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  <title><![CDATA[LES POISSONS D'OR - Magazine Qobuz]]></title>
  <link>http://www.qobuz.com/info/-Qobuz-info/Les-Poissons-d-Or55</link>
  <description><![CDATA[]]></description>
  <language>fr-FR</language>
  <copyright>&#xA9; Qobuz</copyright>
    
    <item>
    <title><![CDATA[Cap au large avec Penguin Café ]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-POISSONS-D-OR/Les-Poissons-d-or64055</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton64055.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Qui se souvient du <b>Penguin Café Orchestra</b>, dont le premier disque (<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Penguin-Cafe-Orchestra-Music-From-The-Penguin-Cafe/Rock-Pop/Penguin-Cafe-Orchestra/EMI/default/fiche_produit/id_produit-0077778744856.html"><I>Music from the Penguin Café</I></a>) parut en Angleterre sur le label Obscure de Brian Eno, en 1976 ? Mélange d'airs traditionnels, de folk rock et de minimalisme à la Philip Glass, le groupe obtint un beau succès en Europe, avant de disparaître avec la mort prématurée du fondateur, <b>Simon Jeffes</b>, en 1997. </p>

<p class="spip">Mais l'histoire ne s'arrête pas là... Grâce à son fils, <b>Arthur Jeffes</b>, compositeur et pianiste, l'esprit du <B>Penguin Café</B> renaît, vivifié par des reprises de célèbres partitions de <b>Simon</b> et augmenté de nouvelles, originales, signées <b>Arthur</b>... Le groupe s'est déjà distingué en concert, et loin d'être un <I>remake</I> du "vieux" Penguin, <a href="http://www.qobuz.com/album/penguin-cafe-a-matter-of-life/0884463347380"><I><b>A Matter of Life...</b></I></a> apporte un vent frais de mélodies subtiles et bien chaloupées. Cap au large avec le Penguin Café !<br>
<div align=left><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_30x25_CHOC-13.jpg" /></span>&nbsp;<b>"A Matter of Life..."</b>&nbsp;DPC 101 (import) <a href="http://www.penguincafe.com">penguincafe.com</a> <br>
<a href="http://www.qobuz.com/album/penguin-cafe-a-matter-of-life/0884463347380">Ecouter et télécharger "<b>A Matter of Life</b>" / <b>Penguin Café Orchestra</b></a></div>
<p class="spip">&nbsp;</p>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x300_41dyQikxORL._SS400_.jpg" /></span></div>Figure mystique par excellence, philosophe pour les uns, charlatan pour les autres, l'Arménien <b>Georges Gurdjieff</b> (1877-1949) fut aussi l'auteur d'un corpus musical — notamment pianistique, non négligeable — et révélé au disque par Alain Kremski (Naïve) et Keith Jarrett (<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Keith-Jarrett-Gurdjieff-Sacred-Hymns/Jazz-Blues/Keith-Jarrett/ECM/default/fiche_produit/id_produit-0004228291222.html"><I>Sacred Hymns</I></a>, ECM). Depuis, le label munichois a confié pertinemment d'autres partitions du compositeur à la violoncelliste Anja Lechner et au pianiste Vassilis Tsabropoulos (<I>Chants, Hymns and Dances</I>). 
<br>
<br>
Sous la houlette de son jeune compatriote <B>Levon Eskenian</B> à la tête d'un ensemble d'une quinzaine de musiciens, ce très réussi et nouvel album replace l'œuvre de <b>Gurdjieff</b> dans ses racines folkloriques, de l'Arménie à la Grèce, en passant par le Kurdistan, l'Assyrie et le Caucase — comme un retour aux sources...<br>
<div align=left><font color=#5eabc1>★★★★</font>&nbsp;<B>The Gurdjieff Folk Instruments Ensemble - Levon Eskenian</B>&nbsp;ECM 277 1913<br>
<a href="http://www.qobuz.com/album/music-of-georges-i-gurdjieff-the-gurdjieff-folk-instruments-ensemble-levon-eskenian/0060252771913">Ecouter et télécharger <b>Music of Georges I. Gurdjieff / Levon Eskenian</b></a></div></p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_64055</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Wed, 04 Jan 2012 13:00:00 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton64055.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[L'art de Stephan Micus]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-POISSONS-D-OR/L-art-de-Stephan-Micus56529</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x210_arton56529.jpg" /><br /><br /><p class="spip">À parcourir le monde, collectant une foule d'instruments, écoutant des musiciens dans les régions les plus reculées du globe — Japon, Laos, Tanzanie, Gambie... ou Bavière —, <b>Stephan Micus</b> (né en 1953) sait-il encore lorsqu'il entre à nouveau dans un studio qu'il en est à son dix-neuvième album pour le même éditeur ? Rien de moins sûr, car quasiment rien ne les différencie, si ce n'est peut-être la photo qui l'illustre. Sait-il au moins que les frontières de l'Europe Centrale ont changé et que le temps du Moyen-Âge a précédé l'art du montage numérique ? </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_0060252743086_230.jpg" /></span></center></center><br>
<center><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_30x25_CHOC-8.jpg" /></span> <big>Bold As Light </big>
<br>
<a href="http://www.qobuz.com/album/bold-as-light-stephan-micus/0060252743086"><big>Écouter et télécharger</big></a> <br>
<b>Disponible en qualité CD (LossLess)</b></center>
<br></p></div>

<p class="spip">Avec <i><b>Bold as Light</b></i>, le voilà soufflant dans plusieurs flûtes — ses instruments de prédilection — dont deux empruntées au Laos et au Japon, qu'il combine avec un chœur géorgien, lui-même bien sûr se réenregistrant dans une polyphonie contemplative. Au détour d'une composition, on croit reconnaître une mélopée classique japonaise jouée sur une flûte seule en bambou (<i>Autumn Dance</i>), mais non, car nous sommes aussitôt happés par le chant narcotique du shakuhachi — dont, là encore, l'air (<i>Golden Ginkgo Tree</i>) évoque une célèbre composition recueillie en Birmanie, et préservée depuis par une non moins célèbre collection dévolue à la musique traditionnelle. Mais son rythme agreste nous éloigne du chant plus feutré de la flûte droite, associée à quelque rite de la liturgie birmane. Ailleurs encore, dans <i>Seven Roses</i>, il psalmodie à la manière du chant orthodoxe, soutenu par le bourdon du shö, l'orgue à bouche japonais. </p>

<p class="spip">Certes, l'art de combiner les sons est à la portée du premier venu, mais encore faut-il s'appeler <b>Stephan Micus</b> pour en dompter les intonations les plus inattendues, les plus étranges. </p>

<p class="spip">Bold As Light (ECM-Universal) - Réf. 274 3086 (50') </p>


<p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_553x298_Stephan-Micus----by-Ren---Dalpra.jpg" /></span></center></center>
<center><i>Stephan Micus parcourt le monde... parfois sur sa vieille mob'. (Photo Ren Dalpra)</i></center></p>


]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_56529</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 16:38:48 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton56529.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Les "Poissons d'or" Laurie&nbsp;Anderson&nbsp;de retour]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Les-Poissons-d-or-Laurie-Anderson51072</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x227_arton51072.png" /><br /><br /><p class="spip">La voix — et quelle voix ! — de <B>Laurie Anderson</B> est toujours aussi extraordinaire. Captivante et mystérieuse, elle ne cesse d'évoluer, de se transformer et de muter grâce à l'électronique, ce qui lui permet d'endosser plusieurs rôles, comme dans <I>Another Day In America</I> (avec en <I>guest star</I> la voix androgyne d'Antony), dont l'atmosphère rappelle son opéra multimédia <I>United States I-IV</I> (1984).</p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_0075597999174_230.jpg" /></span></center>
<big>"Homeland"<big> <br>
<center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_30x25_CHOC-5.jpg" /></span></center></center>
<a href="http://www.qobuz.com/album/homeland-laurie-anderson/0075597999174"><big>Écouter et télécharger</big></a></center></p></div>

