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  <title><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES - Magazine Qobuz]]></title>
  <link>http://www.qobuz.com/info/-Qobuz-LIFE/Mode48</link>
  <description><![CDATA[]]></description>
  <language>fr-FR</language>
  <copyright>&#xA9; Qobuz</copyright>
    
    <item>
    <title><![CDATA[Stella McCartney  Si vous étiez...]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Rencontre/Stella-McCartney-Si-vous-etiez22280</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x400_arton22280.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><B>Si vous étiez... une couleur</B> <br>
— Le violet, le rose, le mauve : toutes les nuances de l'améthyste, ma pierre porte-bonheur.</p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><big><i>Je suis investie dans la lutte pour la protection des animaux. Je suis végétarienne et je n'utiliserai jamais de cuir ni de fourrure pour mes créations. </i></big>
<br>
<br></p>

<p class="spip"><font color=black><b>Boutique parisienne</b> <br>
114-121, galerie de Valois, Paris (Ier) <br>
01-47-03-03-80 </font>
<br>
</center></p></div>

<p class="spip"><B>Une révolte</B> <br>
— Je suis investie dans la lutte pour la protection des animaux. Je suis végétarienne et je n'utiliserai jamais de cuir, de fourrure ni de boutons de nacre pour mes créations. Aucun cadavre ne franchira ma porte !</p>

<p class="spip"><B>Un paysage</B> <br>
— Les côtes écossaises. J'aime la violence de cette terre. Sa mer, en furie, évoque les tableaux de William Turner.</p>

<p class="spip"><B>Un meuble</B> <br>
— Une pièce de Charlotte Perriand, la plus visionnaire des designers du <small>XXe</small> siècle. J'adore son adaptation moderne du fauteuil club anglais. Quand elle l'a conçue chez Le Corbusier, en 1928, l'idée était révolutionnaire.</p>

<p class="spip"><B>Un livre</B> <br>
— Max et les Maximonstres, de Maurice Sendak, un conte illustré. Je le relis depuis mon enfance.</p>

<p class="spip"><B>Une musique</B> <br>
— Toutes les chansons de mon père. Mais aussi David Bowie, les Beach Boys, qu'il m'a fait découvrir. J'adore chanter. À 15 ans, j'ai enregistré des chœurs sur un album de papa. Je n'ai pas choisi cette voie, mais mes créations ont été très inspirées par les tenues rock'n'roll de ma mère.</p>

<p class="spip"><B>Une rue de Paris</B> <br>
— Les allées du Palais-Royal. J'aime marcher sous les arcades pavées de mosaïques, flâner chez les marchands de soldats de plomb, de boîtes à musique, d'antiquités. J'adore les colonnes de Buren : elles émergent à l'air libre comme si elles surgissaient des entrailles de Paris.</p>

<p class="spip"><B>Une devise</B> <br>
— All you need is love. Cette phrase m'accompagnera toujours et il ne s'agit pas d'une niaiserie baba cool !</p>

<p class="spip"><B>Un peintre</B> <br>
— Willem De Kooning. J'aime sa liberté de couleurs, ses corps éclatés, la violence de ses coups de pinceau. Mes grands-parents maternels étaient ses clients et ses amis. Il a peint un portrait de ma mère qui restitue sa délicatesse, plus que n'importe quelle photo.</p>

<p class="spip"><B>Un grigri</B> <br>
— Je ne me déplace jamais sans les photos de mes trois enfants : deux garçons — Miller a 3 ans et demi ; l'autre, Beckett, 1an — et une fille, Bailey, de 2 ans.</p>

<p class="spip"><B>Un animal</B> <br>
— Le cheval. Il est à la fois fort et hyper-sensible.</p>

<p class="spip"><B>Une bonne résolution pour 2009</B> <br>
— Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse. Confucius l'a dit en 500 avant J.-C. Cela reste d'actualité...</p>





<p class="spip">			</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_22280</guid>
    <author>Paola Genone </author>
    <pubDate>Wed, 28 Jan 2009 16:01:35 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[Rencontre]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Au fil du Cachemire]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/MODE-ET-ACCESSOIRES/Au-fil-du-Cachemire20668</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x234_arton20668.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Surtout, ne lui parlez pas de collections, ni de tendance, ni même de mode. Dans cette boutique — heu, pardon, galerie d'art textile — située rue de Tournon, à quelques pavés du Sénat, on pénètre comme au musée : en chuchotant, en caressant des yeux les « œuvres », en se laissant doucement envoûter par les fumées de l'encens, les chants sacrés du <small>XVIIe</small> siècle vous berçant l'oreille, la douceur de tons qui hésitent entre le vert et le bleu, le bleu et le gris, le gris et le rose, le rose et le beige...</p>

<p class="spip">Rosenda Arcioni Meer, elle aussi, s'est toujours préférée entre deux. Entre la philosophie et le stylisme, qu'elle a étudiés en Allemagne et aux Etats-Unis. Entre deux tasses de thé vert du Kerala, qu'elle vous sert volontiers. Entre deux frontières, surtout, ou plutôt toutes : « J'aime créer des ponts entre les cultures », commence-t-elle dans un français parfait. Née dans la province des Marches, en Italie, diplômée du Fashion Institute of Technology de New York, Rosenda a vécu six ans à Delhi, avant de s'installer avec sa famille à Paris il y a quatorze ans. Mais, à choisir, sa vraie maison est le Cachemire, région d'origine de son mari qu'elle a découverte il y a trente ans et où elle continue de se rendre cinq fois par an. « Je n'oublierai jamais la beauté des femmes portant la kurta et le shalwar la première fois que je suis allée à Srinagar, la capitale, ni l'incroyable douceur de mon châle de mariée brodé. » Aujourd'hui, Rosenda a deux enfants, « et un troisième », comme elle dit en riant, le Cachemirien, né en 1995 et où s'exposent des pièces uniques créées à partir de tissus que Rosenda a glanés elle-même en Inde.</p>

<p class="spip">On n'ose toucher les vestes en laine bouillie du Zanskar, les étoles en mousseline du Bengale et les châles en pashmina (laine recueillie sur le cou des chèvres du Cachemire) pendus sur les cintres en bois de noyer oriental. D'un sourire, la maîtresse des lieux nous y invite, avant de conter l'histoire de ce manteau de mousseline de coton bleu nuit brodée au fil d'or qui a nécessité deux ans de travail et autant d'attente pour une richissime et célèbre cliente dont elle préfère taire le nom... Il y a aussi ce manteau « quatre saisons » qui a mis trois ans à faire le voyage entre Srinagar et Paris. « C'est pour cette raison que je ne peux pas répondre aux sollicitations de la mode, confie la créatrice sans se plaindre. Quand on me commande une pièce, je ne sais jamais quand elle va arriver. À force, on apprend à ne pas s'affoler... » </p>

<p class="spip">Le simple nettoyage — entièrement à la main — de 500 grammes de laine exige vingt jours de travail. Viennent ensuite le filage, le tissage, le travail de broderie et l'assemblage des pièces, le tout également réalisé à la main. Un couvre-feu qui se déclare, une cueillette de riz ou de pommes qui se prolonge, et ce sont plusieurs semaines de labeur qui sont ajournées pour les 20 artisans cachemiris travaillant pour Rosenda. Les élégantes parisiennes peuvent bien attendre. « Ce qui compte, c'est l'excellence », claironne la créatrice.</p>

<p class="spip">Une excellence qui a un prix, bien sûr, bien moins doux que les luxueuses étoffes du Cachemirien. Il faut compter 2 800 € pour cette robe Beato Angelico, inspirée des peintures du Quattrocento et brodée au fil d'or ; 840 € pour ce châle en pur pashmina... et même 12 000 € pour ce manteau brodé et réversible ! « Ce n'est pas si cher si on les considère pour ce qu'elles sont : des pièces uniques. Et l'intégralité des recettes de la galerie est reversée à l'orphelinat Yateem Trust de Srinagar », plaide Rosenda, avant de signaler ce cache-col en laine de soie à 60 €.</p>

<p class="spip">Soixante euros, pour une œuvre d'art et une bonne action ? On n'a jamais eu autant envie de filer au musée... 
<br>
<br>
<center><i><b></small>Le Cachemirien</b><br>
13, rue de Tournon <br>
<b>Paris</b> (6e) <br>
01-43-29-93-82</p>




<p class="spip">			</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_20668</guid>
    <author>Géraldine Catalano</author>
    <pubDate>Tue, 09 Dec 2008 22:16:43 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Sonia Rykiel Une histoire d'avant-garde]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/MODE-ET-ACCESSOIRES/Sonia-Rykiel-Une-histoire-d-avant20398</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x339_arton20398.jpg" /><br /><br /><p class="spip"> « J'espère que j'ai marqué mon époque. Je pense qu'il y a une trace... » , confie la créatrice à Frédéric Mitterrand dans le captivant documentaire <i>Sonia Rykiel l'intranquille</i>. Femme audacieuse que rien ne prédestinait à une carrière dans la mode, elle y laisse une empreinte essentielle, par-delà le vêtement, révélée dans l'hommage des Arts décoratifs, <b>Sonia Rykiel, « Exhibition</b> ». </p>

<p class="spip">Cette première rétrospective rassemble quelque 250 pièces, une soixantaine de photos de Dominique Issermann, des vidéos de défilés, le portrait de Sonia peint par Andy Warhol et, somptueux final, les tenues réalisées en son honneur par une vingtaine de créateurs à l'occasion du show anniversaire, le 1er octobre dernier.</p>

<p class="spip">« L'histoire de la mode contemporaine commence avec Rykiel, appuie Olivier Saillard, commissaire de l'exposition. En mettant le noir à la mode, en déconstruisant le vêtement dès les années 1960, elle a eu un temps d'avance sur les Japonais et les Belges. Martin Margiela dit toujours que les coutures à l'envers, ce n'est pas lui, mais elle ! Elle laissera la trace d'une mode permanente, au-delà des tendances. » « Si j'ai fait de la mode, insiste-t-elle, c'est pour être différente des autres. »</p>

<p class="spip">Différente. Et révolutionnaire. En 1962, son premier petit pull, gris, court et très ajusté (exposé ici), l'intronise « reine du tricot ». Sa première boutique, ouverte en 1968, rue de Grenelle, ancre son style. Les coutures à l'envers et le noir, donc, mais aussi l'absence d'ourlets, le jogging en éponge, le strass et les rayures, la dentelle et la fourrure, la maille et les trompe-l'œil. Sur le parcours de l'exposition, les vitrines thématiques telles des alcôves retissent le fil de cette « démode » comme éloge de l'essentiel.</p>

<p class="spip">Femme libre avant les autres, accompagnant, dans le bouillonnement de Saint-Germain-des-Prés, l'émancipation de ses semblables, Sonia la séductrice est aussi femme de lettres, aimant les mots autant que le strass, manifestes jetés sur ses pulls ou poèmes parsemant ses défilés. L'exposition est d'ailleurs rythmée par sa voix déclamant des textes littéraires.</p>

<p class="spip">C'est ce chemin tout entier qu'on embrasse, cette trace laissée par une éclaireuse hors normes, qui, sans relâche, a questionné l'esthétique, la place des femmes et leurs désirs. Présentée dans deux vitrines, la garde-robe fétiche de Nathalie, sa fille, désormais présidente générale et directrice artistique de la maison, témoigne de la transmission d'une allure et de la force de la relève.</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_20398</guid>
    <author>Katell Pouliquen</author>
    <pubDate>Mon, 01 Dec 2008 17:00:40 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Belstaff L'étoffe des héros]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/MODE-ET-ACCESSOIRES/Belstaff-L-etoffe-des-heros19718</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x360_arton19718.jpg" /><br /><br /><p class="spip">C'est le dernier conte de fées de la mode italienne. Son nom : Belstaff. Ou comment une vénérable marque de vestes de motard anglaise menacée de faillite s'est transformée en phénomène de mode, passant des podiums des courses à ceux de la Fashion Week milanaise, du torse de bikers anonymes à celui de George Clooney. L'histoire de Belstaff débute en 1924 dans le Staffordshire (Midlands). Eli Belovitch et son beau-fils Harry Grosberg, les fondateurs, sont les premiers à proposer une ligne complète de vêtements en coton ciré. En 1951, quand Che Guevara s'apprête à parcourir l'Amérique du Sud sur une Norton 500, il emporte sa Trialmaster, une veste ceinturée à quatre poches, cousine des sahariennes que fournit Belstaff à l'armée coloniale britannique. Sammy Miller, champion de courses de moto, ou Steve McQueen l'immortalisent également. Quelques années plus tard, la Black Prince assoit la légende (40 000 modèles seront produits chaque année jusqu'en 1993 !).</p>

<p class="spip">Pourtant, Belstaff manque de disparaître avec la crise de l'industrie textile qui touche l'Angleterre au début des années 1990. Contrainte de fermer sa fabrique historique, la société nomme à la tête de ses collections Franco Malenotti, un ancien champion de Superbike italien qui va changer son destin (au point de racheter la marque, en 2004). La renaissance du Phénix (l'emblème choisi par la griffe) est en marche, propulsée par la plus grande usine à mythes de tous les temps : Hollywood. Fils de producteur, Franco Malenotti redore la légende Belstaff en habillant une nouvelle génération de héros à l'écran. En quinze ans, il va collaborer à 70 films d'action, d'aventures, dont 10 pour la seule année 2008 (<i>Jeux de dupes</i>, de George Clooney, <i>Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal</i>, le dernier <i>Batman</i>...).</p>

<p class="spip">Et il fait transformer ces modèles en cuir, transpirant le glamour et l'adrénaline, en succès commercial. A choisir dans la collection Hall of Fame Belstaff : le blouson d'aviateur de Leonardo DiCaprio dans <i>Aviator</i>, inspiré des archives des années 1920 et 1930 (oscar du meilleur costume en 2005), le trench gothique de Johnny Depp dans <i>Sweeney Todd</i> ou la veste de motard de Tom Cruise dans <i>La Guerre des mondes</i> (20 000 exemplaires vendus). « Bien sûr, au-delà du vêtement et de son aspect mode, nos clients achètent aussi un rêve, puisque Belstaff parle d'histoire en faisant référence aux icônes du passé, comme Lawrence d'Arabie ou Steve McQueen », explique Manuele Malenotti (le fils de Franco), qui dirige la marque avec son frère Michele.</p>

<p class="spip">Toutefois, la magie n'aurait pu opérer sans un sérieux coup de bistouri. « Nous avons beaucoup travaillé sur la qualité des produits en termes de style et de matières », poursuit-il. Made in Italy depuis 2000 (l'usine est située à Trévise), les collections sont à l'origine d'un nouveau chic biker, entre élégance rétro et coupes aérodynamiques, matières luxueuses (agneau, peau lainée, cachemire double face, pécari ou astrakan) et high-tech.</p>

<p class="spip">Car il ne faut pas oublier la vocation profondément innovante de cette recherches sur la protection et le confort. « L'idée de fonctionnalité devient très importante dans la mode. Du fait que nous voyageons beaucoup, bougeons de plus en plus vite, les vêtements se doivent d'être à la fois confortables et techniques », poursuit Manuele Malenotti. Au menu des dernières inventions : le Nylon le plus léger (200 g/m, à découvrir la saison prochaine), du cuir ergonomique ou un mélange de fibre de carbone et de Vectran, un tissage de polymère de cristal liquide qui résiste aux instruments tranchants et même aux balles ! Bien protégé, donc, Belstaff poursuit la construction d'un empire qui compte cinq lignes de prêt-à-porter homme et femme, des lignes enfant, accessoires et prévoit même des soins cosmétiques pour janvier 2009. Côté boutiques, après Londres, Rome, Milan et Madrid, la marque va multiplier les ouvertures dans le courant de l'année prochaine : Tokyo, New York et... Paris. Car, pour Manuele Malenotti, « la France est un gros marché pour qui protection doit rimer avec style. Et puis il semble qu'il y ait en ce moment un phénomène autour des cycles ». Après les grosses cylindrées, à quand la veste Belstaff spéciale Vélib' ? </p>


