XXe siècle. Son temps serait-il arrivé ? Espérons-le.
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