<p class="spip">En accordant sa primauté à la voix, elle retrouve l'un des principes essentiels de ses débuts, époque où elle cosignait avec John Giorno et William S. Burroughs l'album <I>You Are The Guy I Want...</I> Rhéteur ou griot des temps modernes, en maître du Cut-up, elle se livre à une exploration fascinante du monde des âmes, des consciences et des valeurs à l'image de son compatriote Robert Ashley. Dédoublée ou soutenue par le violon, sa voix pénétrante devient l'instrument soliste d'une inspiration toujours en éveil. Une voix charmeuse, enivrante, dont on suit avec avidité les plus subtiles inflexions et la parole élégamment ciselée. Son goût pour la satire d'une certaine Amérique, déjà présente sur <I>Big Science</I> et son impérissable <I>Ô Superman</I> (1982), ne s'est pas émoussé, bien au contraire : qu'il suffise de prêter attention aux propos de <I>Only an Expert</I>, où elle dénonce avec humour et férocité le jargon condescendant de tous ces pseudo experts, sociologues et autres "spécialistes". </p>

<p class="spip">Coproducteur, son époux <b>Lou Reed</b> reste discret sur ce diamant minimal qu'est <I>Homeland</I>, excepté pour <I>Only an Expert</I>, où sa guitare se déchaîne avec une liberté et une générosité qu'on n'espérait plus ! Hélas, personne ne l'ayant invitée en France, c'est à Rome (2/12) qu'on a pu l'entendre ou à Kassel (28 et 29/05/11) qu'il faudra se rendre pour la suivre en concert.</p>





]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_51072</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Wed, 19 Jan 2011 18:56:02 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton51072.png" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Les "Poissons d'or" Le premier disque solo de Max Raabe]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-POISSONS-D-OR/Les-Poissons-d-or-Le-premier47012</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x284_arton47012.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>Max Raabe</b> est ce chanteur à la voix unique qui perpétue et magnifie un répertoire de chansons joyeuses sur la désillusion, la banalité du quotidien et le temps qui passe. </p>

<p class="spip">Pour son premier disque solo (hors <a href="http://www.qobuz.com/recherche?q=Palast+Orchester+max+raabe&i=boutique"><font color=#5eabc1>Palast Orchester</font></a>), seulement accompagné du piano de <b>Christoph Israel</b>, il touche au plus près l'auditeur, soudain projeté dans la clandestinité d'un cabaret dans un Berlin occupé par les Américains. On songe à l'atmosphère ambiguë du roman de Christopher Isherwood <i>Adieu à Berlin</i>, ou au film de Billy Wilder <i>La scandaleuse de Berlin</i>. </p>

<p class="spip">Baryton à la voix de falsetto capable d'infimes nuances, comme Marlene Dietrich ou Eddie Kendricks (co-fondateur des Temptations), <b>Max Raabe</b> réveille des trésors, pour la plupart écrits au cours des années 1920 par des musiciens oubliés comme Fritz Rooter, Robert Gilbert, Walter Jurmann, Austin Egen, Hans May, Walter Reisch et Werner Richard Heymann. Pourtant, quelles extraordinaires fraîcheur, délicatesse et élégance dans ces chansons (<i>Ninon, Ohne worte lass uns scheiden, Sag ich blau, sagt sie grün, Love song of Tahiti</i>), immortalisées par le cinéma de l'époque (merci Josef Schmidt !), ou par leurs créateurs juifs expatriés qui les enlevèrent à l'Allemagne nazie, ou encore à travers les reprises qu'en firent ultérieurement les chanteurs d'opéras. Autres merveilles, <i>Tomorrow is another day</i>, chanson d'amour insérée par les Marx Brothers dans le chaos de leur film <i>Un jour aux courses</i> et, peut-être, la plus belle interprétation de <i>Youkali</i>, célèbre chanson sur des paroles en français, composée par Kurt Weill lors de son exil parisien... Imparable, essentiel et magique <b>Max Raabe</b>. </p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/gif_29x28_rereduit-6.gif" /></span>&nbsp;&nbsp;Übers Meer - Decca 476389-2 (Universal) - 59' (À ce jour, non disponible en téléchargement)</p>


<p class="spip">			</p>]]></description>
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    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Fri, 17 Sep 2010 18:16:25 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Michael Nyman a créé son label]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-POISSONS-D-OR/Michael-Nyman-a-cree-son-label44531</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x263_arton44531.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Grand spécialiste du baroque anglais (Haendel et Purcell) comme du minimalisme (son livre <i>Experimental Music</i>, traduit chez Allia, en 2005), Michael Nyman bousculait la frontière des genres avec son <i>In Re Don Giovanni</i>, en 1977. S'emparant des seize premières mesures de l'"Air du catalogue" du <i>Don Giovanni</i> de Mozart, il créait, par une série de filtres et de transformations, une nouvelle forme musicale, tenant autant du pastiche, du minimalisme que du rock. Cinq ans plus tard, employant une méthode similaire pour ce qui reste l'une de ses partitions les plus fameuses, <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Michael-Nyman-Bande-Originale-du-film-Meurtre-dans-un-jardin-anglais-The-Draughtsman-s-Contract-1982/Musique-de-film/Michael-Nyman/V/default/fiche_produit/id_produit-0724359844251.html"><font color=#5eabc1><i>The Draughtsman's Contract</i></font></a> [Meurtre dans un jardin anglais], pour le film de Peter Greenaway, il revisite les chaconnes, les canons et les basses obstinées [<i>ground bass</i>] de son compositeur fétiche, Henry Purcell. </p>

<p class="spip">Très sollicité au cinéma depuis, il n'oublie pas pour autant l'opéra. Après <i>L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau</i>, il a enchaîné d'autres ouvrages comme <i>Facing Boy</i> (2000), <i>Man and Boy : Dada</i> (2004), et l'année suivante <i>Love Counts</i>, tous créés à Kalsruhe (Allemagne). </p>

<p class="spip">Lui aussi a lancé son propre label discographique, <b>MN Records</b>, en 2005, sur lequel paraissent plusieurs nouveaux albums, dont des réenregistrements de ses partitions les plus célèbres. On y retrouve les rythmes vertigineux de <i>The Draughtsman's Contract</i>, pas si éloignés de la pop anglaise des Flying Lizards, groupe des années 1980 cofondé par son ami David Cunningham. </p>

<p class="spip">Enregistré dans la foulée du 250e anniversaire de la naissance de Mozart, l'album <a href="http://www.qobuz.com/album/michael-nyman-mozart-252/0884463005563"><font color=#5eabc1>Mozart 252</font></a> reprend, trente ans plus tard, le célèbre <i>In Re Don Giovanni</i>, associé à d'autres partitions mozartiennes "chahutées" par le musicien anglais. Autre reprise majeure, celle de <i>MGV (Musique à Grande Vitesse)</i>, commande du Festival de Lille pour l'inauguration du tronçon Nord de la ligne TGV, ici dirigée par le compositeur à la tête de son ensemble. </p>

<p class="spip">À l'instar de Philip Glass, Michael Nyman est à découvrir, seul à son instrument, avec <i>The Piano Songs</i>, pot-pourri de ses airs les plus inspirés. On n'oublie pas pour autant deux autres albums : <i>8 Lust Songs</i>, pour voix et orchestre, et <i>The Glare</i>, duo néo-rock réussi entre le chanteur David McAlmont et le Michael Nyman Band, suivi du vibrionnant quatuor de saxophones <i>Songs for Tony</i>. </p>