<p class="spip">			</p>]]></description>
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    <author> Brunel Charlotte</author>
    <pubDate>Wed, 12 Nov 2008 10:18:13 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Serge Mansau L'homme aux 250 flacons]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Parfums/Serge-Mansau-L-homme-aux-25019719</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton19719.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Ne lui dites surtout pas qu'il est designer : Serge Mansau est un artiste. Il en a tous les atours (tignasse blanche ébouriffée, pantalon tire-bouchonnant, mains calleuses, passion du geste et du verbe) et bien des talents. Sculpteur, dessinateur, scénographe, il souffle le verre, fond les métaux, agglutine le carton, taille le bois, mélange les matières, brouille les pistes. 78 ans aux prunes, l'air d'un jeune homme, touche-à-tout cherchant sans cesse et trouvant autant. Depuis ses débuts chez Helena Rubinstein, pour qui, en 1960, il créa un premier flacon (après avoir critiqué ceux que, étalagiste, il mettait en vitrine), il a habillé les parfums de Guerlain, Lancôme, Estée Lauder, Kenzo, Dior, Rochas, Hermès, Azzaro, etc. L'Express Styles le rencontre, dans sa galerie installée à Paris, à deux pas de l'Etoile, couvé par Estelle, l'épouse vénérée qu'il ne quitte jamais, parmi l'aimable capharnaüm que forme l'amoncellement de ses oeuvres, de ses objets trouvés (il aime les rebuts, les tessons, les cailloux, les végétaux séchés) et de ses innombrables projets en cours.</p>

<p class="spip"><b>250 flacons à votre actif, et pourtant celui de Play, le petit dernier, semble inédit dans votre style ?</b> <Br>
— Oui, c'est une première ! Je travaille pour Givenchy depuis des décennies. J'y ai tout fait : des formes figuratives (la « déesse » d'Organza), stylisées (la pampille d'Ange ou démon), baroques (le chevalet de Hot Couture)... Mais je ne m'étais jamais inspiré d'un objet usuel. Pour Play, même si l'on peut se figurer un iPhone, j'ai en réalité pensé aux étuis à cigares que l'on trimbale partout avec soi et à leurs angles arrondis pour ne pas trouer la poche. Du coup, le flacon de parfum devient un objet domestique à utiliser au vu de tous et dont, dans l'idéal, on ne se sépare jamais. Un objet utopique, en somme.</p>

<p class="spip"><b>Crée-t-on différemment pour les hommes et pour les femmes ?</b> <Br>
— La différence masculin-féminin est une invention de marketing. Je déteste cette segmentation. Pour moi, elle n'existe pas ! Au départ, tous les flacons ne sont que des formes vides de substance. Des supports sur lesquels l'imaginaire va se projeter. On les distingue ensuite par l'artifice, la transparence ou le dépoli, les matériaux utilisés. Par exemple, et à mon avis à tort, le caoutchouc est perçu comme masculin, le cristal plutôt comme féminin. Pour Play, de Givenchy, ce sont la résine, la couleur noire et la sensation physique apportée par la prise en main qui lui attribuent sa détermination sexuelle.</p>

<p class="spip"><b>Vous-même, vous parfumez-vous ?</b> <Br>
— Non, mais, pour pouvoir sentir, car j'adore ça, je parfume le haut de mes draps. Avec Datura noir, de Serge Lutens !</p>

<p class="spip"><b>Travaillez-vous en suivant un cahier des charges ?</b> <Br>
— Oui, la plupart du temps, et, à chaque nouveau travail, je suis sur la sellette, comme si je repassais un examen ! Il me semble pourtant que l'important est d'être non pas nouveau, mais surtout différent... Cela dit, les marques avec lesquelles j'ai une longue relation de confiance et auxquelles je suis attaché ont, bien sûr, leurs idées. Dès lors, on cherche ensemble et cet échange est formidable. Ainsi, le flacon de Kenzo Ça sent beau est venu d'une fascination de Kenzo lui-même pour un galet oublié sur ma table. On y a déposé une fleur, et le tour était joué !</p>

<p class="spip"><b>D'où votre inspiration vient-elle ?</b> <Br>
— Ce que je cherche avant tout, c'est la poésie, l'harmonie. Un état de grâce. Et j'aime les contradictions, la théâtralité. Est-ce en souvenir de mes jeunes années passées avec Charles Dullin et le mime Marceau ? Mon credo est que, si l'on veut inviter le hasard à sa table, il faut garder son regard d'enfant. Que ce soit une pierre, quelques mots gravés sur un arbre, un bout de bois flotté, un fragment de terre cuite, le manche d'un râteau..., tout est matière à création.</p>

<p class="spip"><b>Dans le processus de mise au point d'un parfum, où vous situez-vous ?</b> <Br>
— Je dis souvent que faire un parfum, c'est la même chose que monter une pièce de théâtre : avec, dans le rôle du texte, la fragrance elle-même, dans celui du décor, l'étui et, à titre d'acteur vedette, le flacon. Le flacon est un interprète ; il porte le jeu du texte, donne à entendre le jus, qui, lui, n'est pas vraiment photogénique ! L'odorat regarde ce que la vue inspire. Je ne suis pas inquiet pour le futur de ce métier : il faudra toujours des passeurs d'imaginaire.</p>

<p class="spip"><b>A votre avis, quel est le plus beau flacon du monde ?</b> <Br>
— N'importe quel Lalique - période René, bien sûr !</p>

<p class="spip"><b>Parmi les travaux de vos confrères, quel est celui que vous admirez ?</b> <Br>
— J'aime bien ce que fait Karim Rachid. Et plus particulièrement son trio de flacons pour KenzoAmour. Très beau !</p>

<p class="spip"><b>De toutes vos réalisations, y en a-t-il que vous préférez ?</b> <Br>
— J'ai quelques pièces favorites : Organza, dessiné pour Givenchy dans une liberté totale ; Flower by Kenzo, que j'ai pu décliner en trois variations ; et tous les Montana - le coquillage de Parfum d'elle, qui tournait comme une toupie, la spirale hélicoïdale de Parfum de peau, la colonne de Montana Homme... sans oublier les étuis bleu Klein ou jaune Rodtchenko, en rapport direct avec mes affinités artistiques personnelles. Il y a des créations que je trouve moins abouties ou même ratées, mais elles m'indiffèrent. Car, quand un travail est fini, je n'ai qu'une envie : en commencer un autre.</p>

<p class="spip"><i>Serge Mansau expose ses sculptures du 13 novembre au 13 décembre, sous le titre Pièges à Convictions, à la galerie Hervouët, 40, rue de l'Université, Paris (VIIe). 01 42 61 24 18.</i>
			</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_19719</guid>
    <author> Turonnet Maïté</author>
    <pubDate>Tue, 11 Nov 2008 14:05:51 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[Parfums]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Karl Lagerfeld « Je suis une meringue ambulante »]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/MODE/Karl-Lagerfeld-Je-suis-une18332</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x333_arton18332.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Insaisissable Karl. Dans le documentaire inédit que diffuse France 5 vendredi 3 octobre (<i>Karl Lagerfeld, un roi seul</i>), le journaliste Thierry Demaizière lui demande sa date de naissance : « Est-ce 1933 ou 1938 ? » Le couturier répond ne pas en être certain lui-même, sa mère ayant brûlé l’acte officiel. Peu importe, d’ailleurs, la vérité, et vive la pirouette, car reconnaissons qu’il faut être un éternel ludion pour pouvoir ainsi, malgré le fil ininterrompu des années, continuer à jouer à
cache-cache avec la réalité. Lagerfeld est ainsi fait, il avance masqué, son énigmatique regard de myope bien planqué derrière des verres fumés. Et si le personnage s’offre beaucoup en pâture aux médias, boulimique qu’il est d’activités (collections de mode à foison, de Chanel
à Fendi, en passant par sa propre griffe ; parfums ; photographie), on voit bien que, sous ses bons mots et son incroyable sens de la repartie, l’homme reste corseté dans un irrépressible quant-à-soi. Une discipline qu’il s’est forgée très jeune, laquelle laisse toute sa place à une
fantaisie de façade, mais pas au moindre laisser-aller.</p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><BR>
<i><big>“La seule chose qui dure, c’est l’éphémère” 
<BR>
<BR>
“Il n’y a rien que je déteste plus au monde que les gens négligés”
<BR>
<BR>
“Le jean désembourgeoise toutes les tenues” </big> </i><BR>
<BR></p></div>

<p class="spip">Passer plus d’une heure en entretien avec lui, c’est comme aller au spectacle. Avec son débit de rappeur, Karl vous abreuve, entre deux gorgées de son Pepsi Light, d’anecdotes croustillantes, de jugements implacables, d’aphorismes inédits. Dans le jardin d’une galerie d’art
parisienne, notre rencontre a pour prétexte le lancement de sa nouvelle collection de parfums, "Kapsule", mais, pour un Spécial Mode homme, comment ne pas lui parler de son look si spécial, des dandys qui lui ont servi de référence dans sa jeunesse, de ce qui compose aujourd’hui
son vestiaire personnel. À tout cela Karl répond. Mais c’est un vrai caméléon. Une icône qui réinvente sans cesse son style. Ce qu’il est aujourd’hui peut-être l’aura-t-il effacé demain, comme il a fait disparaître
de ses panoplies passées l’éventail ou les bagues, qu’il portait autrefois par brassées. « La seule chose qui dure, c’est l’éphémère, aime-t-il à rappeler. La fragilité de la vie et de la mode, cela me va très bien. »</p>

<p class="spip"><Br>
<i>{{Vous lancez ces jours-ci une collection de trois parfums mixtes,
mais le premier jus à votre nom ne fut-il pas une fragrance
masculine ?}}</i> <BR>
— C’était il y a trente ans, en 1978, quand j’ai fait Classic. Pendant les deux ou trois années qui ont suivi, il a été le masculin le plus vendu. Cela a fini par me lasser, car je le portais moi-même et j’en avais assez de sentir ma propre odeur sur tout le monde. De toute façon, il faut changer sans cesse de parfum, sinon votre odorat devient paresseux.</p>

<p class="spip"><i><b>Vous mettez quoi en ce moment ?</b></i> <BR>
— J’alterne entre Iris Nobile, d’Acqua di Parma, et un mix
à ma façon, que je réalise à partir de Shalimar et l’un des
parfums de Comme des Garçons.</p>

<p class="spip"><i>{{Avez-vous un préféré dans les trois parfums de votre nouvelle
collection, Kapsule ? }} </i> <BR>
— Celui qui me correspond le plus n’est ni le boisé ni l’oriental fleuri, mais Light : bigarade, jasmin, clou de girofle…</p>

<p class="spip"><i><b>Ces flacons sont des formats de poche… </b> </i> <BR>
— C’est pratique à emporter. Pour ma part, j’ai toujours mes parfums avec moi. Il m’arrive de me changer plusieurs fois dans une journée et, comme ce sont mes vêtements que je parfume et non ma peau…</p>

<p class="spip"><i><b>Vous parfumez vos cheveux ?</b> </i> <BR>
— Vous plaisantez ? Je les poudre chaque jour avec des
bombes entières de shampoing sec de Klorane, je suis une meringue ambulante, alors je ne vais pas, en plus, leur faire subir cela ! </p>

<p class="spip"><i>{{Le catogan est tellement symbolique de votre silhouette. On
se demande presque si vous dormez avec… }} </i> <BR>
— Ma réponse est oui. Avant de me coucher, je le défais et je brosse longuement mes cheveux, pour enlever tout ce blanc, puis je remets mon chouchou… un peu plus bas ! Et je suis paré pour la nuit.</p>

<p class="spip"><i><b>Parfumez-vous votre maison ? </b> </i> <BR>
— Je prends un bain chaque matin pour me réveiller — les douches m’endorment — et je verse dedans presque un flacon entier de Pleasure of Japanese Bath, de Shue Uemura. Cela sent le citron, l’iris et la fleur de pommier. Et voilà ce qui parfume tout l’appartement.</p>

<p class="spip"><i>{{Vous souvenez-vous des premières fragrances que vous portiez
jeune homme ?}} </i> <BR>
— Mon premier parfum fut Moustache de Rochas. J’ai ensuite été longtemps adepte des senteurs de Jacques Fath : Green Water et Iris gris, que j’aimais beaucoup porter le matin.</p>

<p class="spip"><i><b>Auriez-vous pu adopter le même parfum que votre père ?</b> </i> <BR>
— Il aurait 128 ans aujourd’hui ! Il mettait une eau de toilette du nom d’Old Spice, qui existe encore, je crois, mais qui n’était pas du tout ma tasse de thé.</p>

<p class="spip"><i><b>Mais, ce père a-t-il influencé votre façon de vous habiller ? </b> </i><BR>
— Absolument pas. Enfant déjà, j’avais un goût très arrêté, même s’il n’était pas forcément très orthodoxe aux yeux des autres… Et particulièrement pour les collégiens de mon âge. Assumer des culottes de peau tyroliennes ou les cheveux longs, ce n’était pas les usages de l’époque, mais c’était le reflet de ma personnalité et j’assumais, mieux encore, je revendiquais ma différence.</p>

<p class="spip"><i>{{Il y a parfois dans vos tenues actuelles comme le télescopage
entre le rock le plus audacieux et un certain anachronisme. Vos hauts cols notamment… }} </i><BR>
— C’est mon parrain, Konrad, un chirurgien, qui portait ce genre de cols, et je l’ai toujours considéré comme un modèle d’élégance. À 90 ans passés, il était encore l’un des plus beaux hommes que j’ai connus. Quand il allait faire la sieste, il se changeait entièrement à son réveil, pour rester impeccable. De toute façon, il n’y a rien que je déteste plus au monde que les gens négligés…</p>

<p class="spip"><i>{{Depuis 2007, vous dessinez une collection, K, qui s’adresse
aux garçons comme aux filles et dont les pièces centrales sont des jeans. On est bien loin de la haute couture !}} </i><BR>
— Mais c’est ce qui m’intéresse ! Le jean désembourgeoise toutes les tenues. J’en porte moi-même tout le temps. Quant au parti pris de mixité, il semble évident avec ce type de vêtements.</p>

<p class="spip"><i><b>Dans cette collection, beaucoup de tee-shirts jouent avec l’initiale de votre prénom ou, carrément, avec des photos ou des dessins vous représentant... </b> </i><BR>
— C’est d’ailleurs ce qui marche le mieux ! On s’en amuse en faisant des jeux graphiques et en imprimant même, parfois, des caricatures de moi.</p>

<p class="spip"><i>{{Ce n’est pas aussi narcissique que vous semblez le sousentendre…
De quel format est votre propre penderie ?}} </i><BR>
— Honnêtement, j’ai un dressing dont la taille est honteuse ! Je viens de déménager dans un nouvel appartement, quai Voltaire, à Paris, que j’ai conçu un peu comme un vaisseau spatial dans un immeuble ancien, et je dirais que mon vestiaire y tient une place gigantesque. C’est une pièce
en L qui contient une quarantaine de portants, tous surchargés ! On se croirait dans un showroom…</p>

<p class="spip"><i><b>Quelles sont les griffes qui ont vos faveurs ?</b> </i><BR>
— J’ai toutes les premières collections réalisées par Hedi Slimane pour Dior Homme. Il y a plus de 300 pièces, dont de superbes choses brodées que j’ai achetées alors. Je crois d’ailleurs que je devrais en faire cadeau chez Dior, je ne sais pas s’ils les ont conservées. J’ai aussi de nombreuses pièces de Martin Margiela, de Number Nine, de Tom Browne… Mais j’ai aussi un incroyable stock de chemises Hilditch & Key, la plupart sans manches, car mes costumes sont tous doublés. C’est d’ailleurs mon père qui, le premier, m’a emmené chez ce chemisier anglais de la rue de Rivoli, auquel je suis ensuite resté fidèle.</p>

<p class="spip"><i><b>Vous considérez-vous comme une fashion victim ?</b> </i><BR>
— Je suis une victime tout à fait consentante. J’aime mon métier, j’aime que les gens achètent ce que je dessine, cela me semblerait pareillement incongru de ne pas aimer acheter de la mode. En plus j’adore faire des cadeaux…</p>

<p class="spip"><i>{{Parmi les couturiers, quels sont ceux dont vous aimez la façon
de s’habiller ?}} </i><BR>
— Je trouve Stefano Pilati vraiment élégant, tout comme Tom Ford, qui me fait en plus beaucoup rire et que je viens de photographier pour le <i>New York Times</i>. Je pense en revanche que Riccardo Tisci pourrait faire
des efforts.</p>

<p class="spip"><i>{{Vous venez de publier aux éditions Steidl un coffret de quatre
livres de photos, le tout sur un seul mannequin, Brad Kroenig. C’est votre idéal masculin ?}} </i><BR>
— C’est plutôt un garçon incroyablement photogénique. Pendant cinq ans, entre 2003 et aujourd’hui, j’ai réalisé plus de 3 500 photos de lui. Mois après mois, j’ai capté les changements de ce jeune top-modèle en
le photographiant au naturel, mais aussi en lui faisant interpréter devant mon objectif James Dean, Rudolph Valentino ou Gatsby le Magnifique…</p>