<p class="spip">MNRCD 105, The Draughtsman's Contract, 46'&nbsp;&nbsp;<sub><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_38x31_Copie_de_choc_reduit-19.jpg" /></span></sub><br>
MNRCD 113, Mozart 252, 50'&nbsp;&nbsp;<font color=#5eabc1>★★★★</font> <br>
MNRCD 115, MGV The Piano Concerto, 59'&nbsp;&nbsp;<font color=#5eabc1>★★★</font> <br> 
MNRCD 103, The Piano Songs, 50'&nbsp;&nbsp;<font color=#5eabc1>★★★★</font> <br>
MNRCD 114, 8 Lust Songs, 45'&nbsp;&nbsp;<font color=#5eabc1>★★★</font><br>
MNRCD 116, The Glare, 53'&nbsp;&nbsp;<font color=#5eabc1>★★★</font></p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_44531</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Wed, 04 Aug 2010 16:25:13 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton44531.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Terje Rypdal Crime Scene]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-POISSONS-D-OR/Terje-Rypdal-Crime-Scene42834</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x243_arton42834.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><p class="spip">&nbsp;</p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip">&nbsp;&nbsp;<span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/gif_131x25_vient_paraitre-3.gif" /></span> 
<center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_0060252733215_230.jpg" /></span></center> 
<font color=black><b>Crime Scene</b></b></font><br>
<a href="http://www.qobuz.com/album/terje-rypdal-crime-scene-live-terje-rypdal/0060252733215"><font color=white><big>Écouter et télécharger</big></font></a><br>
<font color=black><b>Disponible en qualité CD (LossLess)</b></font>
<br>
<br>
<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_31wNAcirMLL__SL500_AA280_.jpg" /></span></center>
<font color=black><b>Singular Forms</b></b></font>
</center>
</p></div>
Le retour de la fusion et des années 1970 ? Vétéran du label munichois ECM, le guitariste <b>Terje Rypdal</b> revient avec un brûlant <b>Crime Scene</b>, acoquiné avec les fougueux Pall Mikkelborg (trompette), Stale Storlokken (orgue) et Paolo Vinaccia (batterie, échantillonneur), sans oublier le Bergen Big Band, dirigé par Olav Dale. </p>

<p class="spip">Très marqué par l'électrique <i>Bitches Brew</i> de Miles Davis, mais peut-être aussi nostalgique du légendaire Mahavishnu Orchestra, le Norvégien quitte un temps les lacs désolés et méditatifs de ses partitions pour orchestre de chambre (<i>Undisonus, Q.E.D, Lux Aeterna</i>) pour se lancer dans un rock très électrique (<i>Don Rypero</i>), mâtiné d'instants élégiaques (la trompette bouchée de <i>Is That a Fact</i>) et de collages cinématographiques. Touche-à-tout génial, mais un rien nostalgique d'une période révolue, il mène avec enthousiasme cette impressionnante "scène du crime" (créée au festival norvégien de Bergen en 2009), au fil d'une guitare toujours aussi exceptionnelle, mélange d'accords mystérieux et lancinants, d'envolées psychédéliques et de riffs nerveux. <br>
<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/gif_29x28_rereduit-5.gif" /></span>&nbsp;&nbsp;Crime Scene - ECM 273 3215/Universal - 59'
<br></p>

<p class="spip">Intime comme une <i>Pièce froide</i> d'Erik Satie, distancié et chaleureux comme un album conceptuel de David Sylvian, <i><b>Singular Forms</b></i>, dernier opus sonore de <b>Sylvain Chauveau</b>, replace la voix sur le devant. Depuis <i>Down to the Bone</i>, en 2005, disque hommage à Depeche Mode ("<i>An acoustic tribute to</i>..."), le Français s'était effacé derrière ses machines pour une électronique minimale et vaporeuse. </p>

<p class="spip">Ce retour au disque est tout aussi ascétique, avec sa voix au centre, parfois dédoublée, douce et grave, répétitive, mariée à un piano toujours délicat et une électronique fuyante. Épuré et sensuel.<br> 
<font color=#5eabc1>★★★★</font>&nbsp;&nbsp;Singular Forms - Type Records 057 - 33' 
<br>
<br></p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_42834</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Mon, 31 May 2010 21:53:19 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton42834.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Les "Poissons d'or"]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-POISSONS-D-OR/Les-Poissons-d-or41751</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x252_arton41751.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><p class="spip">&nbsp;</p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_231x231_511DHrkwFkL__SL500_AA300_.jpg" /></span></center><br>
<br>
<font color=black><b>Beginnings</b><br>
Non disponible en numérique en France</center>
<br>
<br>
<br>
<center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_0002894803712_230-2.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Richard-Galliano-Bach-/Classique/Richard-Galliano/Deutsche-Grammophon-DG/default/fiche_produit/id_produit-0002894803712.html"><font color=white><big>Écouter et télécharger</big></font></a><br>
<font color=black><b>Disponible en qualité CD (LossLess</b></font></center></p></div>
Le précédent disque de <b>Meredith Monk</b> remontait à 2008 (<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Meredith-Monk-Impermanence/Classique-Musique-Vocale-divers/Meredith-Monk-Musique-moderne/ECM-New-Series/default/fiche_produit/id_produit-0002894766391.html"><font color=#5eabc1>Impermanence</font></a>, ECM, <font color=#5eabc1>★★★★</font>). Ce nouvel album rassemble des compositions anciennes, en fait ses premières, toutes inédites, captées entre 1966 et 1977. Celle qui fut associée aux premiers minimalistes américains (La Monte Young, Terry Riley, Charlemagne Palestine), livre ici quelques joyaux de ses archives personnelles. Un piano répétitif, un grondement d'orgue, la boucle d'une guitare, une percussion effleurée : un accompagnement sommaire mais essentiel pour rendre encore plus magique cette voix hors du commun qui brasse les techniques les plus différentes. </p>

<p class="spip">Chant venu de l'enfance ou <i>contre mi-bémol</i> de soprano lyrique, son guttural du Tibet ou diphonique d'Asie, elle transcende son instrument, la voix, qu'elle relie au geste, au théâtre, à la danse et à l'opéra (<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Atlas-An-Opera-In-Three-Parts-/Classique/Meredith-Monk/ECM-New-Series/default/fiche_produit/id_produit-0002894377732.html"><font color=#5eabc1>Atlas</font></a>, ECM, 1996). Les dix-sept compositions de ce <i><b>Beginnings</b></i> varient les plaisirs à l'infini.
<br></p>

<p class="spip">À Paris, le Jeu de Paume et le Centre national de la danse lui consacrent une soirée, le <b>7 juin 2010</b>. <br><br>
<span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_38x31_Copie_de_choc_reduit-14.jpg" /></span> <b>Beginnings</b> - Tzadik TZ7721/ Okhêstra - 58' 
<br></p>

<p class="spip">Instrument populaire par excellence, l'accordéon jouit également d'une bonne réputation auprès d'une foule de compositeurs comme Jean Wiener, Maurizio Kagel, Georges Aperghis, ou Salvatore Sciarrino... Même si on a pu l'entendre ici ou là dans Ravel, Debussy ou Tchaïkovski, <b>Richard Galliano</b> appartient avant tout au monde du jazz. Mais pour son premier album chez DG, le voilà dans rien de moins que <b>Bach</b> ! Un sextet de choc, constitué de Jean-Marc Phillips, Sébastien Surel, Jean-Marc Apap, Raphaël Pidoux et Stéphane Logerot, ose s'aventurer, après Jacques Loussier ou les Double Six de Mimi Perrin, dans le répertoire ancien... </p>