<p class="spip"><i><b>Il y a un autre livre dont on parle beaucoup en ce moment, c’est Beautiful People, d’Alicia Drake, publié en langue anglaise en 2006, et qui est, mine de rien, assez assassin à votre égard comme à celui d’Yves Saint Laurent…</b> </i><BR>
— C’est un livre grotesque qui contient des centaines d’erreurs, ce qui explique pourquoi j’ai porté plainte à l’encontre de son auteur. Je n’allais pas laisser passer sans bouger ce ramassis de témoignages de gens aigris, qui prétendent parfois me connaître, alors que, pour certains, je ne les ai jamais croisés. La version qui paraît en France est d’ailleurs expurgée. Ce qui est un minimum ! Cela a eu un seul effet positif, j’ai finalement donné mon accord à un éditeur américain qui me tannait
pour avoir mon autobiographie.</p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_18332</guid>
    <author>Guillaume Crouzet </author>
    <pubDate>Tue, 14 Oct 2008 19:51:26 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton18332.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Petites filles modèles]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Mode/Petites-filles-modeles16806</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x215_arton16806.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><BR>
Mariano Vivanco : si le nom ne vous dit rien, allez sur son site *, vous le remettrez vite. Vivanco, c'est notamment les pubs Dolce & Gabbana avec le torride David Gandy, ténébreux apollon britannique dont on peut admirer l'imparable plastique jusque dans le plus simple appareil. </p>

<p class="spip">Vivanco, c'est aussi le calendrier 2007 <i>Dieux du Stade</i>, avec les rugbymen du Stade français mués en guerriers déculottés... Vivanco, 32 ans, tient parallèlement le haut de l'affiche dans la presse magazine <i>hype</i>, avec une photo toujours spectaculaire, sexy, sexuée et, pourquoi pas ?, outrancière. Quand soudain sort ce recueil, <i><b>95 Chapel Market</b></i> (<i><b>Ninety five Chapel Market</b></i>) : une série de portraits effectués entre 2000 et 2003, lorsque ce fils d'un scientifique péruvien élevé en Nouvelle-Zélande et en Australie faisait ses débuts à Londres. </p>

<p class="spip">Le titre renvoie à son adresse d'alors, où il accueillait des aspirants au mannequinat, pour des essais commandés par des agences. Et, cette fois, tout n'est que douceur, simplicité, quasi-classicisme (poses frontales face au Polaroid, lumière naturelle). D'où nous vient, alors, ce sentiment de familiarité, devant cette fille au visage incroyablement ovale ? Et puis, ces yeux, bouche et nez parfaitement centrés sous l'immense front bombé... Ah mais oui ! On reconnaît Lily Cole et son air de jouvencelle de la Renaissance téléportée par mégarde dans le <small>XXIe</small> siècle. Elle avait 13 ans à l'époque (en 2001) et Mariano Vivanco dit qu'il a su immédiatement qu'il la reverrait. Sienna Miller, elle, l'a épaté par son calme et son élégance. Sur la photo, la future proie des paparazzis a l'air d'une sage <i>girl next door</i>... Des jeunes en devenir, aux contours prometteurs mais encore indécis, models pas encore modelés.   </p>

<p class="spip"><small><i><b>Ninety five Chapel Market</b>. Visual Talent Editors, 30 €. Les bénéfices des ventes seront reversés aux services pédiatriques du Barts and London Hospital.</i></small></p>

<p class="spip">* <small><a href="http://www.marianovivanco.com/">www.marianovivanco.com</a></small></p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_16806</guid>
    <author>Louise Witt </author>
    <pubDate>Tue, 23 Sep 2008 16:56:22 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton16806.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Une fille, un quartier]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Mode/Une-fille-un-quartier14436</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x341_arton14436.jpg" /><br /><br /><p class="spip">		<center><p class="spip"><b>Olivia Ruiz - La bobo ethno-rock du XVIIIe</b></p></center></p>



<p class="spip">				
					<B><I>Qui ?</I></B> </p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_315x358_olivia-ruiz.jpg" /></span>La chanteuse <b>Olivia Ruiz</b> a posé ses valises au pied de la butte Montmartre. Titi parisien d'adoption, elle incarne tout naturellement un style baba chic moderne et féminin.</p>


<p class="spip">				
					<B><I>Dress code</I></B></p>

<p class="spip">Ce quartier, à l'origine très populaire et mélangé, est devenu la Mecque de l'ethno-chic, revisité à coups de références plus rock et urbaines (du cuir, des clous, des basiques à la Zadig & Voltaire). Des pièces chinées en voyage, de New York à Bali, personnalisent la silhouette. Le tout est saupoudré de quelques notes féminines indispensables : des bijoux fins portés en grappe, et un usage intensif de produits de beauté bio choisis dans des marques pointues.</p>


<p class="spip">				
					<B><I>Pièces de saison</I></B></p>

<p class="spip">Avec sa mode sous influence baba cool, l'été 2008 est la saison rêvée. Robes tie and dye, mini ou maxi, foulards ethno brodés, accessoires à franges, gilets en grosse maille sélectionnés chez des créateurs français ou belges comme <b>Isabel Marant</b> et <b>Christophe Coppens</b>, minirobes à fleurs façon Balmain : c'est le moment ou jamais de renouveler sa garde-robe hippie chic. Côté accessoires, les bijoux, grigris exotiques et pièces façon héritage de mamie se dénichent dans les nombreuses brocantes qui animent les week-ends du début de l'été.</p>


<p class="spip">				
					<I><b>Adresses</b></I></p>


<p class="spip">				<B>Spree</B>. Une boutique multimarque pointue et accueillante.  16, rue La Vieuville, Paris (XVIIIe), 01-42-23-41-40.</p>


<p class="spip">				
					<B>American Retro</B>. Pour les minirobes et tuniques imprimées  à petit prix. 8, rue des Abbesses, Paris (XVIIIe), 01-42-54-01-10.</p>


<p class="spip">				
					<B>Corpus Christi</B>. Des bijoux néogothiques dans une déco « souvenirs de voyage », 6, rue Ravignan, Paris (XVIIIe), 01-42-57-77-77.</p>


<p class="spip">				<center><p class="spip"><b>Anna Mouglalis - La minimale cool de Saint-Germain</b></p></center>
				
					<I><b>Qui ?</b></I></p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_250x342_mouglalis.jpg" /></span>La gracieuse <b>Anna Mouglalis</b> habite à quelques pas du boulevard. Aussi à l'aise en jean et veste masculine qu'en petite robe noire griffée au premier rang du défilé Chanel, elle incarne l'easy chic frais, faussement androgyne et vraiment étudié propre au quartier.</p>


<p class="spip">				
					<I><b>Dress code</b></I></p>

<p class="spip">Le slim reste ici de rigueur et se porte avec du plat. On lui associe une blouse simplissime, une chemise en coton ou une petite maille « pauvrette ». Dessus, on ajoute une veste de garçon bien coupée, un petit blouson étriqué ou un caban.</p>


<p class="spip">				
					<I><b>Pièces de saison</b></I></p>

<p class="spip">Les ballerines Repetto ou Marc Jacobs cèdent peu à peu la place aux spartiates multibrides comme les K.Jacques, en cuir naturel ou lamé vieilli. Les plus téméraires osent le short de ville ou la minijupe en jean, pour une allure à 0 % de vulgarité, genre <b>Jean Seberg</b>. On adopte la marinière et les débardeurs sous la veste à double boutonnage ou le cardigan XXL. Le fameux sac 24 Heures de <b>Gérard Darel</b> a de la concurrence : celles qui ne veulent pas  la même besace que leurs copines se rabattent sur un bon  vieux pliage Longchamp. Enfin,  le quartier compte une des concentrations les plus élevées en Wayfarer (Rayban).</p>


<p class="spip">				
					<I><b>Adresses</b></I></p>


<p class="spip">				
					<B>APC</B>. Basique et ultramode.  38, rue Madame, Paris (VIe),  01-42-22-12-77.</p>


<p class="spip">				
					<B>Sonia Rykiel</B>. Une institution. 175, boulevard Saint-Germain, Paris (VIe), 01-49-54-60-60.</p>


<p class="spip">				
					<B>Le Bon Marché</B>. Un concentré du lifestyle local. 24, rue de Sèvres,  Paris (VIIe), 01-44-39-80-00.</p>


<p class="spip">				
					<B>Heimstone</B>. Un duo de créatrices marseillaises qui monte.  23, rue du Cherche-Midi,  Paris (VIe), 01-45-49-15-73.</p>


<p class="spip">		<center><p class="spip"><b>Isild Le Besco - La branchée du Marais</b></p></center>
				
					<I><b>Qui ?</b></I></p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_499x332_le_besco.jpg" /></span>Inclassable, la blonde <b>Isild Le Besco</b> construit sa  carrière comme son look : en mélangeant ce qui lui plaît  selon ses goûts et son humeur plutôt qu'en suivant les sentiers battus de la mode. Un état d'esprit partagé par les filles du quartier, des ceintures noires de stylisme qui ne se prennent pas au sérieux.</p>


<p class="spip">				
					<I><b>Dress code</b></I></p>

<p class="spip">Du basique sport néo-eighties chez  American Apparel, des créateurs rock'n'roll pointus  pour la touche scène anglaise, de la fripe kitsch et décalée : les filles affichent ici  un look protéiforme. Les cheveux se portent faussement  négligés, longs décoiffés et frange bien longue sur les yeux, pour un effet graphique raccord avec la bouche bien dessinée. A noter que les talons restent  raisonnablement hauts, eu égard aux pavés de  ce quartier  historique.</p>


<p class="spip">				
					<I><b>Pièces de saison</b></I></p>

<p class="spip">Les grands courants sont moins évidents qu'ailleurs, car  les looks sont ici très personnalisés. On remarque cependant une forte propension à adopter les pièces les plus difficiles du moment : sarouel avec sandales de couleurs flashy, combinaison pantalon ou short... Les tee-shirts sérigraphiés, comme ceux de  <b>Felipe Oliveira Baptista</b>, sont un must. Certaines vont jusqu'à  pister les pièces vintage avec des logos de marques improbables. Aux pieds, les baskets  collector relookées par des  tagueurs ou des artistes pointus font un tabac...</p>


<p class="spip">				
					<I><b>Adresses</b></I></p>


<p class="spip">				
					<B>Hoses</B>. Un magasin multimarque d'accessoires. 41, rue de Poitou, Paris (IIIe), 01-42-78-80-62.</p>


<p class="spip">				
					<B>American Apparel</B>. Du sportswear minimal branché.  123, rue Vieille-du-Temple,  Paris (IIIe), 01-44-54-33-44.</p>


<p class="spip">				
					<B>Isabel Marant</B>. La reine du cool urbain.  47, rue de Saintonge,  Paris (IIIe), 01-42-78-19-24.</p>


<p class="spip"><center><p class="spip"><b>Inès de la Fressange - La néoclassique de Passy aux Invalides</b></p></center>
				
					<I><b>Qui ?</b></I> </p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_147x247_InesDeLaFressange05.jpg" /></span>Après avoir promené  sa silhouette racée sur les podiums, <b>Inès de la Fressange</b> s'est posée dans ce Paris chic. Son allure mi-classique, mi-branchée en fait l'icône idéale de ce périmètre à cheval entre deux courants stylistiques.</p>


<p class="spip">				
					<I><b>Dress code</b></I></p>

<p class="spip">Les griffes traditionnelles (Louis Vuitton, Ralph Lauren, Lacoste...) sont ici dans leur environnement naturel mais ne se portent jamais en total look. Les bêtes de mode les associent à des pièces purement tendance, tant pis si elles ne font qu'une saison. </p>


<p class="spip">				
					<I><b>Pièces de saison</b> </I></p>

<p class="spip">Les logos discrets et racés ont ici droit de cité. Les pièces millésimées été 2008 sont fraîches, sexy et typées : blouses en soie See  by Chloé, tops rétro Marc by Marc Jacobs, robes de bal Tara Jarmon et, bien sûr, jean large  ultralong porté avec des sandales compensées seventies. </p>


<p class="spip">				
					<I><b>Adresses</b></I></p>


<p class="spip">				<b>Franck et Fils</b>. Un concentré du mix and match local. 80, rue de Passy, Paris (XVIe), 01-44-14-38-00.</p>


<p class="spip">				<b>Castaner</b>. Le roi de l'espadrille compensée (ou non),  86, avenue Paul-Doumer,  Paris (XVIe), 01-40-50-00-51.</p>


<p class="spip">				<b>Karry'O</b>. Les bijoux vintage  les plus chics de la capitale.  62, rue des Saints-Pères,  Paris (VIIe), 01-45-48-94-67.</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_14436</guid>
    <author>Carine Bizet </author>
    <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 12:18:06 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton14436.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Valentino, un maestro sans faux pli]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Mode/Valentino-un-maestro-sans-faux-pli14427</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x271_arton14427.jpg" /><br /><br /><p class="spip">				De ses quarante-cinq années de haute couture, il reste un tourbillon de clichés glamoureux, un palais romain digne d'un pape, un yacht ouvert à la jet-set, des essaims de robes rouges, cent fois photographiées. Et un impressionnant vivier de muses du Tout-Hollywood (Liz Taylor, Brooke Shield, Gwyneth Paltrow...) qui trouvaient chez lui un brevet d'élégance. </p>

<p class="spip">Formé à l'école de la Chambre syndicale de la couture, <b>Valentino</b> s'initia à l'art de la parure dans le Paris de l'après-guerre, où régnaient <b>Christian Dior</b> et <b>Balenciaga</b>. Installé à Rome, il fut le seul à italianiser cette discipline proprement française. Et avec quel succès ! C'est en janvier dernier qu'il a décidé de raccrocher les gants, l'avenir de la maison étant désormais entre les mains d'<b>Alessandra Facchinetti</b>, qui présentera sa première collection de haute couture à Paris le 2 juillet.</p>


<p class="spip">				Son secret, on le déchiffrera dans les 200 tenues présentées au musée des Arts décoratifs, sous la houlette de <b>Pamela Golbin</b>, commissaire de l'exposition. C'est une vitrine de robes blanches, une autre de noires, de dentelles arachnéennes ou de robes bulles... Aucune icône révolutionnaire, mais l'obsession d'embellir ses héroïnes. Pour le couturier, « soigné » est le maître mot. « Joli » peut en être un autre. A l'image de ce rouge Valentino qui rafraîchit le teint comme un trait de lipstick. Ou de la délicatesse de cette collection blanche, où Jackie O. trouva sa tenue de mariage. Et, toujours, cette silhouette romantique, qui transporte les décideuses américaines dans un film de Visconti. </p>

<p class="spip"><i>Valentino, thèmes et variations</i>, jusqu'au 21 septembre 2008 au musée des Arts décoratifs, 107, rue de Rivoli, Paris (Ier), 01-44-55-57-50.</p>

<p class="spip"><a href="http://www.lesartsdecoratifs.fr/">Le site officiel du musée des Arts décoratifs</a></p>

<p class="spip"><a href="http://www.valentino.com/">Le site officiel de Valentino</a></p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_14427</guid>
    <author>Jacques Brunel</author>
    <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 15:15:31 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton14427.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Longchamp fête ses 60 ans]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Mode/Longchamp-fete-ses-60-ans14431</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x264_arton14431.jpg" /><br /><br /><p class="spip">				<b>Kate Moss</b> <I>forever</I> ! On ne change pas une équipe qui gagne : le maroquinier s'offre la belle pour la sixième saison d'affilée. Photographiée par Mert & Marcus, Rive gauche, au café de Flore, avec le très parisien <b>Gaspard Ulliel</b> en guise de chevalier servant. Le duo de photographes a été choisi pour remplacer <b>Mario Sorrenti</b> avec pour mission de jouer la carte d'un « <I>snapshot</I>[photo prise sur le vif], en noir et blanc, ancré dans une imagerie Nouvelle Vague », explique <b>Jean Cassegrain</b>, patron de Longchamp. Une envie de réalisme, voire de naturel, pour trancher avec l'imagerie tantôt pieuse, tantôt rock'n'roll stylisé imposée par <b>Sorrenti</b> au fil des campagnes précédentes.</p>