<p class="spip">Qu'on se rassure, Bach exulte avec de tels musiciens, et les instruments acoustiques ne dénaturent en rien l'œuvre du Cantor, au contraire. Trois <i>Concertos</i> (pour violon, piano, et pour hautbois), une <i>Suite pour orchestre</i>, et plusieurs extraits de pièces solo, forment la trame de ce voyage dans la polyphonie baroque. "<i>Lorsque je joue cette musique</i>, précise l'accordéoniste, <i>je ne change pas une note, pas une respiration, pas un silence... je joue le texte intégral, sans aucune adaptation</i>". </p>

<p class="spip">Entre authenticité et recréation, voilà un Bach universel, à découvrir également en concert, à <b>Paris</b>, le <b>17 mai 2010</b>, à l'<b>Odéon</b>. <br>
<font color=#5eabc1>★★★★</font> Bach - DG 4803341/Universal - 62' 
<br>
<br></p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_41751</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Tue, 27 Apr 2010 16:07:42 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton41751.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Les "Poissons d'or"]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Les-Poissons-d-or40073</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x262_arton40073.jpg" /><br /><br />]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_40073</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Tue, 13 Apr 2010 17:59:32 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton40073.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Purcell dans les cieux]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-POISSONS-D-OR/Purcell-dans-les-cieux39156</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x282_arton39156.jpg" /><br /><br /><p class="spip">À l'époque où j'adorais les musiques obsédantes de Phil Glass, les polyphonies africaines et les organum du Moyen Âge, je suis tombé en extase devant un morceau de <b>Purcell</b>, dans l'un des premiers disques enregistrés par <b>Gardiner</b> chez <b>Erato</b>, en 1977. Chaque fois que j'écoutais la quatrième plage, j'y redécouvrais le miracle de la musique : un de ces moments parfaits dans lesquels la simplicité, le naturel, semblent se conjuguer à la science, à l'élaboration. Conduit à la manière inlassable d'un carillon, "<i>Strike the Viol</i>" m'est toujours apparu comme un chef-d'œuvre de la chanson à trois temps ; ce quatrain nous parle en outre de la musique et de ses pouvoirs, comme pour refermer une boucle parfaite.</p>

<p class="spip">Il faut écouter, bien sûr, la totalité du disque réédité en CD, incluant deux odes pour l'anniversaire et l'enterrement de la reine Mary — autant d'airs sensuels, de duos entêtants, d'ensembles majestueux chantés par <b>Felicity Lott</b>, <b>Charles Brett</b> ou <b>Thomas Allen</b>. Mais peut-être Purcell est-il encore plus proche du ciel dans la partition joyeuse de l'anniversaire : "<i>Come, ye sons of art</i>" que dans l'hymne funéraire. Et ce bref morceau est un ravissement par sa façon de souligner certains mots liés à la pratique des instruments ("<i>Touch the luth</i>", "<i>Inspire the flute</i>") auxquels répond un orchestre de baroqueux nullement intégristes (John Eliot Gardiner préférait alors les instruments modernes), mais débordants de fraîcheur. Le contre-ténor John Williams déploie sa ligne obstinée à laquelle s'oppose le chant du violoncelle dont les variations infinies, sur un rythme immuable, deviennent ensorcelantes avant de culminer dans la reprise de l'orchestre.</p>

<p class="spip">Cet enregistrement me rappelle aussi la belle histoire d'<b>Erato</b>, le talent infatigable de <b>Michel Garcin</b> qui lança Gardiner puis le jeune Minkowski, et tant d'autres, avant d'être éclipsé par des managers de haut vol qui aboutirent à ce qu'on sait : la liquidation de la plus belle maison de disques française. Triste gâchis dont restent heureusement quelques joyaux trop partiellement réédités, frappés d'un minuscule logo comme la croix du souvenir.</p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_39156</guid>
    <author>Benoît Duteurtre</author>
    <pubDate>Thu, 25 Feb 2010 21:21:22 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton39156.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Kurtágonals, Sting et Abed Azrié]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Kurtagonals-Sting-et-Abed-Azrie39153</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x261_arton39153.jpg" /><br /><br />]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_39153</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Thu, 25 Feb 2010 18:52:06 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton39153.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Les "Poissons d'or"]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Les-Poissons-d-or35727</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x264_arton35727.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Superbe retour en studio et sur scène de <b>Gong</b> pour un <i><b>2032</b></i> tout aussi psychédélique et alternatif qu'à la grande époque de <i>Camembert électrique, Flying Teapot</i> et <i>Angel's Egg</i>. Reformé en 1992, le groupe se produisait encore ici ou là, mais le voici au meilleur de sa forme, avec ses fondateurs, de David Allen à Steve Hillage, en passant par Miquette Giraudy, Mike Howlett, Chris Taylor et Didier Malherbe. Près de quarante ans plus tard, la lumière est toujours là, incandescente, délirante et joyeuse. Arborescences hallucinogènes des synthétiseurs, furies galactiques des saxophones, percussions sidérales, voix éthérées, déchaînement de guitares répétitives : vive la planète Gong ! <br>
<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/gif_29x28_rereduit-3.gif" /></span>&nbsp;&nbsp;<sub><b>2032</b> ● G-Wave AAGWCCD001/Harmonia Mundi - 75'</sub>
<br>
<br></p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_35727</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Sat, 19 Dec 2009 00:20:06 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton35727.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[David Sylvian Manafon]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-POISSONS-D-OR/David-Sylvian-Manafon33934</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x253_arton33934.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><br></p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_38x31_Copie_de_choc_reduit-10.jpg" /></span>
<center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_5099945593659_230.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/David-Sylvian-Manafon/Rock-Pop/David-Sylvian/EMI/default/fiche_produit/id_produit-5099945593659.html"><font color=white><big>Écouter et télécharger</big></font></a></center></p></div>

<p class="spip">David Sylvian est désormais très loin du rock clownesque de son groupe Japan — apparu au début des années 1980 et perçu à l'époque comme un avatar (plutôt réussi d'ailleurs), de Roxy Music. <i><b>Manafon</b></i>, son nouvel album, n'a plus rien à voir avec cette époque. Il faut dire que le jeune musicien s'est forgé une identité au contact d'artistes les plus atypiques de ces dernières décennies, de Robert Fripp (ex-King Crimson) à Ryuichi Sakamato (ex-Yellow Magic Orchestra), en passant par deux échappés de la sphère Stockhausen, Jon Hassell et Holger Czukay. Pourtant, aucun de ses "vieux" complices sur <i>Manafon</i>, mais une même sensibilité qui perdure dans la surprise et l'inattendu, avec des contributions d'Evan Parker, Keith Rowe, Otomo Yoshihide et des membres de Polwechsel. 
<br></p>

<p class="spip">Oublions le peu inspiré <i>Blesmish</i> (précédent album de 2003), pour apprécier le style ô combien plus radical de ce nouvel opus, aux confins d'une "ambient" que préfigurait <i>Camphor</i>, compilation classieuse d'instrumentaux et autres remix, en 2002. <i>Manafon</i> est une forêt mystérieuse, où la voix en suspension de David Sylvian, mi-parlée mi-chantée, repose sur un tapis moussu de sons arrachés à une nature frémissante, organique. Accords évanescents de guitares, percussion murmurée, mélodie délitée au piano, cordes furtives, pastels de saxophone et flûte japonisante : un accompagnement velouté d'une épure minimaliste et d'une sobriété sidérante, dans la veine des anciennes collaborations avec Czukay. Bien sûr, cette voix prenante fait songer autant à Scott Walker qu'à Richard Jobson (le durassien <i>Dix heures et demie du soir en été</i>), mais David Sylvian a apporté un tel soin à son environnement sonore — un raffinement dans le pointillisme digne de "Morty" Feldman ! —, qu'il se situe hors catégorie, tel un prince madrigaliste des temps nouveaux, pure création de Dame Nature.
<br></p>