<p class="spip">Cette alliance renouvelée avec Kate coïncide avec les festivités programmées par le maroquinier pour ses 60 ans. Bref retour en arrière : de 1948 à 1970, la maison ne s'est intéressée qu'aux hommes, étant devenue une référence pour ses pipes gainées de cuir. Ce n'est qu'en 1970 que le père et le grand-père de l'actuel directeur général se sont lancés à l'assaut des femmes... japonaises exclusivement ! Bien leur en a pris, puisque le fameux sac Pliage, créé deux décennies plus tard, a séduit près de 12 millions de femmes dans le monde... Aujourd'hui, c'est précisément la ligne japonaise, faite de cabas, gibecières et petits pochons de toile de cuir imprimée, qui est rééditée à l'identique. Outre ce copié-collé, <b>Sophie Delafontaine</b>, soeur de <b>Jean Cassegrain</b> et directrice de la création, a revisité la collection nipponne en la travaillant sur un fond verni noir... nettement plus moderne. </p>

<p class="spip">Enfin, carte presque blanche a été donnée à l'artiste belge <b>Jean-Luc Moerman</b> pour « envahir l'espace » du sac japonais. Il a ainsi retravaillé le petit cheval, emblème de la maison, façon tatouage sur cuir. OEuvre d'art et prouesse technique, rien n'est trop beau quand on fête son anniversaire.  </p>

<p class="spip"><b>En vente exclusivement à la boutique Saint-Honoré, Paris (Ier), à partir du 7 juillet, à la boutique de New York, à partir du 14 juillet, et partout ailleurs, dès la fin d'août.</b></p>

<p class="spip"><a href="http://www.longchamp.com/fr/univers-longchamp-16.html">En vidéo, l'interview de Jean Cassegrain et Sophie Delafontaine sur le site officiel de la marque.</a></p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_14431</guid>
    <author>Elvira Masson </author>
    <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 12:16:35 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton14431.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Quel parfum pour quel homme?]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Parfums/Quel-parfum-pour-quel-homme13616</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x375_arton13616.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><center><p class="spip"><b>Le baroudeur</b></p></center></p>

<p class="spip"><b>Son profil psychologique</b></p>

<p class="spip">Il lit L'Equipe une heure minimum chaque jour, rêve de partir faire du rafting sur le Zambèze, possède une photo de son chien dans son portefeuille, collectionne les tennis Stan Smith vintage, mange du blanc de poulet pour garder la ligne, a conservé des photos de lui dans l'équipe minime de foot de Bar-le-Duc, voue un culte aux photos de Yann Arthus-Bertrand...</p>

<p class="spip"><b>Son profil aromatique</b></p>

<p class="spip">				
					<i>Eau sauvage extrême de Dior (71 € les 100 cl)</i></p>


<p class="spip">				Le nom évoque un bouquet d'agrumes, un court instant de fraîcheur. Fausse route ! La version extrême de ce grand classique prend de l'ampleur en empruntant le chemin du maquis. Lavande, romarin, ciste de Provence et même une pointe de miel de garrigue : cette fois, les sudistes ont gagné...</p>


<p class="spip">				
					{Body Kouros d'Yves Saint Laurent (72 € les 100 ml)</p>

<p class="spip">}
				Un intrigant flacon à l'aspect d'acier mat brossé, une version très sensuelle et magnétique qui pousse à l'addiction. Notes suaves de caramel et d'amande, lavande assez brute et santal : voilà un chaud parfum de peau dont l'auteur est une femme.</p>


<p class="spip">				
					<i>Esprit du tigre de Heeley (80 € les 100 ml)</i></p>


<p class="spip">				Dans la grande tradition de la parfumerie anglaise, mais néanmoins fabriqués en France, les parfums de James Heeley sont singuliers en diable. Celui-ci, bouquet d'épices (cardamome, clou de girofle, poivre et feuille de cannelier), évoque le fameux baume du tigre, ancestral remède chinois. Son attaque aux notes mentholées et légèrement camphrées pourrait d'ailleurs dérouter ceux qui n'ont pas une âme d'explorateur.</p>


<p class="spip">				
					<i>Polo Black de Ralph Lauren (51 € les 75 ml)</i></p>


<p class="spip">				Ce boisé aromatique ne joue pas les demi-portions dans son flacon sombre et épaulé. Taillé pour un pilote de F 1 qui aurait mis le turbo. La mangue et les notes vertes fusent en tête, laissant place ensuite aux accords de patchouli noir et patchouli d'Indonésie, le tout sur fond de santal. Musclé.</p>


<p class="spip">				<center><p class="spip"><b>Le trendy</b></p></center></p>

<p class="spip"><b>Son profil psychologique</b></p>

<p class="spip">				Il sort en boîte au Baron, va sur le site Internet Lefooding pour choisir ses restaurants, attend avec une furieuse impatience la première collection masculine que va dessiner Nicolas Ghesquière pour Balenciaga, organise des soirées kebab avec ses amis, trouve que Jean-Claude Van Damme est un bon acteur, pratique le street golf, lit les blogs de mode étranges ou étrangers, mange toujours ses fraises avec du poivre et aime le tourisme industriel.</p>


<p class="spip">				
<b>Son profil aromatique</b></p>

<p class="spip">				
				
			<i>Cologne Sport Allure de Chanel (58 € les 75 ml)</i></p>


<p class="spip">				Le fil d'Ariane de la toute nouvelle création du parfumeur Jacques Polge pour la fameuse maison au double « C » ? Un ruban olfactif de bois de cèdre qui joue sa partition en pointillé tout au long de cette composition aromatique. Et, pour apporter du soleil, une solide rasade d'agrumes (citron, pamplemousse, bergamote) habilement rehaussée d'élémi de Manille, substance qui oscille entre le poivre et le pin. Au final, on imagine très bien le grand prince Dimitri, l'un des amants de Mademoiselle Chanel, se frictionnant de cette eau sportive et doucement épicée.</p>


<p class="spip">				
					<i>Paprika Brasil d'Hermès (135 € les 100 ml)</i></p>


<p class="spip">				Aussi chic que discret (certains lui reprocheraient la légèreté de son sillage), cet opus de la collection Hermessences est pourtant celui dont les initiés se murmurent le nom à l'oreille comme celui d'un exquis secret. Ici on fait parler la poudre. Celle, piquante, du piment écarlate, celle, florale et limpide, de l'iris. L'une des créations contemporaines les plus pointues qui soient.</p>


<p class="spip">				
	<i>A Men Pure Coffee de Thierry Mugler (64 € les 100 ml)</i></p>

<p class="spip">				Surdosé, il faut oser ! Tel est pourtant le principe de cette version d'A Men, parfum lancé il y a dix ans par Thierry Mugler, et qui met la gomme pour cette édition éphémère sur la note de café qui était là depuis ses débuts. Sachez-le, on ne passe pas inaperçu dans ce sillage ultraprésent d'arabica. Ni le cèdre ni le musc ne calment le jeu. Timides, s'abstenir.</p>


<p class="spip">				<center><p class="spip"><b>Le romantique</b></p></center></p>

<p class="spip"><b>Son profil psychologique</b></p>

<p class="spip">				Il porte parfois des vêtements en velours côtelé, ne dit pas du mal de Radio Classique, puisqu'il l'écoute, se déplace à Vélib' même quand il pleut, aime les pivoines car leur saison est courte, reste persuadé que la plupart des femmes sont naturellement blondes, fréquente les tombes d'écrivain dans les cimetières, a un joli sourire dont il mésestime le pouvoir, peut citer le nom de deux salons de thé dans sa ville mais pas celui du principal club de foot.</p>


<p class="spip"><b>Son profil aromatique</b></p>
				

				<p class="spip">
	<i>Grain de plaisir de Maître parfumeur et gantier (80 € les 100 ml)</i></p>


<p class="spip">				Nous vous l'accordons, la préciosité du flacon, avec son pseudo-capuchon bijou, est à la limite du kitsch, mais aucun dandy ne pourra être déçu de l'originalité du parfum. Il y a dans ce chypré une verdeur férocement composée : menthe, vétiver et graines de céleri tout à fait pétillantes. Aussi tonique que frais.</p>


<p class="spip">				
		<i>Extreme for Men de Paul Smith (49 € les 100 ml)</i></p>


<p class="spip">				Ce qu'il y a d'amusant chez le couturier anglais, c'est son aptitude à vous surprendre. Le faux classique par essence. Le flacon a d'abord l'air d'un carré de verre absolument neutre, mais la tranche dévoile un jeu de rayures multicolores. L'aspect du contenant reste très pur et droit, mais à l'intérieur, que de zigzags ! Un coeur intense d'encens, avivé d'un zeste d'essence de géranium, de la muscade et du bois de rose. Chavirant.</p>


<p class="spip">				
					<i>Eau de Campagne de Sisley (55 € les 50 ml)</i></p>


<p class="spip">				Avis aux bucoliques, à ceux qui passent leur vie en ville en rêvant de prairies et de vergers : de cette eau-là n'approchez pas votre nez, car vous allez forcément succomber. Herbes coupées, basilic et incroyable odeur de feuilles de tomate verte (une création ex nihilo !), cette ode botanique et légère a été conçue par Jean-Claude Ellena, aujourd'hui parfumeur attitré de la maison Hermès. Il n'a pas pris une ride alors qu'il a été créé il y a plus de trente ans !</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_13616</guid>
    <author> Crouzet Guillaume</author>
    <pubDate>Thu, 12 Jun 2008 13:53:09 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton13616.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[Parfums]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Stella McCartney - Pionnière de la mode green]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Mode/Stella-McCartney-Pionniere-de-la9029</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x452_arton9029.jpg" /><br /><br /><p class="spip">				Pionnière de la mode green  - pas de cuir ! pas de fourrure ! - la styliste britannique figure dans le Livre Guinness des records pour l'ascension la plus fulgurante dans le monde de la mode. A 26 ans, miss McCartney, fille de sir Paul, remplaçait Karl Lagerfeld chez Chloé et faisait souffler un vent de folie britannique sur les podiums parisiens. Quatre ans plus tard, en 2001, Gucci lui proposait de créer sa propre maison de couture. Aujourd'hui, la créatrice lance une ligne de lingerie bio résolument sexy, inspirée aussi bien des broderies rétro et vintage des années 1940 que des toiles folles de Jackson Pollock, un ami de la famille. Stella McCartney dévoile à L'Express Styles comment est née sa façon unique d'allier glamour et principes écologiques.</p>


<p class="spip">				<b>Vous venez de dessiner une ligne de lingerie ?</b></p>


<p class="spip">				Elle est née de mes souvenirs d'enfance. Je me rappelle du vêtement en soie de ma mère [Linda McCartney] et surtout de ce subtil bruissement qui résonnait dans mes oreilles lorsqu'elle me prenait dans ses bras. C'est une image de douceur, de beauté, de volupté. Plus tard, comme toutes les gamines, j'ai fouillé dans ses tiroirs pour essayer ses guêpières et les porter en cachette. C'était drôle : j'allais à l'école et je prenais des airs languides de femme fatale. Personne ne pouvait imaginer que sous mon jean informe se cachaient des broderies précieuses. La dimension du secret est l'un des grands plaisirs de la lingerie.</p>


<p class="spip">				<b>Pour vous, la lingerie est un vêtement à part entière...</b></p>


<p class="spip"><P TYPE="REPONSE">Absolument. J'ai été la première à faire défiler des mannequins en jean avec, pour tout haut, une pièce de lingerie : des brassières, des tops ou des soutiens-gorge... Encore une fois, je dois remercier ma mère : c'est elle qui m'a inspiré cette idée farfelue. Tout comme celle de créer des minirobes façon lingerie portées avec un cardigan. Maman m'a appris à avoir confiance en moi ; elle avait beaucoup de personnalité et de liberté dans sa façon de s'habiller. Elle a été l'une des pionnières du mélange des styles, déclinant, par exemple, une robe à fleurs années 1940 avec des bottes argentées à talon compensé. Souvent, elle achetait aussi des robes vintage, ce qui était rare à l'époque. Un jour, elle est venue me chercher à l'école habillée de culottes victoriennes !</p>


<p class="spip">				<b>Votre collection est à la fois sensuelle et bio. Est-il difficile de conjuguer ces caractéristiques ?</b></p>

<p class="spip">				Cette ligne est le fruit de ma prise de conscience : il est possible d'être désirable, de plaire et de séduire tout en restant une femme naturelle. Alors, j'ai imaginé une collection en plusieurs déclinaisons. Certaines pièces sont très simples, fraîches, en coton « organique » - des slips et des soutiens-gorge aux couleurs joyeuses, allant du rose vif au vert acide, en passant par des tons champagne et sable. D'autres, plus sophistiquées - des culottes brodées en soie, des caracos en chiffon, décorés de petites étoiles ou de motifs floraux. Pour les occasions spéciales, j'ai imaginé des ensembles un peu décalés, comme des porte-jarretelles noirs, façon années 1920, portés avec un slip à fleurs, dans le style des photos bucoliques de Helmut Newton. Certains ensembles portent des noms de femmes... Comme Daisy Dreaming (Daisy qui rêve), avec son style sportif mais malicieux, Eve Giggling (Eve qui glousse), raffinée comme les héroïnes des films des années 1940, ou Coco Blushing (Coco qui rougit), une Coco Chanel du xxie siècle que j'ai drapée de petites étoiles...</p>


<p class="spip">				<b>Sur certaines de vos pièces, vous mentionnez avec humour « Convient aux femmes végétariennes »... Comment est né votre engagement pour l'écologie ?</b></p>

<p class="spip">				J'ai été élevée dans une ferme biologique du Sussex par des parents que je définirais comme des rock'n'roll activists. J'avais 6 ans quand ils m'ont appris à dire : « Les pesticides, c'est mal ! » Je suis végétarienne depuis l'âge de 3 ans, je me soigne à l'homéopathie, je trie mes déchets et je roule en voiture écolo. Mes boutiques sont chauffées à l'Ecotricity ; on n'y utilise que du papier recyclé et des sacs 100 % biodégradables. Je mène un combat virulent contre la fourrure depuis très longtemps et, quand je sors de mon studio, rue du Faubourg-Saint-Honoré, je ne me gêne pas pour dire aux femmes habillées en fourrure combien elles puent. Dans mon contrat avec Chloé, j'ai imposé une clause : je ne créerai jamais un accessoire en cuir. Plus tard, en acceptant d'entrer dans le groupe Gucci, en 2001, j'ai craint que ma philosophie « chaussures végétariennes, sacs végétariens et zéro fourrure » ne puisse être mise en péril. Mais Tom Ford m'a toujours soutenue. De toute façon, s'il m'avait demandé de changer, je n'aurais pas signé.</p>


<p class="spip">				<b>A partir de quelles matières sont donc fabriqués vos chaussures et vos sacs « végétariens » ?</b></p>

<p class="spip">				J'utilise de la toile et de la corde teinte avec des couleurs végétales, du strass, des centaines de perles minuscules, des boutons en nacre synthétique ou du bois gravé... Ces accessoires ont beaucoup de succès. C'est bien la preuve que l'on peut se passer de tuer des animaux. Cependant, ce travail de fabrication est très coûteux. Il faut former des artisans et trouver des usines qui veuillent bien apprendre de nouvelles techniques... J'ai frôlé la faillite plusieurs fois, mais je m'en suis sortie. Ce qui m'a beaucoup aidée, c'est le fait que des amies comme Kate Moss, Madonna [dont elle a dessiné la robe de mariée] ou Gwyneth Paltrow se soient affichées avec mes sacs à mains, mes chaussures et aient appuyé ma démarche green.</p>


<p class="spip">				<b>En 2006, avec le soutien d'Yves Saint Laurent Cosmétiques, vous avez lancé Care, l'une des premières gammes glamour de soins bio...</b></p>

<p class="spip">				Rien n'est testé sur les animaux et l'on ne trouve aucune trace de silicone ni de conservateurs. J'utilise des ingrédients exotiques - de l'huile de sésame du Burkina, du thé vert de Chine, de la camomille d'Egypte - et des essences qui me font rêver, comme celle de la rose sauvage. Mais à ces produits de beauté j'ai voulu apporter une touche de luxe et un design personnel, car, jusque-là, tout ce que je trouvais sur le marché - crèmes, parfums ou maquillages bio - était déprimant et impossible à exposer dans une jolie salle de bains. Ils étaient présentés dans des pots tristounets, leurs textures étaient déplaisantes et leurs fragrances vraiment pas attirantes... Si je suis fière d'une chose, c'est bien celle d'avoir apporté une esthétique à la philosophie green ! </p>

<p class="spip"><a href="http://www.stellamccartney.com/int/en/">Le site officiel de Stella McCartney</a></p>

<p class="spip"><a href="http://www.carefrance.org/index.cfm">Le site officiel de Care France</a></p>