<p class="spip">			</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_33934</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Mon, 23 Nov 2009 14:17:05 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton33934.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Les « Poissons d'or » : Robert Wyatt crée la surprise du mois]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-POISSONS-D-OR/Les-Poissons-d-or-Robert-Wyatt33015</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x222_arton33015.jpg" /><br /><br /><p class="spip">L'album, réalisé en Italie, dans un studio de la Rai de Rome, en février 1981 est une curiosité de taille. Invité entre deux enregistrements « officiels » - sa participation à <i>Launderette</i> de Vivien Goldman et son propre <i>Born Agan Cretin</i> pour la compilation du NME - , pour l'émission « Un Certo Discordo », l'ancien musicien de <b>Soft  Machine</b> et fondateur de <b>Matching Mole</b>, <b>Robert Wyatt</b> se retrouve en en liberté totale, ou presque, pour quarante-cinq minutes de déambulation et d'expérimentation bluffant. Sinon, comme caractériser cette voix, dont il module l'intonation avec une telle science, passé au tamis de l'électronique, filtrée, répétée et transformée en un chant qui s'élève comme un chœur universel ? Manipulant ses claviers, (mélotron, piano, orgue électrique, xylophone), un ensemble de petites percussions et d'autres instruments comme la guimbarde, Robert Wyatt, aidé par le magnétophone, compose un voyage dans la lignée de son célèbre <i>Rock Bottom</i> de 1974, où il franchit allégrement les frontières du rock (<i>Prove sparse</i>), de la chanson (première version de <i>Born Again Cretin</i>) et du jazz ; <i>Billie's Bounce</i> emprunté à Charlie Parker). Mélodies enivrantes, nappes d'orgue suspendues, voix vaporeuse, choeurs tournoyants, accords vifs pulsés au piano : ce « work-in-progress » minimal est l'ode métaphysique d'un artisan du son touché par la grâce de  l'inspiration. <br>
<b>Radio experiment</b>. Rome, February 1981.Tracce/Rai Trade RTPJ 0014 / Orkhêstra - 44' - <span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_38x31_Copie_de_choc_reduit-8.jpg" /></span>
<br>
<br>
D'ailleurs, quelque vingt-cinq ans plus tard, son dernier album Comicopera, sorti en 2007, entouré d'amis fidèles (Phil Manzanera, Paul Weller, Annie Whitehead, David Sinclair, Brian Eno...), Robert Wyatt n'a rien perdu de son charme ni de son invention, même si la voix est  plus grave - comme l'époque. <br>
<b>Comicopera</b> - Domino WIGCD202 / PIAS - 61' <br>
<font color=#5eabc1>★★★★</font>
<br></p>


<p class="spip">			</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_33015</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Mon, 07 Sep 2009 16:25:00 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton33015.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Une merveille tchèque avec la B.O.F. de Valérie]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-POISSONS-D-OR/Une-merveille-tcheque-avec-la-B-O29280</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x269_arton29280.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Le label underground new-yorkais <a href="http://www.b-music.co.uk/home.html">B-Music/Finders Keepers</a> a eu la bonne idée de publier en CD la bande originale du film
<a href="http://www.klicktrack.com/bmusic/releases/lubos-fiser/valerie-and-her-week-of-wonders-ost"><i>Valerie (a tyden divu) (« Valérie et la semaine des miracles »)</i></a>, film tchèque réalisé par Jaromil Jires, en 1970.</p>

<p class="spip">Confiée au talentueux Lubos Fiser (1935-1999), la musique est d’une invention débridée, où souffle l’influence faste de Mahler, Prokofiev et Martinu. Ajoutez à cela, une connaissance éprouvée des styles folkloriques et du répertoire médiéval, un sens accompli de l’orchestration et un goût immodéré pour les sonorités baroques : orgue de barbarie, synthétiseur, timbres spécifiques d’instruments populaires, chœur d’enfants, et vous obtenez une partition fantastique, aussi hallucinée et psychédélique que le film. </p>

<p class="spip">Devenu culte aux États-Unis au point qu’il est ressorti en DVD — hélas dans une copie non restaurée —, <i>Valerie</i> se situe, par ses images, entre <i>Juliette des esprits</i>, les films gore de Terence Fisher et les délires de Ken Russell, avec une touche d’horreur à la Franju… La redécouverte du film et de la musique a déclenché une telle folie qu’un
groupe d’une dizaine de musiciens s’est formé à Philadelphie, <a href="http://www.klicktrack.com/bmusic/releases/the-valerie-project/the-valerie-project">The Valerie Project</a>, au style baroco-folk néo-pinkfloydien, se produisant en concert et sur disque, notamment dans des musées d’art
contemporain (!) —…</p>

<p class="spip">Une visite s’impose d’ailleurs sur le site du label <a href="http://b-music.us">b-music.us</a>, pour déguster, outre ce merveilleux <i>Valerie</i>, quelques perles, dont un « Science fiction dance party », la pop cosmique de Galwad Y Mynydd, ou cette réédition du « psycho-rock opéra » <a href="http://www.finderskeepersrecords.com/discog_fkr002.html">Le monde fabuleux des Yamasuki</a>. <br></p>

<p class="spip"><div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_280x251_1031420.jpg" /></span></div>B-Music BMS005 - 46’ - <font color=#5eabc1>★★★★</font>* <br>
* <small>Nous ne pouvons décerner un « Choc » pourtant mérité à ce disque non distribué en France.</small></p>


<p class="spip">	</p>


<p class="spip">		</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_29280</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Tue, 16 Jun 2009 12:26:39 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton29280.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Les « Poissons d'or »]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-POISSONS-D-OR/Les-Poissons-d-or27566</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x239_arton27566.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><br></p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><br>
<center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x204_0002894766766_230.jpg" /></span></center>
<br>
<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Ereni-Karaindrou-Bande-Originale-du-film-Dust-Of-Time-I-skoni-tou-hronou-2008/Musique-de-film/Eleni-Karaindrou/ECM-New-Series/default/fiche_produit/id_produit-0002894766766.html"><font color=white><big>Écouter et télécharger</big></font></a>
<br>
<br>
<br>
<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_3700409802249_230.jpg" /></span></center> 
<br>
<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Jean-Philippe-Goude-Aux-solitudes/Ambiance/Jean-Philippe-Goude/Ici-d-ailleurs/default/fiche_produit/id_produit-3700409802249.html"><font color=white><big>Écouter et télécharger</big></font></a></center>
<br></p></div>

<p class="spip"><b>Eleni Karaindrou</b> compose pour le cinéma de Théo Angelopoulos depuis vingt-cinq ans. Sous la direction d'Alexandre Myrat, sa partition pour <i>Dust of Time</i> (<i>Poussière du temps</i>), présenté en avant-première au 49e Festival du film de Salonique et en début d'année, hors compétition, au Festival de Berlin, accompagne avec tendresse une histoire qui débute en 1953, à la mort de Staline, et se clôt en 1989, avec la chute du mur de Berlin. </p>