<p class="spip">En vidéo, le défilé Stella McCartney à la Fashion Week 2008 :</p>

<p class="spip"><div class="video_article"><object width="425" height="355"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/y0ztqa1orT0&hl=fr"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/y0ztqa1orT0&hl=fr" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"></embed></object></div></p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_9029</guid>
    <author>Propos recueillis par Paola Genone </author>
    <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 17:50:46 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton9029.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Les tendances de l'été : le nouveau pouvoir des fleurs]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Mode/Les-tendances-de-l-ete-le-nouveau8504</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x298_arton8504.jpg" /><br /><br /><p class="spip">				Les premiers boutons ont éclos avec les collections
				croisière en novembre dernier. Des griffes prescriptrices comme Balenciaga ou
				Prada semaient alors quelques pétales sur leurs modèles de demi-saison. Mais,
				pour l'été, c'est carrément un déluge de fleurs qui déferle dans les boutiques.
				Pensées, pivoines, roses, orchidées, tulipes, coquelicots... tout le
				dictionnaire de la botanique se trouve décliné sous toutes les formes et dans
				tous les styles. Des robes hippies chics de Michael Kors aux jupes en Liberty
				romantico-rock de Luella, en passant par les motifs arty pop de Marc Jacobs ou
				les bouquets décoratifs rétro de Dries Van Noten, il n'y a plus qu'à cueillir
				ce qui vous plaît. Et oublier au passage la mauvaise réputation de ces motifs :
				la version été 2008 n'a rien à voir avec les robes de mamie ou les rideaux de
				maison d'hôte anglaise. « On assiste à une relecture moderne de l'imprimé
				floral, explique Régine Béraud, directrice du style mode femme au Bon Marché.
				Grâce à des interprétations comme celle de Balenciaga, qui crée un décalage
				avec ces grosses pivoines sur soie cloquée, on redécouvre les impressions
				traitées de façon moderne et nouvelle. Elles sont très dessinées et tranchent
				avec celles des étés précédents, plus mélangées et moins extraverties. » Du
				coup, ces nouveaux imprimés n'ont aucun mal à s'imposer avec, au final, un
				point commun : « Ils correspondent à une vraie envie de nature, poursuit la
				styliste, le courant écologique y est sans doute pour quelque chose. » Une
				envie du reste facile à concrétiser : « C'est une tendance très commerciale,
				féminine et qu'il est facile de s'approprier. On peut la porter en version
				sophistiquée ou plus quotidienne, tout dépend de vos goûts et de votre budget.
				» Voici en quatre points le meilleur de cette mode « effet de serre ». </p>


<p class="spip">{{
				<INTERTITRE>Pop graphique. Des fleurs arty-ficielles</INTERTITRE>}}</p>
				
<p class="spip">
					<B>L'esprit</B> Stylisée et travaillée dans des couleurs franches, un peu
				transgénique sur les bords, cette variété est très contemporaine. On la croise
				en marguerites noires et jaunes chez Gucci et Elie Saab. Chez Moschino, les
				pétales ronds habillent une veste en PVC transparent, tandis qu'elle est
				dessinée au fil saphir, façon peinture sur porcelaine moderne sur les robes de
				Loewe.</p>


<p class="spip">				
					<B>Comment ?</B> On sélectionne un motif fort et on le fond
				dans une silhouette monochrome qui en souligne l'impact. Le noir fait toujours
				l'affaire, mais on peut aussi tenter le blanc ou la couleur dominante de
				l'imprimé. Autre option plus délicate à manier : une grosse pièce (robe ou
				manteau) à choisir dans une forme ultrasimple.</p>


<p class="spip">				
					<B>A éviter</B> Le total look déstructuré et flou à gros motifs
				ne flatte pas vraiment la silhouette. Se sentir l'âme d'une artiste et choisir
				les motifs les plus criards, voire en rajouter une couche avec des accessoires
				fleurs en Plexi, c'est un brin régressif.</p>


<p class="spip">			{{	<INTERTITRE>Hippy chic. La botanique version
				  seventies</INTERTITRE>}}</p>

<p class="spip">					<B>L'esprit</B> Les années 1970 reviennent en force et
				revisitent leur vocabulaire stylistique : les fleurs, le pantalon pattes
				d'éléphant, le tie and dye ou les franges. La longue robe d'hôtesse fleurie est
				un des modèles phares du genre, vu chez Michael Kors, Léonard ou Isabel Marant.
				Bien aussi, la blouse en mousseline de Derek Lam ou la minirobe délavée
				Balmain.</p>


<p class="spip">				
					<B>Comment ?</B> La robe longue reste réservée au soir ou aux
				vacances à la plage. Pour le jour et le bureau, on préférera une blouse légère,
				portée par exemple avec un costume pantalon à jambes larges et des sandales
				compensées. Avec les cheveux longs et lâchés, on obtient un look entre
				Jacqueline Smith des Drôles de dames et un mannequin Saint Laurent au début des
				seventies.</p>


<p class="spip">				
					<B>A éviter</B> Gare à la robe longue mal coupée ou choisie en
				satinette bon marché qui fait chemise de nuit. Attention aussi à la surdose de
				références années 1970. L'accumulation de tous les codes sur une même
				silhouette aboutit à un déguisement premier degré très « retour de San
				Franscico ».</p>


<p class="spip">			<b>	<INTERTITRE>Bouquets décoratifs. L'effet papier peint</INTERTITRE></b>
				
					<B>L'esprit</B> Des fleurs façon papier mural ou toile d'ameublement
				anciens, à première vue, cela peut faire peur. Pourtant, le résultat est
				surtout sophistiqué et moderne. Chez Balenciaga, Nicolas Ghesquière a choisi
				des pivoines dessinées sur soie. Dolce & Gabbana a réveillé ses orchidées,
				grâce à des coups de pinceau à la frontière du tag. Chez Dries Van Noten,
				l'accumulation des imprimés en cocktails improbables reste fraîche à
				souhait.</p>


<p class="spip">				
					<B>Comment ?</B> On s'inspire des années 1950 (et de la
				collection croisière Prada) pour créer une silhouette faussement sage. On anime
				une robe rétro avec des accessoires décalés, pour casser l'allure vintage : un
				sac de couleur vive, des escarpins à talons en cuir verni, le tout dans la même
				tonalité pour ne pas brouiller l'effet général.</p>


<p class="spip">				
					<B>A éviter</B> Résistez à l'envie d'expérimenter et de
				mélanger les types d'imprimés, vous risquez, hélas, de ressembler à un
				catalogue de décorateur fou ou, pis, de faire raccord avec le couvre-canapé de
				tante Yvonne.</p>


<p class="spip">				<b><INTERTITRE>Romantico rock. Décalage à l'anglaise</INTERTITRE></b></p>

<p class="spip">				
					<B>L'esprit</B> Ces fleurs graciles rappellent les grandes heures de la très
				British toile Liberty. On les trouve en miniroses Art déco sur fond beige chez
				Roberto Cavalli, en chemise de coton à micromotifs chez Luella, en imprimé
				saturé de fleurs de toutes tailles sur la mousseline légère de Stella McCartney
				ou encore en semis miniature de roses à l'ancienne sur les robes blousantes du
				Japonais Junya Watanabe.</p>


<p class="spip">				
					<B>Comment ?</B> Il faut muscler un peu ce motif timide pour
				éviter la mièvrerie. On joue donc les contrastes en ajoutant un petit blouson
				de cuir sur la robe fragile, puis des accessoires rock et tendance, comme le
				fameux foulard à pompons inspiré du chèche. Le modèle à suivre : les Anglaises
				branchées comme le mannequin Agyness Deyn. Personne ne porte comme elle la
				chaussure de mec avec la robe de fille.</p>


<p class="spip">				
					<B>A éviter</B> Attention tout de même à ne pas en faire trop
				dans le genre pointu. Si vous n'assumez pas la Dr. Martens de modeuse, optez
				pour la sandale multibride à plateau, moins typée. A l'inverse, le
				dépouillement ou l'ultraféminin évoquent La Petite Maison dans la prairie ou
				les pires moments de Laura Ashley. </p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_8504</guid>
    <author>Carine Bizet </author>
    <pubDate>Tue, 04 Mar 2008 15:48:55 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton8504.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[ De la mode au cinéma]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Rencontre/De-la-mode-au-cinema8502</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x451_arton8502.jpg" /><br /><br /><p class="spip">				En ces temps où les reconversions de mannequins accaparent
				les pages politiques, Audrey Marnay avance à pas de velours et c'est tant
				mieux. Ces jours-ci, elle est au générique du Paris de Cédric Klapisch (où elle
				part d'ailleurs en virée à Rungis avec deux autres ex-tops, Farida Khelfa et
				Suzanne von Aichinger), et on peut la voir sur les affiches du joaillier Fred
				au côté de l'acteur Melvil Poupaud. Propulsée en 1995 à 15 ans comme la petite
				Française des podiums, elle provoque un vrai choc esthétique au milieu des
				grandes tiges standardisées, avec ses taches de rousseur, ses grands yeux et sa
				silhouette fragile pas si hors norme. Maman de deux garçons, dont l'aîné,
				Amaël, est né avant ses 20 ans, elle a amorcé une carrière de comédienne, avec
				un premier rôle en 2006 dans Bunker Paradise, de Stefan Liberski. On la
				retrouvera d'ici quelques mois en vampire dans le prochain film de Raoul
				Ruiz.</p>


<p class="spip">				<b><INTERTITRE>Mes débuts</INTERTITRE></b></p>

<p class="spip">				J'ai grandi près de Chartres
				mais mes parents travaillaient à Paris et j'y venais souvent. En face du bureau
				de mon père, qui est analyste programmeur, il y avait une agence de mannequins
				et ses collègues m'ont conseillé de m'y présenter quand j'avais 14 ans et demi.
				J'y suis allée pleine de bonne volonté, sans savoir où je mettais les pieds. On
				m'a demandé si j'avais des photos et j'ai sorti ma carte de bus... Ils m'ont
				trouvée trop jeune et trop petite (je mesurais 1,70 mètre), mais une jeune
				femme m'a donné les coordonnées de l'agence Viva et c'est devenu la mienne. Je
				faisais des castings le mercredi après-midi et, à 16 ans, à la fin de la
				seconde, j'ai arrêté l'école. J'ai quitté mes parents et mon village quelques
				mois plus tard pour m'installer à New York.</p>


<p class="spip">				<b><INTERTITRE>Mon premier défilé</INTERTITRE></b></p>

<p class="spip">				C'était pour Yohji
				Yamamoto, le jour de mes 15 ans. Le défilé était à 20 heures, on m'a demandé de
				venir à midi et, quand je suis arrivée, il n'y avait personne. Vers 19 heures,
				j'ai vu passer les tops de l'époque, Linda Evangelista, Naomi Campbell, Kristen
				McMenamy. J'étais tétanisée et, dès le premier passage, mes yeux ont commencé à
				couler sous mon maquillage noir... J'ai remarqué que tout ce qui se passe dans
				ma vie fait écho à mon passé ou à ma famille. Ma grand-mère, par exemple, était
				petite main dans des maisons de couture. Pendant la guerre, elle a été
				mannequin quelques mois, mais, ce qui l'intéressait, c'était d'être couturière.
				Après, avec mon grand-père, elle réalisait des tissus pour de grandes maisons
				comme Pierre Cardin.</p>


<p class="spip">				<b><INTERTITRE>Ma première couverture</INTERTITRE></b></p>

<p class="spip">				Enfant à la
				campagne, je n'avais pas de passion particulière pour la mode. Brice Compagnon
				est le premier à m'avoir repérée pour une campagne Benetton photographiée par
				Toscani. J'ai fait ma première couverture en mai 1997 pour Vogue Italie avec
				Steven Meisel. Il m'a mis un pied dans le cinéma muet, avec ses scénarios
				incroyables. Je m'impliquais à fond, comme dans un film. Je respecte infiniment
				Irving Penn avec qui j'ai souvent travaillé. C'est incroyable, il lit dans les
				yeux comme dans un livre ouvert. J'ai eu aussi l'occasion de faire des photos
				avec Richard Avedon ou Helmut Newton. Ces contrastes d'univers sont
				passionnants.</p>


<p class="spip">				<b><INTERTITRE>Le métier de mannequin</INTERTITRE></b></p>

<p class="spip">				Il y a des gens
				qui ont toujours été là pour moi dans ce milieu et à qui je suis restée fidèle.
				Aujourd'hui, je n'ai pas envie de tourner le dos à la mode, j'y ai commencé ma
				vie professionnelle et je respecte cet univers qui fait rêver. Plus jeune, j'ai
				pété les plombs, mais je ne m'en suis pas rendu compte. Je faisais toutes les
				campagnes, j'ouvrais tous les défilés... D'un coup, on est la plus belle, la
				plus intéressante et on se laisse illusionner. Les gens vous mettent sur un
				piédestal et on répond à leur attente. Pendant presque deux ans j'ai été
				<I>la</I> nouvelle fille et puis après d'autres sont arrivées. Je me suis rendu
				compte que les gens ne m'aimaient pas pour moi, mais pour mon image. Vous devez
				correspondre aux critères de la saison. Il faut juste en prendre conscience
				pour ne pas en souffrir. J'ai eu la chance d'être bien entourée pour garder les
				pieds sur terre.</p>


<p class="spip">				<b><INTERTITRE>Ma famille et mes amis</INTERTITRE></b></p>

<p class="spip">				A New York, j'ai
				dû me créer une autre famille, que je n'ai jamais vraiment trouvée dans la
				mode, mais j'ai rencontré le père de mes enfants. Fonder une famille vers 19
				ans peut paraître jeune, mais j'en avais envie depuis longtemps. Vers 18 ans,
				je devais avoir 35 ans dans ma tête. En voyant mes amis d'enfance, je me
				rendais compte qu'on n'avait pas avancé de la même façon. Maintenant, je
				rajeunis à mesure que mes enfants grandissent ! Tout ce que je n'ai pas pu
				faire adolescente en étant mannequin, je le fais aujourd'hui avec mes fils. On
				traverse la France pour voir les volcans, on part à l'aventure...</p>


<p class="spip">				<b><INTERTITRE>Le dernier défilé d'Yves Saint Laurent</INTERTITRE></b></p>


<p class="spip">				Je n'avais jamais travaillé avec M. Saint Laurent et la maison m'a demandé
				d'ouvrir le dernier défilé à Beaubourg, en 2002. C'était un moment magique et
				très émouvant. J'ai porté la robe de mariée Poupée russe de 1965. Enfant, j'ai
				été marquée par le spectacle incroyable et la gaieté des défilés de Gaultier.
				Pour son premier défilé de haute couture en 1997, j'avais aussi la robe de
				mariée. J'étais tellement émue que je pleurais sous le voile... Au début, on me
				prenait pour une Anglaise, puis j'ai eu vite eu mon créneau de petite
				Française, de chic parisien. </p>


<p class="spip">				<b><INTERTITRE>Ma reconversion</INTERTITRE></b></p>


<p class="spip">				Avant d'être enceinte
				de mon deuxième fils, je me suis dit qu'il fallait que je passe à autre chose.
				Vers 16 ou 17 ans, on m'avait proposé des films, mais ça ne m'intéressait pas.
				A l'époque, j'étais une gamine et je voyais ça comme des devoirs d'école ! Vers
				21 ans, j'ai commencé à lire des pièces de théâtre et à prendre des cours à New
				York. J'ai vite ressenti le besoin de le faire en français. A 23 ans, je suis
				rentrée à Paris et je me suis inscrite aux Ateliers de l'Ouest, avec Steve
				Kalfa. Un jour, en jouant <I>Comédie des séductions,</I> d'Arthur Schnitzler,
				j'ai eu des frissons et ça a été une révélation. J'annulais mes boulots de mode
				pour suivre les cours.</p>


<p class="spip">				<b><INTERTITRE>Mon premier film</INTERTITRE></b></p>

<p class="spip">				J'ai tourné mon
				premier long-métrage, Bunker Paradise, à 25 ans. Comme j'y ai le premier rôle
				féminin, je suis allée voir le réalisateur, Stefan Liberski, pour lui demander
				s'il ne voulait pas commencer par un court-métrage parce que je n'avais jamais
				joué ! Finalement, je suis arrivée sur le tournage sans appréhension et tout
				s'est bien passé. Dans la mode, on donne son image, alors qu'au cinéma on doit
				montrer ce qu'on a à l'intérieur de soi pour faire vivre un personnage. Le mien
				dans ce film évoluait dans son petit monde fermé, et j'aime ce type de rôle
				très composé.</p>


<p class="spip">				<b><INTERTITRE>Paris, de Cédric Klapisch</INTERTITRE></b></p>

<p class="spip">				C'est magique
				d'être dans un film de Cédric, on s'attache aux personnages, c'est une
				expérience qui vient du coeur. J'y joue une bourge du XVIe plutôt
				rock'n'roll. Moi qui aime les coïncidences, ça m'a amusée de tourner à Rungis,
				car tous mes oncles du côté maternel travaillaient à la poissonnerie. Et puis
				Klapisch, c'est le cinéma de mon enfance, Le Péril jeune, Chacun cherche son
				chat, et il a tourné avec Belmondo, mon héros d'alors... A Chartres, il y avait
				deux cinémas. Mon premier choc a été Le Grand Bleu à 8 ans.</p>


<p class="spip">				<b><INTERTITRE>Mon tournage avec Raoul Ruiz</INTERTITRE></b></p>


<p class="spip">				Si dans la
				vie je suis très structurée, j'ai toujours aimé le cinéma qui fait rêver, à la
				Baz Luhrmann ou Tim Burton, plus que les films trop ancrés dans le réel. Dans
				le prochain Raoul Ruiz, je suis servie parce que je joue un vampire. On est
				parti en juillet dernier pour le Chili tourner cette histoire, avec Jean-Marc
				Barr et Elsa Zylberstein. Pour mon personnage, il s'est inspiré des vampires
				d'Amérique du Sud, avec des manifestations par des insectes, des
				apparitions-disparitions. Chaque jour, c'était la surprise, il rajoutait des
				choses, un peu comme un peintre sur une toile. Mon rêve, c'est de jouer une
				Gypsie ou une folle dans un film de Kusturica... </p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_8502</guid>
    <author>Propos recueillis par Anne-Laure Quilleriet </author>
    <pubDate>Mon, 03 Mar 2008 16:55:27 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton8502.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[Rencontre]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Le mystère Margiela]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Saga/Le-mystere-Margiela8509</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x200_arton8509.jpg" /><br /><br /><p class="spip">				 Son nom ne résonne pas forcément auprès du grand public,
				ses vêtements évitent trop le spectaculaire pour apparaître un jour au JT, mais
				il est incontournable dans la mode contemporaine. De ceux que citent ses pairs
				comme référence et avec déférence. De « modernité » en « radicalité », en
				passant par « ingéniosité », les concepts les plus flatteurs pleuvent sur
				Martin Margiela comme les roses aux pieds d'une diva un soir de dernière. Ce 20
				janvier, par exemple, la vénérable Suzy Menkes, du Herald Tribune, écrivait à
				propos de la nouvelle collection hommes MMM : « La force de Margiela, c'est
				qu'il a une vraie vision. » Olivier Saillard, historien de la mode, estime pour
				sa part que « Martin Margiela a d'ores et déjà sa place dans l'histoire de la
				mode : il a changé le rapport au vêtement et au processus de création. » </p>


<p class="spip">				Voilà : une aura quasi mythique, limite mystique, entoure ce
				monsieur MM, dont la maison fête cette année ses 20 ans. Le talent y est
				évidemment pour beaucoup : maîtrise et épure de la coupe, sens de la matière
				(notamment dans le travail de recyclage de vêtements chinés aux quatre coins de
				la planète), aptitude à coupler raffinement et fonctionnalité, percées
				ludiques... Le diplômé de la prestigieuse Académie des Beaux-Arts d'Anvers a
				retenu l'attention dès 1988, année où il fondé sa propre enseigne après trois
				ans d'assistanat chez Gaultier. Et sa collaboration avec Hermès, dont il a tenu
				la ligne femme de 1997 à 2003 tout en développant sa marque, a achevé de
				convaincre jusqu'aux sceptiques : l'« expérimental », voire « marginal »
				Margiela s'est avéré apte au dialogue, y compris avec le chic quasi
				institutionnel, sans pour autant mettre un mouchoir sur son originalité.
				Champagne et respect !</p>


<p class="spip">				Mais c'est aussi que Margiela réussit le tour de force d'être
				celui dont tout le milieu parle, mais que personne n'entend ni ne voit, du
				moins publiquement. Pas de salut final en clôture de défilé, pas d'interview en
				tête-à-tête (on peut soumettre des fax, auxquels répondront des fax émanant de
				la Maison Martin Margiela), pas même de photo de lui : depuis quinze ans, c'est
				tout bonnement l'homme invisible. A peine sait-on que, né à Genk (Belgique) en
				1957, il tutoie la cinquantaine, qu'il porterait beau, « grand et charismatique
				», et qu'il vit entre Paris et l'Italie, où sont fabriquées la plupart de ses
				créations... L'entreprise d'autodisparition médiatique va jusqu'à l'absence de
				logo sur les vêtements, dont les informelles étiquettes blanches n'affichent
				que des numéros (de 0 à 23), selon les lignes dont ils relèvent... Bref, Martin
				Margiela, c'est l'antishow absolu et résolu à l'heure où il est possible de
				suivre quasi en temps réel le régime macrobio de tel créateur ou les
				soubresauts amoureux d'un président de la République. Jean-Jacques Picart,
				consultant mode et luxe incontournable sur la place de Paris, fait remarquer
				que « même Azzedine Alaïa, qui pratique depuis quelques décennies une
				marginalisation certaine, ne rechigne pas à une médiatisation de lui-même et de
				sa démarche de création, à condition d'une supervision maximale ».</p>


<p class="spip">				Un ovni, MM ? Il y a bel et bien une planète Margiela, dont
				l'épicentre est au demeurant assez facile à localiser : 3 000 mètres carrés en
				plein coeur de Paris. Mais attention, d'emblée, Martin Margiela marque sa
				différence. Ici, au 163, rue Saint-Maur, dans le Xie arrondissement, on se
				trouve dans la partie « popu » de la capitale, loin de la plupart des QG de
				couture. A l'intérieur, l'impression se confirme : point d'ors, point
				d'antichambre feutrée, on s'annonce auprès d'une sorte de baraque à frites
				comme sortie d'un film de Kaurismäki. Tout est blanc, murs, mobilier recouvert
				de tissu, et même cartes de visite (traumatisme oculaire assuré, malgré
				l'impression en relief). Et, bientôt, ce sont des personnes en blouse immaculée
				qui s'approchent pour expliquer aimablement le pourquoi du comment de tel ou
				tel vêtement : un instant, on entrevoit notre lobotomie par une bande de
				savants fous mais souriants... Après tout, ces gens (70 au total, 30 ans en
				moyenne) ont la réputation de fonctionner un peu comme une secte : ils
				s'affirment tous égaux, à savoir chacun étant reconnu pour ses qualités propres
				(de l'artistique à l'administratif), sans personnalisation du pouvoir ; et ils
				disent « on », pas « je ». </p>


<p class="spip">				Alors quoi ? Est-ce de l'art ou du cochon ? Une vraie
				philosophie ou une stratégie ? La chose peut faire utopie égalitariste à deux
				sous, et on fera remarquer qu'au bout du compte le silence de Martin Margiela
				devient assourdissant et a l'effet boomerang de l'ériger en gourou, de faire
				grand cas de sa personne. En même temps, l'option s'avère à la fois
				rafraîchissante et efficace : débarrassé de ce qu'Olivier Saillard appelle la «
				tendance à fabriquer du fantasme sur l'unique personnalité du créateur », on
				s'en remet effectivement au vêtement - qui est, lui, très disponible, visible,
				palpable, et qui nous est volontiers décrypté, jusque dans ses moindres détails
				(l'intention, le processus de réalisation). Un retour à l'essentiel, en somme.</p>
				

<p class="spip">
				D'aucuns objecteront qu'il y a de la poudre aux yeux ou du
				snobisme dans l'air. « Nébuleux » et « prétentieux » sont des qualificatifs qui
				pendent régulièrement au nez de MMM. Décryptage de Jean-Jacques Picart : «
				Difficiles à appréhender par le commun des consommateurs, les partis pris, les
				codes, le vocabulaire et la paradoxale non-communication de Martin Margiela
				génèrent une sorte de sentiment d'exclusion en même temps qu'ils rassemblent en
				une famille, une espèce de clan d'initiés qui se sentent ainsi différents et
				valorisés. » Sans compter que les prix MMM présupposent eux aussi une clientèle
				de privilégiés... Pas seulement les intellos adeptes de l'understatement
				vestimentaire. Certes, l'arty est bien représenté parmi sa clientèle people
				(Romain Duris, Matthieu Amalric, François Ozon, Asia Argento, Cate
				Blanchett...), mais du « lourd » succombe aussi : Brad Pitt, Justin Timberlake
				(grand fan)... Jusqu'à Puff Daddy et Kanye West. Loin d'oeuvrer forcément
				« en rupture », Margiela réinvestit à sa manière le patrimoine. Olivier
				Saillard fait d'ailleurs remarquer que « la manière dont il archive ses propres
				vêtements relève d'une muséographie de la création ».</p>


<p class="spip">				Et ça marche. Avec constance, MMM dément l'étiquette « ghetto
				conceptuel » en gagnant très concrètement du terrain : plus de lignes (11 à ce
				jour), plus de boutiques en nom propre (14 à travers le monde) - plus de
				clients. Le mouvement s'est franchement accéléré depuis 2002 et le rachat par
				l'Italien Renzo Rosso, le flamboyant patron de la holding OTB (Only The Brave,
				également propriétaire de Diesel, Dsquared, Sofia Kokosalaki...). A l'époque,
				d'aucuns haussèrent les sourcils, soupçonnant une alliance du type carpe et
				lapin. Depuis, le murmure est flatteur. Du côté de MMM, on ne se rengorge pas,
				tout en se prévalant d'avoir réussi à « développer la marque sans trahir la
				philosophie de la maison : il y a huit ans, on stagnait et on s'axphyxiait dans
				un fonctionnement claustrophobe, en refusant tout contact avec les médias, en
				s'arrangeant pour que nos boutiques soient introuvables ; depuis, on s'ouvre ».
				Le mouvement est censé se maintenir, voire prendre de l'ampleur : outre
				d'autres ouvertures de boutiques (dont une, ce printemps, à Moscou), il est
				question de plus d'accessoires, et, surtout, d'un parfum. Sachant qu'en 2008 la
				maison, qui veut rester « familiale », table sur un chiffre d'affaires de 70
				millions d'euros et souhaite passer du stade de l'investissement-développement
				à celui des bénéfices. Une preuve de plus que, loin d'être stratosphérisée, la
				planète Martin Margiela a bien les pieds sur terre.</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_8509</guid>
    <author>Louise Witt </author>
    <pubDate>Mon, 03 Mar 2008 15:59:36 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton8509.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[Saga]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Art et mode, l'amour fou !]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Mode/Art-et-mode-l-amour-fou8505</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x195_arton8505.jpg" /><br /><br /><p class="spip">				Soit un sac Chanel à l'échelle XXL, où l'on pénétrerait
				comme par effraction avant d'y vivre un puissant tremblement de terre...
				artistique. La proposition n'est pas à vendre, mais à vivre. Elle est
				l'oeuvre de Zaha Hadid, star de l'architecture, sollicitée par la maison
				de mode pour réinterpréter son sac mythique, le 2.55, le rendre hypermoderne et
				créatif, donc encore plus désirable. L'architecte a dessiné un immense cocon
				sensuel en acier, empli d'oeuvres contemporaines signées d'une vingtaine
				d'artistes - et pas des moindres, de Fabrice Hyber (lire l'encadré) à Sophie
				Calle, Araki ou Yoko Ono. Cette capsule nommée « Mobile Art » se posera ce
				printemps sur le toit d'un parking à Hongkong, puis au Japon et à New York,
				avant d'atterrir à Paris en 2010. « Je suis sidéré que Chanel ait eu l'audace
				d'accepter cette exposition utopique et même complètement dingue », confie
				Fabrice Bousteau, rédacteur en chef de Beaux-Arts et commissaire du projet. On
				ne m'a refusé aucune oeuvre en grinçant : "Ce n'est pas très Chanel..." »
				Pourtant, certaines, tels les pistils sexués et les chaînes de bondage (en cuir
				et métal façon Coco) signées Araki, catapultent un décalage assez rock'n'roll
				dans l'univers feutré de la marque au double C. Faisons confiance aux as du
				marketing, qui sévissent ici comme ailleurs : la griffe a bien sûr beaucoup à
				gagner en bousculant son image avec élégance. Sans prendre trop de risques :
				tous les artistes invités (gratifiés d'« honoraires généreux », selon Fabrice
				Bousteau) sont déjà consacrés et cotés...</p>


<p class="spip">				Le constat est frappant : depuis quelques mois - quelques années
				pour les plus convaincues - toutes les maisons de mode ou presque caressent des
				rêves d'art contemporain. Hermès a créé à l'automne dernier la H Box, spoutnik
				nomade et facétieux présentant des oeuvres de vidéastes internationaux,
				posé au Centre Pompidou avant de gagner le Musac en Espagne, la Tate Modern à
				Londres, etc. Louis Vuitton, qui a ouvert son espace d'exposition en 2006 sur
				les Champs-Elysées, veint d'inaugurer Orients sans frontières, réflexion sur le
				territoire menée par une dizaine de plasticiens orientaux, sur une scénographie
				d'India Mahdavi (à voir jusqu'au 27 avril). Parallèlement aux expositions de
				son espace, la maison Vuitton collabore depuis plus de dix ans avec des
				artistes contemporains, Arman, César, plus récemment Richard Prince et surtout
				le Japonais Takashi Murakami, qui customise des sacs avec un succès commercial
				incontesté - mais non sans critiques... (lire l'encadré). Sans compter des
				dizaines de projets de moindre envergure faisant s'entrechoquer vocabulaires
				stylistique et artistique, tel Subtil Textile à la Galerie des galeries
				(Lafayette) - où huit créateurs exposent leurs oeuvres créées en écho à
				des marques de mode - ou encore Lacoste invitant des plasticiens berlinois à
				revisiter son polo...</p>


<p class="spip">				Plus que jamais, la mode cherche un souffle neuf chez les
				artistes. L'inclination n'est pas nouvelle. Au début du siècle dernier, dans
				les années fastes de la couture - quand le prêt-à-porter n'existait pas et que
				seul le sur-mesure habillait les élégantes - les liens étaient presque naturels
				entre beaux-arts et couturiers. A Paris, dès les années 1920, il n'est pas rare
				qu'un peintre soit engagé par un grand nom de la mode. Certains « couples »
				sont restés célèbres, Paul Poiret et Raoul Dufy, Jeanne Lanvin et Armand
				Rateau, Madeleine Vionnet et Thayaht, Gabrielle Chanel et les peintres russes
				(dont Iliazd) ou Schiaparelli et Dali. </p>


<p class="spip">				Chaque fois, leur collaboration sert le désir du couturier
				d'insuffler à sa mode l'esprit des mouvements esthétiques contemporains. En
				1935 et 1936, Dali dessine pour « Schiap » plusieurs modèles surréalistes, tel
				le tailleur-bureau aux poches à tiroir, le chapeau-soulier ou la robe-homard,
				Dali ayant renoncé, dit-on, à la mayonnaise... Un peu plus tôt, dans les
				cercles dada (notamment chez Tzara) et chez la Russe Sonia Delaunay, le
				vêtement sert de support matériel à un nouveau champ d'investigation poétique.
				Quant à la décoration des boutiques, aujourd'hui souvent signée d'une grande
				patte de l'art, ce n'est pas non plus une révolution : Dali, encore lui,
				conçoit les vitrines du magasin new-yorkais Bonwitt-Teller en 1939 sur le thème
				de Narcisse avec, entre autres délires, une baignoire nimbée de fourrure
				blanche...</p>