<p class="spip">Les vedettes à l'écran (Willem Dafoe, Bruno Ganz, Irène Jacob, Christiane Paul et Michel Piccoli) ne doivent pas occulter la musique discrètement insistante et répétitive de la musicienne, où le violon et le violoncelle, ainsi que l'accordéon et cor anglais solo, impriment une atmosphère de recueillement qui se marie toujours à la perfection avec la lenteur des images du cinéaste. <br>
<sub><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_80x25_note_artistique4-2.jpg" /></span></sub> <br>
<b>ECM</b> / Universal - ECM 4766766 - 46'
<br></p>

<p class="spip">Ancien partenaire de Dick Annegarn, de Magma et d'Odeurs, <b>Jean-Philippe Goude</b> a enregistré à la croisée du rock et de l'instrumentarium classique l'album aux solitudes (oui, c'est un clin d'œil à Purcell...), dont les tonalités minimalistes suggèrent le Penguin Cafe Orchestra autant qu'Arvo Pärt. </p>

<p class="spip">De belles références pour un album aussi baroque qu'attachant, qui s'amuse des cordes comme de la voix de contre-ténor et des ondes Martenot. <br>
<sub><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_80x25_note_artistique4-2.jpg" /></span></sub> <br>
<b>Ici d'ailleurs</b> / Rue Stendhal - IDA047 - 59'
<br>
			</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_27566</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Tue, 26 May 2009 12:12:42 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton27566.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Les « Poissons d'or »]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Les-Poissons-d-or22908</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x268_arton22908.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Lorsque <b>Brian Eno</b> cosigne en 1973 <i>No Pussyfooting</i> avec le guitariste <b>Robert Fripp</b> (tête pensante du groupe de rock progressif anglais King Crimson), il est toujours membre de Roxy Music, dont il est cofondateur, aux côtés de Bryan Ferry. Deux ans avant d'enregistrer son premier album solo <i>Discreet Music</i> — qui marque les débuts « officiels » de la « musique ambiante » —, il découvre, en faisant défiler une bande magnétique entre la tête de lecture d'un premier magnétophone et celle d'enregistrement d'un second magnétophone (à partir d'accords en boucle de la guitare de Robert Fripp pour <i>No Pussyfooting</i>), un nouvel espace sonore, aux antipodes du rock. Ce n'était pas encore celui où s'engagerait une foule de jeunes musiciens avides d'expérimentations électroniques, mais pas non plus la voie dans laquelle s'étaient engagés des maîtres de la recherche électroacoustique comme Pierre Henry, Karlheinz Stockhausen ou Mauricio Kagel. Venus du rock, Robert Fripp et Brian Eno se lançaient dans un chemin intermédiaire, quasiment libérés de toute contrainte. À l'électronique dense et froissée d'Eno se superposent les accords répétitifs, sinueux et fantomatiques de la guitare de Fripp, comme des nuées se dissolvant peu à peu dans un paysage d'un noir menaçant. La réédition, en tirage limité, d'un album de 2 CD offre, outre une bien meilleure qualité de restitution des deux longues plages originales d'une vingtaine de minutes (souffle nettement atténué, clarté du grain...) trois musiques totalement inédites ! Avec l'aval des protagonistes, ont ainsi été ajoutés <i>The Heavenly Music Corporation</i> et <i>Swastika Girls</i> (soit la totalité du disque) tels qu'ils avaient été diffusés par erreur à l'envers par un programmateur de la BBC ! Brian Eno se souvient même avoir téléphoné alors à la radio pour signaler que la musique passait à l'envers. On lui aurait répondu, non sans humour : « C'est ce qu'ils disent tous... » Enfin, que les amateurs du guitariste se réjouissent : ils vont pouvoir savourer <i>The Heavenly Music Corporation</i> à vitesse réduite, soit quarante minutes de pur voyage sidéral et planant et, accessoirement, décortiquer avec plus de facilité les solos légendaires du guitariste : les « Frippertronics ». En effet, l'histoire raconte que fans et guitaristes amateurs écoutaient le vinyle à 16 tours au lieu de 33 tours, pour mieux savourer le jeu de Fripp... <br>
<b>Fripp & Eno</b> : <i>No Pussyfooting</i>. Digipack 2 CD « Limited Edition » DGM5007, importation
<br></p>

<p class="spip">Dix ans auparavant, l'Américaine <b>Pauline Oliveros</b> réalisait ses premières pièces électroniques, en particulier grâce au Tape Music Center fondé par Morton Subotnick, à San Francisco. On se croirait presque dans un film de science-fiction des années 1950, environné d'une faune sauvage de bruits électriques en effervescence : « Roby le Robot », et sa <i>Planète interdite</i> ne sont pas loin ! <br>
<b>Pauline Oliveros</b> : <i>Four electronic piece 1959-1966</i>. Sub Rosa SR185, Orkhêstra
<br></p>

<p class="spip">Enfin, pour tout connaître de quarante années de musique iranienne, il faut se procurer l'album <b>Persian Electronic Music</b> « <i>Yesterday and today</i> », qui dévoile les compositions d'Alireza Mashayekhi (né en 1940, à Téhéran) réalisées entre 1966 et 1979, et celles, plus récentes d'Ataa Ebtekar, alias Sote (né en 1972) — toutes deux, minérales, évoluent dans un monde aux confins de thèmes traditionnels iraniens. <br>
<b>Persian Electronic Music</b> 1966-2006. Sub Rosa SR277, Orkhêstra</p>


<p class="spip">			</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_22908</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Mon, 09 Mar 2009 14:36:29 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Les « Poissons d'or » de Franck Mallet ]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-POISSONS-D-OR/Les-Poissons-d-or-de-Franck-Mallet21168</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x362_arton21168.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Sauf erreur, le vingt-et-unième ouvrage lyrique de <b>Philip Glass</b>, <i><b>Waiting for the Barbarians</b></i> est celui d'un musicien dont l'actualité passe par la France, puisque les opéras de Lyon, Nantes et Angers donneront entre janvier et mars prochains les <a href="http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ACTUALITES/SUR-SCENE/Regards-de-Glass21002">créations de <i>Dans la Colonie Pénitentiaire</i> et d'<i>Hydrogen jukebox</i></a>. Créé avec succès à l'opéra d'Erfurt, en Allemagne, en septembre 2005, cet ouvrage, d'après l'ouvrage du Sud-africain John Maxwell Coetze (prix Nobel de littérature 2003), dénonce la répression et la torture cautionnées par l'État, le musicien étendant son propos à l'attitude de l'administration Bush en Irak. Après des représentations à Amsterdam et à Austin (Texas), cet enregistrement, réalisé à Erfurt avec un impeccable plateau vocal placé sous la direction du fidèle Dennis Russell Davies, restitue une partition grave et acérée, dans l'esprit de <i>Satyagraha</i>, précédent ouvrage « politique » du compositeur autour de Gandhi. <br>(<b>Orange Mountain Music</b> OMM0039, Codæx 2 CD 2 h 14', note <b>7</b>)
<br>
<br></p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x200_orangemountainomm0039.jpg" /></span></center>
<br>
<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_202x202_51L1stoMn3L__SL500_AA240_.jpg" /></span></center>
<br>
<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_202x178_41ve0Kk803L__SL500_AA240_rogne.jpg" /></span></center>
<br>
<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_202x200_Glass_omm0048.jpg" /></span></center>
<br>
<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_197x209_glass-box-3D_0.jpg" /></span></center>
</center></p></div>