<p class="spip">				Si ces liens se sont ensuite affadis, dilués dans la banalité du
				prêt-à-porter, ils renaissent plus que jamais sous l'impulsion des maisons de
				luxe, désireuses de se démarquer en rappelant leur créativité et leur caractère
				d'exception. Entraîner des plasticiens, des peintres ou des vidéastes dans leur
				sillage doit montrer leur capacité à comprendre leur époque, ses soubresauts et
				ses emballements. Les passerelles entre les deux mondes essaiment à tous les
				niveaux, mécénat, commandes, fondations (celle de François Pinault au palazzo
				Grassi à Venise, la Fondation Prada à Milan, le musée Max Mara à Reggio Emilia,
				la marque ayant aussi initié le Max Mara Art Price for Women...). Louis Vuitton
				a annoncé le lancement de sa Fondation pour la création en 2010, dessinée par
				Frank Gehry et sise au Jardin d'acclimatation. Chez Hermès, on avoue aussi «
				penser à une fondation pour rassembler ce qu'on a fait depuis vingt ans ». «
				Les relations avec les artistes sont génétiquement évidentes », commente
				Pascale Mussard, codirectrice artistique, qui reconnaît que la maison gagne,
				dans cet échange, « largement autant qu'elle y donne ». Hermès a développé un
				réseau de galeries dans le monde entier (la Verrière à Bruxelles, le Forum à
				Tokyo, l'Atelier à Séoul...) où sont exposées des pointures, Daniel Buren,
				Philippe Ramette, Guy Le Querrec, etc. « Nous offrons aux créateurs une liberté
				totale, un nouveau public et une capacité à faire de la publicité, alors que,
				souvent, les musées n'en ont pas les moyens, argumente Pascale Mussard. Dans
				notre recherche d'étincelles permanente, on est souvent plus qu'exaucés ! »
				Car, la codirectrice artistique en convient, le but pour la maison est
				d'échanger, donc de se nourrir aussi : « Le mécénat induit un lien financier
				qui pourrait provoquer une domination. Or ce n'est pas du tout le cas. Celui
				qui apporte, c'est l'artiste ! »</p>


<p class="spip">				Bruno Pavlovsky, président des activités mode Chanel, est encore
				plus décomplexé sur le sujet. Pour lui, l'art contemporain est avant tout « un
				moyen de communication comme un autre ». Depuis une dizaine d'années, la maison
				- notamment par le biais de son département de haute joaillerie - magnifie la
				mise en scène de ses collections avec des artistes, dont Pierrick Sorin, Ingo
				Maurer, Xavier Veilhan... « L'art est un outil d'image pour la marque, résume
				Bruno Pavlovsky, au même titre qu'un défilé ou qu'un film [NDLR :
				publicitaire], comme celui réalisé par Baz Luhrmann pour le parfum N° 5. C'est
				un mécénat moderne. Dans le Mobile Art, même si on les a laissés totalement
				libres, les artistes sont au service de Chanel ! On ne vend pas directement
				avec ça, mais on nourrit notre griffe pour les dix prochaines années. » Coût du
				projet ? Top secret, mais « ni plus ni moins qu'une opération de communication
				majeure ».</p>


<p class="spip">				Même le mécénat culturel classique le plus « pur et dur » sert
				un objectif d'image. Alain-Dominique Perrin, pionnier ayant créé la Fondation
				Cartier pour l'art contemporain dès 1984, en convient. « L'influence symbolique
				de la fondation sur la marque est extraordinaire. La fondation - reconnue comme
				une institution culturelle internationale, avec des artistes tels que Matthew
				Barney ne souhaitant exposer que chez nous - donne à Cartier une image sacrée,
				respectée », poursuit-il. « Le but de toutes ces initiatives, de cette symbiose
				entre art et mode, est de rendre le produit de luxe encore plus désirable
				socialement en l'associant à ce qu'il y a de plus exclusif, de plus sélectif
				voire d'aristocratique aujourd'hui : l'art », décrypte Alain Quemin,
				sociologue, spécialiste de l'art contemporain. Assurément, donc, les maisons
				ont beaucoup à y gagner... Mais les artistes ? « Tout autant ! » s'exclame
				Grégoire Billault, vice-président de Sotheby's France et directeur du
				département art contemporain de la maison de vente. « Bien sûr, il y aura
				toujours des Cassandre pour se lamenter sur le fait que l'art sorte des musées,
				poursuit-il. Mais il a besoin d'argent et de liberté, or les marques et leurs
				fondations privées offrent des moyens et une réactivité formidable, sans
				rouages administratifs. » « L'art, c'est déjà de la publicité, provoquait
				Warhol. La Joconde aurait pu servir de support à une marque de chocolat, à
				Coca-Cola ou à tout autre chose. » A quand Mona « Chanel-Lisée » ? </p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_8505</guid>
    <author>Katell Pouliquen </author>
    <pubDate>Mon, 03 Mar 2008 10:52:14 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton8505.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Kenzo fête vingt ans de sent-beau]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Parfums/Kenzo-fete-vingt-ans-de-sent-beau7709</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x117_arton7709.jpg" /><br /><br /><p class="spip">				Des volutes bariolées, des fleurs stylisées,  des inscriptions <I>peace and love</I> tracées à la main : Patrick Guedj, directeur artistique de <b>Kenzo</b> Parfums, a fait une véritable plongée dans les années hippies pour concevoir les emballages du dernier-né de la maison, Vintage Edition. Mais est-il bien raisonnable de proposer quatre boîtes différentes pour un seul et même parfum, lequel, qui plus est, ne restera à la vente que quelques mois, puisque c'est une série limitée ? « Peu importe, répond Odile Lobadowsky (qui dirige l'entreprise), nous nous devions à la fois de marquer le coup, pour célébrer nos vingt ans d'existence, et, surtout, de continuer à jouer l'audace et la fantaisie. Deux cartes qui nous ont plutôt réussi jusqu'ici. »</p>


<p class="spip">				Ce nouvel opus, très musqué, qui mêle fève tonka et fleur d'héliotrope - bref, un rien baba cool - est-il promis au succès ? Dans l'itinéraire du créateur de la marque, <b>Kenzo Takada</b>, on sait que la prise de risque a souvent été gagnante. Quand il présente son premier show, le 14 avril 1970, en marge de la haute couture, les quelques jeunes filles qui défilent pour lui dans des robes d'une incroyable fraîcheur, mélange de couleurs et d'imprimés, contrastent avec tout ce qui se fait alors. La journaliste Claude Berthod écrira dans le Elle de l'époque : « De même que, dans son pays, on fabrique un bouquet avec trois branches de cerisier et une heure de prière, il sait inventer avec 3 mètres de coton et un morceau de galon des robes fleurs comme il n'en avait jamais poussé à Paris. » En quelques mois, le jeune Japonais qui ne parle pas le français impose son style décalé. Il peint lui-même les murs de sa première boutique, dans la galerie Vivienne, d'une immense fresque dans l'esprit du Douanier Rousseau. C'est le début d'une belle saga de mode, où le parfum, lui, ne trouve pas tout de suite sa place...</p>


<p class="spip">				A la fin des années 1970, le styliste décide en effet de lancer une première fragrance chyprée. Le nom qu'il a choisi, King Kong, lui vaut dans l'instant un procès des ayants droit du film... Qu'il perd, et qui lui fait arrêter la diffusion de ses flacons. Le créateur en sera sans doute profondément meurtri, car il faudra presque une décennie avant qu'il revienne au parfum. C'est en juin 1988 que <b>Kenzo</b> se lance pour de bon dans l'aventure avec <b>Kenzo,</b> Ça sent beau, un floral fruité. Le visuel publicitaire est encore dans bien des mémoires. Cette petite fille qui se penche sur un flacon géant est une révolution, à l'époque où tous les parfums féminins doivent, selon les lois du marketing, s'incarner dans une consommatrice. L'équipe de<b> Kenzo Takada</b> n'est pas convaincue, mais le couturier tient bon. Cette ambiance Alice au pays des merveilles est en vérité la simple traduction du conte de fées qu'il a vécu avec le flacon. La petite histoire raconte en effet que c'est en visitant l'atelier du sculpteur Serge Mansau (à qui il a commandé l'objet) qu'il avise un galet sur le bureau de l'artiste. En discutant avec lui viendra l'idée de poser sur cette forme lisse et minérale un bouchon végétal en forme d'anémone. Une floraison magique, digne d'un récit des frères Grimm.</p>


<p class="spip">				Ce courant d'audace va très vite devenir la marque de fabrique des fragrances <b>Kenzo</b>. Son premier parfum masculin, en 1991, innove ainsi en proposant, dans son flacon en forme de bambou bleuté, une note iodée, inédite en parfumerie. Ce sillage frais et très aquatique inspirera par la suite d'autres maisons, comme Calvin Klein, Issey Miyake ou Giorgio Armani,  lequel en fera un best-seller avec son  Acqua di Gio.</p>


<p class="spip">				Quand <b>Kenzo</b> revend la maison de couture qu'il a fondée, à la fin des années 1990, plus d'une dizaine de parfums ont déjà vu le jour sous sa griffe. C'est à Odile Lobadowsky, qui travaille à ses côtés depuis plusieurs années, que revient la tâche de faire vivre et prospérer la division parfums de la maison. Mission vite accomplie, car, en lançant en l'an 2000 <b> <i>Flowerbykenzo,</i> </b> elle bouscule véritablement le monde de la parfumerie. Le jus, à la fois floral, frais et poudré, est un délicieux mélange de rose, de vanille et d'opoponax, mais ce sont d'abord les flacons qui retiennent l'attention. « Nous avions en effet décidé de lancer d'un seul coup le même parfum dans trois contenants différents », raconte-t-elle. Serge Mansau lui dessine alors une création spectaculaire : des tiges de verre plus ou moins hautes, où s'épanouissent en transparence des coquelicots à plusieurs stades de leur floraison. « Je voulais cette fleur, qui, bien qu'inodore, a toujours été l'une des préférées de M. <b>Kenzo</b>. Et puis j'aimais sa fragilité, sa lumineuse poésie. » En créant ce « bouquet de flacons », la maison rencontre un succès qui ne se démentira pas. Aujourd'hui encore, <b> <i>Flowerbykenzo</i> </b> représente à lui seul un tiers des ventes de la marque. Et, pour le faire connaître à travers le monde, des champs entiers de coquelicots de papier sont régulièrement installés, sur le parvis de Beaubourg, à Paris, ou sur la place Rouge, à Moscou.</p>


<p class="spip">				Il semblait difficile de rééditer le succès des trois flaconnages pour un même parfum, c'est pourtant la prouesse qu'a réalisée <b> <i>Kenzoamour,</i> </b> lancé il y a deux ans. Les flacons, conçus par le designer Karim Rashid, n'ont cette fois rien de bucolique, ce sont des formes abstraites et vivement colorées. A l'intérieur de ces oeuvres d'art, qui ressemblent à des sculptures de Brancusi, la première grande création d'une jeune parfumeuse, Daphné Bugey. Celle-ci s'est inspirée d'un voyage qu'elle avait effectué avec son amoureux en Asie, et a revisité les souvenirs qu'elle gardait des offrandes des temples balinais : les odeurs suaves et mêlées du riz, des fleurs de frangipanier et de l'encens... La preuve, en quelques gouttes, que la saga des parfums <b>Kenzo</b> continue de s'inscrire dans l'émotion. </p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_7709</guid>
    <author>Guillaume Crouzet </author>
    <pubDate>Fri, 22 Feb 2008 16:16:59 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton7709.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[Parfums]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[YSL fète ses 30 ans de beauté]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Mode/YSL-fete-ses-30-ans-de-beaute7446</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x404_arton7446.jpg" /><br /><br /><p class="spip">				 <i>« Il manquait un visage à la femme que j'habille. »</i> Dans
				la lignée des grands noms de la couture, comme Dior et Chanel avant lui, {{Yves
				Saint Laurent}}, l'amoureux des couleurs, s'est donc penché sur les fards, leur
				composition, leur sens et leur application, pour donner naissance, en 1978, à
				sa propre collection de maquillage. A l'image de ses vêtements, il reste dans
				le monde de la beauté le créateur de toutes les audaces. Avec un talent qui a
				élevé les petits écrins dorés griffés <b>YSL</b> au rang d'incontournables.</p>


<p class="spip">				Mars 1978. Une femme aux lèvres rouge vif et aux ongles laqués
				tient une rose épanouie entre les dents. C'est la photo du premier « look » du
				créateur, comme on appelle en maquillage le visage incarnant la tendance forte
				de la saison. Et il contient déjà tous les codes de la maison parisienne : une
				grande sophistication, un parti pris de couleurs fortes et un soupçon de
				provocation. Quant à la gamme des produits, elle présente dès son lancement,
				organisé chez Maxim's le 18 mars, 80 références, toutes parées de ces boîtiers
				précieux aux angles vifs, aux bases carrées et aux volumes épurés quasi
				inchangés depuis trente ans. Le déclic à l'ouverture, les poils des pinceaux en
				poney, l'épaisseur du verre des flacons : chaque élément a été soigneusement
				étudié pour inspirer le luxe dans le moindre détail. {« Les prix, au départ,
				étaient d'ailleurs très élevés : à peu près le double de ce que proposaient
				d'autres maisons de luxe comme Dior »}, souligne Yannick Vaudry, international
				make-up artist chez <b>YSL</b> Beauté, présent dans la maison depuis 1984.</p>


<p class="spip">				Roses indiens, verts émeraude, bleus vifs, les teintes rompent
				avec les tons classiques de l'époque, souvent irisés, peu intenses, et
				difficiles à appliquer. {« Ce maquillage était très pigmenté et d'une qualité
				exceptionnelle, raconte Katoucha, ancienne top-modèle et égérie d'{{Yves Saint
				Laurent.}} Chaque année, les mannequins choisissaient ce qu'elles voulaient,
				recevaient leur stock personnel et n'utilisaient que cela. J'ai gardé jusqu'à
				aujourd'hui le style Saint Laurent, avec les yeux charbonneux et une bouche
				très rouge. Quant au maquilleur de l'époque, José Luis, je me souviens qu'il
				nous recourbait les cils avec une cuillère. Il avait des méthodes d'application
				bien à lui. »} Ce <I>make-up artist</I> chilien avait été en effet été choisi
				pour mettre au point une technique propre à la marque. {« Elle consistait à
				tracer un contour au crayon noir, une sorte de goutte qui commençait au ras des
				cils et s'étendait vers l'extérieur de la paupière et qu'il estompait à la
				verticale, explique Yannick Vaudry. Il posait ensuite l'ombre à paupière façon
				oeil de biche exagéré, en remontant très haut vers le coin externe de
				l'arcade sourcilière. »} Aujourd'hui, ce regard étiré à l'infini nous renvoie
				immédiatement aux années 1980. Ce fameux tracé de crayon évoluera d'ailleurs
				beaucoup au cours des deux décennies suivantes.</p>


<p class="spip">				Certains thèmes, chers au couturier, ont en revanche traversé le
				temps. Le rose, d'abord, sur tous les tons, du plus romantique au <I>shocking
				pink,</I> qui reste à tout jamais attaché à son nom depuis la sortie, en 1978,
				d'un rouge à lèvres fuchsia qui fit scandale auprès des mères de bonne famille.
				L'exotisme, ensuite, de l'Afrique à l'Orient, en passant par les îles, qui
				inspire des contrastes osés, comme l'explosive association du turquoise et du
				violet. Mais ces audaces visuelles n'auraient pas été imaginables sans progrès
				techniques. Terry de Gunzburg (qui préside aujourd'hui aux destinées de sa
				propre marque) fut à l'origine d'une série de grands best-sellers de la maison.
				Succédant à José Luis en 1986 à la direction artistique du maquillage {{Yves
				Saint Laurent}}, elle lance six ans plus tard le fameux Touche Eclat. Depuis, ce
				stylo-pinceau délivrant la juste quantité d'un fluide illuminateur ne cesse
				d'être copié par les concurrents. Plus qu'un outil, ce correcteur inaugure une
				petite révolution cosmétique. Désormais, c'est la lumière délivrée par les
				pigments et non le pouvoir de couvrance de la texture qui joue à dissimuler
				ombres et défauts. En 1994, c'est au tour du Rouge Pur de faire un tabac, un
				rouge à lèvres crémeux aux coloris intenses qui allie soin et tenue ; en 1998,
				le fond de teint à la texture élastique baptisé Teint singulier lisse et galbe
				la peau en laissant un léger voile poudré à sa surface tandis que le mascara
				Volume effet faux cils tient les promesses annoncées dans son nom. Il se place
				d'ailleurs aujourd'hui au deuxième rang des produits de la marque les plus
				vendus dans le monde... après Touche Eclat, dont un exemplaire part toutes les
				quinze secondes.</p>


<p class="spip">				Aux recherches de couleurs et de textures succèdent des
				innovations de geste. C'est l'ère Linda Cantello, maquilleuse anglaise dont le
				talent a séduit Tom Ford, qui vient d'arriver aux commandes de la mode. Elle
				crée en 2004 Touche Blush, une poudre contenue dans un petit pot transparent
				qui, grâce à une simple pression sur la joue, passe à travers une douce
				houppette pour venir se déposer directement sur la pommette. Puis Lip Twins, un
				rouge à lèvres dont on tire un petit stylet-pinceau et qui propose, en plus
				d'un miroir intégré, deux couleurs dans le même écrin.</p>


<p class="spip">				Aujourd'hui, Val Garland, nouvelle conseillère artistique pour
				le maquillage, apporte sa touche à la grande saga de la beauté {{Yves Saint
				Laurent}}. Pour le printemps, elle a imaginé une palette Pop qui s'ouvre sur un
				motif floral. Sur le fard, le mot « love » s'inscrit en lettres roses. Comme
				pour poursuivre cette histoire d'amour unissant le grand visionnaire de la mode
				à toutes les femmes qui ont fait de l'audace un style à part entière.
</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_7446</guid>
    <author>Louise Prothery </author>
    <pubDate>Fri, 15 Feb 2008 17:37:01 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Connaissez-vous Proenza Schouler ?]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Mode/Connaissez-vous-Proenza-Schouler6189</link>
    <description><![CDATA[<br /><br /><p class="spip">L'un, Lazaro Hernandez, petit brun nerveux, débarquait tout juste du salon de coiffure latino de sa mère, immigrée cubaine de Miami. L'autre, Jack McCollough, brun racé aux yeux azur, venait d'atterrir de San Fransisco, quittant une famille Wasp de banquiers. Le choc des cultures et le coup de foudre amical eurent lieu un soir à New York, dans un bar lesbien. Les deux venaient de s'installer à Manhattan pour suivre les cours de la Parsons School of Design, une école de stylisme. « C'était en 1998. On avait 19 ans. On ne s'est plus quittés, commentent-ils à deux voix. Au fil de nos quatre années d'études, nos créations se ressemblaient de plus en plus, et nous avons fini par signer à quatre mains notre collection finale. Nous avons la même vision de la mode, attirés par la French Couture du milieu du siècle dernier, Coco Chanel, Christian Dior, Cristobal Balenciaga, Elsa Schiaparelli... Mais nous sommes aussi des enfants des années 1990, marqués notamment par le grunge de Kurt Cobain... » Ce sens des contrastes, qui leur fait mêler élégance et sophistication couture avec des inspirations très street - skate et surf parfois ! - leur vaut depuis le début le soutien fervent du milieu. Leur collection commune de fin d'année à Parsons, en 2002, est directement achetée par Barneys, le grand magasin chic de l'Upper East Side. « Proenza Schouler », griffe choisie en accolant les patronymes de jeune fille de leurs mères, est né. Depuis, le tourbillon ne s'est pas démenti. « Great expectations for Proenza Schouler », titrait Suzy Menkes dans l'International Herald Tribune en septembre dernier...</p>


<p class="spip">Le duo venait juste de livrer sa collection printemps-été 2008 lors d'un défilé très applaudi au Park Avenue Armory, un musée militaire à New York. Ceinturées de cuir et casquées comme des hussardes en campagne, les mannequins y paradaient avec panache, dans une ambiance rigoureusement chic. Leur silhouette de l'été, flattée par une taille sanglée, fait la part belle aux jambes, interminables - the longer, the better, comme on dit outre-Atlantique... Sur des robes très structurées se posent des gilets d'officier et des corsages taillés dans du chanvre rude, contrastant avec des étoffes légères et esquissant une féminité tout en nuances. Un passage plus tribal suivait, avec un thème de zébrures noires et blanches, avant une spectaculaire robe en feuilles d'or soyeuses. Saison après saison, leur vocabulaire personnel se sophistique et se précise, de plus en plus mature, cousu de détails et de proportions immédiatement reconnaissables.</p>


<p class="spip">« Pour élaborer nos collections, nous dessinons chacun de notre côté, allons en bibliothèque faire des recherches et accumulons les références visuelles dans des carnets d'inspiration, patchworks de photos, collages, dessins, croquis... Puis on confronte nos idées en d'incessants allers-retours créatifs, résume Lazaro. Je peux avoir une intuition de blanc, Jack de noir. Ensemble, on opte pour du gris ! » « Seul, chacun de nous ne serait pas aussi fort, complète Jack. Notre duo est enrichissant, car il est fondé sur des différences quasi irréductibles. On est tous les deux américains, mais avec des références si éloignées qu'on n'aurait sûrement pas été copains au lycée ! » Jack, ado rebelle en dreadlocks, grandit au Japon avant de rejoindre l'Amérique ; il a gardé de sa période hippie quelques stigmates aux avant-bras, dont un impressionnant tatouage de mante religieuse. Quant à Lazaro, fils unique élevé dans les jupes de sa mère, c'est planqué dans le beauty salon maternel qu'il observait les brushings outranciers des clientes tout en lisant le Harper's Bazaar, Vogue, Elle... : « Leurs images de supermodels, leurs photos d'Irving Penn me fascinaient, et me semblaient relever d'un monde irréel, quasi fantastique. Ce n'est qu'arrivé à New York que j'ai réalisé que cet univers féerique existait dans la rue ! » « Ma mère, qui voulait que je sois médecin, avocat ou architecte, continue à m'appeler dix fois par jour pour vérifier que j'ai bien mangé », confesse encore Lazaro, éclatant d'un rire sonore. N'empêche, c'est grâce à cette mama si possessive que, étudiant à Parsons, il a rencontré... Anna Wintour, la très réfrigérante et tout aussi puissante rédactrice en chef du Vogue américain. Elle allait accélérer de façon fulgurante la carrière du duo.</p>


<p class="spip">« J'étais à l'aéroport de Miami, en partance pour New York, quand j'ai vu qu'elle montait dans le même avion que moi. J'ai juste eu le temps de chuchoter à ma mère : "C'est Anna Wintour !" Mama m'a fait promettre de ne pas débarquer sans avoir pris contact avec elle. » A la papesse de Vogue, il griffonne donc, sur un misérable petit bout de nappe, rien de moins qu'une imploration : « Je cherche un stage. Vous pouvez m'aider. » Deux semaines plus tard, il décroche son premier job chez le styliste Michael Kors, et son acolyte Jack chez Marc Jacobs. On connaît la suite... En 2007, Proenza Schouler a noué une collaboration éphémère avec Target, marque américaine très grand public. « C'était passionnant de viser une autre partie de l'échelle sociale. Beaucoup de nos amis sont des nobodies, des anonymes, et tous se sont jetés sur cette collection ! » Depuis le succès, Jack et Lazaro se découvrent aussi de nouveaux amis bien plus paillettes. Kirsten Dunst, Chloë Sevigny ou Demi Moore, des inconditionnelles, classent les premiers rangs de leurs défilés parmi les plus hauts en glamour. Eux savourent, se contentant de glisser qu'ils aiment habiller « les filles mystérieuses »... Leur marque vient d'être rachetée, à 45 %, par le Valentino Fashion Group, leur offrant une liberté financière nouvelle. Proenza Schouler bénéficie désormais des réseaux du groupe Valentino (dont le plumassier Lemarié) et de ses conseils stratégiques. Leur collection de chaussures va s'élargir, une ligne de lunettes sortira ce printemps, en attendant une première série de sacs en septembre et une boutique à New York l'an prochain...</p>


<p class="spip">Malgré cette frénésie, Jack et Lazaro, installés dans leur atelier de Chinatown, où résonnent New Order et Joy Division, prennent encore le temps de s'adonner à leur passion commune, l'art moderne et contemporain (Rothko, Basquiat, Duchamp, Yves Klein, Jean Prouvé...). « A 45 ans, nous serons collectionneurs d'art ! » lance Lazaro. Pas à un défi près.</p>

<p class="spip">En vente chez Colette, Montaigne Market, Gisèle So'. Infos au 01 53 34 83 02.</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_6189</guid>
    <author>Katell Pouliquen</author>
    <pubDate>Thu, 24 Jan 2008 13:01:00 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/img/fr/default_magazine.gif" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[L'heure Assche]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-LIFE/Mode/L-heure-Assche5971</link>
    <description><![CDATA[<br /><br /><p class="spip">				 Il parle de noblesse du coeur et vous dit que le geste le plus élégant, pour un homme, est d'offrir un mouchoir, tout en confiant une passion pour Madonna et des goûts résolument mainstream. Une façon de donner des contours poétiques à une époque que Kris Van Assche vit - et habille - pleinement. Loin des postures expérimentales et avec une pudeur qui n'entame en rien sa détermination. Assistant pendant six ans d'Hedi Slimane, le créateur flamand, qui a créé sa propre marque en 2004, assume sans ciller depuis avril 2007 la succession, à la direction artistique de Dior Homme, de celui qui a bouleversé les codes de l'élégance masculine. Après une présentation intimiste, en juillet 2007, son premier défilé pour la griffe est attendu le 20 janvier.</p>


<p class="spip"><b>L'Express Styles vous a donné carte blanche pour une série mode (voir page 22). Que retirez-vous de cette expérience ?</b></p>


<p class="spip">Ce qui me fait avancer depuis quatre ans, et encore plus chez Dior aujourd'hui, c'est l'idée d'une nouvelle élégance, et les six hommes choisis pour la série racontent cette recherche. Chacun m'a inspiré, au-delà de l'âge, de la profession et du look. L'élégance est liée à une personnalité plutôt qu'à un physique en particulier. Des gamins de 14 ans censés représenter la mode masculine, ça ne m'a jamais parlé.</p>


<p class="spip"><b>A quels codes vous référez-vous pour construire l'image de Dior Homme ?</b></p>


<p class="spip">En arrivant, je me suis posé cette question : quel est le rôle de la maison Christian Dior dans la mode et celui de l'homme dans cette maison ? Comme Dior est la plus grande griffe de haute couture, sa mode homme doit être une alternative élégante à ce qu'on voit ailleurs, la plus proche de l'essence de la couture. C'est pour ça que la première collection a été présentée dans les salons d'un hôtel particulier en tableaux statiques, à la façon de M. Dior. Le but était de ne pas se perdre dans des concepts, mais de se concentrer sur la base, de faire les vêtements les plus beaux possible, en mettant en avant le travail de l'atelier.</p>

<p class="spip"><b>Le retour à un certain classicisme ?</b></p>


<p class="spip">Rendre plus beau, voilà ma grande bataille, et c'est souvent considéré comme classique, voire démodé. Etudiant, on me disait que je n'étais pas assez extravagant, que je ne me lâchais pas... Avec une mode conceptuelle, l'idée est tellement présente qu'on en oublie l'essentiel. Je travaille non pas pour des galeries, mais pour habiller des gens. On vit dans une génération sportswear, où tout le monde est en jean et baskets, et j'estime que mon rôle est de proposer une alternative, surtout dans une maison comme Dior. Le grunge, c'était il y a presque dix-huit ans : il est temps de passer à autre chose ! Valentino a dit un jour que c'était l'arnaque du siècle, car les femmes dépensaient des fortunes pour ressembler à des sacs à patates. Je suis assez d'accord.</p>

<p class="spip"><b>A l'époque du grunge comment étiez-vous ?</b></p>

<p class="spip">En 1990, j'avais 14 ans et j'étais au début d'une période pseudo-artiste gothique... Je suis enfant unique et j'ai grandi dans la localité de Londerzeel, où je n'étais pas très bien. Mes copains jouaient au foot. Je détestais ça et, dès l'âge de 12 ans, je ne pensais qu'à aller étudier la mode à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers. J'étais en rébellion soft, tout en restant un élève exemplaire parce que j'avais tellement envie de partir qu'il était hors de question de redoubler une classe ! Quand j'ai pu le faire, à 18 ans, mes parents avaient peur que je pète les plombs. Bien au contraire : j'ai coupé mes cheveux et j'ai commencé à porter des costumes trois pièces parce que je n'avais plus besoin d'être différent. Je pouvais exister en faisant les choses que j'aimais.
{{
Quels liens conservez-vous avec votre pays natal, la Belgique ?}}</p>


<p class="spip">Je n'ai aucune affinité avec ma ville natale, si ce n'est ma famille, que j'adore. J'y retourne régulièrement, d'autant que, pour ma marque, mon fabricant est en Belgique. Et puis j'ai une forme de réalisme qui est au fond très belge.</p>

<p class="spip"><b>Adolescent, quelles étaient vos icônes de mode ?</b></p>


<p class="spip">J'ai découvert la mode dans les journaux vers l'âge de 12 ans. C'était lié à Paris, aux grands défilés de Mugler ou de Gaultier, et aussi au mouvement anversois, avec Ann Demeulemeester, Martin Margiela ou Dries Van Noten... Ça m'a giflé, et mon but était d'essayer de faire pareil.</p>

<p class="spip">{{
Quelles références ont structuré votre goût ?}}</p>


<p class="spip">Ma grand-mère, une vraie esthète, m'a appris que dans la vie il y a deux façons de voir les choses. On peut juste manger ou dîner à une jolie table ; on peut s'habiller ou se faire beau. Elle a construit son quotidien autour de petits plus, et c'est devenu ma vision de la vie. Mon premier voyage en Argentine, en 2000, m'a aussi complètement bouleversé. J'ai vu une fierté et une joie de vivre dans la rue, une élégance innée que l'on ne trouve nulle part ailleurs. J'adore le tango, parce qu'il y a un équilibre entre les hommes machos et les femmes divas. Aucun n'est soumis à l'autre, et cela donne une énergie unique. Je suis retourné en Argentine faire du casting pour le prochain défilé Dior Homme.</p>

<p class="spip"><b>Hedi Slimane a profondément marqué les codes de Dior Homme. Comment tournez-vous la page ?</b></p>


<p class="spip">Il y a une base sur laquelle je dois travailler, comme n'importe quel styliste qui entre dans une maison, et ce n'est pas un problème. Après, j'ai été agréablement surpris par la carte blanche que l'on m'a donnée pour développer mes collections. Tout le monde pense que l'on fonce lors d'une occasion pareille, mais j'ai eu très peur ! Ce qui a fait le déclic, c'est que Dior est l'une des seules maisons au monde avec un atelier pour l'homme en interne et des gens qui ont plus de vingt ans d'expérience, ce qui est inestimable. Si j'étais resté dans l'équipe et passé du jour au lendemain de premier assistant à responsable du style, ç'aurait été un peu étrange, mais je suis parti pendant plusieurs années, ce qui a créé suffisamment de distance pour que je puisse revenir à l'aise.</p>

<p class="spip"><b>Comment gérez-vous l'image de votre marque et celle de Dior Homme ?</b></p>


<p class="spip">Mes façons de travailler dans les deux sont tellement à l'opposé l'une de l'autre que les résultats qui en sortent sont différents. Chez moi, je fonctionne avec cinq personnes et un budget dérisoire par rapport à celui de Dior. Lorsque je dessine un pantalon, je dois faire des recherches sur papier jusqu'à la perfection avant de lancer quoi que ce soit. Chez Dior, quand je montre le croquis d'un patron, la première d'atelier me dit qu'on peut le travailler de sept façons. Je vais choisir les trois qui me plaisent le plus et ça peut finir en manches de blouson... Le dessin est chez moi un point final, alors que chez Dior c'est un point de départ. Je trouve très sain d'avoir cet équilibre et cette indépendance. C'est une piqûre de rappel permanente pour garder les pieds sur terre et être respectueux vis-à-vis du manque de moyens.</p>

<p class="spip">{{
Vous avez récemment lancé une collection femme sous votre nom.}}</p>


<p class="spip">Je l'ai lancée avant de rentrer chez Dior, pour répondre aux envies de copines. On a décidé de la développer, même si j'attends encore pour faire un défilé. Ça m'agace quand on dit que ma collection est androgyne. Une femme en costume peut être d'une grande féminité. Sans les contrastes et la dualité, on sombre dans l'ennui ! Etudiant, je dessinais des vêtements femme fondés sur le vestiaire masculin : des costumes à rayures tennis, des chemises avec des cravates. Ma collection de fin d'études était en référence à Madonna et à Margaret Thatcher... Je suis vraiment tombé dans la mode masculine par hasard, avec mon stage chez Yves Saint Laurent, et être assistant pendant six ans m'a donné une idée assez précise de ce que je voulais faire.</p>


<p class="spip"><b>Que pouvez-vous dire de votre premier défilé Dior, qui aura lieu le 20 janvier ?</b></p>

<p class="spip">C'est un grand pas en avant, et les gens risquent d'être surpris par rapport à la première collection. Je veux un défilé très énergique et une recherche d'élégance toujours plus extrême. Mais je ne vais pas vendre la mèche à la veille du show ! </p>

<p class="spip"><i>Propos recueillis par Anne-Laure Quilleriet</i></p>]]></description>
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    <author>Anne-Laure Quilleriet</author>
    <pubDate>Wed, 23 Jan 2008 17:36:53 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[MODE ET ACCESSOIRES]]></category>
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