<p class="spip">La troisième version discographique de <i><b>Music in 12 Parts</b></i> atteint une perfection dans le raffinement sonore, qui subjugue. Est-ce dû au fait qu'il s'agit d'un enregistrement de concert — en Italie, à Rovereto, le 8 avril 2006 —, ou que l'orchestre soit constitué à la fois de vétérans du Philip Glass Ensemble (Michael Riesman, Jon Gibson, Richard Peck...) et d'éléments plus récents (la chanteuse Lisa Bielawa, le clavier Mick Rossi...), ou encore qu'il règne une camaraderie naturelle ? Toujours est-il que cette œuvre qui, en 1976, ouvrait une seconde phase créatrice du compositeur après le minimalisme janséniste des années 1960, plonge l'auditeur dans un bain dopant aux vertus quasi physiques durant près de quatre heures. Cet <i>Art de la Fugue</i>, où Glass emboîte et combine des structures répétitives avec l'intensité d'un groupe de rock et la précision d'un ensemble de musiciens de chambre, procure un sentiment d'euphorie, et même d'hallucination, jusque-là inconnu dans le domaine des musiques occidentales. <br>
(<b>Orange Mountain Music</b> 4 CD OMM0049, Codæx, 3 h 25', note <sub><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_20x20_10classrep_3_tout_petit-2.jpg" /></span></sub>)
<br>
<br></p>

<p class="spip">Hormis son instrument, l'orgue électrique et le piano, Philip Glass avait jusqu'à présent peu sollicité d'autres instruments. Ce récent <i><b>Songs and Poems</b></i> pour le violoncelle solo de Wendy Sutter, montre un musicien aux antipodes du style répétitif de ses débuts. Méditatif jusqu'à l'introspection, lyrique, voire tragique, ce groupe de sept « chansons » pour violoncelle montre une nouvelle facette du musicien, au langage si riche et varié.<br>
(<b>Orange Mountain Music</b> OMM0037, Codæx, 43', note <b>8</b>)
<br>
<br></p>

<p class="spip">Le Volume III des Archives de Philip Glass présente l'une de ses partitions inédites pour le cinéma, <i><b>Jeniparo</b></i>, réalisée en 1995 pour le Philip Glass Ensemble et la chanteuse Suzanne Vega, et bien dans la veine de ses musiques inspirée par le Brésil : <i>Aguas da Amazonia</i> et <i>Itaipu</i>. <br>
(<b>Orange Mountain Music</b>. Volume III : Jeniparo. OMM0048, Codæx, 30', note <b>7</b>)
<br>
<br></p>

<p class="spip">Enfin, impossible de passer sous silence <i><b>Glass Box</b></i>, cube de dix CD que Nonesuch, ancien label du compositeur, lui consacre. Portraituré par rien de moins que Robert Mapplethorpe, Robert Wilson, Annie Leibovitz, Francesco Clemente et Chuck Close, Philip Glass bénéficie ici d'une superbe rétrospective de ses œuvres, de 1969 (<i>Music in Contrary Motion</i>) à 2005 (Fog of War). Enrichi d'un livret de 190 pages, avec de nombreux témoignages et analyses réunis pour l'occasion, ce <i>Glass Box</i>, accessoirement pavé explosif pour les grincheux qui imagineraient encore qu'il n'est que l'auteur d'<i>Einstein on the Beach</i>, distingue comme il se doit l'un des compositeurs les plus originaux de notre temps... <br>
(<b>Nonesuch</b> 424508-2, Warner, 12 h, note <sub><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_20x20_10classrep_3_tout_petit-2.jpg" /></span></sub>)</p>


<p class="spip">			</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_21168</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Tue, 27 Jan 2009 14:41:24 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Les « Poissons d'or » de Franck Mallet ]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-POISSONS-D-OR/Les-Poissons-d-or-de-Franck-Mallet17788</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x198_arton17788.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Cinéma pour l'oreille ou voyage intérieur, la musique d'<b>Éliane Radigue</b>, d'un minimalisme extrême, s'appuie sur des sons longs et tenus, comme une houle qui s'élève du grave le plus profond à l'aigu le plus fin. Pionnière de la musique concrète aux côtés de Pierre Schaeffer et Pierre Henry — dont elle fut un temps l'assistante au studio Apsome —, elle demeure attachée à un instrument célèbre des années 1960, le <b>synthétiseur Arp 2500</b>. La plupart de ses compositions ont été réalisées à partir de cet instrument, sans claviers, mais pourvu de traditionnels potentiomètres. Elle s'est fait connaître grâce à une <i>Trilogie de la mort</i> inspirée par <i>Le Livre des Morts tibétains</i>, dont le label Lovely Music a publié plusieurs fragments. </p>

<p class="spip">Comme un pied de nez à ses anciennes compositions, <i>Naldjorlak</i>, son dernier album, a été confié à un instrument aux sonorités naturelles, le violoncelle de Charles Curtis. Pour cette partition de près d'une heure et en trois parties, qui ravira les amateurs de <i>Trilogia</i> de Giacinto Scelsi (également confié à un violoncelle solo) comme les compositions du contrebassiste Stefano Scodanibbio, la musicienne retrouve à l'identique son espace « frémissant et envoûtant » (Daniel Caux), fait d'oscillations harmonieuses et ininterrompues. L'instrument, dont les quatre cordes ont été accordées à sa résonance fondamentale, devenant ainsi un vaste vaisseau qui tangue sur des eaux instables, dont le roulis suscite un tintinnabulement infini de vibrations en échos. Ce nouvel album fait suite à <i>L'île re-sonante</i>, précédente partition d'Éliane Radigue tout aussi hypnotique, enjôleuse et méditative, et cette fois à partir de son habituel synthétiseur — pour le même label <Br>
<b>Éliane Radigue</b> : <i>Naldjorlak</i> et <i>L'île re-sonante</i> (Shiiin 3 et 1).
<BR>
<BR></p>

<p class="spip">Lui aussi sculpteur de sons dans l'espace — il a travaillé avec le sculpteur Alain Kirili —, l'Américain <b>Alvin Lucier</b> s'est passionné pour l'oscilloscope, appareil qui, à l'origine, n'a pourtant rien de musical. Amplifié, raccordé à une source sonore naturelle ou posé dans une galerie, l'objet devient sous les doigts experts d'Alvin Lucier un étrange instrument qui entre en communication, et en vibration, avec son environnement. <Br>
<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x300_3135579.jpg" /></span><i><b>Still and moving lines of silence in families of hyperbolas</b></i>, son dernier album, rassemble une série de pièces pour divers solistes, dont la clarinette de Thomas Ridenour, la voix de Rebecca Armstrong, ou le marimba, le glockenspiel et le vibraphone de William Winant. Le son instrumental devient ici une onde déferlante, dont le volume s'insinue au creux de l'oreille pour ensuite se transformer, se mélanger et entrer en vibration avec le corps humain. D'ailleurs, dans son exploration des phénomènes acoustiques, pour l'une de ses précédentes compositions — <i>Music for solo performer</i> —, Alvin Lucier s'était posé des électrodes sur la tête afin de capter les ondes cérébrales : « Ce qui m'intéresse, c'est le mouvement que le son effectue de sa source jusqu'à l'espace, sa qualité tridimensionnelle, dit-il. Parce que les ondes sonores doivent bien aller quelque part une fois qu'elles sont émises... » <BR>
<b>Alvin Lucier</b> : <i>Still and moving lines</i>... (Lovely Music 2 CD LCD1015, Metamkine).</p>


<p class="spip">			</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_17788</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Mon, 27 Oct 2008 13:49:37 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton17788.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Erik Satie]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Critiques/Les-Poissons-d-Or/Erik-Satie16264</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton16264.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><BR>
Erik Satie, toujours méprisé par une frange de la critique qui lui reproche son dilettantisme, son amateurisme – par opposition aux « professionnels » de la composition (sic) – bénéficie en revanche d'un solide succès populaire dans le monde entier. Son contemporain Debussy, ainsi que Stravinsky, puis Jean Cocteau, John Cage, ou encore Gavin Bryars, ont montré que c'était au contraire une figure moderne du <small>XXe</small> siècle, dont l'aura s'affranchit des cadres formels de la musique classique. Jean Rochard, producteur inspiré et fondateur du label Nato, eut la bonne idée de perpétuer sa mémoire en proposant au milieu des années 1980 à des musiciens britanniques, certains issus du jazz, d'enregistrer plusieurs de ses œuvres.</p>

<p class="spip">Un premier disque confié au pianiste Tony Hymas établissait fort judicieusement des « correspondances Erik Satie Claude Debussy », avec notamment la <i>Première Gymnopédie, Deux pièces froides</i> et <i>Trois morceaux en forme de poire du premier, la Rêverie, Clair de lune, Jardin sous la pluie</i> ou <i>La plus que lente du second</i>. Un second, confié au pianiste Ulrich Gumpert, rassemblait les œuvres chorégraphiques : trois <i>Sarabandes</i> et six <i>Gnossiennes</i>. Le troisième volet de cette anthologie, <i>Sept Tableaux phoniques</i>, s'inscrivait dans une descendance possible de Satie, avec une fine équipe constituée de Alan Hacker (clarinette), Tony Coe (clarinettes et saxophone), Lol Coxhill (saxophone) Steve Beresford (piano), David Holland (piano) et Phil Wachsmann (violon, bande magnétique). <BR>
Sans mésestimer la valeur des précédents, ce troisième opus, par sa manière de vivifier l'art de Satie, est le plus attachant. Respectueux du musicien, les artistes sont en totale osmose avec son écriture, à la fois simple et sophistiquée, ironique et grave. Un beau coup de chapeau, enrichi pour cette réédition de documents inédits, photos, lettres, etc. Le « maître » d'Arcueil n'avait-il pas écrit : <i>« Le jazz nous raconte sa douleur et on s'en fout... c'est pourquoi c'est beau, réel... »</i> <BR>
(Erik Satie et autres messieurs : Airs de jeux. Coffret de 3 CD <b>Nato</b> HS10064, Nocturne).</p>

<p class="spip">Amateurs de minimalisme pianistique, précipitez-vous sur le report en compact d'un concert de Charlemagne Palestine organisé à l'initiative du regretté Daniel Caux, à la chapelle de la Sorbonne, à Paris, dans le cadre du Festival d'Automne, en novembre 1979. Assis entre deux pianos à queue Bösendorfer dont il a pris soin de relever les étouffoirs, le musicien se livre à une performance unique, où le continuum sonore ininterrompu révèle de profondes résonances harmoniques. L'objet est tiré à 1000 exemplaires numérotés, et serti dans un délirant coffret de velours mordoré ! (Charlemagne Palestine : The Golden mean. Shiiin 2, Metamkine). Un monde en vibration qui, vingt-cinq ans après, exerce toujours la même fascination ; pour preuve, ses deux autres prestations, toujours en public, et reportées sur disque, <i>From Etudes to Cataclyms</i>, enregistré à Monticello di Lonigo, en Italie, en juin 2005, et <i>A Sweet Quasimodo</i>..., à Berkeley, Californie, en janvier 2006. <BR>
(<b>Charlemagne Palestine</b> : From Etudes to Cataclyms - 2 CD Sub Rosa SR272, Orkhêstra - A Sweet Quasimodo... <b>Cold Blue Music</b> CB0025, Orkhêstra)</p>


<p class="spip">			</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_16264</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Tue, 02 Sep 2008 12:46:18 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton16264.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Terry Riley]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-info/Les-Poissons-d-Or/Terry-Riley14417</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton14417.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Retour sur <b>Terry Riley</b>, l’un des apôtres du minimalisme à l’époque glorieuse des années 1960, aux États-Unis. Venu de la côte Ouest, <b>Terry Riley</b> (né en 1935) se rattache à cette génération de musiciens s’opposant à l’écriture néosérielle, encore très en vogue en Europe. </p>

<p class="spip">À l’aune du jazz et des musiques traditionnelles africaines et extrême-orientales, il imagine une musique d’une simplicité désarçonnante,
hypnotique et méditative, où se cristallisent dans une seule et même
forme musicale, selon l’un de ses spécialistes, <b>Daniel Caux</b> : « l’entrecroisement des lignes mélodiques du contrepoint cher à l’Occident
et les longs développements modaux du raga indien. » « Quand on joue
de l’orgue avec le sentiment de chanter, dit Terry Riley, l’orgue finit par chanter. » </p>

<p class="spip">« <b>The Last Camel in Paris</b> » est un concert donné au Théâtre Edouard VII, le 10 novembre 1978, reporté pour la première fois sur disque, grâce à Daniel Caux, qui en était le producteur pour le défunt programme musical de France Culture. Cette performance débute par une atmosphère de quiétude, un lent bercement caractéristique de
l’instrument solo, pour s’enflammer en un foisonnement sonore à la manière d’un raga. Il y a du Gurdjieff dans cette musique aux envolées mystiques qui, rétrospectivement, distingue un âge d’or du musicien, aujourd’hui éloigné de ce style à la fois rêveur et recueilli (Terry
Riley : <i>The Last Camel in Paris</i>. Elision Fields EF 102, Orkhêstra).</p>

<p class="spip">On frise bientôt la dizaine d’enregistrements, tous différents, de sa partition culte <i>In C</i>, de 1964, dont la musique tient sur une seule page. Les interprètes répètent autant de fois qu’ils le désirent (entre
45 et 90 secondes) une séquence de 53 motifs, dont il ne faut pas changer l’ordre. Il est indispensable qu’ils s’écoutent mutuellement,
quitte à s’arrêter, afin de pouvoir varier l’intensité et les nuances de
leur jeu : « L’interprétation est nouvelle à chaque exécution, puisque n’importe qui peut jouer sur l’instrument de son choix ; même
la voix peut être employée », indique le compositeur. C’est le cas de cette nouvelle interprétation discographique, par Ars Nova Copenhagen et Percurama Percussion Ensemble, dirigés par <b>Paul Hillier</b>. Co-fondateur du Hilliard Ensemble et aujourd’hui à la tête du Theatre of Voices, le chef réalise une étonnante version de <i>In C</i>, où le tintinnabulement de la voix mêlée aux instruments se marie de manière extraordinaire au style joyeusement jubilatoire du musicien ({{Terry
Riley}} : <a href=http://www.abeillemusique.com/produit.php?cle=24594><i>In C</i>. Ars Nova/Dacapo 8226049, Abeille)</a>.</p>


<p class="spip"> Fidèles du musicien, le Quatuor Kronos retrouve la joueuse de pipa Wu Man pour le récent <i>Quintette The Cups of Magic</i>, un « rite du milieu de l’été » inspiré par le changement de solstice. Un prétexte pour célébrer l’atmosphère fantastique et confuse d’une nuit d’été, avec des rythmes caracolant et un joyeux désordre de petites percussions. Si le musicien
a abandonné le minimalisme strict de ses débuts, il n’en garde pas moins la faculté d’écrire des mélodiesà la beauté entêtante qui irriguent l’exotisme de cet inédit carnet de voyage. <b>Terry Riley</b> :<i> The Cups of Magic</i>. Nonesuch 7559-79959-8, Warner.
</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_14417</guid>
    <author>Franck Mallet</author>
    <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 11:20:34 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton14417.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES POISSONS D'OR]]></category>
  </item>
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